Jean-Claude Guillebaud

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Jean-Claude Guillebaud
SSF2014 - Jean-Claude Guillebaud - 1.jpg
Jean-Claude Guillebaud aux Semaines sociales de France 2014.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (75 ans)
AlgerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Religion
Distinctions

Prix Albert Londres 1972 Prix Roger Nimier 1988

Prix Renaudot-essai 1998

Jean-Claude Guillebaud, né le à Alger, est un écrivain, essayiste, conférencier et journaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lorsqu'il naît en 1944, son père est un charentais, colonel quinquagénaire et sa mère une « pied-noir » de Constantine[1]. Son père est issu d’une famille de minotiers exploitant un moulin sur la rivière Bandiat à Pranzac en Charente.

En 1962, il entreprend des études de droit privé à Bordeaux[2]. Il fait alors la connaissance de Jacques Ellul, qui enseigne à la Faculté de droit et à Sciences Po et avec qui il gardera des contacts jusqu'à la mort de celui-ci, en 1994[3].

Pigiste, puis journaliste et enfin grand reporter au quotidien Sud Ouest, il est lauréat du Prix François-Jean Armorin en 1967 puis du Prix Albert-Londres en 1972[4]. Ce prix lui vaut d'être engagé par Le Monde, en 1972, puis par le Nouvel Observateur. De la guerre du Biafra au siège de Sarajevo dans l'ex-Yougoslavie, il a été pendant vingt-six années correspondant de guerre et a couvert la plupart des conflits des années 1970, 1980 et 1990. Au début des années 1980, il a cofondé et dirigé Reporters sans frontières jusqu'en 1994.

Vers 1980, Guillebaud entame une carrière dans le monde de l'édition, devenant directeur littéraire au Seuil, responsable de tous les essais publiés par cet éditeur. C'est ainsi qu'il publie trois ouvrages de Jacques Ellul : La parole humiliée (1981), Changer de révolution (1982) et La subversion du christianisme (1984) , suivis de quelques autres jusqu'en 1991[5]. En 1983, il fonde avec Claude Pinganaud et Catherine Guillebaud (son épouse), la librairie Les Fruits du Congo (du titre d'un roman d'Alexandre Vialatte), alors située rue de l'Odéon à Paris et les éditions Arléa en 1986 à la même adresse[6].

De 1982 à 1986, il est producteur à la télévision. D'abord à France 3 de l'émission mensuelle Cinéma sans visa, puis sur Antenne 2 pour l'émission trimestrielle, L'Histoire Immédiate, coproduite avec les éditions du Seuil.

Il tient une chronique hebdomadaire sur la vie des médias dans le supplément télévision du Nouvel Observateur avant de remplacer, à partir de novembre 2010, Jacques Julliard en tant qu'éditorialiste politique [7]. Sa chronique sur les médias a été maintenue dans le supplément Téléobs jusqu'à décembre 2018. Il tient également un bloc-notes d'observation de la société et de la vie politique françaises dans l'hebdomadaire catholique La Vie. Depuis 1986, il tient une chronique Paris-Province dans Sud-Ouest-Dimanche.

À partir de 1995, il publie une série de six gros essais de sciences humaines sous le titre générique Enquête sur le désarroi contemporain. Dans ces ouvrages, traduits pour certains dans plusieurs pays et plusieurs fois primés, il s'efforce de comprendre et faire comprendre dans un langage accessible les immenses mutations du monde contemporain : mutations économique (la mondialisation), géopolitique (l'Occident n'est plus le centre du monde), numérique (qu'il compare au surgissement d'un sixième continent, Internet), génétique (la remise en cause des structures de la parenté), écologique (qui rend impossible dans un proche avenir de perpétuer notre façon de vivre en pillant la planète) et spirituelle (avec le prétendu « retour » du religieux).

À partir de 2007, il renoue avec la foi chrétienne et publie Comment je suis redevenu chrétien, suivi dix ans plus tard, en 2017 de La Foi qui reste.

Résident sur la commune de Bunzac en Charente, dans sa demeure des Deffends, ancienne résidence des évêques d’Angoulême, Jean-Claude Guillebaud a exprimé son attachement à la terre de ses ancêtres dans L’accent du pays (Seuil, 1990)[2].

Le 2 février 2015, il devient Docteur Honoris Causa de l'Université de Louvain-la-Neuve en Belgique. En 2016, il préside le 23e prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre.

Écrits[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eric de Bellefroid, « Voyage au bout de la peur », sur lalibre.be, (consulté le 22 novembre 2018)
  2. a et b « Biographie des membres de l'Académie d'Angoumois », sur academie-angoumois.org (consulté le 22 novembre 2018)
  3. Frédéric Rognon, Générations Ellul, Soixante héritiers de la pensée de Jacques Ellul, Labor et Fides, 2012, p. 170
  4. « Les prix Albert-Londres de Sud Ouest : Pierre Veilletet, Yves Harté, Jean-Claude Guillebaud : trois grands reporters au cœur de l'actualité ».
  5. Frédéric Rognon; op. cit. pp. 172-173.
  6. « Arléa jacta est. », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 mars 2018).
  7. http://jean-daniel.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/11/24/cher-jacques.html.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]