Paul Marchand

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Paul Marchand
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Paul Marchand, né le à Amiens et mort le à Paris, est un reporter de guerre français. Ses reportages au Liban, puis dans l'ex-Yougoslavie, lui valent en 1994 le Prix spécial du jury du Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre. Il est aussi l'auteur de plusieurs romans[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Étudiant à l'institut d'études politiques de Grenoble, Paul Marchand fait ses premières armes de journaliste dans une petite radio privée, Radio 100, sous la direction d'Hélène Tavelle. Dans le même temps, il suit des cours de criminologie et effectue des stages à la morgue de l'hôpital.

À peine âgé de 22 ans, il abandonne ses études et part comme grand reporter à Beyrouth en pleine guerre. Six mois plus tard, il est correspondant de Radio-France et de plusieurs médias canadiens. Pendant de nombreuses années, il est le seul journaliste occidental à exercer à Beyrouth-Ouest, du côté musulman. Le gouvernement français considérant qu'il est en danger, l'expulse de force à Chypre : Paul Marchand s'enfuit et retourne à Beyrouth-Ouest. En 1987, il échappe de peu à la prise d'otages dont est victime Roger Auque. À cette époque, il parvient à tisser un lien de confiance avec le leader druze Walid Joumblatt.

Après la guerre civile du Liban, il couvre celle de Bosnie-Herzégovine. Personnage flamboyant et provocateur, il sillonne la ville de Sarajevo assiégée à bord d'une vieille Alfa Romeo sur le toit de laquelle il a inscrit: «Don't shoot. Waste your bullets. I'm immortal.» (Ne tirez pas. Vous gaspillez vos balles. Je suis immortel). Grièvement blessé au bras par un sniper, il doit mettre fin à sa carrière de grand reporter, non sans une courte incursion en Tchétchénie.

Il se tourne alors vers la littérature. Installé à Montréal au Québec à la fin des années 1990, il multiplie les sorties publiques à la télévision, la radio et dans les salons du livre et s'attire l'hostilité d'une partie du milieu médiatique local. Sa passe d'armes avec la star des médias québécois, Denise Bombardier, lors d'une entrevue au Salon international du livre de Québec en 1999, défraie la chronique. En France, il effectue quelques apparitions télévisées comme chroniqueur dans une émission d'Anne Sinclair. Quatre romans sont publiés entre 1997 et 2007.

En 2009, il se suicide par pendaison dans son appartement parisien. Apprenant sa mort, Michel Tavelle, écrivain et journaliste grenoblois, écrit : « Paul avait une addiction au risque. C'était, aussi, un mélange de nitroglycérine et d'huile d'amandes douces.» L'écrivain québécois d'origine haïtienne Stanley Péan lui rend hommage par une chanson inspirée du style des Rolling Stones, le groupe fétiche de Marchand : After All the Battles, dont la musique est signée par le guitariste et compositeur Stephen Johnston[3]. Paul Marchand est enterré à Paris, au cimetière de Montmartre.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Annoncé depuis 2006[5], le film Sympathie pour le diable, adapté du roman éponyme de Paul Marchand, sort sur grand écran en novembre 2019[6]. Le scénario est écrit par Guillaume Vigneault, Jean Barbe et le réalisateur Guillaume de Fontenay. Le tournage a lieu à Sarajevo durant l'hiver 2018[6],[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]