Robert Fisk

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Robert Fisk
Robert Fisk at Al Jazeera Forum 2010 (cropped).jpg
Robert Fisk à Doha en 2010.
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Trinity College (Philosophiæ doctor)
Yardley Court (en)
Université de Lancaster
Sutton Valence School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoint
Lara Marlowe (en) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Distinctions
Liste détaillée
Docteur honoris causa de l'université de St Andrews
Jacob's Award (en) ()
Prix James Cameron (d) ()
Amnesty International UK Media Award (en) (, et )
Foreign Reporter of the Year (en) ( et )
Prix Orwell ()
Martha Gellhorn Prize for Journalism (en) ()
Q42308511 ()
Lannan Cultural Freedom Prize (d) ()
Docteur honoris causa de l'université de Gand ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Robert Fisk, né le à Maidstone, est un journaliste britannique, grand reporter et correspondant au Proche-Orient depuis plus de trente ans à Beyrouth du journal The Independent.

Il a publié un nombre important de livres sur la révolution iranienne, des guerres du Liban, du Golfe, d'Afghanistan, de l'invasion de l'Irak en 2003, du Kosovo et d’Algérie. Fisk a reçu plus de récompenses pour son travail de journaliste que n’importe quel autre grand reporter britannique[1]. Il a notamment reçu le prix Amnesty International en 2000 pour ses reportages en Serbie pendant les bombardements de l’OTAN et le David Watt Memorial Award en 2001 pour sa couverture du Proche-Orient. On lui reproche son manque d'objectivité dans sa couverture du conflit syrien et sa prise de parti en faveur du régime syrien.

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Fisk est éduqué à l'école préparatoire de Yardley Court[2], au Sutton Valence School et à l'université de Lancaster en Grande-Bretagne et a un Ph.D. en science politique du Trinity College à Dublin en 1983. Ensuite, il travaille pour le Sunday Express, mais un conflit avec son chef de service, John Jonor, l'oblige à démissionner et à partir pour The Times. De 1972 à 1975, au sommet des tensions du conflit nord-irlandais, il est envoyé comme correspondant par The Times à Belfast, avant de couvrir la Révolution des Œillets. Puis il devient correspondant au Moyen-Orient de 1976 à 1988.

Lorsqu'un de ses articles traitant de la destruction du vol 655 Iran Air par un croiseur américain est censuré par son journal, il s'en va pour The Independent où il publie son premier article le 28 avril 1989. D'après Fisk, la censure ne venait pas directement de Rupert Murdoch même si celui-ci venait de prendre le contrôle de ce journal. Selon lui il s'agissait plutôt d'une auto-censure destinée à éviter la colère du nouveau patron de ce quotidien.

Guerre du Liban et autres conflits[modifier | modifier le code]

Fisk vit au Liban depuis 1976 et était présent à Beyrouth lors de la guerre civile. Il fut un des premiers journalistes à visiter le lieu du massacre de Sabra et Shatila au Liban, aussi bien que le massacre de Hama. Son livre sur le conflit libanais, Pity the Nation, est publié en 1990. Fisk couvre aussi le conflit israélo-arabe, la guerre du Kosovo, la guerre d'Algérie, la guerre Iran-Irak.

Entretiens avec Oussama Ben Laden[modifier | modifier le code]

Robert Fisk est l'un des rares journalistes à avoir interviewé Oussama ben Laden à trois reprises (toutes ces entrevues ont été publiées par The Independent : 6 décembre 1993, 10 juillet 1996 et le 22 mars 1997)[réf. souhaitée]. Durant un des entretiens de Oussama ben Laden, Fisk note une tentative de conversion à l'islam de la part de ben Laden. En effet, Ben Laden lui déclare « Mr Robert, un de nos frères avait un rêve. Il rêva... que tu étais une personne spirituelle... Cela signifie que tu es un vrai musulman. » Fisk répliqua « Sheikh Osama, je ne suis pas un musulman, je suis un journaliste et la tâche du journaliste est de rapporter la vérité. » Ben Laden répondit « Si tu dis la vérité, cela signifie que tu es un bon musulman. »

Attaques terroristes du 11 septembre 2001[modifier | modifier le code]

