Robert Herrmann

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Robert Herrmann
Illustration.
Robert Herrmann en janvier 2015
Fonctions
Président de l'Eurométropole de Strasbourg[1]
En fonction depuis le
(5 ans, 8 mois et 27 jours)
Réélection
Prédécesseur Jacques Bigot
Adjoint au Maire de Strasbourg
En fonction depuis le
(11 ans, 9 mois et 16 jours)
Élection 16 mars 2008
Réélection 30 mars 2014
Maire Roland Ries
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Strasbourg (Bas-Rhin)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste

Robert Herrmann, né le à Strasbourg (Bas-Rhin), est un homme politique français. Membre du Parti socialiste, il a commencé sa carrière dans le privé, il est élu depuis 1989. Il est actuellement président de Eurométropole de Strasbourg, il a été réélu président de en janvier 2017[2] après la fusion de l'Eurométropole de Strasbourg avec la communauté de communes les Châteaux. Il est également adjoint au maire de Strasbourg chargé de la sécurité et adjoint de quartier "Centre-République".

Le 1er janvier 2017, il est promu[3] au grade de chevalier de la Légion d'honneur, il choisit de se faire remettre celle-ci par le préfet Stéphane Fratacci[4], préfet de la région Grand Est, préfet de la zone de défense et de sécurité Est, préfet du Bas-Rhin.

En mars 2017[5],[6] Emmanuelle Cosse, Ministre du Logement et de l'Habitat durable a nommé Robert Herrmann président du Plan Urbanisme Construction Architecture - Puca et président de la Plateforme de recherche et d'expérimentation sur l'énergie dans le bâtiment - Prebat.

Le 15 mars 2017, il a été élu à l’unanimité vice-président au Bureau et au Conseil d’orientation de la Mission Opérationnelle Transfrontalière (MOT) lors de son assemblée générale à Belval[7].

Il est également président de l'Agence de développement et d'urbanisme de l'agglomération strasbourgeoise - ADEUS.

Le 18 juin 2019, il annonce son retrait de la vie politique après les élections municipales de 2020

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Élu en 1989 au sein de l’exécutif de la ville de Strasbourg, il est adjoint au maire chargé des sports durant les deux mandats de Catherine Trautmann, entre 1989 à 2001. Il est également, de 1989 à 1995, conseiller communautaire délégué aux sports puis, de 1995 à 2001, vice-président de la communauté urbaine de Strasbourg chargé des sports.

En 2001, il est élu conseiller général du canton de Strasbourg-1. Il est réélu en 2008[8]. Le 02 janvier 2015 il annonce qu'il ne se représentera pas aux élections départementales de mars 2015[9] pour se consacrer à la présidence de l'Eurométropole de Strasbourg. Le binôme composé par Mathieu Cahn (PS) et Suzanne Kempf (PS) le remplace dans le nouveau Conseil Départemental du Bas-Rhin.[10]

Au conseil municipal de Strasbourg, il siège de 2001 à 2008, dans l'opposition après la victoire de la droite (RPR-UDF, puis UMP) aux municipales.

En 2008, il est élu sur la liste de Roland Ries et devient premier adjoint[11] chargé de la coordination de la municipalité et de la démocratie locale[12]. À la communauté urbaine, il est vice-président délégué à la gestion du personnel et chargé de la coordination des politiques communautaires sur les espaces publics. Dans le cadre de ses fonctions, il coordonne pour Strasbourg et sa communauté urbaine le sommet franco-allemand de l’OTAN en avril 2009[13]. Il pilote également l’événement « Strasbourg, capitale de Noël »[14] et le Christkindelsmärik[15] qui attire chaque année près de 2 millions de visiteurs.

Il devient à la même époque président de l’Agence de développement et d'urbanisme de l'agglomération strasbourgeoise (ADEUS) et membre de l’Eurodistrict franco-allemand Strasbourg-Ortenau. En tant que président, il impulse la reconfiguration des missions de l’ADEUS dans une perspective de construction d’une métropole transfrontalière durable intégrant les besoins à venir en particulier en termes de déplacements[16]. Il est également membre et trésorier de la fédération nationale des agences d’urbanisme[17].

