Manufacture de Vincennes

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Soupière en porcelaine tendre de Vincennes (1749-1750), Paris, musée des arts décoratifs.

La Manufacture de Vincennes est une manufacture de porcelaine tendre créée en 1740 dans l'enceinte du château de Vincennes, et transférée en 1756 à Sèvres pour constituer la Manufacture de Sèvres.

Historique[modifier | modifier le code]

Le contexte[modifier | modifier le code]

En 1709, Johann Friedrich Böttger trouve la formule de la porcelaine dure en découvrant par hasard un gisement de kaolin en Saxe. Il sera le premier à fonder une manufacture de porcelaine dure hors de Chine. Sa grande découverte fut la cuisson des couleurs au « petit feu », et la mise au point en 1720 d'un mordant universel que l'on mélange à la couleur pour qu'elle se fonde sur l'émail[1]. Il en découla une nouvelle gamme de coloris utilisables sur les fonds qui amplifia la notoriété des porcelaines de Saxe. Pressés par cette concurrence, les manufactures françaises redoubleront d'efforts pour produire, en porcelaine tendre, des pièces aussi riches que les nouvelles porcelaines dures.

Les origines[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Henri Orry de Fulvy (1703-1751), d'une famille originaire de Rouen[2], achète, en 1738, les secrets de fabrication des frères Robert et Gilles Dubois, transfuges de la manufacture de Porcelaine de Chantilly, avec l'ambition de concurrencer les productions de Meissen.

Il installe la manufacture en 1738 dans les anciennes cuisines du pavillon de la Reine à Vincennes, côté cour de la surintendance. Les réparations et l'entretien des bâtiments incombent aux locataires, selon les termes de l'arrêt du Conseil d'État instituant la manufacture des frères Adam. Les premiers dirigeants sont les frères Gilles et Robert Dubois, anciens élèves de la faïencerie de Saint-Cloud, ouvriers à Valenciennes et Saint-Amand chez Pierre Barthélémy Dorez, beau-frère de François Joseph Carpentier, prédécesseur de François Joseph Peterinck. Ils sont rejoints par Adrien Pierre Mignon, riche marchand de bois qui apporte 3 000 livres, et Edmé Serrurier, ainsi que Claude Humbert Gérin qui mit au point la pâte tendre de Vincennes par apport d'alun dans la pâte (terre blanche façon d'Angleterre) sans toutefois en retirer un bénéfice. Louis François Gravant lui vola son secret et se fit largement payer pour fournir la pâte à la manufacture. Payé par la manufacture jusqu'en mars 1742, Gérin propose à Edmé Serrurier d'héberger dans ses ateliers la fabrication de sa terre blanche. L'association se fait en septembre 1743 avec privilège de dix ans sur dix lieues autour de Paris et la permission de vendre dans tout le royaume ; ce sera la création de la Manufacture de Pont-aux-Choux. Les frères Dubois travaillent dès 1742 rue de la Roquette à Paris. En 1746, Serrurier et Mignon restent seuls à la tête de l'entreprise. En 1745, il y a deux cent cinquante ouvriers supervisés par Gérin pendant un peu plus de deux ans. Il réintègre Vincennes en 1746, car sans lui la pâte était grise, il fit des interventions sur le four et améliora les cuissons. La manufacture a le monopole de la décoration à l'or depuis 1745, sa maîtrise de ce métal sur la porcelaine ne sera jamais égalée et contribuera à sa gloire.

Broc et bassin en porcelaine tendre de Vincennes (1753), Paris, musée des arts décoratifs.
Biscuit en porcelaine tendre de Vincennes (1754-1755), Paris, musée des arts décoratifs.

Cette pâte à porcelaine tendre est obtenue par l'adjonction d'une « fritte », mélange de sable siliceux ou de feldspathique et de soude permettant la vitrification de la pâte après cuisson, cette composition de marne calcaire et de silice de potasse[pas clair]. La porcelaine tendre est obtenue par moulage, la cuisson en est difficile, le retrait étant important. Le décor est posé après la cuisson du vernis plombifère de la même façon que pour une faïence fine.

