Fatouville-Grestain

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Fatouville-Grestain
Vue de Fatouville vers la vallée de la Seine
Vue de Fatouville vers la vallée de la Seine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Arrondissement de Bernay
Canton Canton de Beuzeville
Maire
Mandat
Brigitte Pourdieu
2014-2020
Code postal 27210
Code commune 27233
Démographie
Population
municipale
761 hab. (2013)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 28″ Nord, 0° 19′ 45″ Est
Altitude Min. 0 m – Max. 112 m
Superficie 10,26 km2
Localisation

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Fatouville-Grestain est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Fatouville-Grestain est une commune du Pays d'Auge. Située à moins de dix kilomètres à l'est de Honfleur, à autant de Beuzeville et à environ dix-sept kilomètres de Pont-Audemer, elle est bordée au nord par l'estuaire de la Seine. La commune est d'ailleurs le siège de l'association de protection de l'environnement Estuaire Sud.

Communes Limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Fatouville-Grestain[1]
La Seine
Fiquefleur-Équainville Fatouville-Grestain[1] Berville-sur-Mer
Fiquefleur-Équainville Fiquefleur-Équainville, Saint-Pierre-du-Val Saint-Pierre-du-Val

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 026 hectares, l'altitude varie entre 0 et 112 mètres[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Les données climatiques disponibles sur longue période (1961-1990) sont celles mesurées au cap de la Hève au Havre

Mois Jan Fev Mar Avr Mai Jui Jui Aou Sep Oct Nov Dec Année
Températures moyennes (°C) 4,6 4,9 6,8 8,8 12,1 14,8 17 17,2 15,7 12,6 8,2 5,6 10,7
Précipitations moyennes (mm) 62,6 49 54,3 42,9 52,7 52,6 50,2 48,5 64,5 74,1 88,1 69,4 708,6
Insolation moyenne (h) 62,9 87,7 136,2 179,5 214,6 224,4 237,8 218,5 168,3 124,5 74,7 56,7 1 878

Source : Infoclimat[3]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est constituée de plusieurs hameaux répartis sur le plateau, autour du bourg de Fatouville, généralement à une centaine de mètres d'altitude ; c'est le cas pour les hameaux de la Côte, de la Terrerie, du Feugré et pour la plaine d'Inglemare, par exemple. D'autres sont situés à des altitudes plus proches du niveau de la mer, c'est le cas pour les hameaux de Joble, Grestain et Carbec.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 391, alors qu'il était de 287 en 1999[6].

Parmi ces logements, 72,4 % étaient des résidences principales, 24,7 % des résidences secondaires et 2,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 93,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,4 % des appartements[7].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 88,5 %, en sensible augmentation par rapport à 1999 (78,7 %)[8].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

L'aménagement du territoire de Fatouville-Grestain est abordé au travers de trois documents :

  • au niveau local de la commune, le Plan local d'urbanisme (P.L.U.) qui a été approuvé le 19 février 2010,
  • au niveau infra-départemental du territoire de la Basse-Risle, le Schéma de cohérence territoriale (SCoT) de la Vallée de la Basse-Risle qui, à la date 27 février 2013, est en cours d'élaboration par le Syndicat d’Aménagement du Nord Ouest de l'Eure (SANO)[9].

Nota : À l'occasion du débat public sur le tracé de la Ligne nouvelle Paris - Normandie (ligne ferroviaire à grande vitesse), le Syndicat d’Aménagement du Nord Ouest de l'Eure (SANO) a marqué sa préférence pour un des tracés proposés (le scénario B)[10].

  • au niveau inter-régional de l'estuaire de la Seine, la Directive territoriale d'aménagement et de développement durables (DTADD) de l'estuaire de la Seine qui a été approuvée par Décret no 2006-834 du 10 juillet 2006 [11].

La commune a inauguré en mars 2010 une nouvelle salle des fêtes (l'ancienne salle qui n'étant plus aux normes a reçu une nouvelle affectation), par ailleurs, il est projeté de bâtir une nouvelle école.

