Berville-sur-Mer

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Berville-sur-Mer
Église Saint-Melaine
Église Saint-Melaine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Arrondissement de Bernay
Canton Beuzeville
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Beuzeville
Maire
Mandat
Yves Éon
2014-2020
Code postal 27210
Code commune 27064
Démographie
Population
municipale
656 hab. (2013)
Densité 129 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 55″ N 0° 21′ 44″ E / 49.4319, 0.362249° 25′ 55″ Nord 0° 21′ 44″ Est / 49.4319, 0.3622
Altitude Min. 0 m – Max. 97 m
Superficie 5,08 km2
Localisation

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Liens
Site web berville-sur-mer.fr

Berville-sur-Mer est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

En réalité, Berville-sur-Mer se trouve sur l'estuaire de la Seine, largement en amont du pont de Normandie. Cependant, étant localisée avant le point de confluence de la Risle et de la Seine, elle est officiellement située au bord de la mer, depuis une ordonnance de Napoléon 1. Toutefois, au sens de la Loi littoral, elle ne fait pas partie des communes littorales de France.

Le déterminant complémentaire -sur-Mer sert aussi a distinguer la commune des homonymes Berville-sur-Seine (Seine-Maritime) et Berville-en-Roumois (Eure).

Particularité : Berville-sur-Mer, et donc le département de l'Eure en cet endroit, s'étend également sur la rive nord de la Seine, par une bande de terre triangulaire d'environ 500 mètres de large en son sommet sur environ 2 km de long[1],[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme à finale latinisée Bervilla 1185 - 1188.

Composé en -ville au sens ancien de « domaine rural », précédé du nom de personne germanique Bero[3]. Il s'agit d'un hypocoristique de l'anthroponyme germanique Bern de *beran « ours » (cf. allemand Bär, anglais bear « ours »).

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles menées au XIXe siècle ont montré que Berville était occupée à l'époque gallo-romaine.

Le lieu-dit Fosse-Glame aurait servi de poste d'observation avant la conquête normande de l'Angleterre en 1066.

Berville est citée pour la première fois au XIIIe siècle dans un acte où Robert VIII Bertrand de Bricquebec autorise l’abbaye de Grestain à récolter le varech[4] échoué.

Au Moyen Âge, Berville était certainement un port d'une certaine importance car on a retrouvé des restes de murailles de 80 cm d'épaisseur construites en silex mêlé de pierres. L'activité principale de Berville à partir du Moyen Âge est essentiellement la pêche. En 1760, les vases environnantes bloquèrent le port. Elles furent totalement déblayées qu'en 1812.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1790 1792 Etienne Dumoncel    
1792 1795 Philippe Fontaine    
1795 1800 Thomas Lahaye    
1800 1807 François Delamare    
1807 1810 Guillaume Guibert    
1810 1816 Jean-Baptiste Breton    
1816 1832 Jean Le Prou    
1832 1848 Jacques Pottier    
1848 1866 Jacques Langlois    
1866 1878 Désiré Cardine    
1878 1884 Noël Lelargue    
Décembre 1884 Février 1885 Victor Pottier*    
1885 1888 Magloire Hacville    
1888 1892 Auguste Bourdel    
1892 1908 Louis Fontaine    
1908 1942 Honoré Fréret    
1942 1977 Sylvain Ullern    
1977 1995 Jean Alleaume    
mars 2001 2014 Éliane Benoit-Gonin Divers droite  
avril 2014   Yves Eon Sans étiquette  
  • Adjoint remplissant les fonctions de maire de décembre 1884 à février 1885

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 656 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
381 344 390 420 469 477 527 515 551
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
521 454 443 464 484 440 426 428 425
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
479 438 425 345 353 391 385 450 475
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
426 417 435 502 438 431 481 547 572
2013 - - - - - - - -
656 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Berville-sur-mer compte deux édifices inscrits au titre des monuments historiques :

Par ailleurs, la commune compte sur son territoire plusieurs monuments inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel :

La mairie

Autre lieu :

  • Château de Berville sur Mer, ancienne propriété de la famille de Saint-Albon[15].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Parc naturel[modifier | modifier le code]

  • Parc naturel des boucles de la Seine normande[16].

