Batman: Dark Knight

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Batman: Dark Knight
Comic
Scénario Frank Miller
Dessin Frank Miller, Klaus Janson
Couleurs Lynn Varley
Genre(s) Super-héros

Personnages principaux Batman, Superman, le Joker
Lieu de l’action Gotham City

Titre original Batman: The Dark Knight Returns
Éditeur Aedena, Zenda, Delcourt, Panini Comics, Urban Comics
Première publication Mars 1986
Nb. de pages 178

Prépublication Batman: Dark Knight Return

Batman: Dark Knight (Batman: The Dark Knight Returns) est une mini-série américaine de bande dessinée en quatre tomes sur Batman, réalisée par Frank Miller (scénario et dessin), Klaus Janson (encrage) et Lynn Varley (couleurs) et publiée en 1986.

La série, qui a connu un très grand succès critique et public (85 000 exemplaires vendus), est considérée comme « l'une des plus influentes histoires de Batman jamais écrites[1] ». Grâce à cette mini-série et au roman graphique Batman: The Killing Joke, le personnage de Batman retrouve le devant de la scène et amène un plus grand nombre de lecteurs pour le comic book Batman, qui passe de 75 000 exemplaires vendus à 193 000[2].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Tome 1[modifier | modifier le code]

L'histoire se déroule dans une version d'un futur quasi-dystopique de Gotham City.

Bruce Wayne, à 55 ans, a abandonné le costume de Batman après la mort de Jason Todd, tué dix ans auparavant par le Joker. En conséquence, le crime sévit à travers la ville et un gang, qui s'appelle « Les Mutants », s'est levé pour terroriser les habitants de Gotham. Le crime et la corruption grimpante réveillent en Bruce Wayne le souvenir de la mort de ses parents et, tiraillé par son désir de vengeance, il reprend du service pour venir à bout du gang des Mutants qui multiplie les meurtres gratuits.

Tome 2[modifier | modifier le code]

Batman recrute Carrie Kelley pour être le nouveau Robin (un des rares Robin de tous les médias de Batman de sexe féminin) et défait le chef des Mutants en combat singulier. Dès lors, une partie des Mutants se rallie à lui, sous le nom de « Fils de Batman ». Pendant ce temps, les tensions entre les États-Unis et l'URSS concernant l'île de Corto Maltese s'aggravent.

Tome 3[modifier | modifier le code]

Motivé par le retour de Batman, le Joker s'évade et provoque des morts en série. Superman demande à Batman de cesser ses activités avant qu'il ne soit obligé de l'arrêter par la force. Ce dernier s'en amuse. Superman aide ensuite l'armée américaine à battre les Soviétiques à Corto Maltese. De leur côté, Batman et Robin s'attaquent au Joker, qui finalement se suicide devant Batman, se brisant lui-même la nuque pour faire porter le chapeau de sa mort à Batman.

Les monologues de Superman expliquent comment la situation en est arrivée là : dans le contexte de la Guerre froide, les autorités américaines ne tolèrent plus l'existence d'un contre-pouvoir sur leur sol, ce qui a forcé Batman, Wonder Woman et Green Lantern à cesser leurs activités, et Superman à se mettre au service du gouvernement, seul moyen pour lui d'avoir encore l'occasion de sauver des gens.

Tome 4[modifier | modifier le code]

Batman échappe à la police. Pendant ce temps, les Soviétiques, obligés d'abandonner Corto Maltese, lancent en représailles un missile balistique contre l'île. Superman parvient à le dévier vers un désert ; le missile explose, plongeant les États-Unis dans un hiver nucléaire, les appareils électroniques étant rendus hors-service par l'impulsion électromagnétique de l'explosion. Superman manque de peu de mourir sous l'effet des radiations. À Gotham, Bruce Wayne réalise ce qui vient d'arriver et ressent de l'amertume envers Clark Kent, qui n'a pas été capable d'empêcher un tel résultat (d'autant que Superman savait parfaitement que les deux blocs développaient des missiles de cette puissance — les Américains parlaient de Coldbringer, littéralement le « Porteur de froid »).

Profitant de la confusion, les membres du gang des Mutants s'évadent. Batman réussit à les convaincre de faire désormais respecter la loi sans tuer, en tant que Fils de Batman. Dans les États-Unis de l'hiver nucléaire, Gotham City devient la seule ville sûre.

Superman, qui a survécu de justesse à l'explosion (régénérant sa force vitale en absorbant l’énergie du soleil), est chargé par le gouvernement américain de neutraliser Batman, les autorités voyant comme une gêne ses actions à Gotham.

Batman, en prévision de l'affrontement, a réuni tout un arsenal (notamment une armure renforcée et de l'armement), et a le soutien de son ami Green Arrow armé de flèches à pointe de kryptonite. Alors qu'il tente de discuter et de raisonner Wayne, Superman se fait attaquer par Batman en tenue renforcée. C'est lors de ce combat, qui a lieu à Crime Alley (en), là où Wayne est devenu Batman pour la première fois, que celui-ci parvient à décocher à Superman (normalement invulnérable) un coup de poing dévastateur au visage, profitant de sa vulnérabilité à la kryptonite et sa faiblesse physique après l'explosion de la bombe. Apparemment, Batman meurt d'une crise cardiaque à la fin du duel, alors qu'il avait l'avantage. Alfred, le majordome de Wayne, détruit la Batcave et le Manoir Wayne avant de mourir lui aussi d'une crise cardiaque, exposant l'identité secrète de Batman en tant que Bruce Wayne, dont la fortune a disparu.

