Lespignan

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Lespignan
Lespignan
Le village.
Blason de Lespignan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Intercommunalité Communauté de communes la Domitienne
Maire
Mandat
Jean-François Guibbert
2020-2026
Code postal 34710
Code commune 34135
Démographie
Gentilé Lespignanais
Population
municipale
3 279 hab. (2018 en augmentation de 3,28 % par rapport à 2013)
Densité 143 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 16′ 28″ nord, 3° 10′ 21″ est
Altitude 61 m
Min. 0 m
Max. 90 m
Superficie 22,92 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Lespignan
(ville isolée)
Aire d'attraction Béziers
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Béziers-1
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Lespignan
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Lespignan

Lespignan est une commune française située dans le département de l'Hérault, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte.

Lespignan se situe à 10 km au sud (légèrement sud-ouest) de Béziers, à 10 km de la mer. Lespignan est une commune limitrophe avec le département de l'Aude, cette démarcation se fait via le fleuve « Aude ». Le territoire de Lespignan est partagé entre le village en lui-même et certaines zones rurales où la culture de la vigne est très marquée. La tendance actuelle prône l'apparition de nombreux quartiers résidentiels aux alentours du centre-ville axé sur le commerce de proximité.

Voies de communications[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le réseau routier de Lespignan suit le tracé de l'A9 et possède une aire d'autoroute. La D 14 permet de quitter le village en direction de Fleury (Aude) au sud et en direction de Béziers au nord. La D 37 permet de rejoindre à l'ouest le village de Nissan-lez-Ensérune et à l'est le village de Vendres.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le village de Lespignan est desservi par la Ligne 212 qui mène directement à Béziers. La ligne est gérée par la société Hérault Transport.

  • 212- Béziers ⇔ Lespignan

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village de Lespignan et l'étang de la Matte.

Lespignan possède trois points d'eau notables. Le premier est l'étang de la Matte qui couvre une grande superficie du territoire. Le deuxième est l'Aude (fleuve) et enfin le troisième est la Pourre qui est une source.

Environnement naturel[modifier | modifier le code]

Bien que mal étudié jusqu'ici, il s'avère fort intéressant par l'étang de la Matte, le canal homonyme qui l'unit à l'étang de Vendres et un ensemble de collines miocènes dominant ces derniers. Parmi elles, le Puech des Moulins (Fig.1) et la barre du Puech blanc (Fig.2) La végétation recouvrant les reliefs est une garrigue languedocienne typique dont l'inventaire a été effectué avec celle de Vendres (voir lien externe).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 14,8 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 14,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 640 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 5,3 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 2,5 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[2].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1989 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records LESPIGNAN (34) - alt : 23m, lat : 43°16'24"N, lon : 03°09'54"E
Statistiques établies sur la période 1989-2010 - Records établis sur la période du 01-01-1989 au 02-06-2021
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,8 4,1 6,3 8,4 12,2 15,3 17,7 17,7 14,1 11,7 7,1 4,3 10,3
Température moyenne (°C) 8 8,7 11,4 13,5 17,4 21,1 23,8 23,8 19,8 16,3 11,4 8,3 15,3
Température maximale moyenne (°C) 12,1 13,3 16,6 18,6 22,7 26,9 29,9 29,9 25,5 20,8 15,6 12,3 20,4
Record de froid (°C)
date du record
−6,3
05.01.1995
−8
27.02.18
−7
02.03.05
−0,7
22.04.1991
3,3
01.05.01
4
06.06.1989
9,5
17.07.00
9
31.08.1995
5
29.09.1993
−1
30.10.12
−9
22.11.1998
−7,5
17.12.09
−9
1998
Record de chaleur (°C)
date du record
21,5
31.01.13
25,5
22.02.19
29,8
21.03.1990
33
08.04.11
34,5
24.05.17
39,3
28.06.19
38,8
31.07.01
40,1
12.08.03
39
04.09.16
33
11.10.11
26,6
09.11.15
21,7
18.12.1989
40,1
2003
Ensoleillement (h) 96,6 118,6 177 183,6 219,3 244,9 270,6 255,7 213,5 154,1 92,7 86,8 2 113,2
Précipitations (mm) 60,3 52,1 34,9 57 49,5 31,8 13,7 30,4 71,6 90,5 73,8 55,1 620,7
Source : « Fiche 34135001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/06/2021 dans l'état de la base


Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[7],[8].

Deux espaces protégés sont présents sur la commune :

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 2].

