Fort Boyard (monument)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le monument. Pour le jeu télévisé, voir Fort Boyard (jeu télévisé). Pour les autres significations, voir Fort Boyard.
Fort Boyard
Image illustrative de l'article Fort Boyard (monument)
Le fort Boyard en 2015.
Nom local « Fort de l'inutile[1],[2],[3] »
Type Fort en mer
Architecte Génie militaire français
Début construction 1804
Fin construction 1857
Propriétaire initial Armée française
Destination initiale Place forte
Prison
Propriétaire actuel Conseil départemental de la Charente-Maritime
Destination actuelle Lieu de tournage du jeu télévisé Fort Boyard
Protection  Inscrit MH (1950)
Coordonnées 45° 59′ 59″ nord, 1° 12′ 50″ ouest
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Commune Île-d'Aix

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

(Voir situation sur carte : Charente-Maritime)
Fort Boyard

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fort Boyard

Le fort Boyard (prononciation : /bwajaʁ/ Prononciation du titre dans sa version originale Écouter — plus rarement : /bɔjaʁ/ Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une fortification située sur un haut fond formé d'un banc de sable à l'origine, appelé la « longe de Boyard » qui se découvre à marée basse et est situé dans le Pertuis d'Antioche entre l'île d'Aix au nord-est, l'île d'Oléron au sud-ouest, l'île Madame au sud-est et l'île de Ré au nord, appartenant à l'archipel charentais et rattachée au cadastre de la commune de l'Île-d'Aix[4], dans le département de la Charente-Maritime.

Si la construction d'un dispositif défensif sur la « longe de Boyard » est envisagée dès le XVIIe siècle, le projet n'est concrétisé que dans le courant du XIXe siècle. Édifié afin de protéger la rade, l'embouchure de la Charente, le port et surtout le grand arsenal de Rochefort des assauts de la marine anglaise, il est transformé en prison quelques années à peine après son achèvement. Surnommé « fort de l'inutile » par la population locale lors de sa longue période d'abandon[1],[2],[3], l'édifice est, dorénavant, essentiellement connu dans le monde entier pour le jeu télévisé du même nom, tourné sur place depuis 1990.

Le fort Boyard fait partie intégrante de l'Arsenal maritime de Rochefort qui s'étend tout au long de l'estuaire de la Charente. Il est la propriété du conseil départemental de la Charente-Maritime depuis 1989[5].

Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [6].

Présentation[modifier | modifier le code]

Banjaert Hollandis entre l'île d'Aix et l'île d'Oléron[7].

Le fort est construit sur un banc de sable nommé « longe de Boyard » qui a donné son nom au fort[5]. Dans un premier temps, la désignation sur des cartes hollandaises du XVIIe siècle de ce banc de sable sous l'appellation Banjaert Hollandis a laissé penser à une origine néerlandaise de ce nom[8]. Ce terme, prononcé banyard, aurait pu se transformer pour devenir le Boyard connu aujourd'hui[9]. Cette origine a été réfutée par des études ultérieures qui ont conclu[10] que l'emprunt s'est certainement fait dans l'autre sens et que l'appellation originale viendrait du nom commun boyart qui désigne une partie de charpente dans une écluse de salines[11]. La saunerie étant une activité historiquement installée sur l'île d'Oléron proche viendrait expliquer cette étymologie.

De forme oblongue, le fort mesure 68 mètres de long dans l'axe sur 31 mètres de large[12], pour une superficie au sol de 2 065 m2 et totale de 2 689 m2. La cour intérieure mesure 43 m de long dans l'axe, 12 m de large et sa surface est de 565 m2. Les murs d'enceinte culminent à 20 mètres depuis les fondations. Il est visible depuis Fouras, depuis l'île d'Oléron, depuis le pont qui relie le sud de l'île au continent, depuis le phare de Chassiron par beau temps, à l'extrême nord de l'île ainsi que d'une bonne partie de la côte est de celle-ci, notamment depuis Boyardville, mais aussi depuis la ville de La Rochelle et bien sûr de la côte ouest de l'île d'Aix, où de nombreux touristes viennent en été voir le fort de plus près.

De 1995 à 2002, dans le cadre d'animations organisées par des groupements de communes et le conseil général, appelé les « Sites en Scènes », un feu d'artifice y était tiré à la nuit tombante depuis son couronnement supérieur, le 14 juillet, visible depuis toutes les plages des alentours. Ce feu d'artifice contenait des milliers de fusées et durait, en moyenne, une trentaine de minutes avec, en simultané, la 1re version (1989) du générique de l'émission (composé par Paul Koulak), diffusée en boucle sur une radio locale.

L’histoire[modifier | modifier le code]

Premier projet[modifier | modifier le code]

Photo satellite de la NASA centrée sur le fort.

Le fort est construit afin de protéger l'arsenal de Rochefort[5], l'un des plus prestigieux de l'empire. La raison exacte de la construction de ce fort, en sus des batteries de canons disponibles sur les côtes des différentes îles, est que la portée des canons de l'époque (1 500 m environ) était trop faible au regard des 6 km séparant Aix et Oléron, et qu'il restait donc une zone hors d'atteinte entre les deux îles[13].

Dès la fin de construction de l'arsenal (1666), la nécessité d'une protection est évoquée : on envisage la longe de Boyard comme base pour la construction mais, après les différents relevés, Vauban dit à Louis XIV, en ironisant : « Sire, il serait plus facile de saisir la Lune avec les dents que de tenter en cet endroit pareille besogne[14]. »

Ce premier projet en restera donc là.

Résurgence du projet et premiers travaux des assises du fort (1801-1809)[modifier | modifier le code]

La face sud en partie et la tour de vigie.

Il faut ensuite attendre le tout début du XIXe siècle pour que la question redevienne d'actualité.

