François-Philippe Charpentier

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François-Philippe Charpentier
Naissance
Décès
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Activités

François-Philippe Charpentier, né à Blois le 3 octobre 1734, et mort dans la même ville le 22 juillet 1817, est un inventeur, graveur et mécanicien français.

Il est le père de la sculptrice Julie Charpentier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un modeste relieur, François-Philippe Charpentier étudia quelque temps au collège jésuite de Blois avant d'entrer dans un atelier parisien de gravure.

Devenu graveur, il réalisa des compositions originales et des gravures d'interprétation de tableaux et de dessins d'artistes comme Carle Vanloo (Persée et Andromède), le Guerchin (La Décollation de Saint Jean-Baptiste) ou encore Greuze.

En 1754, il inventa la gravure en aquatinte imitant le lavis. Malgré les protestations du Suédois Floding, qui en revendiquait la paternité, cette invention lui fut reconnue par l'Académie. Cette technique, qu'il enseigna à l'abbé de Saint-Non et qu'il vendit au comte de Caylus, lui valut le titre de « mécanicien du roi » ainsi qu'un logement au palais du Louvre à Paris.

Il inventa également des machines à scier, à forer les canons de fusil, à graver des dessins pour les fabricants de dentelle, ainsi que de nouveaux systèmes de pompe à feu, d'éclairage et de signaux pour phare.

Lors de la Révolution, il perdit son logement du Louvre avant d'en obtenir un autre aux Gobelins. Il vécut dans la gêne et mourut en 1817 à Blois, au domicile de sa fille aînée, Mme Desparanches.

Estampes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Bellier de La Chavignerie, « Les Artistes français du XVIIIe siècle oubliés ou dédaignés », dans Paul Lacroix (dir.), Revue universelle des Arts, t. 19, Paris/Bruxelles, 1864, p. 357.
  • T.-C. Brun Neergaard, « Lettre sur un ouvrage de Mlle Julie Charpentier, statuaire », in Revue philosophique, littéraire et politique, 1er trimestre 1806, p. 364, reprise dans Paul Lacroix (dir.), Revue universelle des Arts, t. 22, Paris/Bruxelles, 1865, p. 113-116.

Liens externes[modifier | modifier le code]