Alain Fontanel

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Alain Fontanel
Alain Fontanel par Claude Truong-Ngoc avril 2015.jpg
Alain Fontanel en 2015.
Fonctions
Conseiller de l'Eurométropole de Strasbourg (d)
depuis le
Président
Compagnie des transports strasbourgeois
depuis
Conseiller régional d'Alsace
-
Conseiller municipal de Strasbourg (d)
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Marie Fontanel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Partis politiques

Alain Fontanel, né le 2 janvier 1969 au Mesnil-Saint-Denis, est un haut fonctionnaire et homme politique français.

Cadre du Parti socialiste puis de La République en marche, dont il est membre du bureau exécutif depuis 2018, il est adjoint au maire de Strasbourg depuis 2008, vice-président de l'Eurométropole de Strasbourg, président de la Compagnie des transports strasbourgeois depuis 2014, et conseiller régional d'Alsace de 2010 à 2015. Il est candidat aux élections municipales de 2020 à Strasbourg.

Jeunesse, parcours professionnel et famille[modifier | modifier le code]

Né le [1] au Mesnil-Saint-Denis[2], il passe sa jeunesse à Strasbourg[3].

Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (promotion 1990)[4], titulaire d'un DEA en économie et finance internationales, et ancien élève de l'École nationale d'administration (promotion République) : il devient conseiller référendaire à la Cour des comptes[2],[5],[6].

De 1995 à 2003, il réside au Vietnam « dans le cadre d’un programme français de transition de l’économie de ce pays à l’économie de marché »[6].

Il est l'époux de Marie Fontanel, ancienne directrice régionale déléguée de l'Agence régionale de santé du Grand Est, conseillère d'Emmanuel Macron au palais de l'Élysée pour les questions de santé, de protection sociale, lutte contre les inégalités, dépendance et handicap, après avoir participé à sa campagne présidentielle et l'avoir côtoyé à l'ENA[7],[8]. Le couple a trois enfants[8].

Cadre du PS puis de LREM[modifier | modifier le code]

Il adhère au Parti socialiste (PS) en 1986[6].

En 2008, il devient le secrétaire national du PS à l'animation des fédérations[5]. De 2011 à 2012, il est directeur de la tutelle de la fédération héraultaise du parti : Midi libre indique que sa mission consiste à « remettre de l’ordre dans une fédération divisée et tiraillée par deux camps antagonistes et l’éviction définitive de Robert Navarro, ancien premier fédéral » qui « fait l’objet d’une plainte pour « enrichissement personnel », du temps où il dirigeait la fédération ». Il s'agit alors d'une première au PS[9],[10]. De 2012 à 2014, il exerce une mission similaire dans la fédération du Pas-de-Calais[11],[12]. Le Figaro indique en 2013 qu'il « a remis de l'ordre dans les fédérations de l'Hérault et du Pas-de-Calais »[3].

Il est également conseiller politique d'Harlem Désir lorsque celui est Premier secrétaire du PS[3].

Cinq jours avant le premier tour de l'élection présidentielle de 2017, il apporte son soutien à Emmanuel Macron[13]. Huit jours avant le premier tour des législatives qui suivent, il adhère à La République en marche (LREM) et quitte le PS[13].

En janvier 2018, il intègre le bureau exécutif de LREM en tant que délégué au « mieux-vivre »[13].

Adjoint au maire de Strasbourg et conseiller régional d'Alsace[modifier | modifier le code]

Il rencontre Roland Ries en 2007[6]. Lors des élections municipales de 2008, il est élu en figurant « au fin fond de la liste » de ce dernier[5]. Il est désigné 4e adjoint au maire, chargé des finances[5],[13]. L'Express indique en 2009 qu'il « s'est imposé sur tous les fronts » et « commet un sans-faute. L'audit des finances municipales et communautaires qu'il a présenté au début du mandat a été jugé précis et honnête »[5].

Pressenti comme tête de liste PS aux élections régionales de 2010, il laisse finalement la place à Jacques Bigot[5]. Il est conseiller régional d'Alsace de 2010 à 2015[2]. En 2014, il plaide pour la fusion de l'Alsace et de la Lorraine[2].

