Étang de Capestang

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Étang de Capestang
L'étang au sud de Capestang
L'étang au sud de Capestang
Administration
Pays France
Géographie
Coordonnées 43° 17′ 40″ nord, 3° 03′ 10″ est
Superficie 13,7 km2

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
localisation

Géolocalisation sur la carte : Hérault

(Voir situation sur carte : Hérault)
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Vue de la roselière de l'étang de Capestang.
Les "canalets", comme celui-ci, drainent l'étang ; ils permettent aussi aux chasseurs de gibier d'eau de circuler en barque.
L'étang de Capestang vu du Viala vers l'ouest.

L'étang de Capestang est une zone d'expansion de crues du fleuve Aude aménagée par l'homme. Il reste une zone humide d'un grand intérêt faunistique et floristique.

Historique et description[modifier | modifier le code]

L'étang de Capestang (de l'occitan cap de l'estang - tête de l'étang) est situé majoritairement sur la commune de Capestang (Hérault) mais aussi en bordure des communes de Montels, Nissan-lez-Ensérune (Hérault), Coursan et Cuxac-d’Aude (Aude).

Cette cuvette de 13 km2 (1 374 hectares)[1], à une altitude de 2 à 3 m, et 4 ou 5 sur les bordures, est, sur la plus grande partie de sa surface, une zone humide constituée de roselières, canalets, clairs (zones en eau dépourvues de roseaux), prairies, herbages, vignes et autres cultures en bordure. Le niveau de l'eau varie selon la pluviométrie, les crues et les saisons.

Elle était autrefois reliée à la Mer Méditerranée. Les atterrissements (alluvions) du fleuve Aude, causés par les crues régulières et aidés par l'intervention humaine, l'ont petit à petit colmatée, réduisant de plus en plus la superficie en eau. Plusieurs ruisseaux (le principal étant la Quarante) l'alimentent aussi en eau douce.

L'homme, au fil du temps, a aménagé l'étang par de nombreux canaux pour le drainer (au Moyen-Âge, ses marais étaient cause d'épidémies, notamment de malaria), et en même temps pour y étendre les terres d'élevage (taureaux et chevaux) et agricoles en bordure (grandes cultures et vigne).

L'étang, à travers les époques, a eu de nombreuses utilisations : des salins ont été exploités au moins au Xe et au XVe siècles (ses eaux furent salées pendant de nombreux siècles mais sont aujourd'hui douces, du fait de son isolement de la mer). L'étang a servi à la navigation, l'élevage de sangsues, la fauche des canotes (les roseaux, pour construire les toitures, étancher les tonneaux ou encore rempailler les chaises) ; il a aussi servi et sert encore à la pêche, la chasse, l'élevage et l'agriculture.[2]

La roselière de l'étang de Capestang, l’une des plus grandes d’Europe, sert de lieu de nidification, d’alimentation et de refuge à de nombreuses espèces d’oiseaux, ce qui lui a valu d’être classée en site Natura 2000 (mars 2006) et en ZPS (Zone de Protection Spéciale pour les oiseaux). Parmi les espèces qui la fréquentent on peut citer le héron cendré, l'aigrette, l’échasse blanche, le héron bihoreau, les canards (colvert, souchet, pilet, sarcelle), le butor étoilé, le rollier d'Europe, la pie-grièche à poitrine rose, des rapaces, l'étourneau…[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Etang de Capestang | Site Natura 2000 Etang de Capestang », sur etangdecapestang.n2000.fr (consulté le 17 avril 2017)
  2. « Actions de sensibilisation et découverte - Montels environnement », Montels environnement (consulté le 17 avril 2017)
  3. « Mares, tourbières, étangs d'eau douce », sur www.herault.fr (consulté le 17 avril 2017)

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]