En 1801, profitant d'une courte trêve dans la guerre qui oppose la France à l'Angleterre depuis 9 ans déjà, Bonaparte, 1er consul, approuve un nouveau projet qui ambitionne l'édification d'un fort de 80 mètres sur 40.

Les travaux commencent dès 1803, avec la construction d'un camp de base sur l'île d'Oléron : le futur village de Boyardville.

Quant aux travaux en mer à proprement parler, ils sont entamés en 1804 : le 11 mai, on pose un premier bloc de rocher de 7 m3 surmonté d'une balise en fer et entouré de blocs rocheux pour l'assise des fondations, prélevés à l'explosif sur l'île d'Aix, à la pointe de Coudepont, côté nord, et transportés sur le chantier par gabarres. Les travaux se poursuivent dans les mois qui suivent, mais sont alors ralentis par les moyens trop modestes mis à leur disposition : les navires manquent et ils sont si lourdement chargés que l'un coule lors d'un transport, avec 6 hommes à bord. Quant à la protection du chantier, elle n'est assurée que par un seul navire de guerre, le brick « Polaski », ce qui impose de tout arrêter en septembre, lorsqu'une escadre anglaise pointe le nez. L'hiver venu, malgré cela, près de 11 000 m3 de roches sont déversés sur le site.

Les moyens sont renforcés l'année suivante et à la fin de celle-ci, 26 000 m3 de roches sont déjà en place. On construit un premier mur afin d'en tester la résistance aux vagues ; mais le test se révèle négatif, les tempêtes de l'hiver renversent tout.

Encore 16 000 m3 de roches en 1806, la plate-forme est désormais visible à marée basse et on construit une première assise avec des blocs de 3 m3, emportés par les tempêtes de l'hiver suivant.

La logistique est renforcée une nouvelle fois, en 1807 : on est alors à 27 navires (186 membres d'équipage) et, au moins, 600 ouvriers. Pour l'assise dont la construction est recommencée, on emploie cette fois des blocs de 10 m3, des joints à la chaux et de « forts crampons de fer » sur le pourtour. Mais, la masse de rochers est alors si lourde (60 000 m3) qu'elle s'enfonce de plus d'un mètre sous son propre poids, augmentant ainsi le volume total d'enrochement nécessaire. Et, de nouveau, les tempêtes de l'hiver infligent des dégâts à l'assise. En plus, les salaires n'arrivant plus (les coûts estimés sont largement dépassés et les crédits suspendus), les ouvriers se mutinent.

Napoléon, sur place en , révise le projet à la baisse - le projet est réduit à une dimension de 40 mètres par 20 - et les travaux reprennent en 1809. Le 1er avril, une frégate anglaise qui mitraille les ouvriers s'aperçoit que le fort n'est pas défendu. S'ensuit alors la désastreuse bataille des « brûlots », du 11 au 15, autour de l'île d'Aix, conduisant à la suspension des travaux sur la longe de Boyard [5].

Une nouvelle suspension (1809)[modifier | modifier le code]

Peinture de Louis-Philippe Crépin représentant les vaisseaux français aux prises avec les brûlots ennemis, le au soir.

La bataille de l'île d'Aix : début , une escadre de 11 vaisseaux de ligne français et 4 frégates est rassemblée en rade devant l'embouchure de la Charente, sous les ordres du vice-amiral Zacharie Allemand, en vue d'appareiller pour porter des renforts aux Antilles, malgré le blocus maintenu par les Anglais. Les navires français sont ancrés à l'embouchure de la Charente, à l'abri des forts de l'Île d'Aix et de Fouras et sont étroitement surveillés par une escadre anglaise sous les ordres de Lord Gambier, qui mouille un peu au nord, dans la rade des Basques. Le 11 avril au soir, profitant d'un vent et d'une marée favorables, les Anglais lancent vers les navires français une trentaine de brûlots. Certains viennent menacer dangereusement les vaisseaux français qui, précipitamment abandonnent leur mouillage et dans la pagaille se retrouvent drossés sur la côte par le vent et la marée montante ; quatre vaisseaux et une frégate s'échouent, tandis que les autres navires perdent l'avantage de la protection des forts de la rade. Le lendemain, à l'aube, les Anglais en profitent pour canonner à petite distance les navires français immobilisés ou y mettre le feu. L'escadre française perd 4 vaisseaux et une frégate. Ainsi sont ruinés les espoirs de renforts pour les colonies menacées aux Antilles. Et finalement, en , la construction du fort, pour fermer la rade, est durablement suspendue[5].

La construction du fort (1841 - 1857)[modifier | modifier le code]

La tour de vigie, point culminant de la forteresse, achevée en 1857.

Il faut attendre le règne de Louis-Philippe et le regain des tensions entre Français et Britanniques pour que le projet reprenne : en 1841, celui-ci est redéfini et de nouveaux crédits sont débloqués[15].

Depuis 1809, l'enrochement mis en place à l'époque s'est de nouveau enfoncé d'un mètre environ par rapport au niveau de la mer ; mais, par contre, le temps écoulé lui a permis de se stabiliser et le nouveau chantier peut donc être mené sur des bases saines.

Une nouvelle méthode est mise en œuvre pour la construction des assises : ce ne sont plus des rocs qui sont coulés mais des caissons de chaux, fabriquées sur le camp de base de l'Île d'Oléron et transportés par gabarres pour être mis en place à marée basse avec une grue à vapeur amenée sur le chantier. Les équipes se relaient jour et nuit pour accélérer le travail et rattraper le temps perdu. Finalement, en 1848, la construction du socle s'achève, s’élevant à deux mètres au-dessus du niveau de la mer à marée haute. La construction du fort à proprement parler commence alors en 1849, le génie prenant la relève des entreprises ayant construit l'assise, et prendra une dizaine d'années. Les pierres provenant des carrières de Crazannes sont transportées sur la Charente et acheminées jusqu'au chantier par bateau.