Fisk condamne les attaques comme étant un crime contre l'humanité mais reproche à l'administration Bush son incompétence supposée et la qualifiant d'« ennemis de la démocratie » et d'« entreprise diabolique. » Il estime que le débat est malhonnête quant à la manière dont est posée la politique américaine au Moyen-Orient. Robert Fisk affirme questionner la vérité, mais selon Conspiracy Watch, il reprend les arguments complotistes, valide l’essentiel du discours conspirationniste et reprend à son compte les principales « interrogations » du 9/11 Truth Movement. « Certes, Fisk n’est pas un spécialiste des crashs d’avion ou des effondrements de bâtiments. Mais sur tout autre sujet que le 11-Septembre, il ne se permettrait pas d’écrire sans se documenter, sans mener une enquête. Or le voilà qu’il perd tout sens critique. »[3]

Œuvres de Robert Fisk[modifier | modifier le code]

Liban, nation martyre[modifier | modifier le code]

Liban, nation martyre est la version française de Pity the Nation, qui décrit la guerre civile libanaise, rappelle les détails des premières attaques kamikazes (notamment l'attentat du Drakkar) contre les Français et les Américains, et comprend aussi le récit de l’assassinat de Rafik Hariri, que Fisk a vu se perpétrer sous ses yeux. Il a été publié en 1990.

La version française de Pity the Nation comprend 60 pages de plus que la version anglaise.

La première édition du livre en 1990 fut concomitante à un drame personnel vécu par l’auteur : l'enlèvement le 16 mars 1985 de son ami Terry Anderson, correspondant de l'AP à Beyrouth. Il fut libéré le 4 décembre 1991 et Fisk savait que son livre serait lu par les ravisseurs, d'autant qu'il a été traduit en arabe. Effectivement, Anderson rapportera que ses gardiens lui en ont lu des passages. Fisk a tenté à travers son livre d'aider son ami [réf. nécessaire].

Selon le Sunday Times, cet ouvrage constitue « Un témoignage bouleversant sur la faillite des politiques à préserver l’humanité d’elle-même. »[4].

La Grande Guerre pour la civilisation[modifier | modifier le code]

L'ouvrage relate les pérégrinations de l'auteur durant l'invasion soviétique en Afghanistan (1979-1989), la guerre entre l'Iran-Irak (1980-1988), la guerre civile libanaise (1975-1991), la guerre du Golfe (1991) et les interventions menées en Afghanistan (2001) ainsi qu'en Irak (2003). L'interminable conflit israélo-palestinien est également longuement évoqué. Il y explique notamment comment, selon lui, les interventions des puissances étrangères au Moyen-Orient et en Asie centrale ont créé un sentiment d’amertume voire de haine au sein des populations concernées à l’égard de l’Occident[5].

À la suite de la rédaction de cet ouvrage, il est qualifié par le New York Times comme étant « probablement le plus grand reporter britannique à l'étranger »[6].

Pour Oliver Miles de The Guardian, et pour le New York Times, ce livre est excessivement long et insiste lourdement sur le côté morbide des évènements. Néanmoins son travail d’enquête est jugé très efficace et certaines de ses idées pénétrantes[7],[8].

Dans une note de lecture de Commentary Magazine7, l’historien israélien Efraïm Karsh, a décrit le manque de rigueur et les nombreuses prises de liberté que se permettait Fisk avec les faits : « Il est difficile de tourner une page de La Grande Guerre pour la Civilisation sans tomber sur des erreurs de base. Jésus est né à Bethléem, et non, comme l'écrit Fisk, à Jérusalem. Le calife Ali, le cousin et beau-fils de Mahomet, a été assassiné en 661, pas au VIIIe siècle après Jésus-Christ. L'émir Abdallah est devenu roi de Transjordanie en 1946, pas en 1921 (bien qu’Abdallah ait effectivement dirigé la Transjordanie à compter de 1921 et jusqu'à ce que l’indépendance complète lui soit accordée par les Britanniques en 1949). La monarchie irakienne a été renversée en 1958, pas en 1962 ; Hadj Amin Al-Husseini, le grand mufti de Jérusalem, a été nommé par les autorités britanniques, pas élu ; pendant son exil, l’ayatollah Khomeiny a quitté la Turquie pour la ville sainte chiite de Nadjaf non pas sous le règne de Saddam Hussein mais quatorze ans avant que Saddam ne s’empare du pouvoir. La résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU a été adoptée en novembre 1967, pas en 1968 ; l’Égyptien Anouar El-Sadate a signé un traité de paix avec Israël en 1979, pas en 1977, et a été assassiné en octobre 1981, pas en 1979. Pendant la Première Intifada, Yitzhak Rabin était ministre de la Défense, pas Premier ministre, et Al-Qaïda n’a pas été créée en 1998 mais dix ans plus tôt. Et ainsi de suite. »

Des erreurs, comme l'attribution de l'incendie de Moscou à l'armée napoléonienne, sont également relevées par Oliver Miles qui regrette leur nombre « déplorable »[7].