Réserve naturelle nationale[modifier | modifier le code]

  • Estuaire de la Seine[17].

Terrain acquis par le conservatoire du littoral[modifier | modifier le code]

  • Rives de Seine sud - 27[18].

Natura 2000[modifier | modifier le code]

  • Site Natura 2000 "Marais Vernier, Risle Maritime"[19].
  • Site Natura 2000 "Estuaire de la Seine"[20].
  • Site Natura 2000 "Estuaire et marais de la Basse Seine"[21].

ZNIEFF de type 1[modifier | modifier le code]

  • ZNIEFF 230000256 – Le blanc banc à Saint-Samson-de-la-Roque[22].
  • ZNIEFF 230014809 – Le marais du Hode[23].
  • ZNIEFF 230030846 – L'ancienne carrière du mont Courel à Berville-sur-mer et à Fatouville-Grestain[24].

Le Mont Courel est un promontoire allongé et crayeux d'une altitude de 80 m situé entre les basses vallées de la Risle et de la Vilaine, surplombant l'estuaire de la Seine. Il s'étend également sur la commune de Fatouville-Grestain. Diverses végétations recouvrent ce site :

  • des petites pelouses maigres de recolonisation qui disparaissent peu à peu au profit de la Brachypode penné (Brachypodium pinnatum) et de l'Origan vulgaire (Origanum vulgare) ;
  • une végétation hygrophile où quelques espèces se développent comme le très rare Epipactis des marais (Epipactis palustris) ;
  • des pelouses marnicoles où pousse l'Orobanche sanglante (Orobanche gracilis).

Par ailleurs, des éboulis permettent la présence de la Digitale jaune (Digitalis lutea), de la Blackstonie perfoliée (Blackstonia perfoliata) et de la Laîche glauque (Carex flacca). L'Argousier (Hippophae rhamnoides subsp. rhamnoides) est également présent.

Quant aux versants de la vallée de la Vilaine, ils sont constitués de sous-bois à Fragon (Ruscus aculeatus) qui abritent des espèces thermophiles comme l'Iris fétide (Iris foetidissima) ou la Garance voyageuse (Rubia peregrina).

Enfin, du point de vue faunistique, le milieu est propice à la reproduction de quelques espèces d'oiseaux telles que le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) ou le Choucas des tours (Corvus monedula).

  • ZNIEFF 250013249 – Les alluvions[25].

Cette ZNIEFF s'étend également sur les communes de Fiquefleur-Équainville et de Fatouville-Grestain pour le département de l'Eure et sur les communes de La Rivière-Saint-Sauveur, d'Ablon et d'Honfleur pour le département du Calvados.

La majeure partie de cette ZNIEFF est occupée par une saulaie-bétulaie sur sable et par des fourrés dunaires à Argousiers. Leur localisation sur les alluvions récentes de la Seine font de cette zone un site naturel quasiment unique en Normandie. Ce milieu est complétée par des canaux, des mares, des prairies humides pâturées, des phragmitaies, des petits secteurs de dunes fixées et des mégaphorbiaies.

Du point de vue floristique, ce site abrite des espèces botaniques rares à très rares voire protégées au niveau régional ou même national : le Lotier à feuilles étroites (Lotus corniculatus ssp. tenuifolius), l'Ophioglosse langue-de-serpent (Ophioglossum vulgatum), la Pyrole des dunes (Pyrola rotundifolia var. arenaria), la Menthe pouliot (Mentha pulegium), le Polypogon de Montpellier (Polypogon monspeliensis), le Saule argenté (Salix repens arenaria), le Troscart des marais (Triglochin palustre), la Corrigiole des rives (Corrigiola littoralis), la Laîche arrondie (Carex diandra), l'Amarante blanche (Amaranthus albus), l'Amaranthe à feuilles marginées (Amaranthus blitoides), le Plantain des sables (Plantago arenaria), etc.
Des orchidées occupent également cette zone : l'Epipactis des marais (Epipactis palustris), l'Orchis à fleurs lâches (Orchis laxiflora), le Souchet brun (Cyperus fuscus), la Lentille d'eau sans racine (Wolffia arrhiza), la Patience maritime (Rumex maritimus), la Patience des marais (Rumex palustris) et la Belladone (Atropa belladonna), etc.