En cinq ans, les frères Dubois avaient perdu 60 000 livres et la production n'était pas rentable. Parent, un ouvrier de la manufacture qui avait réalisé quelques expériences, présenta à Orry des échantillons d'une porcelaine tendre de belle qualité et lui proposa de lui vendre le secret de fabrication. Orry accepta l'offre et congédia les frères Dubois, qui partirent pour la Manufacture de Valenciennes. Avec huit commanditaires, il créa une compagnie, garantie par privilège royal délivré à Charles Adam, pour exploiter le procédé de Parent pendant une durée de vingt ans. Orry obtint en juillet 1745 le privilège royal exclusif de faire « ne porcelaine façon de Saxe, peinte et dorée à figures humaines »[réf. nécessaire].

Parmi les actionnaires de la première heure, on peut mentionner Philibert de Parseval, propriétaire de deux actions, qui donnera avant tous les autres actionnaires son nom à une forme en 1748. De sa création en 1748 à 1756, cent vingt cinq vases Parseval seront vendus en trois grandeurs, la première en lapis paysages[Quoi ?] dès octobre 1752, la deuxième, à décor de fleurs, vers décembre 1753, la troisième à partir de 1754.

Si Charles Adam n'avait pas des qualités d'administrateur, il était débordant d'activité et d'initiative. Les porcelaines produites en Angleterre étant plus belles que celles de Saxe, il s'ensuivit que des sommes considérables quittaient le pays, pour l'acquisition de cette production. Pour faire face à cette fuite de capitaux, Adam demanda et obtint l'extension de la manufacture. On lui octroya le manège couvert de la grande cour et les bâtiments de l'ancienne ménagerie de Bel-Air restés inoccupés après le départ de celle-ci pour le jardin des Plantes[3].

Afin de prévenir toutes fuites des procédés de fabrication auxquels les ouvriers étaient initiés, le parlement, dans un arrêt du 24 juillet et du 19 août 1747, édicta des peines sévères pour ceux qui quitteraient la manufacture. L'ensemble du personnel fut alors soumis à une surveillance incessante. Il fut impossible de prendre un jour de congé, sans permission, sous peine d'amende ou de prison. Pour la violation du secret, l'amende pouvait atteindre 1 000 livres et, en cas de non payement, une peine de trois ans de prison venait frapper le fautif, peine afflictive en cas de récidive[4]. En 1752, deux transfuges passèrent à Sceaux, ils furent repris, emprisonnés, puis réintégrés à Vincennes.

Le 6 août 1748, un arrêt du parlement vient confirmer le privilège d'Adam, qui rivalisa alors avec les autres porcelaines de Saxe et d'Angleterre. Ce succès n'apporte pourtant pas la réussite financière escomptée.

La Fleurisserie[modifier | modifier le code]

Fleurs en porcelaine de Vincennes (XVIIIe siècle), Paris, musée des arts décoratifs.

En 1748 est créée une « fleurisserie » composée d'une vingtaine de jeunes filles, sous l'autorité de Madame Gravant ; cette activité prendra fin en 1753, date à laquelle l'enceinte de la manufacture est interdite aux femmes. La production sera de plus de mille pièces dans le deuxième semestre de 1748. Elles continueront à travailler pour la manufacture, mais à domicile, apportant et reprenant l'ouvrage tous les jours. Les marchands merciers montent ces fleurs sur des tiges de métal, pourvues de feuilles, en font des bouquets ou les incorporent dans des objets décoratifs. Cette spécialité aurait coûté à Louis XV un montant de 800 000 livres de fleurs offertes à Madame de Pompadour.

Madame de Pompadour fut aussi une des premières à s'intéresser à la fabrique. En 1748, Gérin crée le premier « four tunnel » qui consiste à faire avancer dans un tunnel la céramique qui chauffe donc petit à petit et rencontre au centre une zone plus chaude, puis de la même façon refroidit progressivement en avançant à l'autre extrémité[5].

La manufacture perfectionne son travail de l'or en concluant un contrat avec le moine Hippolyte le Faure, lui donnant le secret de la préparation d'un mordant, des secrets d'application et de la manière de le brunir.

La technique du biscuit fut attribuée au peintre Jean-Jacques Bachelier dès 1749, consistant à faire une seule cuisson, sans glaçure ni émail. Ce qui permit la réalisation de copies de statues. Le jaune est la première couleur à servir de fond dès 1749. Cette couleur est boudée par la clientèle de l'époque et il ne sera réalisé dans cette teinte que vingt neuf pièces sur les six mille cinq cent de la production de 1754.