En dehors de la commune mais à proximité de celle-ci (à moins de 5 kilomètres au nord à vol d'oiseau), deux équipements majeurs sont projetés pour la zone industrielle et portuaire du Havre [12] :

  • une plate forme multimodale (fluvial, ferroviaire et routier) dont les travaux de construction ont débuté en 2012 pour une mise en service en 2014 d'une première tranche d'une capacité de 300 000 conteneurs,
  • le prolongement du Grand canal du Havre jusqu’au canal de Tancarville dont la décision de lancement du chantier a été retardée de deux ans et n'était pas prise à fin décembre 2012.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Fatouville (attesté Fastovilla vers 1140) : il s'agit d'une formation médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural », composée avec le nom de personne vieux norrois Fastulfr ou germanique Fastulf[a 1]. C'est ce même nom qui aurait été repris par Shakespeare sous la forme altérée Falstaff. Il existe plusieurs autres Fatouville en Normandie, mais pas ailleurs en France, ce qui fait préférer l'hypothèse scandinave.

Grestain (Grestano vers 1050) : sans doute du vieil anglais great « grand » + stān « pierre »[a 2]. Homonymie avec Grestain à Graville (Le Havre, Seine-Maritime). Synonyme de Garston (Lancashire, Grestan 1094.). Le terme Grestain a été ajouté a Fatouville lors du rattachement de l'ancienne commune de Carbec-Grestain en 1844.

Carbec (Carebec fin XIIe siècle) : du nom de personne scandinave Kári que l'on retrouve dans les nombreux Carville et Cartot de Normandie et de l'appellatif bekkr, terme vieux norrois signifiant « ruisseau », présent dans de nombreux hydronymes et toponymes normands en -bec[a 2]. Ce nom faisait sans doute référence à la Vilaine ou à un petit affluent, ruisseau à la source duquel le village est situé.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1040, le comte Herluin de Conteville y fonde l'abbaye de Grestain (où sera inhumée son épouse, Arlette de Falaise, mère de Guillaume le Conquérant).

En 1345, Simon Houël acquiert le fief de La Pommeraye dont le siège est dans la commune de Berville-sur-Mer

En 1743, l'ancienne paroisse de Saint-Ouen de Grestain est rattachée à la paroisse de Carbec[13].

En 1757, l'abbaye Notre-Dame de Grestain est fermée et les bâtiments sont détruits en 1766[c 1].

La commune nait le 25 juin 1844, de l'union des deux communes de Carbec Grestain (ou Grestain Carbec) et de Fatouville sur Mer, pour devenir Fatouville-Grestain.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultat au second tour de l'élection présidentielle de 2007
Liste des candidats Voix  % Exprimés
M.  Nicolas Sarkozy
282
61,84 
Mme  Ségolène Royal
174
38,16
Résultat au second tour de l'élection présidentielle de 2012
Liste des candidats Voix  % Exprimés
François Hollande
182
40,09
Nicolas Sarkozy
272
59,91

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1950 1977 André Cardine SE  
1977 1989 André Durand SE  
1989 mars 2001 Yvon Bellamy SE  
mars 2001 mars 2008 Léon Boudard DVD  
mars 2008 en cours Brigitte Pourdieu NC-UDI Retraitée de l'enseignement

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune de Fatouville-Grestain est membre de cinq établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) :

  • Le S.A.E.P de Beuzeville, Syndicat intercommunal à vocation unique (SIVU) assurant la fourniture d'eau potable
  • Le Syndicat de gestion du CEG de Beuzeville, Syndicat intercommunal à vocation unique (SIVU)
  • Le Syndicat de l'électricité et du gaz de l'Eure (SIEGE), Syndicat intercommunal à vocation unique (SIVU)
  • Le Syndicat intercommunal à vocation scolaire (S.I.V.O.S) Jacques Rueff (décrit ci-dessous dans la rubrique "Enseignement")
  • La Communauté de communes du canton de Beuzeville [15] qui a notamment comme compétences:
    • l'enfance et la jeunesse (loisirs péri et extra-scolaires, garderie)
    • l'assistance maternelle
    • la voirie (élagage, entretien des revêtements)
    • les transports scolaires (avec une desserte du collège Jacques-Brel de Beuzeville)
    • la gestion des déchets (déchetterie et collecte des ordures ménagères dont le traitement est assuré par le SDOMODE (syndicat de destruction des ordures ménagères de l’ouest du département de l’Eure)
    • le Service Public de l’Assainissement Non Collectif chargé du contrôle administratif et technique des filières d’assainissement privées)
    • la lutte contre le ruissellement des eaux pluviales
    • l'aménagement de l'espace
    • le développement économique

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 25 février 2013, Fatouville-Grestain n'est jumelée avec aucune commune[16].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 761 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
593 559 504 614 663 666 682 757 772
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
708 665 606 604 595 519 517 531 510
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
505 444 450 408 436 410 438 454 426
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
434 361 406 494 507 536 709 761 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Fatouville-Grestain est située dans l'académie de Rouen.