Du point de vue faunistique, est à relever la présence d'orthoptères dont notamment la Courtillière (Gryllotalpa gryllotalpa) et le Tétrix des vasières (Tetrix ceperoi) et de papillons dont certaines espèces très rares, voire protégées au niveau national (le Sphinx de l'épilobe (Proserpinus proserpina), Euxoa cursoria, Parastichtis suspecta, Apamea oblonga, Chorthodes extrema, Arenostola phragmitidis, Chilodes maritimus, etc.).

Enfin, la diversité offerte par ces milieux est favorable à la nidification de nombreux oiseaux tels que la Bouscarle de Cetti (Cettia cetti), le Loriot (Oriolus oriolus), l'Hirondelle de rivage (Riparia riparia), le Grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis), le Râle d'eau (Rallus aquaticus), le Vanneau huppé (Vanellus vanellus), le petit Gravelot (Charadrius dubius), le Martin-pêcheur (Alcedo atthis), le Rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos), le Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus), etc.

ZNIEFF de type 2[modifier | modifier le code]

  • ZNIEFF 230009161 – La basse vallée de la Risle et les vallées conséquentes de Pont-Audemer à la Seine[26].

Site classé[modifier | modifier le code]

Sites inscrits[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.cartesfrance.fr/carte/?n=Berville-sur-Mer&g=Eure&s=27&uh=http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/hotel_27233_Berville-sur-Mer.html&uv=http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/27233_Berville-sur-Mer.html
  2. http://www.randogps.net/gps-rando-carte-ign.php?dep=27&num=86&lib_dep=eure&meta=BERVILLE-SUR-MER
  3. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard,‎ , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 65
  4. Le varech, du normand warec, werec signifiant épave, est d'origine anglo-scandinave. Jusqu'au Moyen Âge, le varech ne désigne pas seulement l'algue, comme aujourd'hui, mais tout ce que rejette la mer sur la côte comme les poissons, les baleines, les épaves de toutes sortes et autres.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  7. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Manoir », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Manoir de la Pommeraye », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Mairie,école », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Manoir », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Ferme », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Maison », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Maison », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. État présent de la noblesse française, 1866, page 952.
  16. « Boucles de la Seine normande », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 16 novembre 2015)
  17. « Estuaire de la Seine », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 16 novembre 2015)
  18. « Rives de Seine sud - 27 », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 16 novembre 2015)
  19. « Marais Vernier, Risle Maritime », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 16 novembre 2015)
  20. « Estuaire de la Seine », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 16 novembre 2015)
  21. « Estuaire et marais de la Basse Seine », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 16 novembre 2015)
  22. « Le blanc banc à Saint-Samson-de-la-Roque », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 16 novembre 2015)
  23. « Le marais du Hode », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 16 novembre 2015)
  24. « L'ancienne carrière du mont Courel à Berville-sur-mer et à Fatouville-Grestain », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 16 novembre 2015)
  25. « Les alluvions », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 16 novembre 2015)
  26. « La basse vallée de la Risle et les vallées conséquentes de Pont-Audemer à la Seine », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 16 novembre 2015)
  27. « La rive gauche de l'embouchure de la Seine », sur Carmen - L'application cartographique au service des données environnementales (consulté le 26 janvier 2016)
  28. « La rive gauche de la Seine aux abords du pont de Tancarville », sur Carmen - L'application cartographique au service des données environnementales (consulté le 26 janvier 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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