Mais, juste après l'enterrement de Bruce Wayne, Clark Kent perçoit le cœur de Bruce dans sa tombe qui se remet à battre. Il fait un clin d'œil à Carrie, indiquant par là qu'il a compris : il accepte de faire croire à la mort de Batman, permettant ainsi à Bruce Wayne d'avoir une nouvelle vie. Caché dans les cavernes au-delà de la Batcave, celui-ci décide d'entrainer les Fils de Batman aux techniques de combat et à la survie, dans le but de le seconder, puis de le remplacer.

Analyse de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Frank Miller en 1982 à la San Diego Comic-Con International.

Dans cette série, Frank Miller adopte un ton délibérément noir afin de retranscrire la personnalité très complexe de Bruce Wayne/Batman. Ce dernier apparaît comme un homme affaibli, en proie au doute et finalement un peu égoïste (il mène son combat pour lui tout d'abord et non pour améliorer le sort de la population ; il s'agit davantage de revanche personnelle que de justice). De plus, l'histoire est constamment entrecoupée d'écrans de télévision relatant le phénomène d'attraction/répulsion que ce personnage provoque dans l'opinion publique (journaux télévisés, débats, intervention de spécialistes…). Cette série voit naître un nouveau Robin en la personne de Carrie Kelley, jeune étudiante de Gotham. De célèbres adversaires de l'homme chauve-souris font également leur retour, tels le Joker ou encore Harvey Dent, alias Double-Face, tandis que certains héros, comme Green Arrow ou Superman, doivent choisir leur camp.

Cet ouvrage est généralement plébiscité par les amateurs comme proposant l'une des meilleures histoires traitant du personnage, mais c'est également l'un des plus sombres et pessimistes : il contraste avec l'ambiance héroïque de certains autres scénarios. Il donnera naissance à toute une série de comics plus sombres et violents, formant un courant baptisé « Modern Age of Comic Books (en) » (ou « Dark Age of Comic Books »).

Miller a réalisé une suite plus controversée : Batman: The Dark Knight Strikes Again ou DK2.

Personnages[modifier | modifier le code]

Éditions[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

  1. The Dark Knight Returns (1986)
  2. The Dark Knight Triumphant (1986)
  3. Hunt The Dark Knight (1986)
  4. The Dark Knight Falls (1986)

En France[modifier | modifier le code]

La série a été éditée à plusieurs reprises :

The Dark Knight Returns : éditions Aedena

  1. 1987 : Le Retour et le Triomphe (Édition Aedena, dessins et scénario : Frank Miller, encrage : Klaus Janson) Première édition en 2 volumes.
  2. 1987 : La Battue et la Chute (Édition Aedena, dessins et scénario : Frank Miller, encrage : Klaus Janson) Première édition en 2 volumes.

The Dark Knight Returns : édition Zenda

  1. 1989 : Dark Knight 1. Résurrection (Édition Zenda, dessins et scénario : Frank Miller, encrage : Klaus Janson, traduction de Doug Headline) Deuxième édition en 4 volumes.
  2. 1989 : Dark Knight 2. Triomphe (Édition Zenda, dessins et scénario : Frank Miller, encrage : Klaus Janson, traduction de Doug Headline) Deuxième édition en 4 volumes.
  3. 1989 : Dark Knight 3. La traque (Édition Zenda, dessins et scénario : Frank Miller, encrage : Klaus Janson, traduction de Doug Headline) Deuxième édition en 4 volumes.
  4. 1989 : Dark Knight 4. La chute (Édition Zenda, dessins et scénario : Frank Miller, encrage : Klaus Janson, traduction de Doug Headline) Deuxième édition en 4 volumes.

The Dark Knight Returns : édition Delcourt

The Dark Knight Returns : édition Panini

The Dark Knight Returns : édition Urban Comics

  • 2012 : dans la Collection DC Essentiels : avec le DVD du film d'animation
  • 2013 : dans la Collection DC Essentiels : réédition sans le DVD
  • 2014 : dans la Collection DC Essentiels : édition noir et blanc pour les 75 ans du Dark Knight
  • 2016 : dans la Collection Urban Premium

The Dark Knight Returns : édition Eaglemoss

  • 2015 : dans la Collection : DC Comics - Le Meilleur des Super-Héros

Adaptation vidéo[modifier | modifier le code]

Un film d'animation en deux parties, réalisé par Jay Oliva (2012 pour la première et 2013 pour la seconde) reprend toute l'histoire.

Adaptation cinématographique[modifier | modifier le code]

Batman : The Dark Knight et The Dark Knight Rises sont fortement inspiré par l’œuvre de Frank Miller et Alan Moore. Dans The Dark Knight Rises, Batman est affaibli, boiteux, vieux et battu par son ennemi Bane.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bain 2010, p. 138.
  2. (en) Kimberly Ann Owczarski, "Batman", Time Warner, and Franchise Filmmaking in the Conglomerate Era, ProQuest, , 447 p. (ISBN 9780549764090, lire en ligne), p. 13

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]