L'arrivée en 1748 de l'orfèvre Jean-Claude Duplessis introduit de nouvelles formes, ainsi que des personnages inspirés de l'œuvre de François Boucher. Philippe Xhrouet intègre la manufacture en 1750, il est spécialisé en bordures et dans la peinture des fleurs. Le chef d'atelier des couleurs est alors Hendrick van Hulst, actif de 1750 à 1753[6], son successeur sera Jean-Baptiste-Étienne Genest de 1752 à 1789, spécialiste des fleurs et des figures. Cette année-là, un des actionnaire, Philibert de Parseval, vend ses deux actions à Didier de Saint-Martin. André Vincent Vieillard est responsable de l'application des putti et des motifs d'oiseaux. L'essentiel des ventes provient de la production de petites statues émaillées et des fleurs. C'est vraisemblablement entre 1749 et 1751 qu'est mis au point un mordant pour les fonds. Le responsable des couleurs, Jean-Mathias Caillat, part vendre les secrets de fabrication à Tournai, puis un peu plus tard à la manufacture de Chantilly, ce qui lui vaudra d'être emprisonné.

La Manufacture royale[modifier | modifier le code]

Orry de Fulvy meurt le 3 mai 1751 et, en 1752, le privilège de Charles Adam est transféré au fermier général Eloy Brichard qui obtient de nouvelles garanties et participe aux bénéfices pour un tiers. Philibert de Parseval redevient actionnaire. Parmi les actionnaires se trouve aussi Pierre Calabre, conseiller et écuyer du roi.

Le roi prend une participation pour un quart du capital et la fabrique devient Manufacture royale, les produits étant dénommés « Porcelaines de France ».

En 1752, Jean Hellot est nommé commissaire du roi à la manufacture par le roi et, en sa qualité de directeur de l'Académie des sciences, est chargé d'améliorer les procédés et les techniques de fabrication. Il met au point le procédé de pose des fonds colorés et enrichit la palette : il obtient le « bleu de roi » (1751) (bleu foncé) et le « bleu lapis » (1752) à partir d'une fritte à base de cobalt appliqué directement sur le biscuit, revêtu après cuisson d'une couverture plombifère ; le « bleu céleste » (bleu turquoise) tirés du cobalt, sans craquelure et le violet (1753) ainsi que le vert (1756) mais qui existait déjà dès 1747 pour les fonds.

Jean-Jacques Bachelier est nommé directeur artistique en 1751. Il apporte également des modifications à la décoration des pièces. Robert Millot est le chef des fours.

Boileau, responsable de la comptabilité depuis 1750, négocie en 1753 avec Paul Antoine Hannony pour obtenir le secret de fabrication des pièces à la manière de Strasbourg. Ce dernier ayant demandé 100 000 livres au comptant et une rente viagère de 12 000 livres, ses prétentions exorbitantes mirent fin aux négociations. Hannony passa la frontière et s'établit à Frankenthal, sous la protection de l'électeur palatin.

Cette époque est également marquée par le retour de Gilles Dubois avec Henri Florentin Chanou I, qui arrivent de la Manufacture de Porcelaine de Tournai, avec le secret de la porcelaine dure. Ils sont en fait les espions de François Joseph Peterinck (1709-1799), et viennent également pour débaucher les ouvriers hautement qualifiés. Deux sculpteurs partiront : Jean-Pierre Varion, qui sera arrêté, et Jean Chaponnet, qui parviendra à Tournai en 1753. Dans ces années là, la plupart des pièces pour le Turc sont vendues au marchand mercier Aulagnier. À partir de 1753, le point est remplacé par la lettre « A » pour 1753, « B » pour 1754, « AA » pour 1778, « BB » pour 1779, etc.

Succès et départ pour Sèvres[modifier | modifier le code]

Louis XV reçoit le 24 décembre 1753 la première livraison de son service à fleurs bleu céleste, qu'il avait commandé en 1751 pour Versailles. Il le fait exposer chez son le marchand mercier, bijoutier ordinaire du roi, Lazare Duvaux, rue Saint-Honoré à Paris. Le reste de la livraison va s'échelonner jusqu'en 1755. Louis XV vendra cent quarante pièces de ce service en 1757 à Étienne François de Choiseul, comte de Stainville-Beaupré, par l'intermédiaire de Duvaux.