En raison de son expérience et de son action à Strasbourg, il est nommé président de la commission démocratie locale de l’association des maires des grandes villes de France[18]. Sur le même sujet, dans le cadre d’un travail d’échanges et de réflexion conjointe avec plusieurs collectivités au niveau international, Robert Herrmann rencontre les maires de Gérone, Malaga, Saint-Sébastien, Québec et Montréal[19].

En 2013, alors que ses relations avec Roland Ries paraissent de plus en plus tendues, Robert Hermann semble décidé à présenter sa candidature pour devenir maire de Strasbourg[20] et publie un « livre programme » où il s'oppose entre autres à l'objectif de Roland Ries de réduire considérablement la place des déplacements en voiture[21]. Il renonce finalement contre la promesse d'être soutenu par le maire sortant pour présider la communauté urbaine en cas de victoire aux élections[22]. En avril 2014, à l'issue des élections municipales à Strasbourg, gagné par la liste conduite par Roland Ries, et dans le reste de l'agglomération, un duel serré est d'abord envisagé entre Robert Herrmann et Yves Bur[23] (Maire LR de Lingolsheim) mais un accord est finalement trouvé pour une gouvernance partagé et Robert Hermann est élu le 11 avril 2014[24].

Le 18 juin 2019, il annonce qu'il n'est pas candidat aux élections municipales de 2020 et qu'il se retire de la vie politique à la fin de son mandat comme président de l'Eurométropole de Strasbourg[25].

Action politique et gouvernance[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de son mandat de président de la CUS, Robert Herrmann doit gérer le passage de la communauté urbaine au statut d'Eurométropole le 1er janvier 2015, suivi de l’extension de cette dernière en janvier 2017 aux communes de l’ancienne Communauté de communes des Chateaux. Face à l'ampleur de cette tâche qu'il juge "enthousiasmante", il renonce à briguer en parallèle un nouveau mandat de conseiller général du canton de Strasbourg-1 aux élections départementales de Mars 2015[26]. L’extension de l’Eurométropole de Strasbourg en janvier 2017 provoque un renouvellement de l’exécutif communautaire. Grâce à la confiance acquise auprès des maires des communes et des élus strasbourgeois, il est largement réélu à la présidence de l’Eurométropole[27].

Partisan d'une transformation profonde de l'organisation des mobilités au sein de l'Eurométropole afin de diminuer la pollution de l'air et de fluidifié la circulation, il s'engage dans le soutien au projet autoroutier du GCO (Grand Contournement Ouest de Strasbourg) contesté dans certaines localités du Kochersberg et dans les rangs des écologistes, et engage la collectivité dans un Grenelle des Mobilités ambitieux. Ce projet politique majeur doit permettre à terme de créer un parc urbain sur l'actuelle A35 coupant Strasbourg en deux, ainsi que de nouveaux modes de déplacements tels que le transports à la demande et le covoiturage rémunéré[28].

Face aux difficultés financières rencontrées par l’Eurométropole, il se montre aussi partisan de l’externalisation de plusieurs missions qui n’ont pas de rapport direct avec les usagers des services publics, que ce soit pour assurer des tâches de gardiennage et de nettoyage dans les écoles ou encore dans les piscines[29]. Cet effort budgétaire permet à l’Eurométropole de maintenir la stabilité fiscale et de conserver des marges d’investissement importantes pour financer des projets utiles au territoire. Ce faisant, il poursuit ainsi la politique d'économies qu'il avait commencée en 2013, lorsqu'il avait œuvré (au titre de vice-président de la CUS délégué à la gestion du personnel) à la suppression de plusieurs avantages pour les agents, accusés d'être absentéistes et de bénéficier de congés excessifs par la Chambre Régionale des Comptes[30].