  • 1852 : la construction du rez-de-chaussée s'achève (cote niveau + 3,50 m) : citernes, magasins à poudre et à vivres, cuisines[5] ;
  • 1854 : fin de la construction du premier étage (cote niveau + 8,80 m) : logements d'officiers et employés, etc[5] ;
  • 1857 : la construction du fort s'achève avec le second étage (cote niveau + 13,90 m) : idem + commandant, officiers, infirmerie, et terrasse avec son couronnement (cote niveau + 19,00 m) et enfin la tour de vigie (+ 27,00 m) au-dessus des plus hautes eaux[5].

Les premiers canons sont mis en place en 1859.

Le havre d'abordage et l'éperon brise-lames (1859 - 1866)[modifier | modifier le code]

Modèle réduit du fort avec le havre d'abordage et l'éperon brise-lames, réalisé pour l'exposition universelle de 1867 et visible dorénavant au musée de la Marine à Rochefort.
La seconde entrée du fort, en contrebas de la vigie, utilisée à l'époque en présence du havre d'abordage.

Un problème majeur est sous-estimé par l'armée : en effet, en raison du peu de fond autour du fort, l'accès par le grand escalier de granit est quasiment impossible à marée basse ou lorsque la mer est agitée. Et, lors de tempêtes, les embruns des vagues montant jusqu'au sommet du fort, inondent la cour intérieure et les coups de boutoir font trembler l'édifice. Il est même arrivé que le fort ne puisse être ravitaillé pendant plusieurs mois et qu'un canon soit délogé de son affût.

Deux jetées provisoires s'ouvrant à 30 degrés sont construites dès 1850 au sud pour les besoins du chantier. De conception légère, elles sont reconstruites en 1852 après avoir été emportées par les tempêtes.

Pour remédier à la situation, la construction d'un havre d'abordage (dit barachois), au sud-est sous la tour de vigie, et d'un brise-lames ouvert sur l'arrière, au nord-ouest, empêchant les vagues de frapper directement la paroi du fort, est décidée en 1859.

Dans un premier temps, il est prévu, pour ce havre, deux jetées de 22 m de long et de 4 m de large et, pour le brise-lames, une muraille en forme de chevron, située à 20 m du fort, constituée de blocs de 20 et 26 m3. La construction du havre est partiellement réalisée, tandis que celle du brise-lames se heurte à des problèmes importants, semble-t-il en raison du dispositif de manutention (engin muni de flotteurs et de palans) mis en œuvre pour sa réalisation.

Le projet est alors ré-étudié en 1864 : le brise-lames est remplacé par un simple éperon rocheux, triangulaire et accolé à une extrémité du fort, tandis qu'une digue abritant le havre d'abordage s'ajoute aux jetées qui sont prolongées de 8 m. Un nouveau dispositif de manutention des blocs est utilisé pour le chantier qui, cette fois-ci, est mené à bien.

Cela marque le terme de la construction du fort dans son ensemble ; le procès-verbal annonçant la fin de la totalité des travaux est signé le .

Premières utilisations[modifier | modifier le code]

Maquette représentant le fort Boyard lors de son utilisation militaire à la fin du XIXe siècle.

Le fort peut alors accueillir deux-cent-cinquante hommes durant deux mois sans contact avec le continent. Mais, entre les premiers projets et l'achèvement de la construction, la portée des canons a augmenté et l'utilité du fort s'en trouve limitée. Il reste tout de même une construction importante sur la mer, au même titre que certains phares. Son utilisation militaire n'est jamais celle qu'elle aurait dû être. Il devient alors la cible des pillards et plus personne ne sait quoi en faire. Il sert de prison pour des soldats prussiens de la Guerre franco-prussienne de 1870, puis pour les prisonniers politiques de la Commune, parmi lesquels Henri Rochefort et Paschal Grousset[5].

Quelque temps plus tard, du fait de son inutilité, un projet voit le jour qui propose de raser le fort entièrement, ne laissant que la base en granite, pour installer deux grandes tourelles automatiques, se levant et s'abaissant sur elles-mêmes ; cependant, ce n'est pas mis en exécution à cause des opposants à celui-ci[16].

Finalement, en 1913, l'armée s'en sépare et les canons sont revendus à des ferrailleurs. Durant la Seconde Guerre mondiale, il sert de cible d'entraînement aux Allemands.

Depuis le , le fort Boyard est inscrit au titre des Monuments historiques par le Ministère de la Culture. De ce fait, l'accord de l'architecte des bâtiments de France est désormais nécessaire avant toute modification de l'état des lieux.

Observatoire marégraphique[modifier | modifier le code]

Vue générale du fort côté sud-est.

Un premier observatoire marégraphique est installé par les ingénieurs hydrographes en 1859 au Fort Enet, à l'extrémité nord de l'estuaire de la Charente (extrémité du rocher d'Énet à la Pointe de la Fumée). Des problèmes d'envasement régulier de son puits de tranquillisation poussent l'ingénieur hydrographe Jean Jacques Anatole Bouquet de La Grye à rechercher un autre emplacement pour réaliser les mesures du niveau de la mer dans le pertuis d'Antioche. En 1869, des travaux sont réalisées sur la jetée nord du barachois et, en 1873, le marégraphe est transféré du fort Enet au fort Boyard. Le 11 août de la même année, les premières observations du niveau de la mer sont réalisées. Il fonctionnera jusqu'en 1919[17],[18].

Abandon, rachat et seconde vie[modifier | modifier le code]

Modèle réduit de la forteresse lors de sa période d'abandon, exposé à France Miniature.

À l'abandon pendant 80 ans, le fort Boyard est devenu le domaine des oiseaux de mer qui, avec le vent, y ont apporté une végétation qui dégrade sévèrement l'ouvrage en se développant.