Critiques[modifier | modifier le code]

Manque d'objectivité et prise de parti dans le conflit syrien[modifier | modifier le code]

Journaliste embarqué et proximité avec la propagande du régime[modifier | modifier le code]

Lors de la guerre civile syrienne, Robert Fisk réalise ses reportages en étant « embedded »[9] avec l'armée syrienne et conteste la responsabilité du régime de Bachar el-Assad dans le massacre de Daraya en 2012, puis dans l'attaque chimique de la Ghouta en 2013[9],[10]. À partir de là ses prises de position suscitent des critiques de nombreux journalistes qui estiment que Robert Fisk prend le parti du régime syrien[10],[11],[12],[13],[14]. Emmanuel Sivan, professeur d’histoire islamique à l’université hébraïque de Jérusalem, égratigne Robert Fisk (ainsi que Seymour Hersh) dans un article du Haaretz, traduit par Courrier international[15] qui évoque un « aveuglement idéologique ». D'autres sources l'accusent d'être le porte-parole de la propagande de Bachar el-Assad et de Vladimir Poutine à propos du conflit syrien[14],[16] ou, comme l'Al-Araby Al-Jadeed, d'avoir perdu son sens moral[17]. Le journaliste Idrees Ahmad va jusqu'à parler des « crimes de Robert Fisk contre le journalisme » ou de sa « plume empoisonnée »[18],[19].

Dans un article du Monde des livres, Les limites de l'indignation[20], au sujet de La Grande Guerre pour la civilisation, Alain Frachon écrit : « Autant on le suit et on l'admire dans sa description des souffrances individuelles, son récit de l'horreur de la guerre, autant cette manière de désigner un unique bouc émissaire [i.e. l'Occident] paraît simpliste, militante, indigne d'un diplômé en histoire de Trinity College. Fisk a l'indignation magnifique, mais trop à sens unique. On aimerait qu'il pratique le même flamboyant journalisme de combat pour dénoncer les énormes responsabilités des élites de la région - politiques, religieuses, culturelles, etc. - dans les malheurs de leurs peuples ».

Sam Hamad écrit que Robert Fisk est l'un des plus expérimentés et respectés correspondants, et que c'est pour cette raison que l« 'on ne peut que déplorer le fait que Fisk est devenu, depuis le début de la révolution syrienne, davantage un colporteur de propagande qu'un journaliste sérieux »[14].

Pour la journaliste Loubna Mrie, Robert Fisk fait partie des personnes qui adhèrent à la propagande du régime depuis des années et continuent à croire, après des années d'attaques contre des civils, que la dictature de Bachar el-Assad serait un bastion de l'anti-impérialisme et refusent d'accepter que la grande majorité des victimes tuées dans la guerre, l'ont été par le régime qui, contrairement aux rebelles, possède et utilise aveuglément la puissance aérienne. Selon elle, «  bien qu’il y ait des raisons historiques à ces fausse idées (...) au milieu des destructions atroces et des pertes en vies humaines actuelles en Syrie, elles sont tout simplement inexcusables. »[21].

Dans son intervention sur la Syrie devant l'ONU le 28 février 2013, Bahar Kimyongür, auteur du livre Syrianna, militant et porte-parole du Comité contre l’ingérence en Syrie (CIS), qui promeut d'après Conspiracy Watch la thèse complotiste selon laquelle la Syrie et son dirigeant Bachar el-Assad sont victimes d’un complot international[22], a déclaré[23] : « Si les médias prenaient exemple sur Anastasia Popova ou Robert Fisk, s’ils se donnaient la peine de parcourir l’envers du décor, s’ils allaient interroger les millions de Syriens pro-gouvernementaux, neutres ou non politisés, ils réaliseraient que ces citoyens préfèrent rester sous la protection de l’armée et sous l’administration gouvernementale qui leur assure des moyens de subsistance : un salaire, une retraite, des soins médicaux, une instruction, etc. »

Reportage sur l'attaque chimique de Douma[modifier | modifier le code]

Robert Fisk fait l'objet de critiques pour avoir affirmé qu'il n'a pas trouvé de preuve d'utilisation d'arme chimique à Douma, en Syrie, en avril 2018[24], alors qu'il a pu se rendre sur le terrain avant les enquêteurs de l'ONU : on lui reproche d'avoir interviewé un médecin qui n'était pas présent la nuit des évènements[24], et qui se trouve lors de l'interview dans une ville à nouveau sous le contrôle du gouvernement de Bachar el-Assad[9]. Tayara, un médecin basé à Birmingham et présent en Turquie d'où il supervise le départ de Syrie de certains médecins de Douma, témoigne à The Guardian que chaque médecin a subi des fouilles poussées pour voir notamment s'il n'avait pas des échantillons sur lui. À un point médical, sept blessés ont été enlevés. La police militaire russe était très impliquée. Ils fouillaient aussi les portables et cherchaient les messages. Puis les médecins ont été soumis à des pressions extrêmes et des menaces sur leurs vies et celles de leurs familles s'ils produisaient des preuves ou s'exprimaient à propos de l'attaque du 7 avril[25].