Robert Herrmann s’inscrit donc dans une ligne réformiste et pragmatique, ouverte vers les autres formations politiques, telle qu’il l’a mise en œuvre à travers la gouvernance originale qu’il préside à l’Eurométropole. Sa gouvernance aura notamment permis à l’Eurométropole d’investir massivement dans les domaines de la recherche, de l’innovation et des nouvelles économies, permettant la création de plus de 10 000 emplois nets en trois ans et des chiffres records dans la création d’entreprises[31], ainsi que dans la mise en œuvre d’un nouveau plan climat permettant de lutter contre le réchauffement climatique. Un bilan politique récemment salué par le magazine hebdomadaire Le Point, qui plaçait en juin 2019 l’Eurométropole de Strasbourg comme la métropole la plus attractive de France [32].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communauté urbaine de Strasbourg jusqu'au .
  2. « Strasbourg : Robert Herrmann réélu président de l'Eurométropole - France 3 Grand Est », France 3 Grand Est,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2017)
  3. « Légion d’honneur : la promotion du Nouvel An 2017 dans la construction - Événement », Le Moniteur,‎ (lire en ligne, consulté le 20 avril 2017)
  4. « La Légion d’honneur à Robert Herrmann », DNA,‎ (lire en ligne, consulté le 20 avril 2017)
  5. « Emmanuelle Cosse nomme Robert Herrmann président du Plan Urbanisme Construction et Architecture (PUCA) - Ministère du Logement et de l'Habitat durable », sur www.logement.gouv.fr (consulté le 19 avril 2017)
  6. « Robert Herrmann, nouveau président du Puca », sur www.caissedesdepotsdesterritoires.fr, (consulté le 19 avril 2017)
  7. « espaces-transfrontaliers.org: Actualités », sur www.espaces-transfrontaliers.org (consulté le 20 avril 2017)
  8. DNA, « Election cantonale 2d tour en Alsace - Bas-Rhin - Strasbourg 1 », sur Dernières Nouvelles d'Alsace,
  9. « Départementales : Robert Herrmann lâche le conseil général du Bas-Rhin », Rue89 Strasbourg,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2017)
  10. « [Direct] Départementales 2015 : les résultats à Strasbourg », DNA,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2017)
  11. Christian Bach, « L’élection de Roland Ries et de ses 19 adjoints », sur Dernières Nouvelles d'Alsace,
  12. Alsace20, « Démocratie Participative : Robert Herrmann sous le gril », sur Alsace20,
  13. Véronique Leblanc, « Villes au bord de la crise de nerfs », sur La Libre Belgique,
  14. Guillaume Erner, « Emission Radio service public, Alsacitude sur le marché de Noël », sur France Inter,
  15. Jean-Luc Ferré, « La bonne affaire des marchés de Noël », sur La Croix,
  16. D. Bonnet, « Contournement de Strasbourg : résoudre le problème des bouchons en prenant en compte l’urbanisme », sur La Gazette des communes,
  17. Christian Robischont, « Dossier Dynamiques transfrontalières », sur Fédération nationale des agences d'urbanisme,
  18. AMGVF, « Commission Démocratie Locale de l'AMGVF », sur Association des maires de grandes villes de France,
  19. Laurent Miguet, « Des méthodes pour donner envie de ville », sur Le Moniteur des travaux publics et du bâtiment,
  20. Antoine Spohr, « Robert Herrmann sera-t-il candidat contre le maire de Strasbourg? », sur Mediapart,
  21. Olivier Claudon, « Robert Herrmann rêve de Strasbourg », sur Dernières Nouvelles d'Alsace,
  22. Nicolas Barriquand et Olivier Mirguet, « Municipales à Strasbourg : le quitte ou double de Roland Ries », sur L'Express,
  23. Kai Littmann, « Yves Bur contre Robert Herrmann – la lutte pour la présidence de la CUS », sur eurojournalist.eu,
  24. DNA avec AFP, « Robert Hermann élu président de la CUS », sur Dernières Nouvelles d'Alsace,
  25. « Strasbourg : Robert Herrmann, le président de l'Eurométropole, ne sera pas candidat aux municipales 2020 », sur France 3 Grand Est (consulté le 18 juin 2019)
  26. « Robert Herrmann ne sera pas candidat », sur France 3 régions,
  27. « Robert Herrmann réélu président de l'Eurométropole », sur 20minutes.fr,
  28. « Mobilités : les 5 dossiers de l'Eurométropole portés sur 5 ans par Robert HErrmann », sur dna.fr,
  29. « Robert Herrmann veut le GCO, et pas plus de fonctionnaires », sur rue89strasbourg,
  30. « La CUS taille dans le vif », sur dna.fr,
  31. « 4 900 créations d’entreprises dans l’Eurométropole de Strasbourg en 2017 : un record », sur INSEE,
  32. « les 70 villes les plus attractives de France », sur le Point,

Publications[modifier | modifier le code]

  • Strasbourg en tête : Stratégies à partager, éditions Hermann, Paris, septembre 2013, 210 p. (ISBN 978-2-7056-8721-2).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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