En 1958, le fort se trouve à l'épicentre du tremblement de terre du 20 juillet qui fait des dégâts sur tout le littoral. Les fissures du fort n'ont pas bougé comparativement aux anciens relevés. Finalement, le ministère des Armées décide de son aliénation et il est remis aux Domaines le 4 octobre 1961.

Le , le fort est donc mis en vente aux enchères au prix de 7 500 francs. L'enchère est remportée pour 28 000 francs par André Aerts, chirurgien dentiste et restaurateur [19],[20] à Avoriaz, qui semble s'être acheté le fort comme on s'offre un tableau[21]. En effet, personne, à commencer par lui, ne sait vraiment ce qu'il compte en faire[21], l'acquéreur n'ayant pas les moyens de l'entretenir, encore moins de le restaurer.

Plus tard, attristé par les dégâts causés entre autres par les pillards, il ne revient plus dans le fort, se contentant d'en faire le tour en bateau quand il vient dans la région. Il revend ce fort en , pour 1,5 million de francs, à la société de production de jeux télévisés de Jacques Antoine qui le revend aussitôt au conseil général de la Charente-Maritime pour un franc symbolique. En échange, le département s’engage à effectuer les travaux de réhabilitation et assure l’exclusivité de l’exploitation du lieu à JAC (Jacques Antoine et Cie, troisième producteur de jeux télévisés de l'époque). Dès lors, le lieu devient le cadre d'une émission télévisée.

La renaissance depuis la fin des années 1980[modifier | modifier le code]

Le fort Boyard et la plate-forme auto élévatrice, côté sud-ouest.

Encore propriété privée de la société de production en 1988, le fort est partiellement nettoyé avec l'enlèvements et l'évacuations des pierres, gravats, boulets et graminées sauvages de la cour, la fermeture des soutes éventrées afin de faire l'objet de visites de producteurs de chaînes de télévision de tous pays, intéressés par l'idée du jeu. Ce n'est qu'en , après le changement de propriétaire, que la rénovation totale du fort commence. Une plate-forme auto élévatrice (toujours présente mais qui n'est jamais vue à l'écran) et une passerelle d'accès sont installées à vingt-cinq mètres du fort, sur la façade ouest, pour en permettre l’accès à partir d'un bateau affrété, "Le Baron Gourgaud" des Croisières Inter-îles, grâce à une grue à nacelle, l'accès étant devenu difficile, voire impossible, depuis la destruction du havre d’abordage du côté est, sous la tour de vigie. Cette plate-forme sert aussi à la logistique du Fort avec un groupe électrogène, des réserves d'eau potable et de matériels indispensables au tournage des émissions. Le fort est entièrement nettoyé, cinquante centimètres d'épaisseur de guano et 700 m3 de déchets divers sont évacués. Les ouvertures du fort, nettoyées, sont closes par des fenêtres, des portes et des volets. En automne, une plate-forme de déambulation, sorte de pont, est construite dans la cour, au niveau du premier étage, afin de desservir les cellules de l'étage. La construction des décors est arrêtée à cause de l'arrivée de tempêtes hivernales. Ce n'est qu'à partir du printemps 1990 que sont construits les derniers décors, comme la Salle du Trésor ou la vigie ; ceux-ci ne sont finis que peu de temps avant le tournage de la première émission.

En 1996, les plates-formes d’artillerie sont démontées et restaurées mais le fort, fragile, subit encore les dégâts de la mer. Après les tournages en 1998, le département décide d’entamer une nouvelle étape dans la restauration du monument : chaque pierre du couronnement et du sol de la terrasse est déposée puis réimplantée après avoir été brossée et nettoyée. L’hélicoptère employé pour les transports des matériaux et des matériels de travaux fait au total près de 6 000 rotations entre le fort et le dépôt de Boyardville durant l'hiver 1998/1999.

Cette restauration permet également un nettoyage complet des murs de façade avec contrôle du jointoiement des pierres, ainsi qu’une réparation d’un certain nombre de fissures. L’étanchéité de la terrasse est totalement refaite. L’emplacement de la pendule, non restaurée en 1989, est réparé en 1998 ; cette tranche de travaux dure de à . Durant l’hiver 2003-2004, la cour intérieure est refaite.

Les dernières restaurations majeures datent de 2005 : colmatage, par injections de coulis de mortier et béton spécial, des assises fissurées du côté sud, effectué au printemps, juste avant les tournages du jeu télévisé fin été 2005 ; réfection totale de tous les murs de la cour (piliers des arcades compris). Il s'agit, pour l'équipe de tailleurs de pierre engagée, de remplacer les blocs endommagés, en travaillant sur la terrasse du fort pour tailler les pierres à remplacer aux dimensions voulues, après avoir fait venir le matériau d'Oléron en hélicoptère, et de refaire les joints des murs.

Accès et logistique[modifier | modifier le code]

Le Sea Surfer, bateau utilisé depuis 2004 pour relier le fort.
La plate-forme auto élévatrice SEERS 3 utilisée pour l'accès maritime entre 1989 et 2015.
La plate-forme Banjaert, construite et mise en place en 2015.
L'hélisurface en bois, au nord-est de la terrasse du fort, utilisée pour l'accès aérien depuis 1991.

L'accès maritime au fort se fait par vedette rapide, affrétée pendant la saison des tournages du jeu télévisé ; le Bacman entre 1989 et 2003 puis le Sea Surfer à partir de 2004[24].

De début avril à fin juillet, le bateau transporte les équipes de nettoyage, les personnes s'occupant de mettre ou remettre en place les jeux, les décors, la régie et le reste du matériel en vue des tournages, les techniciens, le personnel de service, les animateurs, personnages et candidats ainsi que toute la logistique (eau, nourriture, évacuation des déchets, animaux, etc.), à partir de la Pointe de la Fumée à Fouras.