Pour Nafeez Ahmad, Robert Fisk semble ignorer la possibilité que, s'il n'a trouvé personne à Douma capable de lui parler de l'attaque chimique, les survivants et témoins aient pu fuir Douma, et ceux qui restent puissent ne pas oser parler[26]. Richard Hall, ancien éditeur de The Independent affirme également que Robert Fisk ne traite pas sérieusement du fait que les personnes restées à Douma ne peuvent certainement pas s'exprimer librement[26].

En mai 2018, le site web Conspiracy Watch affirme que Robert Fisk a « quasiment perdu toute crédibilité auprès de la communauté des grands reporters, et plus généralement de la presse occidentale, il est dorénavant devenu l’une des stars des organes de propagande en ligne du Kremlin. [...] Les partis pris idéologique et politique de Robert Fisk l’ont ainsi amené à une pratique négligeant de plus en plus souvent la déontologie du métier. C’est ainsi qu’il en est arrivé, dans sa couverture du conflit syrien, à faire fi de plusieurs lois fondamentales du journalisme. Comme par exemple celle qui veut qu’on ne prenne pas pour argent comptant les déclarations d’un témoin parlant sous surveillance policière, qui plus est lorsqu’il s’agit de la police d’un régime dictatorial. Et que l’on prend avec des pincettes ce que dit un détenu surveillé par ses gardiens. Or Robert Fisk s’est distingué à plusieurs reprises pour ses reportages dans lesquels il piétinait tous ces principes déontologiques »[9].

Pour l'historienne Marie Peltier, Robert Fisk participe à une propagande diffusant une désinformation au « caractère massif » en faveur du régime syrien, une propagande à laquelle participe aussi la Russie qui joue selon elle un rôle centralisateur dans la sphère alternative et complotiste[27].

Autres critiques[modifier | modifier le code]

Pour le journaliste Brian Whitaker (en), Robert Fisk multiplie les erreurs factuelles à un point que cela constitue une « comédie d'erreurs »[28]. En 2016, Fisk a aussi donné dans un article sur une conférence d'érudits sunnites une image incomplète en se basant essentiellement sur une seule source[29]. Et il fait partie des « diseurs de vérité désignés » par les « truthers » (douteurs) sur les réseaux sociaux, qui disent ce que ceux-ci veulent entendre, aux côtés de John Pilger et Seymour Hersh[30].

Menaces[modifier | modifier le code]

Fisk a été constamment la cible de pressions et de menaces. L'une des menaces les plus célèbres a été formulée par l'acteur américain John Malkovich qui aurait déclaré qu'il « aimerait tirer » sur Robert Fisk[31].

