Tribune juive (France)

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Tribune juive
Fondateur Jacquot Grunewald
Date du dernier numéro 2011

Tribune juive était jusqu'en 2012 un journal mensuel français qui « s'adressait en premier lieu à la communauté juive francophone ». En 2016, il se définit comme un webmagazine « républicain, laïque, admirateur de l’État d’Israël »[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Le journal est fondé par le rabbin Jacquot Grunewald qui reprend, en 1965, la direction du mensuel Bulletin de nos communautés d'Alsace et de Lorraine, créé en 1945, et le renomme en 1968 Tribune juive[2]. Il est plus tard dirigé par Yves Derai puis Jean-Pierre Allali jusqu'en 2003 où le journal disparaît des kiosques.

En 2004, le titre est racheté à Jacob Abou par Pierre Besnainou, actionnaire majoritaire. Ce dernier s'associe au journaliste Ivan Levaï et lui en confie la direction de la publication et la rédaction en chef au journaliste Yves Azéroual. En 3 ans le journal progresse de 0 à environ 5 000 abonnés et 2 000 ventes en kiosque sous la gestion administrative de Françoise Sampermans, ancienne PDG du Point et de L'Express. La ligne éditoriale juive républicaine du journal attire des annonceurs prestigieux. Avec 8 numéros de 100 pages et 2 numéros de 140 pages par an, il est positionné comme un journal d'opinion avec une rubrique news, une rubrique culture et un agenda. Certains numéros émergent du paysage de la presse française avec des couvertures telles qu'Alain Finkielkraut, Simone Veil, Rachida Dati et Rama Yade, dernier numéro paru sous la direction d'Ivan Levaï.

En janvier 2008, Pierre Besnainou transfère le titre à son partenaire en affaires immobilières, Michaël Abizdid, proche du parti israélien orthodoxe Shass et qui a dirigé en 2008 la campagne de Joseph Sitruk pour l'élection au poste de grand rabbin de France remportée par le rabbin Gilles Bernheim[3].

En septembre 2008, Michaël Abizdid licencie Ivan Levaï et la majorité de son équipe et prend la direction du magazine[4]. Il revoit la présentation du journal en voulant combiner tradition et modernité, en privilégiant l'image et en ajoutant des sujets plus « people » comme en témoignent la une et le sommaire du numéro de janvier 2009[5]. Le journal est d'un plus grand format et devrait publier aujourd'hui 11 numéros de 180 pages par an.

Le magazine Tribune juive est placé en liquidation judiciaire en mars 2011[6].

En 2012, le titre est repris par André Mamou qui fut le dernier rédacteur en chef du magazine. Avec Sylvie Bensaïd, rédactrice en chef adjointe, Yves Sroussi, directeur commercial et Michelle Delinon, secrétaire de rédaction, le site internet : tribunejuive.info[7] voit le jour. Avant l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy et François Hollande accordent des interviews au journal. André Darmon, rédacteur en chef d’Israël Magazine, et Line Tubiana rejoignent le journal.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Tribune juive » (consulté le 9 juillet 2016)
  2. Rabbin Jacquot Grunewald, « Histoire du Bulletin de nos Communautés d'Alsace et de Lorraine », site du judaïsme d'Alsace et de Lorraine (consulté le 9 novembre 2008).
  3. Claude Askolovitch et Alain Chouffan, « Un ultraorthodoxe séfarade contre un philosophe ashkénaze », Le Nouvel Observateur, no 2276,‎ (lire en ligne).
  4. Lionel Kaplan et Antonin Lenoir, « Ivan Levaï licencié de Tribune juive », sur Profilenews, .
  5. Tribune juive no 44 : « Carla, l’élue ». Le site web a disparu depuis septembre 2010.
  6. « Au Flore, la saison est morte », sur Sud Ouest, .
  7. Voir tribunejuive.info.