État de siège en Pologne de 1981 à 1983

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L'état de siège ou la loi martiale (parfois désigné par la traduction littérale de l'expression polonaise comme l'état de guerre, (pl) stan wojenny) a été instauré en République populaire de Pologne le et resta en vigueur jusqu'au . Tout au long de cette période, les citoyens souffraient des restrictions dans leur vie quotidienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Officiellement le décret instaurant l'état de siège fut une réaction à la difficile situation économique, à la menace sur la sécurité énergétique du pays et surtout à la probable intervention militaire de l’Union soviétique en Pologne. Le régime communiste redoutait la perte du pouvoir, notamment face au rôle grandissant du syndicat Solidarność et ne voulait pas une répétition du Invasion de la Tchécoslovaquie par le Pacte de Varsovie en 1968. Il a instauré un Conseil militaire de salut national (Wojskowa Rada Ocalenia Narodowego (pl), WRON), présidé par le général Jaruzelski, qui était déjà Premier ministre et premier secrétaire du parti communiste (PZPR), composé d'officiers généraux et d'officiers supérieurs, aux pouvoirs juridiquement flous, et qui avait de fait le pas sur le comité central du Parti, sur le gouvernement et sur le parlement.

Un télégramme censuré - 1982.

Le gouvernement a interné sans procès pour plusieurs mois ou condamné à la prison de nombreux militants d'opposition ou anciens dirigeants communistes. Le couvre-feu, la censure ont été introduits, les frontières et les aéroports ont été fermés. Plus de 10 000 cadres et militants syndicaux sont internés dans 48 camps.

La résistance de la société civile se manifestait entre autres par les grèves, écrasées violemment par l'armée, les badges ornés de symboles portés sur les vêtements, les slogans sur les murs et le samizdat. Certains acteurs et artistes ont boycotté les médias nationaux, mais après plusieurs arrestations des journalistes, leur résistance s’est affaiblie.

La loi martiale a été suspendue le et annulée le . Après la chute des régimes communistes en Europe, le parlement polonais a admis en 1992 que sa proclamation était illégale. Le , les responsables de son instauration en Pologne (les généraux Wojciech Jaruzelski, Czesław Kiszczak et sept autres personnes) ont été officiellement inculpés pour « crime communiste ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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