Margaret Bourke-White

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Margarette Bourke-White
Margaret Bourke-White 1955.jpg
Margaret Bourke-White (1955)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
StamfordVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Margaret Bourke-WhiteVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Margaret WhiteVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Fratrie
Roger Bourke White (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
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signature

Margaret Bourke-White est une photographe et une photojournaliste américaine née le dans le Bronx, et morte le à Stamford.

Elle est la première photographe étrangère à être autorisée à photographier l'industrie soviétique, la première femme correspondant de guerre de l'armée américaine, et la première femme photographe pour Life où ses photographies font la Une dès le premier numéro.

Biographie[modifier | modifier le code]

Margaret Bourke-White est née le dans le quartier du Bronx à New York d'un père juif et d'une mère irlandaise. Elle fait ses études à l'université Columbia de New York où elle commença à s'intéresser à la photographie. Elle fréquente d'autres établissements d'enseignement supérieur et est diplômée de l'université Cornell en 1927. Elle épouse Everett Chapman en 1925 dont elle divorce deux ans plus tard. Elle épouse ensuite le romancier Erskine Caldwell, dont elle partage la vie de 1939 à 1942.

Photographie architecturale et commerciale[modifier | modifier le code]

L'année suivante, elle s'installe à Cleveland, où elle travaille comme photographe pour l'entreprise Otis Steel Company.

Margaret Bourke-White a comme client la compagnie sidérurgique Otis. Son expérience à Otis en est un bon exemple. Comme elle l'explique dans Portrait de moi-même, les personnels de sécurité de la compagnie Otis hésitaient à la laisser prendre des photos pour de nombreuses raisons.

Premièrement, la fabrication de l'acier était une industrie destinée à la Défense, de sorte que la direction voulait s'assurer que la sécurité nationale n'était pas menacée. Deuxièmement, c'est une femme, et les gens se demandaient si une femme, jugée délicate, et ses appareils photo, pourraient résister à la chaleur intense, aux dangers et aux conditions généralement sales et poussiéreuses inhérentes à une aciérie.

Lorsqu'elle obtient enfin l'autorisation, les problèmes techniques commencent. Le film noir et blanc est sensible à la lumière bleue, non aux rouges et orange de l'acier en fusion. Les photographiques une fois développées sont complètement noires. Elle résout ce problème en apportant un nouveau type d'éclairage au magnésium qui produit une lumière blanche. Elle a recours à des assistants afin d'éclairer ses prises de vues. Elles réalisent ainsi de très bonnes photographies d'usine sidérurgique. Ce qui lui vaut une reconnaissance nationale.

Fortune et Life[modifier | modifier le code]

Margaret Bourke-White intègre en 1929 le magazine Fortune et fait un voyage en URSS en 1930. Après avoir collaboré au magazine français Vu, elle est embauchée par Henry Luce en tant que photographe de presse pour le magazine Life . Son reportage sur les travaux du barrage de Fort Peck fera la Une du premier numéro du magazine qui paraît le 23 novembre 1936[1],[2]

Elle travaille comme correspondante de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale. De retour en URSS, elle trouve refuge à l'ambassade américaine de Moscou au moment de l'invasion allemande.

Elle photographie d'autres fronts pendant le conflit en Afrique du Nord, en Italie et en Allemagne. Elle suit le général George S. Patton dans l'Allemagne vaincue et prend des clichés du camp de concentration de Buchenwald.

Elle voyage également en Inde où elle rencontre Gandhi, qu'elle suit jusqu'à son assassinat le . Elle est l'auteure de la photographie célèbre de « Gandhi au rouet ».

Elle couvre la guerre de Corée pour Life.

Margaret Bourke-White meurt le 27 aout 1971 à Stamford (Connecticut), de la maladie de Parkinson environ 18 ans après avoir développé les premiers symptômes.

Hommages[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Vincent Jolly, « Les années "Life" », Le Figaro Magazine,‎ , p. 56-66 (lire en ligne).
  2. Ben Cosgrove, « LIFE’s First Cover Story: Building the Fort Peck Dam, 1936 », sur LIFE magazine (consulté le 23 novembre 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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