La commune administre une école maternelle et une école élémentaire (de 48 élèves) communales[19]. Depuis 1989, la commune de Fatouville-Grestain a mutualisé ses moyens relatifs aux écoles maternelle et élémentaire avec les deux communes limitrophes de Berville-sur-Mer et de Saint-Pierre-du-Val par la création du Syndicat intercommunal à vocation scolaire (SIVOS) Jacques-Rueff[Note 3].

Ainsi en 2009, les 163 enfants des trois communes allaient en maternelle à Berville-sur-Mer, en primaire à Fatouville-Grestain puis à Saint-Pierre-du-Val[20].

Le département administre le lycée Jacques-Brel à Beuzeville, chef-lieu de canton[21].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Une procession a été organisée le 12 mars 2012 [22] entre Grestain et Carbec en l'honneur de saint Benoît de Nursie, inspirateur de l'ordre religieux des bénédictins de l'abbaye de Grestain.

Santé[modifier | modifier le code]

L'établissement de santé le plus proche est le Centre hospitalier de la Côte fleurie, 246 places, situé à Équemauville près de Honfleur dans le département du Calvados[23].

Sports[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Le culte catholique a été historiquement très présent dans la commune avec une abbaye (Notre-Dame de Grestain), trois paroisses (Saint-Martin de Carbec, Saint-Martin de Fatouville et Saint-Ouen de Grestain) et deux chapelles (la chapelle Saint-Thomas du château de la Pommeraye et la chapelle de La Madeleine autrefois sise à la Léproserie Saint-Laurent-des-Ladres entre les hameaux de Joble et de Grestain[c 2].

En 2013, la commune dépend de la paroisse Notre-Dame-de -l'Estuaire dont le siège est à Beuzeville au sein du doyenné de pays d'Auge Nord, lui-même au sein du diocèse de Bayeux-Lisieux[24].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 33 643 €, ce qui plaçait Fatouville-Grestain au 8 287e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[25].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 471 personnes, parmi lesquelles on comptait 75,3 % d'actifs dont 70,6 % ayant un emploi et 4,8 % de chômeurs[26].

On comptait 54 emplois dans la commune, contre 47 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 333, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 4] est de 16,1 %, ce qui signifie que la commune offre seulement un emploi pour six habitants actifs[27].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Fatouville-Grestain comptait 44 établissements : dix dans l’agriculture-sylviculture-pêche, un dans l'industrie, douze dans la construction, dix-huit dans le commerce-transports-services divers et trois étaient relatifs au secteur administratif[28].

En 2011, sept entreprises ont été créées à Fatouville-Grestain[29] dont cinq par des auto-entrepreneurs[30].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La commune de Fatouville-Grestain compte trois monuments inscrits ou classés au titre des monuments historiques :

Autres monuments[modifier | modifier le code]

L'ensemble du site de la commune de Fatouville-Grestain est inscrit à l'Inventaire général du patrimoine culturel de la France depuis 1977[34].

Cette inscription concerne de nombreux monuments dont :

  • à Carbec, l'église paroissiale Saint-Martin et le lavoir. L'église a été construite en silex et torchis du XIe au XIIIe siècle[35]. À proximité, une source dédiée à saint Méen[b 1] alimente, en contrebas, le lavoir à Carbec de la première moitié du XIXe siècle[36]
  • à Grestain, le pavillon d'entrée (ou poterne) du Manoir de la Pommeraye, lequel est situé sur le territoire de la commune de Berville-sur-Mer[37]
  • des maisons et fermes des XVIIe aux XIXe siècle[38], le manoir situé au Feugré[39], une ferme de la seconde moitié du XIXe siècle[40], une maison à la Terrerie de la seconde moitié du XIXe siècle[41], le monument (sculpture) Notre-Dame-de-la-Mission construit en 1857[42], le presbytère situé à Carbec[43] ainsi qu'un manoir situé aux Londes[44].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Zone marine protégée de la convention OSPAR (Atlantique Nord-est)[modifier | modifier le code]

  • Estuaire de la Seine[45].