En 1754, l'impératrice de Russie commande un service de table orné d'imitations de camés antiques, qui coûta 360 000 livres. Louis XV commande un service pour Fontainebleau, le Camaïeu carmin, qui lui est livré en 1756.

De cette façon et en payant à prix d'or les techniciens et artistes, la manufacture devint rapidement la première de France et d'Europe. L'atelier des couleurs, pour la peinture sur porcelaine, occupe près de cinquante artistes en 1756.

Devant le succès de l'entreprise, les locaux s'avèrent rapidement exigus, incommodes et dispersés, et il n'est pas envisageable de les agrandir. La décision est prise de les transférer sur le site de Sèvres.

Au mois d'août 1756, deux cents ouvriers quittent Vincennes avec leur famille à bord de cent quatre-vingt-six voitures, transportant leurs effets et ustensiles à Sèvres. Le souverain offre cette année-là un service à fond vert et décors floraux au roi du Danemark.

Après le transfert de la Manufacture royale à Sévres, le château de Vincennes connaîtra une seconde fabrique de céramique après l'échec de la fabrique d'armes. Le 31 décembre 1767, les locaux sont loués à Maurice des Aubiez, et la nouvelle manufacture est dirigée par Pierre Antoine Hannong (fils) avec privilège de vingt ans pour la fabrication de faïence et porcelaine à la façon de Strasbourg. Sa durée de vie sera très courte et sa production insignifiante.

Artistes collaborateurs : peintres, sculpteurs et doreurs[modifier | modifier le code]