Un site Natura 2000 est défini sur la commune tant au titre de la directive oiseaux, que de la directive habitats[13] : la « basse plaine de l'Aude ». Occupant une superficie de 4 500 ha, ce site comprend un ensemble de zones humides du littoral méditerranéen avec des milieux dunaires de faible étendue et des sansouires en arrière plage[14]. Il s'agit d'un site majeur pour la Pie-grièche à poitrine rose qui a des effectifs voisin de la moitié des effectifs nationaux et pour des espèces nicheuses dépassant le seuil des 1 % de leur population nationale : Butor étoilé , Blongios nain, Héron pourpré, Busard des roseaux, Échasse blanche, Aigrette garzette, Sterne pierregarin, Sterne naine, Lusciniole à moustaches et Rollier d'Europe[15].

Deux autres sites relèvent de la directive habitats[13] :

  • le « cours inférieur de l'Aude », d'une superficie de 5 358 ha, permet la reproduction d'espèces migratrices vulnérables (Alose feinte, Lamproie marine), en forte régression depuis la prolifération des ouvrages sur les cours d'eau[16] ;
  • les « collines du Narbonnais », d'une superficie de 2 149 ha, formé par une succession de reliefs qui surplombent et délimitent la plaine de la basse vallée de l'Aude, où une végétation typique méditerranéenne de garrigue et de pelouses sèches ainsi qu'un boisement de pins d'Alep se sont développés[17].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Six ZNIEFF de type 1[Note 3] sont recensées sur la commune[18] :

  • la « Basse plaine viticole de l'Aude » (1 438 ha), couvrant 4 communes dont deux dans l'Aude et deux dans l'Hérault[19] ;
  • les « collines de Nissan » (487 ha), couvrant 2 communes du département[20] ;
  • les « collines nord de Lespignan » (81 ha), couvrant 2 communes du département[21] ;
  • les « collines sud de Lespignan » (116 ha), couvrant 2 communes du département[22] ;
  • l'« étang de Vendres » (1 647 ha), couvrant 3 communes dont une dans l'Aude et deux dans l'Hérault[23] ;
  • l'« étang et prairies de la Matte » (395 ha), couvrant 2 communes du département[24] ;

et deux ZNIEFF de type 2[Note 4],[18] :

  • la « Basse plaine de l'Aude et étang de Capestang » (7 120 ha), couvrant 10 communes dont quatre dans l'Aude et six dans l'Hérault[25] ;
  • les « collines de NIssan et Lespignan » (2 645 ha), couvrant 4 communes du département[26].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Lespignan est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[27],[28],[29]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lespignan, une unité urbaine monocommunale[30] de 3 260 habitants en 2017, constituant une ville isolée[31],[32].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Béziers, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 53 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[33],[34].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (76,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (41,8 %), zones agricoles hétérogènes (27,8 %), prairies (16,9 %), zones urbanisées (6,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,6 %), zones humides intérieures (3,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,6 %)[35].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village doit peut-être son nom à sa position sur les coteaux, jonchés de ronces et d’épines, espina en occitan. Espigna, Espignan, Lespignan. Le cône des Pins est une autre origine "végétale" possible.

Lespignan pourrait venir aussi de Lepinus, gouverneur romain mythique possédant un "palais" à Vivios dans la plaine, partie de mer, anse où accostaient des flottilles romaines.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des vestiges de l'époque gallo-romaine sont observables dans les environs directs du village.

La « Villa » Vivios[modifier | modifier le code]

Le site archéologique de la villa Vivios est mal cerné : signification exacte et fonction, gestion de l'eau (apport et rejet) dans l' Antiquité ; état de conservation actuel.

Les carrières[modifier | modifier le code]

Très nombreuses, elles sont visibles aux lieux-dits la Cambrasse-Les Escaliers (Fig. 3) et Gouldeau (Fig.4). Elles ont du fournir les matériaux des sites archéologiques.

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Un acte de 1154 mentionne que l'église de Lespignan appartenait au monastère de Cassan (ordre des chanoines de Saint-Augustin).

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

En 1711, le prieur de Lespignan, François Médaille, remit son bénéfice aux mains de l'évêque de Béziers, voulant aider ses paroissiens et le diocèse. Ainsi fut aboli le titre de prieur curé de Lespignan (remplacé par une vicairie perpétuelle gérée par l'évêque sur présentation du commandeur de Cassan).

À l'est du village, le château féodal dominait tout le village. Son propriétaire, le duc de Fleury[36] pouvait apercevoir Narbonne et Pérignan[37]. Il ne reste aujourd'hui du château qu'une des deux tours.

Les remparts présentent une brèche due à l'artillerie de Louis XIII, ouverte lors du siège de Lespignan en 1632. Les remparts n'ayant plus d'utilité, la trouée ne fut pas réparée. Cette brèche est l'actuelle route de Béziers.