Terrain acquis par le conservatoire du littoral[modifier | modifier le code]

  • Rives de Seine sud - 27[46].

Natura 2000[modifier | modifier le code]

  • Site Natura 2000 "Estuaire de la Seine"[47].
  • Site Natura 2000 "Estuaire et marais de la Basse Seine"[48].

ZNIEFF de type 1[modifier | modifier le code]

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  • ZNIEFF 230014809 – Le marais du Hode[49].
  • ZNIEFF 230030025 – Le bois de Grestain[50].
  • ZNIEFF 230030026 – Le bois de la Plante[51].
Cette ZNIEFF est composée, d'un côté, d'une frênaie humide et d'une forêt mixte de pente et ravin, et de, l'autre, d'une chênaie acide et d'une chênaie-charmaie. Du point de vue de la flore, deux espèces déterminantes se développent sur le site : l'Iris fétide, iridacée peu commune dans la région, et la Luzule ramassée, joncacée rare. La Néottie nid d'oiseau, orchidée assez rare, a également été trouvée sur le site. Par ailleurs, l'ensemble de la ZNIEFF constitue une zone de refuge pour de nombreux animaux forestiers, notamment grâce aux fortes pentes des versants.
  • ZNIEFF 230030436 – La mare de l'inglemare[52].
La mare de l'Inglemare se distingue par la richesse de sa flore. Elle abrite des types d'herbier aquatique, dont un herbier à Morrène aquatique et un herbier à Utriculaire du groupe australis.
  • ZNIEFF 230030846 – L'ancienne carrière du mont Courel à Berville-sur-mer et à Fatouville-Grestain[53].
Le Mont Courel est un promontoire allongé et crayeux d'une altitude de 80 m situé entre les basses vallées de la Risle et de la Vilaine, et surplombant l'estuaire de la Seine. Il s'étend également sur la commune de Berville-sur-Mer. Ce site est composé de petites pelouses maigres de recolonisation qui disparaissent peu à peu au profit de la Brachypode penné et de l'Origan vulgaire, d'une végétation hygrophile où quelques espèces se développent comme le très rare Épipactis des marais et enfin, de pelouses marnicoles où pousse l'Orobanche sanglante. Par ailleurs, des éboulis permettent la présence de la Digitale jaune, de la Blackstonie perfoliée et de la Laîche glauque. Quant aux versants de la vallée de la Vilaine, ils sont constitués de sous-bois à Fragon qui abritent des espèces thermophiles comme l'Iris fétide ou la Garance voyageuse. Enfin, du point de vue faunistique, le milieu est propice à la reproduction de quelques espèces d'oiseaux telles que le Faucon crécerelle ou le Choucas des tours.
  • ZNIEFF 230031143 – Les prairies de Saint-Pierre-du-Val[54].
L'intérêt essentiel de cette ZNIEFF est le petit ruisseau qui traverse la prairie dans laquelle pâture des bovins. Ce ruisseau abrite des agrions de mercure et des Calopteryx vierges.
  • ZNIEFF 250013249 – Les alluvions[55].
Cette ZNIEFF s'étend également sur les communes de Fiquefleur-Équainville et de Berville-sur-Mer pour le département de l'Eure et sur les communes de La Rivière-Saint-Sauveur, d'Ablon et d'Honfleur pour le département du Calvados. Elle est occupée, en grande partie, par une saulaie-bétulaie sur sable et par des fourrés dunaires à Argousiers. Leur localisation sur les alluvions récentes de la Seine font de cette zone un site naturel quasiment unique en Normandie. Des canaux, des mares, des prairies humides pâturées et des mégaphorbiaies, notamment, complètent le site. Du point de vue floristique, ce site abrite des espèces botaniques rares à très rares et protégées au niveau régional voire national : le Lotier à feuilles étroites, l'Ophioglosse langue-de-serpent, la Pyrole des dunes, la Menthe pouliot, le Polypogon de Montpellier, le Saule argenté, le Troscart des marais, la Corrigiole des rives, la Laîche arrondie, l'Amarante blanche, l'Amaranthe à feuilles marginées, le Plantain des sables, etc. Des orchidées occupent également cette zone : l'Epipactis des marais, l'Orchis à fleurs lâches, le Souchet brun, la Lentille d'eau sans racine, la Patience maritime, la Patience des marais et la Belladone, etc. Du point de vue faunistique, est à relever la présence d'orthoptères dont notamment la Courtillière et le Tétrix des vasières et de papillons dont certaines espèces très rares protégées au niveau national (le Sphinx de l'épilobe, Euxoa cursoria, Parastichtis suspecta, Apamea oblonga, Chorthodes extrema, Arenostola phragmitidis, Chilodes maritimus, etc.). Enfin, ces milieux sont favorables à la nidification de nombreux oiseaux tels que la Bouscarle de Cetti, le Loriot, l'Hirondelle de rivage, le Grèbe castagneux, le Râle d'eau, le Vanneau huppé, le petit Gravelot, le Martin-pêcheur, le Rossignol philomèle, le Phragmite des joncs, etc.

