Marie Colvin

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Marie Catherine Colvin
Naissance
Oyster Bay (État de New York)
Décès (à 56 ans)
Homs (Syrie)
Nationalité Drapeau : États-Unis Américaine
Profession Journaliste de guerre

Marie Catherine Colvin (née le à Oyster Bay et morte le à Homs) est une journaliste américaine, spécialiste du monde arabe.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 2001, victime d’un éclat de grenade, Marie Colvin perd son œil gauche lors d’un reportage au Sri Lanka. Depuis ce jour, elle portait souvent un cache-œil noir[1],[2].

En 2011, elle couvre les révolutions tunisienne, égyptienne et libyenne pour notamment l’émission Anderson Cooper 360° de la CNN[1].

Nom de Marie Colvin sur le Mémorial des Reporters de Bayeux.

Correspondante de la révolution syrienne pour le journal britannique du Sunday Times, Marie Colvin est tuée en Syrie, où elle était entrée clandestinement, le 22 février 2012 à l’âge de 56 ans dans le bombardement par les forces armées syriennes, d’une maison transformée en centre de presse dans le quartier rebelle de Baba Amr où elle se trouvait avec le photojournaliste français Rémi Ochlik28 ans, de l’agence IP3 Press, qui a été tué dans la même attaque.

Trois autres journalistes, Édith Bouvier du Figaro, William Daniels, photographe pour le Figaro Magazine et Time Magazine et Paul Conroy, photojournaliste indépendant, ont été blessés au cours de la même attaque.

Rémi Ochlik et Marie Colvin se trouvaient aux côtés du photographe Lucas Dolega lorsque ce dernier a été tué par la police en janvier 2011 à Tunis[1].

En 2016, la famille de Marie Colvin porte plainte à Washington et affirme que la journaliste a été visée volontairement par l'armée syrienne, dans le but de l'empêcher de couvrir les atrocités commises par le régime ; elle accuse notamment le général Issam Zahreddine[3]. Cette version est étayée par le témoignage d'un ancien officier des renseignements syriens[4].

Les proches de Rémi Ochlik, les journalistes rescapés de l'attaque et la Ligue de Droits de l'Homme accusent également le régime syrien d'avoir commandité l'attaque contre le centre de presse afin d'empêcher les journalistes de témoigner de la reprise sanglante de Homs par Damas et de dissuader les médias internationaux de couvrir le conflit[5],[6].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Durant sa carrière, Marie Colvin a reçu plusieurs distinctions pour son travail[1] :

  • Prix Meilleur correspondant étranger par la presse britannique, pour ses reportages en Yougoslavie, en Iran, au Sri Lanka et au Zimbabwe.
  • Prix Courage en journalisme par la Fondation internationale des femmes.
  • Prix du journaliste de l'année de l'Association des journalistes de la presse étrangère
  • Prix Anna Politkovskaya Reach All Women in War.

En mai 2013, l’Institut international de la presse (IPI) dont le siège est à Vienne la nomme World Press Freedom Hero [7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a, b, c et d Mort de Marie Colvin, journaliste de guerre américaine
  2. La France veut un accès sécurisé aux victimes en Syrie
  3. Samia Medawar, Issam Zahreddine, héros pour les uns, criminel de guerre pour les autres, OLJ, 20 octobre 2017.
  4. (en-US) Johnny Dwyer et Ryan Gallagher, « Target: Journalist: How the Assad Regime Tracked and Killed Marie Colvin for Reporting on War Crimes in Syria », sur The Intercept, (consulté le 16 septembre 2018)
  5. « Journalistes tués à Homs : six ans après, des familles réclament des poursuites contre des dignitaires syriens », Europe 1,‎ (lire en ligne)
  6. Le JDD, « Révélations sur l'implication de la Syrie dans le meurtre de journalistes étrangers, dont deux Français », lejdd.fr,‎ (lire en ligne)
  7. AFP, « Deux journalistes tuées en Syrie primées », sur le site lefigaro.fr du 2 mai 2013.