Ils sont alors hissés du bateau jusqu'à une plate-forme auto élévatrice, ancrée à une vingtaine de mètres de l'édifice, en dehors de l'enrochement, via un panier de transbordement maniée par une grue. Ils accèdent ensuite à la porte d'entrée de la forteresse grâce à une passerelle métallique reliant la plate-forme à l'édifice.

Ce moyen de débarquement et d'embarquement est permanent depuis 1989, le havre d'abordage et l'éperon brise-lames n'étant pas reconstruits faute de moyens[25] et l'escalier de pierre ne permettant pas à lui tout seul d'assurer l'accès par bateau à cause des vagues et du manque de fond[24],[26].

Achetée d'occasion au moment de la réhabilitation des lieux, la plate-forme SEERS 3[27],[28], fragilisée par les tempêtes hivernales[29] et la corrosion[30], et malgré des travaux effectués sur ses caissons de flottaisons notamment[24], dut être remplacée en par une plate-forme neuve, plus grande, baptisée Banjaert en hommage au nom d'origine du banc de sable[24],[31],[32].

En outre, en , le sabord du premier étage se trouvant au dessus de l'entrée principale a été agrandi, de la taille d'une porte, et muni d'un balcon métallique afin de servir d'accès secondaire et pouvoir ainsi continuer à relier la plate-forme au fort avec la passerelle, notamment en cas de forte houle[24],[33],[34].

Le fort est également accessible par les airs grâce à une hélisurface en bois construite en 1991 sur la partie nord-est de la terrasse, permettant à un hélicoptère de s'y poser[29]. Celle-ci doit, en 2017, être remplacée par une structure plus grande et décalée sur la couronne nord de la forteresse[29],[32],[35].

Apparitions[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

Un documentaire de 52 min, réalisé par Bernard Flament, qui officie sur le jeu télévisé qui a rendu l'édifice célèbre, intitulé Histoire d'un fort : l'aventure du Fort Boyard et retraçant la vie du vaisseau de pierre, est diffusé en 2008 sur France 2 et TV5[36],[37]. Le fort est également présent dans d'autres émissions documentaires ou journaux télévisés, concernant des sujets qui lui sont dédiés ou qui s’intéressent à la Charente-Maritime, comme dans Thalassa en 2007[38] ou dernièrement Cap Sud Ouest en 2016[39], toutes deux sur France 3.

Jeux télévisés[modifier | modifier le code]

La Chasse au trésor[modifier | modifier le code]
Fort Boyard vu depuis la grande plage de l'île d'Aix ; en fond, l'île d'Oléron.

Le fort Boyard a été utilisé à deux reprises dans La Chasse au trésor (devenue par la suite La Chasse aux trésors, au pluriel) : lors du pilote de l'émission puis lors d'une version diffusée sur Antenne 2[40],[41],[42].

Ainsi, dans le but de présenter et valoriser son idée de jeu, Jacques Antoine tourne, en 1980, le pilote de La Chasse au Trésor à La Rochelle[43]. Cette version originale ne comprend qu'un seul candidat ; aucun membre de la future équipe du jeu n'est présent, à l'exception d'un des cadreurs[44]. L'animateur de terrain, Marc Menant, doit se rendre dans le fort Boyard pour résoudre l'énigme ; l'hélicoptère n'étant pas présent, il doit vraisemblablement s'y rendre par bateau. L'émission ne plait pas, dans son ensemble, à la direction d'Antenne 2 ; Jacques Antoine doit améliorer le jeu en profondeur[42]. Cependant, le pilote est présenté aux candidats, lors des premiers tournages, afin qu'ils comprennent la mécanique du jeu[45],[46],[47].

Plus tard, La Chasse au trésor revient à fort Boyard dans une émission tournée le , tôt le matin (en raison de problèmes de marée), et diffusée le [41]. Le jeu est cette fois-ci animé par Philippe Gildas et Philippe de Dieuleveult. Afin de récupérer la tabatière de Napoléon et gagner 30 000 Francs (soit plus de 4 570 ), les candidats, aidés des deux animateurs et de documents sur le littoral charentais, doivent la localiser en déchiffrant l'énigme du jour, avant les 45 minutes imparties : « Je suis venu saluer l'Empereur une dernière fois sur le lieu de son embarquement. En souvenir, il m'a jeté une tabatière que j’ai enfouie, en passant, pendant mon retour, au pied d'un corps de pompe dans les soubassements d’un grand édifice en construction »[42].

Philippe de Dieuleveult explore les bâtisses aux environs de Fouras (les forts de la Rade et Liédot sur l'île d'Aix, et le fort Énet à la Pointe de la Fumée) avant de sauter de l'hélicoptère dans l'eau froide de l'Atlantique pour aller récupérer à l'intérieur du fort Boyard la tabatière de Napoléon, l'appareil ne pouvant se poser sur le bâtiment à cause du vent. Cette partie se révèle chaotique : une fois dans l'eau, le gilet de sauvetage, trop serré, fait suffoquer l'animateur[48] ; l'hélicoptère, resté en vol stationnaire au-dessus de lui pour le filmer, empêche sa progression à cause du courant d'air créé par ses pales[49] ; et l'accès à l'escalier à la nage est relativement difficile à cause de vagues et remous[50]. Finalement, Dieuleveult doit attendre plus de trois heures après la fin du tournage de l'émission pour que l'on puisse venir le rechercher[42],[48].

Le jeu Les clés de Fort Boyard puis Fort Boyard sur France 2[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Le jeu télévisé Fort Boyard.
Le fort vu à marée basse depuis la plage de Boyardville, sur l'île d'Oléron.
L'intérieur du Fort Boyard côté nord, mai 2007
L'intérieur du Fort côté sud, mai 2007
Panneau indiquant aux touristes la direction du fort Boyard sur la RD 137.