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Assiette en porcelaine tendre, décor orientalisant (1749-1753), Paris, musée des arts décoratifs.
Cache-pot en porcelaine Vincennes (vers 1753), Paris, musée des arts décoratifs.
Aux États-Unis
  • Baltimore, Walters Art Museum :
    • Petit vase, 1745, porcelaine tendre, 15,8 × cm, décor polychrome de fleurs en reliefs, n° inv : 48670 ;
    • Tasse et soucoupe à chocolat, 1753, porcelaine tendre décor jaune scènes de putti et de trophées d'après des dessins de François Boucher, 12,5 × 18,5 cm, n°inv : 48.2272 ;
    • Tasse et soucoupe, 1754, porcelaine tendre, décor putti peint en rouge grisaille avec bleu céleste, 8,2 × 15,1 cm, n°inv : 48.658 ;
    • Vase en forme de cloche, 1755, porcelaine tendre, décor polychrome avec putti dans un cartel, dominante vert et or, pied en coquille, n°inv : 48.656 ;
  • Boston, musée des beaux-arts de Boston : Tasse et soucoupe, 1754, porcelaine tendre polychrome, décor floral au centre, bleu et or, 7 × 9 6.2, n°inv : 34.1345.a et b ;
  • Cleveland, Cleveland Museum of Art :
    • Bol avec couvercle, 1745, porcelaine tendre, 8,1 × 16,2 cm, décor polychrome, n°inv : 1944.225 a et b ;
    • Soupière et son couvercle, 1752, porcelaine tendre, décor polychrome d'oiseaux et de fleurs, pièces en reliefs sur le couvercle, 25,75 × 38,5 cm, n°inv : 1952.3 a et b ;
  • Dallas, Dallas Museum of Art1752 : Saladier, porcelaine tendre émail et dorure, 10,64 × 28,57 cm, n°inv : 1991.39.FA ;
  • Los Angeles, Los Angeles County Museum of Art : Vase jardinière, 1754, porcelaine tendre, 12,6 × 28,8 14.29, décor polychrome de fleurs avec fond bleu, n°inv : AC1992.49.1 ;
  • New York, Metropolitan Museum of Art : Seau à bouteilles, 1753 , porcelaine tendre, 19,7 × 26 20.5, fond bleu céleste, service de table commandé par Louis XV, n°inv : 1970.230.4 ;
  • San Francisco, musée des beaux-arts : Vase avec bouquet de fleurs en porcelaine, 1745, une paire avec chiens assis à la base, porcelaine tendre et dure, 21,6 × cm, n°inv : 1945.573.3 et 573.2 ;
En France
  • Fontainebleau, château de Fontainebleau : Service camaïeu carmin, commandé par Louis XV en 1756 ;
  • Paris :
    • musée des arts décoratifs :
      • Assiette à six angles, 1752, porcelaine tendre décor sur couverte en camaïeu pourpre et dorure, 24,5 × 3,6 cm, n°inv : 8833 ;
      • Assiette gaufrée, 1756, porcelaine tendre, décor sur couverte, dorure, 2,8 × 25,2 cm, n°inv : 4786 ;
    • musée du Louvre :
      • Pots pourris à dauphins, 1755, porcelaine tendre, une paire, n°inv : OA11300 et OA11301 ;
      • Vase à dauphins, 1755, porcelaine tendre, anses en bronze doré, par Charles-Nicolas Dodin, n° inv : OA 11299 ;
  • Sèvres, musée national de Céramique :
    • Neptune et Amphitrite, 1748, groupe en porcelaine tendre et dure, biscuit, bronze, 28 × 31 cm, n°inv : MNC 28503 ;
    • Vase Parseval, 1752, porcelaine tendre à décor polychrome de branches fleuries à contours soulignés, marque peinte « LL » avec un point central, 8,8 × cm, n°inv : MNC23068.1 ;
    • Vase Hollandais, dit jardinière à plantes dent de loup, 1754, porcelaine tendre peinture d'après Boucher par André Vincent Vieillard père, camaïeu bleu doré à l'or, n°inv : MNC 231180-2 ;
  • Versailles, château de Versailles : Moutardier couvert et son plateau, 1753, porcelaine tendre, décor de fleurs polychromes et d'oiseaux. Plateau : 16,9 × 14 3.9, pot : 6,5 × 9,1 cm avec anse, n°inv : V 6058 .1 et 2. Il faisait partie d'une série de six livrée pour Louis XV à Versailles le 24 décembre 1753 et appartenant au célèbre service Bleu céleste à fleurs commandé en 1751. Louis XV voulut que ce service fût exposé chez Lazare Duvaux marchand bijoutier ordinaire du roi à Paris ;
  • Vincennes, hôtel de ville : Service à thé et Assiettes' en porcelaine tendre, objets classés par arrêté du 19 juillet 2000.
En Italie
  • Florence, palais Pitti, musée de l'Argenterie : Vase Parseval, 1745, porcelaine tendre,  × 6,2 cm, marque peinte « LL » entrelacés avec un point au-dessus et un point en dessous. Ce vase sans ressaut faisait partie d'une série de six pièces ;
Au Royaume-Uni
  • Londres, British Museum : Vase Parseval, 1748, porcelaine tendre à décor polychrome floral avec filets d'or; 11,75 × cm, marque « LL » entrelacés avec un point.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ces découvertes, adaptées à la porcelaine dure sont peu efficace sur la porcelaine tendre qui se recouvre de taches noirâtres à la cuisson.
  2. Intendant des finances et conseiller d'État, il est le fils de Jean Orry et le frère du ministre Philibert Orry.
  3. Arrêt du Conseil d'État du 24 juillet 1745, Archives nationales de France : O.2059.
