La Rivière-Saint-Sauveur

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La Rivière-Saint-Sauveur
La Rivière-Saint-Sauveur
La mairie.
Blason de La Rivière-Saint-Sauveur
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Canton Honfleur-Deauville
Intercommunalité CC du Pays de Honfleur-Beuzeville
Maire
Mandat
Michel-Olivier Mathieu
2014-2020
Code postal 14600
Code commune 14536
Démographie
Population
municipale
2 515 hab. (2016 en augmentation de 25,19 % par rapport à 2011)
Densité 467 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 26″ nord, 0° 16′ 17″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 108 m
Superficie 5,39 km2
Localisation

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Liens
Site web www.larivieresaintsauveur.fr

La Rivière-Saint-Sauveur est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 2 515 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située au nord-est du Calvados.

Le viaduc de la Rivière-Saint-Sauveur de l'autoroute A29 se situe sur la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Riparia en 1198[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

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La Rivière-Saint-Sauveur est la plus récente de la communauté de communes du Pays de Honfleur, Beuzeville.

Elle est née de la volonté manifestée au début de la Révolution française par les habitants du hameau de la Rivière, situé dans la « banlieue » de Honfleur, de former une commune libre. En 1831, au terme d'une période placée sous le sceau du provisoire, est constituée par ordonnance de Louis Philippe Ier la commune de la Rivière-Saint-Sauveur, réunissant le territoire de la Rivière (amputé du quartier de la Levrette), et une partie des territoires des anciennes paroisses de  Crémanville et d'Ableville, précédemment attribués à la commune d’Ablon (quartier de la chapelle Saint-Sauveur des Vases, basse vallée de l’Orange).

Au cours des années qui suivent sa fondation sont construits les édifices qui matérialisent l'accession des anciens hameaux situés de part et d'autre du port sur l'Orange, en chef lieu de commune: la mairie et l'école, tous deux à côté de la chapelle Saint-Sauveur qui est agrandie pour devenir l'église paroissiale.

Les espaces formant le territoire de la commune étaient consacrés à l'agriculture et à l'activité maritime.

L'activité maritime remonte au Moyen Âge, grâce à l'aménagement à l'embouchure de l'Orange, dans la baie de Saint-Sauveur, sur la rive gauche de l'estuaire de la Seine, du port d'échouage de Crémanfleur. Il était situé immédiatement en aval du pont qui franchit ce cours d'eau. La route qui emprunte le pont était alors une voie de communication importante reliant Rouen à Caen par le littoral; elle longeait depuis le port de Berville jusqu'à Honfleur la rive gauche de l'estuaire de la Seine, en passant par l'abbaye de Grestain sous la juridiction de laquelle était placé le port.

L'activité portuaire, jamais considérable, s'est de plus en plus réduite au fil du temps. Elle a perduré jusqu'au milieu du XIXe siècle. L'un des trafics les plus importants concernait le cidre.

L'activité agricole présentait une spécificité: elle portait sur l'élevage du gros bétail pour le lait et la viande d'une part, et l'arboriculture d'autre part. L'élevage était pratiqué dans la vallée de l'Orange tandis que l'arboriculture se déployait sur le bas du versant du rebord du plateau. Ces deux activités se sont poursuivies jusqu'aux années 1970 mais en déclinant rapidement après la Seconde Guerre mondiale. Une activité de négoce y était rattachée qui avait son siège dans le bourg.

La construction d'une ligne ferroviaire reliant Honfleur à Lisieux, puis à Pont-Audemer, va modifier profondément les données de l'économie communale dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

De nombreuses entreprises industrielles s'implantèrent, regroupées dans le quartier du Poudreux, près du port de Honfleur et le long de l'itinéraire de la voie ferrée qui prend en écharpe le bourg. La plus importante, l'entreprise Nobel, s'installa au sud du bourg qu'elle contribua à développer, dans la vallée de l'Orange. Elle s'étendait à son apogée sur 12 ha. Travaillant la pâte de cellulose, elle alimentait la dynamiterie d'Ablon en matière première et développait ses propres fabrications de celluloïd.

L'âge industriel de La Rivière-Saint-Sauveur dure peu : dès 1900, Honfleur parvint à récupérer les espaces industriels situés au Poudreux (et notamment l'importante usine de bois Ullern) ; le dernier établissement, celui de la Nobel, aux effectifs de plus en plus réduits depuis la Seconde Guerre mondiale, ferma ses portes au début des années 1980. Malgré sa brièveté, cette phase de l'histoire a profondément imprimé sa marque sur la commune, tant au niveau des paysages que de l'esprit de ses habitants.

La commune de la Rivière-Saint-Sauveur, après avoir connu une période de difficultés liées à la disparition de son tissu industriel et agricole et aux restructurations des infrastructures routières commandant l’accès à l’agglomération honfleuraise, a développé de nombreux projets pour devenir une commune résidentielle agréable et vivante.  

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1986 Ange Escolar    
1986[2] En cours Michel-Olivier Mathieu[3]   Chirurgien-dentiste
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2016, la commune comptait 2 515 habitants[Note 2], en augmentation de 25,19 % par rapport à 2011 (Calvados : +1,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8535958387926849881 0151 0281 060
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0801 1251 1211 0591 1501 1441 2201 3541 513
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5301 5341 5261 3201 3271 2621 2971 3081 390
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 3071 3631 3951 5151 5841 5781 6851 9512 440
2016 - - - - - - - -
2 515--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le sociologue Pierre Guillaume Frédéric Le Play est né dans cette commune le . Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont le plus célèbre est son enquête sur Les ouvriers européens et les ouvriers des deux mondes (1855).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de La Rivière-Saint-Sauveur

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : écartelé, au premier et quatrième de sinople plain, au deuxième de gueules aux deux léopards d’or armés et lampassés d’or passant l’un sur l’autre, au troisième de gueules au pont alésé en dos d’âne de trois arches d’argent maçonné de sable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre - 1998 - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1100.
  2. « Michel-Olivier Mathieu brigue un sixième mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 13 juillet 2015)
  3. Réélection 2014 : « La Rivière-Saint-Sauveur (14600) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 16 juin 2014)
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]