En 1990, l'édifice, fraîchement racheté et réhabilité, devient le lieu de tournage de l'émission Les clés de Fort Boyard[51],[52], rebaptisée Fort Boyard dès l'année suivante[53].

Dans ce jeu télévisé, créé par Jacques Antoine, Jean-Pierre Mitrecey et Pierre Launay et produit par Adventure Line Productions[54], une équipe de candidats, entourée de personnages plus ou moins étranges, doit surmonter un certain nombre d'épreuves physiques et intellectuelles (faisant appel à l'agilité, la rapidité, l'endurance, la force, la mémoire ou la logique) ainsi que surmonter leurs peurs, afin de pouvoir récolter les clés donnant accès à la Salle du trésor de la forteresse et deviner le mot-code du jour grâce à des cartouches-indices pour s'emparer des pièces d'or appelées boyards, en un temps limité, et les déverser dans un chaudron qui sera ensuite pesé[55].

Entre 1990 et 1992, ainsi qu'en 2010, les candidats sont uniquement des candidats anonymes ; ils sont remplacés par la suite par des célébrités[55],[56],[57]. De plus, depuis 1993 et à l'exception de l'année 2010, les fonds récoltés sont destinés à des associations caritatives[55],[56],[57].

L'émission est diffusée chaque été le samedi soir, depuis le [51],[52],[55], d'abord sur Antenne 2, puis sur France 2 à partir de 1992[58], mais, également, dans près de 70 pays à travers le monde (Canada, Royaume-Uni, Allemagne, États-Unis, Israël, etc.)[59], contribuant ainsi à faire connaître le fort à un niveau international et permettant des retombées économiques dans le département via le tourisme ; une partie de ces retombées permettent alors d'entretenir le bâtiment chaque année et d'effectuer des travaux quand cela est nécessaire.

Téléfilm[modifier | modifier le code]

Les Mystères de l'île[modifier | modifier le code]

Le fort Boyard fait partie intégrante de l'intrigue du téléfilm Les Mystères de l'île (2017), réalisé par François Guérin, avec notamment Julie Ferrier et François Vincentelli, et diffusé le sur RTS Un[60],[61] et le 17 janvier sur France 3[62],[63],[64].

Un corps sans vie est retrouvé dans un canot pneumatique à la dérive près de la forteresse. Il est identifié comme étant celui du gardien du fort, un ancien détenu originaire de l'île d'Aix, à quelques kilomètres de là. L'enquêtrice à la tête d'une équipe de la police judiciaire se rend alors au fort Boyard à la recherche d'indices, notamment dans la loge du gardien, avant de continuer l'enquête sur la petite île charentaise-maritime, avec l'aide de son maire. Par la suite, il est affirmé que la victime a été tuée dans le vaisseau de pierres avant d'être traînée jusqu'au canot, des traces de sang ayant été découvertes dans un des escaliers intérieurs ainsi que sur les marches de granite descendant dans la mer. Le fort Boyard étant un des éléments principaux de cette fiction, il est également souvent mentionné par les îliens, concernant en particulier son accès et les visites qu'ils ont pu donner au gardien.

Tourné entre août et principalement sur l'île d'Aix (sous le titre Le Retour du héros)[65],[66], le téléfilm propose des plans aériens et maritimes du fort Boyard au début de l'intrigue, lors de la découverte du corps. Cependant, lorsque la police enquête sur les lieux, la scène se passant dans la loge du gardien a été tournée au fort Liédot sur l'île ; le fort Boyard étant fermé à cette période de l'année[67],[68], un trucage numérique permet de faire la transition entre les scènes à l'extérieur et à l'intérieur de l'édifice, tout comme pour l'océan perceptible depuis le sabord de la casemate. L'édifice est également visible lors de plans larges, tournés notamment depuis l'île d'Aix, tout au long du téléfilm.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Le Repos du guerrier[modifier | modifier le code]

Selon certaines sources officielles[23],[69], bien que le montage final ne permette pas de le confirmer[70], le fort serait présent dans le film Le Repos du guerrier (1962) réalisé par Roger Vadim, avec Brigitte Bardot et Robert Hossein. Il est rapporté qu'une scène furtive montrerait l'actrice prenant un bain de soleil sur l'une des plates-formes d'artillerie de la terrasse[71],[72].

Les Aventuriers[modifier | modifier le code]

Le fort Boyard apparaît dans le dernier tiers du film Les Aventuriers (1967) de Robert Enrico, avec Alain Delon et Lino Ventura[70]. La forteresse est d'abord mentionnée par le personnage de Lætitia, qui rêve de l'acquérir, grâce au trésor que les protagonistes sont en passe de trouver au Congo, pour y vivre et y travailler, avant de trouver la mort lors de ce voyage. L'édifice est ensuite visible sur une carte postale, où les personnages principaux, Manu et Roland, apprennent que la jeune femme et sa famille juive y vivaient à l'abri des nazis durant l'Occupation.

Arrivés sur l'île d'Aix, un enfant qui connait les lieux les accompagne et leur fait ensuite une visite guidée de la bâtisse en pleine mer et y découvrent notamment des armes et des munitions en état de marche. Par la suite, Roland achète l'édifice pour y faire un hôtel-restaurant, mais surtout pour réaliser le rêve de Laetitia ; alors que les deux amis discutent de ce projet, des mercenaires débarquent dans la forteresse pour récupérer le trésor congolais et une fusillade clôture le film. Une prise de vue aérienne du monument sert également de générique de fin.