Au sein du conseil municipal de Strasbourg, il apparaît comme le rival de Robert Herrmann, 1er adjoint et conseiller général : en 2013, Le Figaro indique que Roland Ries « aurait fait volontiers [de lui] son successeur, s'il avait eu la certitude qu'il soit en mesure de l'emporter »[3]. Réélu aux élections municipales de 2014, il devient 1er adjoint chargé de la culture et du patrimoine[14]. Il a en charge le marché de Noël et se trouve sur place au moment de l'attentat de décembre 2018[8]. Fervent supporter du Racing Club de Strasbourg Alsace, il s'implique personnellement pour convaincre Marc Keller de prendre la tête du club et le ramener en Ligue 1[8].

Il est également vice-président de l'Eurométropole de Strasbourg et président de la Compagnie des transports strasbourgeois[2],[15]. En 2016, il défend l'augmentation de 2,24 % des prix des tickets de tramway devant le mécontentement d'une partie des habitants de la ville, et la justifie par une « offre renforcée aux usagers » avec la complémentarité des réseaux urbains[16].

En octobre 2019, il se déclare candidat aux élections municipales de 2020 à Strasbourg[17]. La presse le présente comme le « grand favori » du scrutin[18],[19] et le « dauphin naturel » du maire sortant, Roland Ries[8]. 20 minutes souligne alors que « le discours d’Alain Fontanel, jeune quinquagénaire, colle parfaitement à celui des élus passés en Macronie », et qu'il « s’inspire d’ailleurs volontiers de la communication du président de la République, en soignant son image sur les réseaux sociaux, notamment »[8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.strasbourg.eu/documents/976405/1066275/declaration-interets_+Alain-FONTANEL.pdf/bda7f208-fe0c-9691-5b31-96ca722a4172.
  2. a b c d et e « Alain Fontanel Premier adjoint au maire de Strasbourg, conseiller régional d'Alsace - « La fusion, une chance pour la France et l'Alsace sous certaines conditions » », sur lesechos.fr, (consulté le 25 octobre 2018).
  3. a b c et d Yolande Baldeweck, « Municipales : à Strasbourg, le maire PS repart au combat sur fond de conflit interne », sur lefigaro.fr, (consulté le 25 octobre 2018).
  4. https://www.sciences-po.asso.fr/profil/alain.fontanel90.
  5. a b c d e et f « Alain Fontanel, la figure montante », sur lexpress.fr, (consulté le 25 octobre 2018).
  6. a b c et d Denis Lefebvre, « L’élu de la semaine ; Alain Fontanel », sur Maison des élus.fr, (consulté le 25 octobre 2018).
  7. Joël Barcy, « L'Alsace s'empare de l'Elysée », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 25 octobre 2018).
  8. a b c d e et f Nils Wilcke, « Municipales 2020 à Strasbourg : Alain Fontanel, candidat LREM, peut-il devenir le Macron alsacien ? », sur 20minutes.fr, (consulté le 23 octobre 2019).
  9. Yannick Povillon, « Alain Fontanel prend les rênes du parti socialiste héraultais », sur midilibre.fr, (consulté le 8 novembre 2018).
  10. Antoine Guiral, « Municipales : le PS en friche à Montpellier », sur liberation.fr, (consulté le 8 novembre 2018).
  11. « La direction de la fédération PS du Pas-de-Calais sous tutelle », sur lavoixdunord.fr, (consulté le 8 novembre 2018).
  12. « Le PS va lever sa tutelle sur les fédérations des Bouches-du-Rhône et du Pas-de-Calais », sur bfmtv.com, (consulté le 8 novembre 2018).
  13. a b c et d « Alain Fontanel rejoint l'équipe de Christophe Castaner à la tête du mouvement La République en Marche », sur lalsace.fr, (consulté le 25 octobre 2018).
  14. Hervé Lévy, « Objectif culture », sur Poly.fr, (consulté le 25 octobre 2018)
  15. https://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2014/09/23/les-explications-d-alain-fontanel-president-de-la-cts
  16. « Augmentation des tarifs à la CTS, de la friture sur la ligne », sur www.20minutes.fr (consulté le 28 juillet 2019)
  17. https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/strasbourg-0/strasbourg-alain-fontanel-annonce-sa-candidature-aux-municipales-2020-1736669.html
  18. Noémie Rousseau, « Municipales à Strasbourg : tentatives partout, entente nulle part », sur liberation.fr, (consulté le 23 octobre 2019).
  19. Alexandre Lemarié, « Elections municipales 2020 : dans les grandes villes, La République en marche avance à petits pas », sur lemonde.fr, (consulté le 23 octobre 2019).

Liens externes[modifier | modifier le code]