ZNIEFF de type 2[modifier | modifier le code]

  • ZNIEFF 230009161 – La basse vallée de la Risle et les vallées conséquentes de Pont-Audemer à la Seine[56].

Site inscrit[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le site de Fatouville Grestain a inspiré les artistes tel que le peintre Paul Huet (1803-1869) dont un de ses tableaux présent dans la collection du musée Eugène-Boudin de Honfleur représente Grestain ou tel que le sculpteur Raymond Dubois (1904-1982) qui a réalisé le chemin de croix de la chapelle de Carbec.

La littérature a été elle aussi inspirée par le site de Carbec avec Lucie Delarue-Mardrus (1874-1945) qui décrit dans le roman L’Ange et les Pervers publié en 1934 des promenades entre le château de la Pommeraye et la chapelle de Carbec et avec Bernard Simiot (1904-1996) qui a été probablement influencé par le nom du hameau de Carbec — où il séjournait — pour sa saga des Carbec dont le premier volume s'intitule Ces messieurs de Saint-Malo publié en 1983.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Arlette de Falaise (vers 1010 – vers 1050), mère de Guillaume le Conquérant, est enterrée à l'abbaye de Grestain.
  • Charles VII (1403-1461), roi de France, il séjourne en 1450 à l'abbaye de Grestain lors du siège de Honfleur tenu par les Anglais[c 4].
  • Bernard Simiot (1904-1996) séjourne dans une maison au hameau de Carbec[Note 5].
  • Jacques Lanzmann (1927-2006), écrivain, parolier, enterré au cimetière de Carbec.
  • François Truffaut (1932-1984) a tourné en 1977 dans la chapelle de Carbec une scène du film La Chambre verte[58].
  • Hervé Morin (1961), ancien ministre, est originaire de la commune. Son grand-père maternel, André Cardine, en a été le maire pendant 30 ans.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

La commune ne dispose pas de blason, toutefois sur la cloche de la chapelle de Carbec -inaugurée en 1756 [59]- sont mentionnés les noms et armoiries de son parrain Jean Philibert de Renty, abbé et baron de Grestain et de sa marraine Suzanne de Philippe, veuve de Philippe d'Houel seigneur de Berville-sur-Mer et La Pommeraye.

Le blason de l'abbaye de Grestain est décrit comme suit [60] "d'azur, à une crosse d'or acostée des lettres G et F de même".