Le tournage dans le fort Boyard s'est fait en et a duré deux semaines. Les habitants de la région avaient prédit à l'équipe du film une météo favorable durant cette période, mais alors qu'ils décidèrent de rester plus longtemps que prévu dans la forteresse pour tourner, une tempête se leva, obligeant les personnes et le matériel à être hélitransportés pour quitter les lieux[50],[73]. A noter que les scènes sensées se passer dans une salle du fort remplie de caisses d'armes et de munitions ont été tournées au fort Liédot sur l'île d'Aix[70],[23].

Aussi, une dizaine d'années après la sortie du film, un couple de Japonais sonna à la porte de Robert Enrico. Ceux-ci lui expliquèrent qu'ils étaient tombés amoureux l'un de l'autre durant une projection des Aventuriers et étaient venus lui demander la localisation du fort Boyard pour pouvoir y faire leur voyage de noces[74].

En outre, Jacques Antoine, concepteur du jeu télévisé qui rendra le vaisseau de pierre célèbre, a annoncé que c'est ce film qui lui permis de connaître l'existence de ce fort, de le visiter et qui le poussera plus tard à le choisir comme lieu de son nouveau jeu d'aventure[75].

Liberté-Oléron[modifier | modifier le code]

Désormais connu grâce à la télévision, la forteresse est visible dans Liberté-Oléron (2001), réalisé par Bruno Podalydès, avec Denis Podalydès et Guilaine Londez[70]. Le film racontant l'histoire d'un père de famille, passant habituellement ses vacances sur l'île d'Oléron, et désirant cette fois naviguer à bord d'un voilier, la bâtisse est d'abord visible lors des prises de vue sur la plage ou en mer. Enfin, lors de la traversée pour rejoindre l'île d'Aix, le bateau passe devant le fort qui est alors filmé de près. À noter qu'il est également mentionné dans une conversation en fin de film.

En musique[modifier | modifier le code]

En 2006, André Bouchet, qui joue le rôle de Passe-Partout dans le jeu télévisé, interprète la chanson Je suis Passe-Partout de fort Boyard dans laquelle il raconte sa vie fictive dans la forteresse.

En littérature[modifier | modifier le code]

  • Dans une série de nouvelles intitulées Les 13 Énigmes, publiées dans le magazine Détective[76], en 1929, et qui servirent de source d'inspiration pour la création du personnage du commissaire Maigret[réf. nécessaire] dont Georges Simenon situe l'action d'une des enquêtes sur le fort : Le Secret du fort Bayard. Bien que le nom soit déformé de Boyard en Bayard, tout laisse à penser que c'est du même monument que l'on parle[77]
  • Dan Mitrecey a écrit dix livres de jeunesse (parus aux éditions Fleurus) sur les aventures de jeunes en visite à Fort Boyard[78]
  • Monique Jambut, Les Amants du fort Boyard. Historique d'un vaisseau de pierre, Paris, éditions France Océane, , 294 p. (ISBN 2-9035-0467-9)
    roman historique[78]
  • Alain Surget (ill. Jean-Louis Serrano), Les Disparus du fort Boyard, éditions Rageot-Hatier, (ISBN 2-7002-3318-2)
    livre destiné à la jeunesse dont l'action se déroule dans le fort
  • Madelaine Tiollais, Les enfants du fort Boyard, éditions Bellier, (ISBN 2-8463-1137-4)
    roman historique[78]

En jeu vidéo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Produits dérivés de Fort Boyard.

Le fort Boyard est présent dans différents jeux vidéo, pour consoles portables ou ordinateur, s'inspirant tous du jeu télévisé du même nom ; cependant, si certains titres sont fidèles à l'émission (Fort Boyard : Le Défi ou Fort Boyard : Le Jeu), d'autres reprennent simplement l'esprit des épreuves (Fort Boyard : Casse-têtes & Énigmes), s'en servent comme base et s'orientent vers l'histoire de la forteresse (Fort Boyard : La Légende, où le joueur incarne un ancien candidat du jeu télévisé découvrant le trésor de Napoléon caché dans le fort) ou, enfin, s'en émancipent complètement (Fort Boyard : Millénium conte une histoire de science fiction).

L'édifice est également sujet de création de map pour des jeux FPS en ligne, tel que Counter Strike, Half Life[79] ou encore Medal of Honor[80], et des jeux type « bac à sable », comme Minecraft[81],[82],[83].