La mer s'étant retirée, la plaine de Lespignan est demeurée inculte jusqu'en 1793. Les apports de la rivière Aude l'ont rendue propre à la culture. Dans cette plaine, ou la Matte, en raison de la salinité, pousse la salicorne qui permet de produire de la soude. D'où deux ou trois maisons Renaissance à Lespignan, bâties par des Italiens (une succession de prélats italiens ont dominé l'évêché de Béziers de 1547 à 1669) qui exportaient la soude à Murano pour la fabrication du verre[38].

Histoire moderne[modifier | modifier le code]

La mutinerie du 17e régiment d'infanterie de Béziers, en 1907, lors de la révolte des viticulteurs, se traduisit par une hécatombe des soldats de l'Hérault en 1914-1915, lancés très probablement en première ligne en signe de représailles (mais certains auteurs réfutent cette hypothèse). Les monuments aux morts des villages en témoignent. 76 Lespignanais tués, soit près d'un foyer sur dix affecté.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1946 1951 Jean Dulquier MRP Viticulteur
1951 1981 Georges Verdier SFIO-PS Viticulteur
1981 1983 Marcel Vidal PS Ferronnier
Devenu maire après la démission de son prédécesseur, Georges Verdier
1983 2001 Jean Poveda DVG Conducteur de travaux publics
2001 2014 Claude Clariana DVG Enseignant à la retraite
2014 En cours Jean-François Guibbert DVG Travaux publics

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Conseil municipal de Lespignan (mandature 2008-2014)[39].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Tous unis pour Lespignan » DVG Jean-François Guibbert 18 Majorité
« Innover Lespignan » DVD Pascal Loubet 5 Opposition
Fig.1 - Environnement de Lespignan : le Puech des Moulins et sa végétation (garrigue). Panneau destiné à jalonner un futur parcours de mémoire IDAN .

Conseiller général[modifier | modifier le code]

Conseiller général Parti Canton Code cantonal Population (2006) Autre mandat
Philippe Vidal PS 3e canton 34 01 30 561 hab. Maire de Cazouls-lès-Béziers

Député[modifier | modifier le code]

Député Parti Circonscription Autre mandat
Élie Aboud UMP Sixième circonscription de l'Hérault

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune de Lespignan participe à la Communauté de communes la Domitienne, présidée par Alain CARALP, maire de Colombiers.

Fig.2 - Environnement de Lespignan : le Puech blanc et sa barre. Panneau destiné à jalonner un futur parcours de mémoire IDANH .

L'intercommunalité comprend :

Représentation du village à l'intercommunalité[modifier | modifier le code]

Élu Parti Statut
Jean-François Guibbert DVG Maire de Lespignan
Géraldine Escande DVG Adjointe au maire
Bernard Guerrere DVG Adjoint au maire
Françoise Crassous DVG Adjointe au maire
Fig. 3 - Lespignan (Occitanie : Hérault) : carrière de La Cambrasse- Les Escaliers. Panneau destiné à jalonner un futur parcours de mémoire IDANH .

Résultats politiques[modifier | modifier le code]

Élections locales[modifier | modifier le code]

Fig.4 -Lespignan (Occitanie : Hérault) : carrières de Gouldeau. Panneau destiné à jalonner un futur parcours de mémoire IDANH
Élections municipales de 2008[modifier | modifier le code]

Pour les élections municipales de 2008, seule la liste sortante menée par Claude Clariana (DVG) s'est présentée. C'est donc logiquement que les 23 candidats se sont retrouvés élus avec 54,51 % des suffrages obtenus soit 1305 voix. Le maire sortant ne briguera pas de troisième mandat pour les élections municipales de 2014 mais organise la continuité de sa liste.

Élections municipales de 2014[modifier | modifier le code]

Deux listes s'affrontaient dans ce scrutin. La première, Tous unis pour Lespignan, menée par Jean-François Guibbert, Premier adjoint sortant, qui a monté une liste classée divers gauche rassemblant des personnes de sensibilités diverses (gauche-droite ou écologiste) à l'exclusion de l'extrême droite. La deuxième, Innover Lespignan, est une liste classée divers droite menée par Pascal Loubet, candidat aux dernières élections cantonales sur le canton de Béziers-3.

Avec 971 voix, la liste du premier adjoint sortant mobilise 55 % des suffrages exprimés et obtient 18 sièges sur 23 et 3 conseillers communautaires. La liste de droite fait 790 voix et 45 % et obtient pour sa liste 5 sièges et 1 au conseil communautaire de La Domitienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[41].