  4. , Archives nationales de France : O. 2. 509.
  5. ce procédé va perdurer à Sèvres jusqu'en (1804)
  6. Il meurt en 1754.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Inventaires de fabrication de la manufacture royale de porcelaine dressés par Boileau, Marmet, Verdun et Blanchard (Mss de la Bibliothèque de l'Institut de France, Ms 5673-5676 ; voir notamment Ms 5673 Défournement de biscuit commencé le 1er oct 1752 et défournements successifs jusqu'au 28 juin 1756 puis du 26 novembre 1756 jusqu'au 24 septembre 1759 à Sèvres, 135 pages)
  • Compiled and updated by Tamara Préaud, Archivist, Manufacture…[réf. incomplète]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Raymond de Fossa, Le château historique de Vincennes à travers les âges, Paris, Éd. H. Dragon, 1908.
  • Abbé de Laval, Esquisse historique.
  • A. Jacquemart, Histoire de la céramique.
  • A. Jacquemart et E. Le Blant, Histoire artistique, industrielle et commerciale de la porcelaine, Paris, in-4°, 1861-1862.
  • A. Jacquemart, Les merveilles de la céramique, Bibliobazaar, 2008, 388p.
  • M. de Varaville, Histoire du château de Vincennes.
  • M le Marquis d'Argenson, Mémoires, t.VII, p.122.
  • Éd. Garnier, Dictionnaire de la céramique.
  • Jean-Paul Desprat, Bleu de Sèvres, Paris, Éd. du Seuil, 2006.
  • Adrian Sassoon, Catalogue de Vincennes et de porcelaines de Sèvres dans le Musée Jean-Paul Getty (Malibu), Éd. Getty publications, 1992, 220 p. (ISBN 0-89236-173-5)
  • Hendrick van Hulst (1685-1754), Abrégé de la vie de Hyacinthe Rigaud, 1716.
  • Georges Le Gars, Faïences et porcelaines du Japon, de Chine et d'Europe, Paris, Éd. Massin, IMARI, 2004.
  • Françoise Joulie, « Le rôle de François Boucher à la Manufacture de Vincennes », Sèvres revue de la Société des amis du musée national de la céramique, n°13, 2004, pp.33-52.
  • Tamara Préaud et Antoine d'Albis, La porcelaine de Vincennes, Paris, Adam Biro, 1991.
  • Tamara Préaud et Antoinette Faÿ-Hallé, Porcelaines de Vincennes. Les origines de Sèvres, [catalogue d'exposition au Grand Palais octobre 1977-janvier 1978].
  • Patrick Dupont, Porcelaines françaises aux XVIIIe et XIXe siècles, Paris, Éd. de l'Illustration, Baschet & Cie, 1987.
  • Collectif, Porcelaines de Vincennes, les origines de Sèvres, [catalogue de l'exposition du Grand Palais du 14 octobre 1977 au 16 janvier 1978].
  • Lazare Duvaux, Livre Journal de 1748 à 1758, 2 tomes, 1873, édité par Louis Courajod, Paris, Bibliothèque de INHA, collection Doucet.
  • Alain Thillay, Le faubourg Saint-Antoine et ses faux ouvriers, Paris, Champ Vallon, 2002, 400 p.
  • Pierre Ennes, De Vincennes à Sèvres, l'année 1756, Paris, RMN, 2006, 64 p.
  • (en) David Peters, Sèvres plates and services of the 18th Century, [étude du service de Louis XV en bleu céleste], vol. II, n°54-1, 54-2, 55-1, 2005, pp.283-290.
  • David Peters, Versailles et les tables royales, [catalogue d'exposition], pp.110-112.
  • Pierre Grégory, « Le service bleu céleste de Louis XV à Versailles, quelques pièces retrouvées », Revue du Louvre, n°2, 1982, pp.40-46.
  • Rosalind Savill, « L'apothéose de Vincennes, le service de table de Louis XV », Dossier de l'Art, n°15, décembre 1993, pp.14-21.
  • Yves Carlier, Le Service Camaïeu Carmin, Paris, RMN, 2006, 93 p.
  • Collectif, Origine et privilèges de la manufacture royale de porcelaine de Vincennes et de Sèvres, réédition d'après les arrêts du Conseil d'État du 19 août 1753 et du 16 mai 1784 suivis de 345 marques et monogrammes, Éd. R. Simon, 1888, 80 p.
  • Nicole Ballu, La porcelaine française, Éd. Massin et Cie, 1965, 16 p.
  • Hubert Landais, La porcelaine française au XVIIIe siècle, Paris, Hachette, 1961, 128 p.
  • Stéphane Laurent, « La Manufacture de Sèvres, une industrie d’art au 18e siècle », Art & Fact, « Art et Industrie », [revue annuelle de l’Association des diplômés des sections d’histoire de l’art, archéologie et musicologie et d’histoire et philologie orientales de l’université de Liège], numéro 30, 2011, pp.103-109.
  • Geneviève Le Duc, Marques et signatures de la porcelaine, Éd. Massin et Cie, 1990, 173 p. (ISBN 2-7072-0038-7)
  • Catherine Seux-Trouvet, Les vases à la manufacture de Vincennes -Sèvres des origines à l'Empire, février 2007.
  • Chantal Soudée-Lacombe et Christian de La Hubaudière, « Edmé Serrurier, entrepreneur à la manufacture royale des terres d'Angleterre établie à Paris », Revue de la Société des amis du musée national de la céramique.
  • Collectif, Histoire et description de la porcelaine française, Londres, Cassel, 1857.

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