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Fort Boyard », sur Rochefort-Océan.fr (consulté le 15 juillet 2016)
  2. a et b « Sud Ouest (7 juin 1987) : "Ressusciter le fort de l'inutile" », sur FortBoyard.net,
  3. a et b « Sud Ouest (13 octobre 1989) : "Réhabilitation et effet médiatique" », sur FortBoyard.net,
  4. section AK 198, section A, numéro 01. Cf. le plan cadastral
  5. a, b, c, d, e, f, g, h et i Jean de Saint Blanquat, « Fort Boyard », sur charente-maritime.fr (consulté le 30 décembre 2011)
  6. Notice no PA00104714, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Kaart van de eilanden Ré en Oleron, 1661-1662, en ligne sur europeana.
  8. J. W. Marmelstein et Raphael Levy, « Boyard — Bayest », Neophilologus, vol. 22,‎ , p. 266-267 (ISSN 0028-2677 et 1572-8668, DOI 10.1007/BF01513138, lire en ligne)
  9. Commission des arts et monuments de Charente-Maritime, Recueil des actes de la Commission des arts et monuments de la Charente-Inférieure, t. XXI, Saintes, (lire en ligne), p. 201
  10. J. W. Marmelstein, « Varium (Boyard — Banjaard) », Neophilologus, vol. 33,‎ , p. 56-57 (ISSN 0028-2677 et 1572-8668, DOI 10.1007/BF01517128, lire en ligne)
  11. « Littré - boyart - définition, citations, étymologie », sur www.littre.org (consulté le 1er novembre 2015)
  12. « Fort Boyard », sur en-charente-maritime.com
  13. « L'Armement », Revue de la DGA, no 51,‎ , p. 22
  14. « Fort Boyard : un chef-d’œuvre arrivé trop tard », sur charente-maritime.fr (consulté le 26 mai 2014).
  15. Loi du 25 juin 1841 sur les travaux publics extraordinaires. Bulletin des Lois no 832, IXe série.
  16. « Histoire d'un Fort : l'Aventure du Fort Boyard (documentaire de 52 min, retraçant l'histoire du fort », sur aquitaine.france3.fr,
  17. « Littoral charentais : Ile d'Aix, fort Enet, fort Boyard, La Rochelle, La Pallice - La Rochelle », sur refmar.shom.fr, (consulté le 28 mai 2014)
  18. Evolution des composantes du niveau marin à partir d'observations de marégraphies effectuées depuis la fin du 18e siècle en Charente-Maritime, Thèse, Thomas Gouriou, 26 mars 2012, p 161
  19. « Télévision les coulisses de Fort Boyard », sur femmesdaujourdhui.be, (consulté le 26 mai 2014)
  20. Corrections sur la nationalité et le métier ainsi que le prénom de l'acheteur, apportées par son fils.
  21. a et b Pierre-Henri Marin, Fort Boyard, un château fort de la mer, Rupella, , p. 23
  22. Gérard Chagneau 1986, p. 15
  23. a, b et c Gérard Chagneau 1986, p. 24
  24. a, b, c, d et e (fr) « La plate-forme extérieure de Fort Boyard », sur Fan-FortBoyard.fr (consulté le 11 août 2016)
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  26. (fr) « Sud Ouest (14 juillet 1989) : "Fort-Boyard ressuscité" », sur FortBoyard.net,
  27. (fr) « Sud Ouest (9 novembre 1989) : "Fort Boyard : décors d'hiver" », sur FortBoyard.net,
  28. (fr) C. Choblet et P. Fatta, « L'utilisation des plates-formes auto élévatrices en site aquatique" », sur Paralia.fr (consulté le 11 août 2016)
  29. a, b et c (fr) « Nouvel accès au fort », sur Fort-Boyard.fr,
  30. (fr) « En images : une nouvelle plate-forme pour Fort Boyard ! », sur Charente-Maritime.fr, (consulté le 11 août 2016)
  31. (fr) « [Photos] La nouvelle plate-forme est arrivée au Fort Boyard ! », sur Fan-FortBoyard.fr, (consulté le 11 août 2016)
  32. a et b (fr) « Fort Boyard : une nouvelle plate-forte a été inaugurée », sur L'Hebdo17.fr,
  33. (fr) « Une deuxième porte d'entrée pour le Fort Boyard ! », sur Fan-FortBoyard.fr,
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anatole Boisgard, Le scorbut observé dans le fort Boyard sur les détenus de la commune au point de vue de l'étiologie et du traitement, Rochefort, Imp. Ch. Thèze, , 51 p.
    Thèse de médecine
  • Philippe de Dieuleveult, J'ai du ciel bleu dans mon passeport, Grasset, , 292 p. (ISBN 2-246-34421-2)
    Autobiographie de l'animateur de La Chasse aux trésors, contenant un passage sur l'émission enregistrée au fort Boyard
  • Gérard Chagneau, Les Cahiers d'Oléron : Le fort Boyard : vaisseau de pierre, monstre créateur, éditions Local, , 35 p.
    Livre retraçant le projet et la construction du fort Boyard ainsi que son utilisation
  • Line Martin, Les Cahiers d'Oléron : Le fort Boyard en chiffres, L.O.C.A.L, , chap. 6
  • Pierre-Henri Marin, Fort Boyard : un château fort de la mer, éditions Rupella, , 32 p. (ISBN 2-8647-4054-0)
    Livre retraçant le projet et la construction du fort Boyard ainsi que son utilisation
  • N. Faucherre, Bastions de la mer - Le guide des fortifications de la Charente-Maritime, http://patrimoines-et-medias.pagesperso-orange.fr/accueil.html éditions Patrimoines et Médias, , 72 p. (ISBN 2-9101-3709-0)
    Description des projets, de la construction et des utilisations des différents forts du littoral charentais
  • Bruno Barbier, Les îles charentaises : Ré, Fort Louvois, Fort Boyard, Madame, Aix, Oléron, Rennes, Éditions Ouest-France, , 48 p. (ISBN 2-7373-2368-1)
  • Denis Cettour, Le mausolée : arts et techniques des roches de qualité, éditions Pierre Actual, , 120 p., chap. 756
    Magazine sur les travaux des tailleurs de pierres revenant sur la restauration de la terrasse et de la corniche du Fort ainsi que divers points
  • N. Faucherre, P. Prost, A. Chazette et F. Le Blanc, Les fortifications du littoral - La Charente Maritime, Éditions patrimoines et médias, , 220 p. (ISBN 2-910137-17-1)
    Livre répertoriant les différentes fortifications du littoral charentais
  • Thierry Sauzeau, Petite histoire de Fort Boyard, Geste éditions, , 110 p. (ISBN 2-8456-1528-0)
    Livre revenant sur le lieu géographique et l'histoire du fort
  • Jean-Pierre Mitrecey, Les secrets de Fort Boyard, éditions Fetjaine, , 287 p. (ISBN 2-3542-5170-X)
    Livre retraçant les 20 ans de l'émission télévisée Fort Boyard, revenant également sur la genèse avec, notamment, la découverte du fort et sa réhabilitation
  • David Canard, Je découvre Fort Boyard, Métive, , 56 p. (ISBN 2-37109-023-9)
    Livre revenant sur l'histoire du fort et contenant les témoignages d'Eric Buron et Marie Journel

Expositions[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]