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Bréard, L'abbaye de Notre-Dame de Grestain, de l'ordre de Saint-Benoît, à l'ancien diocèse de Lisieux, Rouen, A. Lestringant, 1904, [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Jacques Rueff séjournait dans sa propriété de famille de la côte Couzin à Berville.
  4. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.
  5. Une plaque commémorative visible dans le hameau mentionne ce séjour.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • François de Beaurepaire, Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard, 1981
  1. p. 108.
  2. a et b p. 84.
  • Charles Bréard, L'abbaye de Notre-Dame de Grestain, de l'ordre de Saint-Benoît, à l'ancien diocèse de Lisieux, Rouen, A. Lestringant, 1904, [lire en ligne]
  1. p. 169.
  2. p. 17.
  3. p. 176.
  4. p. 98.
  • Amand-Narcisse Masson de Saint-Amand, Lettres d'un voyageur à l'embouchure de la Seine, éditions Guibert à Paris, 1828, [lire en ligne]
  1. p. 458.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. « Cap de la Hève, Seine Maritime (76), 100 m - [1961-1990] », sur Infoclimat (consulté le 20 juillet 2012)
  4. ces deux routes existaient au XVIIIe siècle et sont ainsi représentées sur la carte de Cassini
  5. avant la fermeture en 1971 du service voyageurs de la Ligne de Pont-l'Évêque à Honfleur, la gare voyageur la plus proche était celle de La Rivière-Saint-Sauveur
  6. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  7. LOG T2 - Catégories et types de logements sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  8. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  9. http://www.eure.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/01-PAC_Basse_Risle_cle57bed5.pdf
  10. http://www.debatpublic-lnpn.org/imgs/comment/contribution-lnpn-pays-risle-estuaire.pdf
  11. http://www.haute-normandie.developpement-durable.gouv.fr/la-directive-territoriale-d-r229.html
  12. http://www.haute-normandie.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Fiche_Q2_decembre_2012_cle712d12.pdf
  13. « détail paroisse communes »,‎ (consulté le 26 février 2013).
  14. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  15. http://www.cccb.fr/
  16. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 25 février 2013).
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  19. « Eure (27) > Fatouville-Grestain > École », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 25 février 2013).
  20. L’avis de Saint Pierre, journal municipal de Saint-Pierre du Val, juillet 2009, p. 8, [lire en ligne]
  21. « Eure (27) > Beuzeville > Collège », sur le site du ministère de l'Éducation nationale.
  22. http://www.beuzeville-tourisme.com/wp-content/uploads/2012/08/Les-Rendez-de-labbaye-2012.pdf
  23. « Centre hospitalier de la Côte Fleurie (Honfleur) », sur le site de la fédération hospitalière de France (consulté le 26 février 2013).
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  26. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
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  28. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010 sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  29. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011, [lire en ligne].
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  31. « Phare de Fatouville », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Ancienne abbaye de Grestain », base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « site de la commune de Fatouville-Grestain », base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Église paroissiale Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « Lavoir », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Demeure dite « Manoir de la Pommeraye » », base Mérimée, ministère français de la Culture
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  39. « Manoir situé au Feugré », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. « Ferme », base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. « Maison », base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. « Monument Notre-Dame-de-la-Mission », base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. « Presbytère », base Mérimée, ministère français de la Culture
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  51. « Le bois de la Plante », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 10 novembre 2015)
  52. « La mare de l'inglemare », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 10 novembre 2015)
  53. « L'ancienne carrière du mont Courel à Berville-sur-mer et à Fatouville-Grestain », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 10 novembre 2015)
  54. « Les prairies de Saint-Pierre-du-Val », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 10 novembre 2015)
  55. « Les alluvions », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 10 novembre 2015)
  56. « La basse vallée de la Risle et les vallées conséquentes de Pont-Audemer à la Seine », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 10 novembre 2015)
  57. « La rive gauche de l'embouchure de la Seine », sur Carmen - L'application cartographique au service des données environnementales (consulté le 28 janvier 2016)
  58. Antoine de Baecque et Serge Toubiana, Truffaut: A Biography, 1999, New York: Knopf, p. 340 (ISBN 978-0-37540-089-6)
  59. notice IM27000651 de l'Inventaire général du patrimoine culturel http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palsri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IM27000651
  60. Armorial de la province, des villes, des évêchés, des chapitres et des abbayes de Normandie d'Alfred Canel Rouen: A. Péron, 1849, page 79 http://books.google.fr/books?id=3wp0vMbohy4C&pg=PA79&dq=abbaye+de+l'isle-dieu&hl=fr&ei=EwXLTJ-GH8GYOon9-dAB&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=4&ved=0CDUQ6AEwAzgU#v=onepage&q=abbaye%20de%20l'isle-dieu&f=false

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