Le 28 octobre 2006, après la conflit entre le Liban et Israël, Robert Fisk, s'appuyant sur les conclusions du laboratoire Harwell, affirme que des preuves scientifiques concernant des échantillons prélevés dans au moins deux cratères de bombes suggèrent que des munitions à base d'uranium pourraient avoir été utilisées par l'armée israélienne[32]. Mais le Programme des Nations Unies pour l’environnement a mené une enquête de terrain sur plus de 40 sites entre le 30 septembre et le 21 octobre 2006 et publie le 7 novembre 2006 des conclusions inverses : l'ensemble des échantillons prélevés par leurs équipes ne contiennent aucune trace d'uranium[33],[34].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Robert Fisk guests as Amnesty’s keynote speaker in September sur amnesty.org.nz (consulté le 23 juin 2013).
  2. (en) "Deadly skies : The bloody truth about the Battle of Britain 70 years on", par Robert Fisk sur independent.co.uk, publié le 3 juillet 2010 (consulté le 23 juin 2014).
  3. « Les « conspi-friendly » », Conspiracy Watch,‎ (lire en ligne)
  4. (en) "Pity the nation" (consulté le 22 décembre 2015).
  5. La grande guerre pour la civilisation, Bibliomonde.
  6. (en) "A foreign Correspondent who does more than report ",par Ethan Bronner (en) sur nytimes.com., publié le 19 novembre 2005 (consulté le 28 juillet 2014).
  7. a et b (en) "Review : The great war for civilisation" par Oliver Miles sur The Guardian, publié le 19 novembre 2005 (consulté le 24 juin 2014.)
  8. (en) "The great war for civilisation : The conquest of the middle east" par Ethan Bronner sur The New York Times publié le 25 novembre 2005 (consulté le 24 juin 2014).
  9. a b c et d Le problème avec Robert Fisk, Conspiracy Watch, 17 mai 2018.
  10. a et b [vidéo] Le bureau de vérif’ : fake news sur les armes chimiques en Syrie - C Politique - 22/04/18
  11. Hala Kodmani, Russia Today, Sputnik… un mois d’intox passé au crible, Libération, 3 mai 2018.
  12. Antoine Hasday, La désinformation d'une partie de la gauche sur la guerre en Syrie Slate, 1er mars 2018.
  13. Marie Peltier, Syrie: la propagande assadienne facile pour briller en société, L'Express, 10 juillet 2016.
  14. a b et c Sam Hamad, Robert Fisk won't tell the truth on Syria because, like Bashar al-Assad, he fears it, International Business Times, 11 août 2016.
  15. Comment on fabrique l’info sur le Moyen-Orient par Emmanuel Sivan
  16. (en-US) Scott Lucas, « Syria Analysis: Targeting the Medics - Assad Regime's Propaganda & an Embedded Reporter Named Fisk - EA WorldView », EA WorldView,‎ (lire en ligne, consulté le 18 avril 2018)
  17. (en) Mat Nashed, « Pity the Fisk », alaraby,‎ (lire en ligne, consulté le 18 avril 2018)
  18. (en-US) « Robert Fisk’s crimes against journalism », P U L S E,‎ (lire en ligne, consulté le 18 avril 2018)
  19. (en) Muhammad Idrees Ahmad, « Dead doctors and a poisoned pen in Aleppo », The New Arba Alaraby,‎ (lire en ligne, consulté le 18 avril 2018)
  20. "Robert Fisk : les limites de l'indignation" par Alain Frachon, publié le 25 janvier 2007 sur lemonde.fr
  21. Loubna Mrie, « The problem with leftist myths about Syria », sur www.aljazeera.com (consulté le 22 juin 2019)
  22. « Syrie : un « centre pharmaceutique » détruit par les frappes de la coalition… ou une intox complotiste ? », Conspiracy Watch,‎ (lire en ligne)
  23. Vidéo de l'intervention à l'ONU (Genève, le 28 février 2013 - 24e chambre à 15 h) sur le sujet : "Syrie, ce que les médias ne nous disent pas"
  24. a et b (en) Catherine Philp, Diplomatic Correspondent | Richard Spencer, Beirut, « Critics leap on reporter Robert Fisk’s failure to find signs of gas attack », The Times,‎ (ISSN 0140-0460, lire en ligne, consulté le 19 avril 2018)
  25. (en-GB) Martin Chulov Kareem Shaheen in Istanbul, « Syrian medics 'subjected to extreme intimidation' after Douma attack », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 21 juin 2019)
  26. a et b (en) « State Propaganda in Syria », ISCI Report,‎ (lire en ligne)
  27. « Marie Peltier: "Le complotisme est une arme politique" », L'Echo,‎ (lire en ligne, consulté le 3 octobre 2018)
  28. (en) « Robert Fisk's comedy of errors », sur al-bab.com (consulté le 22 juin 2019)
  29. (en) « Robert Fisk and the Russian war on salafism », sur al-bab.com (consulté le 22 juin 2019)
  30. (en) « Telling it like it isn't: John Pilger and the Syria truthers », sur al-bab.com (consulté le 22 juin 2019)
  31. (en) "Condemn me but get your facts right first", par Robert Fisk sur independent.co.uk,publié le 10 mars 2012 (consulté le 10 août 2016).
  32. (en)"Mystery of Israel's secret uranium bomb" par Robert Fisk (2006) sur http://www.informationclearinghouse.info (consulté le 24 juin 2014).
  33. Programme des Nations unies pour l'environnement "Désastres et conflit : Liban"
  34. « UNEP Post-Conflict and Disaster Management Branch », sur postconflict.unep.ch,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Grande Guerre pour la civilisation : l'Occident à la conquête du Moyen-Orient (1979-2005), La Découverte, 2005 (ISBN 2707145734)
  • Liban, nation martyre, Éditions A&R et du Panama, 2007 (ISBN 9782755702415)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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