Margaret Bourke-White

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Margarette Bourke-White
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Margaret Bourke-White (1955)
Biographie
Naissance
Décès
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StamfordVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Margaret Bourke-WhiteVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Margaret WhiteVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Fratrie
Roger Bourke White (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Autres informations
Mouvement
Réalisme social (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Représentée par
Genres artistiques
Distinctions
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Margaret Bourke-White est une photographe et une photojournaliste américaine née le et morte le à Stamford (Connecticut).

Elle est la première photographe étrangère à être autorisée à photographier l'industrie soviétique, la première femme correspondant de guerre de l'armée américaine, et la première femme photographe pour Life où ses photographies font la Une dès le premier numéro.

Biographie[modifier | modifier le code]

Margaret Bourke-White est née le à New York. Son père est ingénieur-concepteur travaillant dans le secteur de l'imprimerie, et photographe amateur[1],[2]. Elle fait ses études à l'université Columbia de New York où elle commence à s'intéresser à la photographie, et vend quelques-uns de ses clichés. Elle se marie en 1925 puis divorce deux ans plus tard. Elle reprend alors des études, fréquentant plusieurs établissements d'enseignement supérieur, comme l'université du Michigan, et est diplômée de l'université Cornell en 1927[1],[2].

L'année suivante, elle s'installe à Cleveland, où elle travaille comme photographe indépendante. Elle se spécialise dans les prises de vue d'architecture et de bâtiments industriels[1],[2]. Elle a notamment comme client la branche sidérurgique de la compagnie Otis[2]. Comme elle l'explique dans son autobiographie, Portrait de moi-même, écrit ultérieurement, les personnels de sécurité de la compagnie Otis hésitaient à la laisser prendre des photos pour de nombreuses raisons. Premièrement, la fabrication de l'acier était une industrie destinée à la Défense, de sorte que la direction voulait s'assurer que la sécurité nationale n'était pas menacée. Deuxièmement, c'est une femme, et les gens se demandaient si une femme, jugée délicate, et ses appareils photo, pourraient résister à la chaleur intense, aux dangers et aux conditions généralement sales et poussiéreuses inhérentes à une aciérie. Lorsqu'elle obtient enfin l'autorisation, les problèmes techniques commencent. Le film noir et blanc est sensible à la lumière bleue, non aux rouges et orange de l'acier en fusion. Les photographiques une fois développées sont complètement noires. Elle résout ce problème en apportant un nouveau type d'éclairage au magnésium qui produit une lumière blanche. Elle a recours à des assistants afin d'éclairer ses prises de vues. Elle réalise ainsi des photographies remarquées d'installations sidérurgiques[2].

Margaret Bourke-White intègre en 1929 le magazine Fortune et fait un voyage en URSS en 1930, y restant cinq mois. Après avoir collaboré au magazine français Vu, elle est embauchée par Henry Luce en tant que photographe de presse pour le magazine Life . Son reportage sur les travaux du barrage de Fort Peck fait la Une du premier numéro du magazine qui paraît le 23 novembre 1936[3],[4],[5].

Elle épouse en 1939 le romancier Erskine Caldwell, rencontré en 1935, dont elle partage la vie de 1939 à 1942[1]. Elle a parcouru avec lui le Sud des Etats-Unis en 1936, afin de documenter et faire connaître la paupérisation du monde rural américain à la suite de la Grande Dépression[2].

Elle travaille comme correspondante de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale. De retour en URSS, elle se retrouve seule correspondante étrangère à Moscou pendant les bombardements allemands de cette ville[2]. Elle photographie d'autres fronts pendant le conflit, en Afrique du Nord, en Italie et en Allemagne. Elle est l'unique femme correspondante de guerre américaine en Europe, pendant plusieurs années. Elle suit le général George S. Patton dans l'Allemagne vaincue, elle traite la guerre dans son implacable cruauté, et se trouve confrontée au pire. Elle prend notamment des clichés lors de la libération du camp de concentration de Buchenwald en avril 1945[6],[7].

Elle voyage également en Inde[2] où elle rencontre Gandhi, qu'elle suit jusqu'à son assassinat le . Elle est l'auteure de la photographie célèbre de « Gandhi au rouet ». Elle photographie les travailleurs dans les mines d'or en Afrique du Sud entre 1949 et 1950. Elle couvre encore la guerre de Corée pour Life vers 1951-1952[2].

Margaret Bourke-White meurt le 27 aout 1971 à Stamford (Connecticut), de la maladie de Parkinson environ 18 ans après avoir développé les premiers symptômes[3].

Hommages[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Bourke-White Margaret - (1906-1971) », sur l'Encyclopædia Universalis
  2. a b c d e f g h et i Damarice Amao, « Bourke-White, Margaret [New York 1904 - Stramford 1971] », dans Béatrice Didier, Antoinette Fouque et Mireille Calle-Gruber (dir.), Dictionnaire universel des créatrices, Éditions Des femmes, , p. 623-624
  3. a et b Michel Guerrin, « Deux pionnières de “ Life “ au Visa pour l'image de Perpignan », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. Vincent Jolly, « Les années "Life" », Le Figaro Magazine,‎ , p. 56-66 (lire en ligne).
  5. Ben Cosgrove, « Life’s First Cover Story: Building the Fort Peck Dam, 1936 », sur LIFE magazine (consulté le )
  6. Gaëlle Morel, « Margaret Bourke-White », dans Luce Lebart et Marie Robert (dir.), Une histoire mondiale des femmes photographes, Éditions Textuel, , p. 175
  7. Michel Guerrin, « Rétrospective Margaret Bourke-White au CNP. Une contemporaine intrépide », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. (en-US) « Bourke-White, Margaret », sur National Women’s Hall of Fame (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]