En 2018, la commune comptait 3 279 habitants[Note 7], en augmentation de 3,28 % par rapport à 2013 (Hérault : +6,12 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8858949411 2121 2611 3201 3361 3801 462
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4421 4801 5541 5581 6161 8871 8712 1342 170
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1141 9241 8752 0221 9062 0061 9191 6331 627
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 6661 8741 8711 9482 3602 5682 9963 1203 140
2018 - - - - - - - -
3 279--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Carte postale de l'école laïque de filles (fin XIXe - début XXe).

La commune de Lespignan dispose de deux lieux d'enseignement primaire ; l'école maternelle communale et l'école élémentaire communale.

Services publics[modifier | modifier le code]

La commune dispose sur son territoire d'une agence postale.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Le journal local Midi libre relate certains évènements se déroulant dans la commune au travers de son édition biterroise.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Carte postale de l'avenue de Nissan (fin XIXe - début XXe).

À Lespignan, il n'existe qu'une seule église entière, celle de Saint-Pierre-aux-Liens au centre du village, datant du XIIIe siècle - XIVe siècle.

  • Église Saint-Pierre de Lespignan. Le Chœur et l'abside ont été inscrits au titre des monuments historiques en 1952[44]. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1988[44].
  • Ancienne Église Saint-Pierre de Lespignan. L'église du cimetière, datant probablement du IXe siècle), est également dédiée à l'apôtre Saint Pierre. Elle fut restaurée en 1865 mais abandonnée par la suite, car elle se trouvait hors des fortifications du village.

Un acte de 1154 mentionne que l'église de Lespignan appartenait au monastère de Cassan (ordre des Chanoines de Saint-Augustin). En 1711, le prieur de Lespignan, François Médaille, remit son bénéfice aux mains de l'évêque de Béziers voulant aider ses paroissiens et le diocèse. Ainsi fut aboli le titre de prieur curé de Lespignan, remplacé par une vicairie perpétuelle gérée par l'évêque sur présentation du commandeur de Cassan.

Fêtes et évènements[modifier | modifier le code]

Le festival Matte la Zike

Festival de musique créé en 2014, qui a désormais lieu au mois d'août. De nombreux groupes originaires d'Occitanie, à la sonorité rock y sont passés, à l'instar des Barbeaux, ou des Goulamas'k.

Le mardi gras[modifier | modifier le code]

C'est une fête presque aussi vieille que Lespignan avec « La corbeille jolie » tenue par deux petites costumées et accompagnées par quatre jeunes « de la classe » en costume, chapeau haut de forme et canne à pommeau. Ces jeunes proposent des dragées contre quelques « sous ».

La corbeille « voleuse »[modifier | modifier le code]

Tous les jeunes font le tour du village et « récoltent » des gâteaux, des fruits, des œufs, un saucisson... toutes denrées qui permettront de faire un gros goûter.

Le 14-Juillet[modifier | modifier le code]

Depuis 1983, cette fête républicaine a retrouvé tout son éclat. Avec bals, retraite aux lampions, feux d'artifice mais aussi jeux divers (concours de pétanque, jeune pétanqueur, pétanqueur complet, quadrathlon, tournois de volley-ball).

La fête locale[modifier | modifier le code]

Elle a lieu traditionnellement le premier dimanche d'août et dure quatre ou cinq jours (bals, concours de pétanque, tournois de volley-ball...).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le village de Lespignan est jumelé avec :

Officialisé en 1985 à Lespignan, en 1986 à Chastre (Belgique). La ville jumelle à vocation agricole est située dans le sud du Brabant wallon. Elle est en fait une entité de sept villages (Chastre, Blanmont, Villeroux, Saint Gery, Gentinnes, Noirmont et Cortil). En tout, 6 600 habitants et 3 132 hectares. Des échanges scolaires, des intervilles, des visites renforcent périodiquement les relations entre les deux communes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Lespignan (Hérault).svg

Les armoiries de Lespignan se blasonnent ainsi :

De sinople au sautoir losangé d'or et d'azur.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léon Baylet, né à Lespignan le lundi décédé le mercredi à Béziers, professeur, Député de l'Hérault S.F.I.O. 1932-1936.
  • Louis Ricardou - résistant.
  • Lauriane Célié - championne de France en titre de bowling.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[12].
  3. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  4. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
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  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
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  44. a et b « Eglise Saint-Pierre », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Demarcq, Histoire de Lespignan du XIVe au XVIIe siècle, Lespignan, Amis de Lespignan, , 272 p.
  • Théobald Durand, Lespignan : étude historique et archéologique, Béziers, éd. Sapte, , 76 p. (lire en ligne)

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]