L'Arlésienne (Daudet)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir L'Arlésienne.

L'Arlésienne est une nouvelle d'Alphonse Daudet, extraite des Lettres de mon moulin rassemblées et éditées en 1869.

Daudet en tire trois ans plus tard une pièce de théâtre homonyme en trois actes pour laquelle Georges Bizet compose une musique de scène. Créée au théâtre du Vaudeville le , c'est un échec alors que la Suite pour orchestre que Bizet tire de sa musique devient un succès.

En 1879, Ernest Guiraud arrange une deuxième Suite pour orchestre à partir des thèmes de Bizet, mort en 1875.

Daudet s'inspire du suicide d'un neveu de Frédéric Mistral, le 7 juillet 1862. À la suite d'une déception amoureuse, le jeune homme se jette d'une fenêtre du domaine familial du mas du Juge sur une table de pierre. Mistral a confié cette histoire tragique à son ami Daudet qui l'a alors transposée dans sa nouvelle mais le fait d'avoir mis sur la place publique ce drame personnel ternira leur amitié[1].

La nouvelle[modifier | modifier le code]

Résumé[modifier | modifier le code]

Jan, garçon de la campagne, est fou amoureux d'une jeune fille de la ville d'Arles, rencontrée aux arènes. Ses parents consentent finalement à ce mariage. Un jour un homme vient parler au père de Jan et prétend qu'il a été l'amant de cette Arlésienne. Il lui montre des lettres qui attestent ses dires. Le lendemain, le père raconte toute l'affaire à son fils, qui renonce au mariage mais ne peut oublier l'Arlésienne. Comme ses parents se montrent inquiets à son sujet, il décide de donner le change en paraissant gai. Toutefois, rongé par le chagrin, il finit quand même par se suicider.

La pièce[modifier | modifier le code]

Résumé[modifier | modifier le code]

Le jeune homme ne s'appelle plus Jan mais Frédéri, et il ne vit plus avec ses deux parents, mais avec sa mère et son grand-père. Son petit frère, qui s'appelle Jeannet, est l'innocent du village. Frédéri est sur le point d'épouser une jeune arlésienne mais un gardian, nommé Mitifio, survient à quelques jours de la demande en mariage annonçant qu'il est l'amant de la jeune femme, et produisant des lettres d'amour qu'elle lui a adressé. Frédéri devient fou désespéré. Sa mère, Rose, veut faire en sorte qu'il oublie son arlésienne en lui faisant épouser Vivette, une jeune fille très jolie qu'il connait depuis l'enfance, mais Mitifio revient au domaine chercher les lettres qu'il avait confiées au grand-père, Francet, et les deux hommes finissent par se bâttre. En proie à des cauchemars, Frédéri se suicide en se jettant du haut du pigeonnier du domaine.

Dans cette pièce on voit la progression de l'innocent, qui n'est pas si bête qu'il y paraît et qui finit par s'éveiller ...

Musique de scène[modifier | modifier le code]

Article détaillé : L'Arlésienne (Bizet).

À l'origine de l'expression « l'Arlésienne »[modifier | modifier le code]

La pièce est à l'origine de l'expression « l'Arlésienne » pour désigner une personne ou une chose dont on parle tout le temps, mais qui n'apparaît jamais. En effet, bien que le personnage de l'Arlésienne soit au centre de l'intrigue, elle n'apparaît jamais sur scène.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Lafont, Mistral ou L'illusion, Plon, , p. 64

Voir également[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :