Relations entre les États-Unis et Israël

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Relations entre
les États-Unis et Israël
Drapeau des États-Unis
Drapeau d’Israël
États-Unis et Israël
     États-Unis      Israël
Frontière
Pas de frontières terrestres

Les relations entre les États-Unis et Israël sont un facteur important dans la politique étrangère du gouvernement des États-Unis au Moyen-Orient depuis 1948. Les États-Unis maintiennent avec Israël une relation de proximité et de soutien via une aide financière annuelle et des accords militaires. Avant la même création d’Israël, la communauté juive aux États-Unis s'active à rassembler des fonds et des renseignements pour créer le pays. Le soutien à Israël est marqué par de puissants groupes de pressions, composé à la fois de Juifs et de non-Juifs, dont le but est d'influencer la politique étrangère américaine au profit de l’État hébreu.

Histoire des relations américano-israéliennes[modifier | modifier le code]

Pré-Israël[modifier | modifier le code]

Avant la même création d’Israël, la communauté juive sioniste aux États-Unis s'active a rassembler des fonds et des renseignements pour créer le pays [1] En 1917, le président américain Woodrow Wilson souscrit à la Déclaration Balfour, qui exprimait le soutien de la Grande-Bretagne à la création d’un foyer national pour le peuple juif en Palestine [2] [3], mais ne fait quasiment rien fait pour la réalisation de ce projet .

L’implication américaine la plus significative à cette période – une commission d’enquête envoyée dans la région en 1919 par la Conférence de Paris sous la direction des Américains Henry Churchill King et Charles Crane [4] aboutit à la conclusion que la population locale s’opposerait à une occupation sioniste durable, allant jusqu’à donner un avis défavorable à la création d’un État juif indépendant.

Post-Israël[modifier | modifier le code]

Administration Truman (1945-1961)[modifier | modifier le code]

Truman reconnait Israël le jour même de sa création [5] [6], aussi bien pour des raisons électorales [7] que personnelles [8] malgré une opposition d'une partie du Département d’État [9] [10]. Des notes de son journal intime révèlent qu'il trouve les juifs cruels [11]. L'AIPAC, premier lobby pro-israélien naît en 1951, trois ans après la naissance d'Israël. Il est à l'origine appelé Comité Sioniste Américain pour les Affaires Publiques [12]. Contrairement à ce qui prévaut en France, où le lobbyisme est associé à une théorie du complot, le lobbyisme est aux États-Unis institutionnalisé [13] .

Administration Kennedy (1961-1963)[modifier | modifier le code]

En 1960, Kennedy, alors candidat a la présidentielle américaine prononce un discours devant la convention américaine sioniste [14]. Porté au pouvoir, les renseignements américains apprennent a l'administration Kennedy que Israël est, avec le soutien de la France, en train de mettre en place un projet nucléaire à Dimona dans le désert du Néguev [15]. L'administration Kennedy y est opposée et cherche à rassurer Israël sur sa sécurité pour l’empêcher de développer un arsenal nucléaire, en vain [16][15] [17]. Kennedy met en place des accords militaires et étend les embargos sur les armes que les administrations Eisenhower et Truman ont mis en place. David Ben Gourion, le premier ministre Israélien, assure aux États-Unis que Israël ne cherche pas à doter de l'arme nucléaire . En 1961, des accords sont mis en place pour assurer des inspections américaines [18]. En visite aux États-Unis, Shimon Peres promet au président Kennedy que «Israël n'introduira pas d'armes nucléaires dans la région » [15]. Les suspicions sur le programme nucléaire israélien au sein de l'administration Kennedy deviennent avec le temps de plus en plus intense, et les États-Unis exigent des inspections annuelles [19].

Administration Johnson (1963-1969)[modifier | modifier le code]

Suite a l’assassinat de Kennedy, l'administration Johnson reste opposée au programme nucléaire Israélien [20]. Le président Johnson augmente l'aide a Israël [21].

En 1967 éclate la guerre des 6 jours, Israël attaque l’Égypte, et la Jordanie. La Marine et l'Armée de l'air de Israël ouvrent le feu sur le USS Liberty, un navire de la NSA sous drapeau américain. L'administration Johnson pense d'abord que c'est l'Union Soviétique. Israël affirme que c'est un accident regrettable, présente ses excuses et dédommage les victimes, l'affaire est par la suite officiellement close[22]. Une version contestée par de nombreux historiens et militaires qui affirment que Israël a ouvert le feu de façon délibérée[23] [24] [25] [26].

En 1968, l'administration Johnson apprend que Israël dispose désormais d'ogives nucléaire [27].

Administration Nixon (1969-1974)[modifier | modifier le code]

L'administration Nixon envisage de faire pression sur Israël pour qu'ils signent le traité de non prolifération nucléaire, et acceptent des visites internationales pour démanteler leur programme nucléaire. Les diplomates américains, inquiets pensent que les armes nucléaires pourraient encore plus compliquer le processus de paix avec les pays arabes[28].

En 1969, le Président Nixon passe un accord non écrit avec Golda Meir. Les États-Unis acceptent que Israël ne signe pas le traité de non prolifération nucléaire et ne réagiront pas aussi longtemps que Israël ne révèlera pas publiquement ses armes nucléaires au monde entier. Cet accord, resté secret jusqu'en 1991, sera suivi par tous les futurs dirigeants américains et israéliens[29],[30],[31]

En 1973, éclate la guerre du Kippour. Le gouvernement Israélien est informé d'une attaque imminente par le roi Hussein de Jordanie [32],[33] et par le propre gendre du président Nasser [34],[35]. Henry Kissinger, le secrétaire d’État américain, qui souhaite affaiblir Israël pour que les Israéliens soient plus près a négocier, prévient que si Israël attaque en premier de façon préventive, alors aucune aide ne viendrait des États-Unis [36].

Israël est durement touché et le ministre de la défense Moshé Dayan, persuadé que la survie d’Israël est en jeu, demande au premier ministre l’autorisation d’engager les préparatifs pour une « démonstration » de la capacité nucléaire d’Israël[37].

Henry Kissinger explique que bien que juif lui même, il n'allait pas en temps que chef de la diplomatie américaine trahir les propres intérêts des États-Unis [38]. Les organisations juives sionistes du monde entier lui reprocheront d’être un traitre ou un juif antisémite.

Dans des enregistrements audios dévoilés par la suite, Henry Kissinger lâche devant le président Richard Nixon "batards de juifs"[39] et "Y'a-t-il un seul peuple dans le monde qui soit aussi égoïste que les juifs ? Aucun"[40],[41].

Administration Ford (1974-1977)[modifier | modifier le code]

Administration Carter (1977-1981)[modifier | modifier le code]

Administration Reagan (1981-1989)[modifier | modifier le code]

Ronald Reagan est le premier candidat à l'élection présidentielle à faire obtenir moins de 50% du vote juif que son opposant démocrate [42] [43]

Pendant sa présidence, Reagan reçoit des lettres du lobby sioniste AIPAC qui demande de l'argent pour Israël [44].

Pendant la guerre civile libanaise, l'ambassadeur des États-Unis au Moyen-Orient, Morris Draper exige un retrait israélien. Le premier ministre israélien Menahem Begin affirme que Israël maintient l'ordre a Beyrouth et le ministre de la défense Ariel Sharon répond qu'ils luttent contre la terreur :

"Que vous l'ayez pensé ou pas… Quand l'existence et la sécurité sont en jeu, tout est de notre responsabilité, on ne laissera jamais personne d'autre décider pour nous. (...) M. Draper, vous craignez d'être soupçonné d'être de mèche avec nous ? Niez-le et on le niera" [45][46]

Quelques jours après la rencontre, a lieu le Massacre de Sabra et Chatila, l'ambassadeur américain Draper écrit à Ariel Sharon :

"C'est horrible. J'ai un représentant dans les camps qui compte les corps. Vous devriez avoir honte." [46]

Dans ses mémoires, le secrétaire d'Etat américain Shultz affirme :

"Les Israéliens ont dit qu'ils entraient dans Beyrouth (…) pour éviter un bain de sang, il s'avère qu'ils l'ont facilité et peut-être même suscité,(...) le résultat brutal aura été que nous sommes partiellement responsables" [46]

En 1982, une enquête du Congrès conduit l'administration Reagan à interdire la vente de bombes à fragmentation à Israël durant six ans [47].

Israël et les États-Unis signent un accord de libre-échange en avril 1985[48].

Scandale de l'espionnage israélien[modifier | modifier le code]

En 1985, le FBI interroge un analyste militaire américain, Jonathan Pollard qui se trouve être un espion israélien . Quelques jours plus tard, il tente de fuir avec son épouse, pénètre de force dans l'ambassade israélienne de Washington en réclamant l'asile politique, qui leur sera refusé, les gardes de l'ambassade le refoulant. Ils sont subséquemment appréhendés par le FBI.

Inculpé pour « transfert d'informations classifiées à un pays allié, sans intention de nuire aux États-Unis », il plaide coupable à l'accusation d'espionnage le 4 juin 1986, et se défend en affirmant qu'il voulait simplement contribuer a protéger Israel. Le secrétaire de la Défense Caspar Weinberger écrit un mémo confidentiel au juge ou il affirme que c'est "une des plus graves affaires d’espionnage de toute l'histoire des États-Unis". Jonathan Pollard est condamné à la prison à vie le 4 mars 1987.

Le fait que Pollard ait pu fournir des documents secrets auxquels son niveau d'officier ne pouvait lui permettre d'accéder laisse penser qu'une taupe d'un niveau hiérarchique bien supérieur ait pu l'aider. L'affaire Jonathan Pollard ne serait que la partie immergée d'une immense opération d'infiltration vaste entreprise de pénétration des services israéliens en vue de s’emparer d’un certain nombre de secrets technologiques et industriels américains.

Administration H.W. Bush (1989-1993)[modifier | modifier le code]

En 1989, le secrétaire d’État James Baker déclare devant le lobby AIPAC en 1989 que Israël devrait abandonner ses "politiques expansionnistes".

Le gouvernement Israélien de Ytzak Shamir demande de l'argent aux États-Unis mais le président américain H.W. Bush refuse. Le président des États-Unis accepte que les prêts (qui sont en réalité des dons car Israël ne rembourse pas) soient accordés uniquement si la colonisation cesse a Gaza.

Le premier ministre Israélien insiste pour obtenir de l'argent, et entre en conflit politique avec H.W. Bush. Pour plusieurs observateurs, le président Bush a perdu les élections présidentielles de second mandat a cause de son opposition a Israël [49].

En 2005, l'ancien président s'en prend a la puissance du lobby sioniste américain[50]

Pour Jacob Heilbrunn, éditorialiste au New York Times : "Il n'a pas été capable de tenir à cause de son refus d'accorder les prêts a Israël. C'était un seul bonhomme face a un énorme lobby. Il n'a pas tenu le coup, George Bush s'est fait crucifier" [51]

Administration Clinton (1993-2001)[modifier | modifier le code]

En 1992, le président du lobby sioniste AIPAC déclenche un véritable scandale aux États Unis en expliquant au cours d'une conversation téléphone qu'il dispose de beaucoup d'influence sur la politique étrangère américaine et l’élection des hommes politiques américains. Il explique ainsi : "On a l'oreille de Bill Clinton. J'ai parlé à Bill Clinton, ça va être très bon pour nous... Il y a une place dans son cœur pour les juifs, il a des amis juifs. Clinton est le meilleur gars pour nous.. (...) On est en train de négocier.. on veut le ministère des affaires étrangères et la direction de la NSA... j'ai une liste (...)" [52].

Le président des États-Unis Bill Clinton joue un rôle important dans la signature des accords d'Oslo entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat. Après la mort de Rabin, les relations entre Benjamin Netanyahu et Bill Clinton sont marquées par d'importantes tensions entre les deux hommes, lors de leur première rencontre en 1996, Netanyahu délivre ainsi à Clinton un cours sur la question israélo-arabe, ce qui met le président américain hors de lui. “Putain pour qui se prend ce type ?" lâche Bill Clinton [53][54].

Pendant le processus de négociation de 1999, Israel le met sur écoute et intercepte toutes ses conversations téléphoniques afin de pouvoir mieux négocier [55].

Le premier ministre israélien utilise le lobby sioniste américain afin de peser de tout son poids sur le gouvernement américain via le congrès[56].

Israël et l'affaire Lewinsky[modifier | modifier le code]

La présidence de Bill Clinton est également marquée par le scandale Lewinsky, cette jeune stagiaire aillant eu un rapport sexuel avec lui.

Le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahu tente de se servir des enregistrements secrets des amants qu'il a obtenu, pour faire du chantage au président des États-Unis et le pousser a libérer l'espion Jonathan Pollard [57]. Le directeur de la CIA, George Tenet, est scandalisé et menace de démissionner si Clinton libère l'espion [58].

Administration W. Bush (2001-2009)[modifier | modifier le code]

La mort de Yasser Arafat, leader historique de l'OLP, en novembre 2004 entraine l’élection de Mahmoud Abbas à la présidence de l’Autorité palestinienne en janvier 2005. Un an plus tard, les élections législatives, que les Américains réclamaient, donnent la majorité au Hamas avec 44,4% des voix, ce qui provoque aux États-Unis surprise et indignation [59].

Les États Unis commencent à partir de 2005 à livrer à Israel une toute nouvelle arme, le GBU-28, qui peut permettre d'attaquer les installations nucléaires iraniennes [60]. En 2005, les États Unis apprennent que Israel a vendu du matériel militaire américain aux Chinois. Le secrétaire américain a la défense Donald Rumsfeld et la secrétaire d’État Condoleezza Rice ordonnent des sanctions contre le complexe militaro-industriel israélien et demandent des explications [61] [62].

En Mai 2008, George W. Bush se rend pour la deuxième fois en Israel. George W. Bush déclare devant la Knesset «La population d'Israël n'est peut-être que d'un peu plus de 7 million mais quand vous faites face à la terreur et au mal, vous êtes 307 millions parce que l'Amérique est à vos côtés '[63]'» .

Les autorités israéliennes présentent à la Maison-Blanche une liste d'armements sophistiqués qu'elles souhaitent acquérir, donnant lieu à des négociations sensibles. Il s'agit notamment d'avions de combat, de missiles de longue portée et de nouveaux systèmes de radars [64]. Les Israéliens demandent également à George W. Bush de leur livrer une bombe capable de pénétrer profondément le sol et destinée à détruire les installations nucléaires de l'Iran mais Bush refuse[65].

Administration Obama (2009-)[modifier | modifier le code]

Le 10 février 2007, Barack Obama annonce sa candidature à la présidence des États-Unis [66]. Le 4 juin 2008, il se rend devant le lobby AIPAC pour faire un discours pro-Israël [67] [68]. À partir de 2009, l'administration Obama commence à livrer de façon très discrète à Israël des bombes hautement pénétrantes, ce qui pourrait rassurer l’électorat juif [69]. Lors de sa visite en Israël en 2010, le vice-président Joe Biden se charge de conforter les Israéliens dans l’idée que le président Obama les aime et affirme que lien lien entre les États Unis et Israël est «inébranlable» et «indestructible». Israël annonce la reprise de la colonisation des terres palestiniennes pendant sa visite, ce qui met les États-Unis dans l’embarras et force le vice-président américain à condamner [70] [71].

Tensions Obama/Netanyahou[modifier | modifier le code]

Les relations entre Barack Obama et Benjamin Netanyahou sont marquées par de fortes tensions entre les deux hommes.

Pendant la seconde campagne présidentielle de Obama, Netanyahou prend parti pour le candidat Républicain Mitt Romney contre Obama. Benjamin Netanyahou va jusqu'à prendre à partie le peuple américain dans l'émission Meet the Press de la chaîne américaine NBC News du 16 septembre [72].

Le candidat républicain Mitt Romney est même accueilli comme un chef d’État en Israël et une soirée de collecte de fonds est organisée pour lui à Jérusalem par le milliardaire américain juif Sheldon Adelson. Yoel Marcus du journal israélien Haaretz estime ainsi que :

"Les conseillers d'Obama ne sont pas aveugles au phénomène appelé Sheldon Adelson, qui dépense des dizaines de millions de dollars en faveur du candidat républicain pour faire tomber le président sortant. C'est le même homme qui finance le journal gratuit israélien qui soutient Nétanyahou et ses positions" [73]

Pour le journaliste Ben Dror Yemini du quotidien israélien Maariv, le premier ministre israélien "est devenu l'ennemi d'Obama" [73].

Pour l'ancien premier ministre israélien Ehud Olmert, Benjamin Netanyahou vient de "cracher au visage du Président des États Unis" et il met en garde Israël contre une vengeance possible d’Obama pendant son second mandat [74] [75].

Barack Obama aurait qualifié en privé le premier ministre israélien d'homme politique "lâche" qui ne souhaite pas prendre de risque politique s'agissant du processus de paix israélo-palestinien, et dont la politique de colonisation conduit Israël à un "isolement presque total" [74].

En mars 2013, Barack Obama se rend en Israël pendant 3 jours, visite pendant laquelle il espère gagner la confiance de l'opinion publique israélienne[76] [77].

Fin août 2013, estimant que la « ligne rouge » est franchie par le régime de Bachar El Assad, le Royaume-Uni, la France et les États-Unis, malgré la réticence de leurs peuples [78], menacent de tirer sur la Syrie . Alors que la France annonce des frappes[79], le parlement britannique bloque l'intervention militaire du gouvernement Cameron [80][81] et Barack Obama, effectuant une volte-face, décide de différer les frappes pour s'en remettre au Congrès. Le lobby sioniste AIPAC fait alors tout pour que la guerre éclate mais échoue [82].

Scandale de la NSA[modifier | modifier le code]

Suite au scandale de la NSA, de nombreux documents secrets révélés par Edward Snowden montrent que les États-Unis ont des accords de coopération très poussés avec Israel. En vertu de cette coopération élargie, les Américains et les Israéliens travaillent ensemble pour avoir accès à des cibles géographiques qui comprennent les pays d’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, le Golfe Persique, l’Asie du Sud, et les républiques islamiques de l’ex-Union soviétique [83].

Les services américains partagent notamment de nombreuses informations sur des citoyens américains mais considèrent que les Israéliens comme particulièrement agressifs contre eux[84]. Les documents secrets américains révèlent également que "Les décideurs politiques (américains) sont inquiets de la menace que Israël représente pour une résolution pacifique du problème iranien, et de certaines activités israéliennes dans la région" [83].

Un État juif ?[modifier | modifier le code]

En 2014, Obama déclare que seule une solution à deux États au conflit israélo-palestinien pourra continuer à assurer que la démocratie Israélienne reste en majorité une démocratie juive [85]. En Avril 2014, le secrétaire d’État John Kerry déclenche une polémique suite a l'utilisation du mot Apartheid lors d'une réunion secrète de la puissante commission trilatérale, dirigée par le multi-milliardaire David Rockfeller [86] [87].

Le secrétaire d’État américain déclare ainsi aux membres de la commission trilatérale :

« La création de deux Etats sera la seule solution réaliste. Parce qu'un Etat unitaire finirait par être soit un Etat d'apartheid avec des citoyens de seconde classe, soit un Etat qui détruira la capacité d'Israël d'être un Etat juif  »

Opération Bordure Protectrice[modifier | modifier le code]

Lors de l'été 2014, Israel lance l'opération Bordure Protectrice, qui fait de nombreuses victimes civiles palestiniennes. Le premier ministre Netanyahu déclare : "Aucune pression internationale ne nous empêchera de frapper les terroristes qui nous attaquent" [88]

L'administration Obama est exaspérée[89] [90], bien qu'elle soutienne publiquement Israël [91], et elle appelle a un cessez-le-feu [92]. Un plan de cessez-le-feu, dévoilé par le document par le journal Haaretz déclenche un scandale en Israël.

La presse israélienne tient des propos particulièrement violents contre le secrétaire d’État américain John Kerry allant jusqu’à le traiter de "traitre" [93]ou d'écrire que "le secrétaire d'État américain sera l'un des responsables de chaque goutte de sang supplémentaire qui sera versée."

L’administration Obama accuse après la publication de ce papier, les Israéliens d’avoir "lancé une campagne de désinformation" dans la presse contre le chef de la diplomatie américaine [94]. À la Knesset les propos anti-Obama et anti-Kerry se multiplient alors que le premier ministre Israélien va jusqu’à s'en prendre au chef de la diplomatie américaine en lui disant de "ne plus jamais jamais douter de ce que je dis sur le Hamas" [95]avant que l'appel ne soit coupé [96] .

L'administration Obama découvre fin juillet que le Pentagone a envoyé des munitions à Israël à son propre insu et sans l'accord du Département d'Etat [97] [98] [99] . Les responsables israéliens aurait qualifié l’administration d’Obama de “faible et naïve” alors que de leur coté les responsables américains, affirment eux que "Netanyahou et son département de sécurité nationale sont à la fois irresponsables et indignes de confiance” .

Le Congrès américain de son coté vote dans une majorité écrasante (395 à 8) plus d'argent pour aider l'armée Israélienne [100] [101].

Stephen M. Walt, professeur émérite de politique internationale à l'université Harvard analyse ainsi la situation :

"Le lobby sioniste américain AIPAC est la seule explication pour la politique moralement ignoble des États-Unis par rapport a Israël, (...) le congrès est sous la pression du lobby sioniste, l'administration Obama a les mains liées sur ce qui se passe a Gaza, car elle cherche a ne pas trop brusquer le congrès qui pourrait détruire toutes les chances d'obtenir un accord avec l'Iran[102]" .

Coopération militaire[modifier | modifier le code]

Le président américain Barack Obama avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou en mars 2013.

La coopération entre Israël et les États-Unis est très proche dans beaucoup de domaines d'activité militaire.

Les États-Unis supervisent la recherche-développement en armes d'Israël, contribuant au financement d'importants projets de défense israélien comme le char d'assaut Merkava, le Dôme de fer et le chasseur IAI Lavi. Israël participe activement au développement de l'avion de combat F-35 Lightning.

Les États-Unis lui proposent de participer au programme F-22 Raptor, demande qu'Israël refuse en raison du coût élevé du projet. Israël et États-Unis coopèrent dans plusieurs projets de développement de technologies militaire: on peut citer le missile anti-missile Arrow et le système laser Nautilus.

Les deux armées mènent conjointement des exercices pour tester leur bonne inter-opérabilité. En contrepartie, la Sixième flotte américaine stationne à Haifa et Israël assure la logistique et la maintenance pour les forces américaines déployées dans la région. Les deux pays mettent également en commun leurs services de renseignements.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Intelligence officials to Congress: Israel 'crossed red lines' in spying on U.S. », sur Haaretz
  2. The Uncertain Friendship - The U.S and Israel from Roosevelt to Kennedy - Herbert Druks
  3. (en) « Who was the most pro-Jewish U.S. president? Woodrow Wilson, obviously », sur Haaretz
  4. «WORTH  LIVING AND WORTH GIVING  » CHARLES R. CRANE ET LE PROGRESSISME WILSONIEN :LA PHILANTHROPIE COMME MOYEN DE RÉFORME
  5. http://www.nytimes.com/learning/general/onthisday/big/0514.html/
  6. http://www.archives.gov/global-pages/larger-image.html?i=/education/lessons/us-israel/images/recognition-press-release-l.jpg
  7. http://jcpa.org/article/president-truman%E2%80%99s-decision-to-recognize-israel/
  8. http://jcpa.org/article/president-truman%E2%80%99s-decision-to-recognize-israel/
  9. http://www.archives.gov/education/lessons/us-israel/
  10. http://jcpa.org/article/president-truman%E2%80%99s-decision-to-recognize-israel/
  11. http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/middleeast/israel/1435930/Truman-diary-reveals-scorn-for-cruel-Jews.html
  12. Bard, Mitchell Geoffrey; Schwartz, Moshe (2005). 1001 Facts Everyone Should Know About Israel. Lanham, Maryland: Rowman & Littlefield. p. 148. ISBN 0-7425-4357-9. Retrieved March 22, 2012. 
  13. « L'Aipac, le lobby pro-israélien des États-Unis », sur Le Figaro
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  15. a, b et c « Comment la France a aidé Israël à avoir la bombe », sur Le Figaro,‎ 07/05/2008
  16. (en) Douglas Little, « The Making of a Special Relationship: The United States and Israel, 1957-68 », International Journal of Middle East Studies, Vol. 25, No. 4 (Nov., 1993,‎ novembre 1993 (lire en ligne)
  17. http://books.google.fr/books?id=5uIY9Az0ERAC&pg=PT130&lpg=PT130&dq=administration+kennedy+et+israel&source=bl&ots=Yn7cX9FiwD&sig=4iqkkCoqoi59UtRB2hT396t_eRA&hl=fr&sa=X&ei=dP65U7X4F4Oj8gGlp4FI&ved=0CHcQ6AEwDQ#v=onepage&q=administration%20kennedy%20et%20israel&f=false
  18. http://www.franceculture.fr/emission-isra%C3%ABl-2005-09-27.html
  19. Michael Bar-Zohar, Shimon Peres et l'histoire secrète d'Israël,‎ 2008, 416 p. (ISBN 9782738119957)
  20. « Quand Bibi (Nétanyahou) vote Mitt (Romney) », sur Le Monde,‎ 27.09.2012
  21. http://www.jewishpress.com/indepth/front-page/lbj-and-israel/2008/08/27/
  22. http://thelibertyincident.com/docs/israeli/IDF-history-report-en.pdf
  23. http://whatreallyhappened.com/WRHARTICLES/ussliberty.html
  24. http://www.chicagotribune.com/news/nationworld/chi-liberty_tuesoct02,0,66005.story
  25. « Au cœur du renseignement américain », sur Le Monde Diplomatique,‎ novembre 2001
  26. http://www.economicpolicyjournal.com/2013/01/the-uss-liberty-israel-president.html
  27. (en) « The truth about Israel's secret nuclear arsenal », sur The Guardian,‎ 15 January 2014
  28. http://www.haaretz.com/news/nixon-administration-pressured-israel-on-nuclear-program-papers-reveal-1.278808
  29. http://www.theguardian.com/world/2014/jan/15/truth-israels-secret-nuclear-arsenal
  30. Avner Cohen and Marvin Miller, « Bringing Israel's Bomb Out of the Basement : Has Nuclear Ambiguity Outlived Its Shelf Life? », sur Foreign Affairs,‎ September/October 2010
  31. (en) Avner Cohen, The Worst-Kept Secret: Israel’s Bargain with the Bomb,‎ 2010 (ISBN 978-0-231-13699-0 et 978-0-231-13698-3)
  32. http://www.lexpress.fr/informations/israel-jordanie-la-levee-du-secret_598988.html
  33. http://www.mondialisation.ca/que-sest-il-reellement-passe-lors-de-la-guerre-de-kippour/5389082 [1]
  34. http://www.jolpress.com/guerre-kippour-espion-israel-gendre-nasser-marius-schattner-frederique-schillo-article-821730.html
  35. http://www.franceculture.fr/oeuvre-la-guerre-du-kippour-n-aura-pas-lieu-comment-israel-s-est-fait-surprendre-de-frederique-schil
  36. http://www.slate.fr/story/72465/guerre-kippour-israel-syrie-2013
  37. « Le 40e anniversaire de la guerre du Kippour éclaire l’épisode de la "tentation nucléaire" d’Israël », sur Le Monde,‎ 07.10.2013
  38. https://www.youtube.com/watch?v=RoNuoEN-qHo
  39. http://www.israelnationalnews.com/News/News.aspx/149898
  40. https://myaccount.nytimes.com/auth/login?URI=www-nc.nytimes.com/aponline/2011/11/17/us/politics/AP-US-Kissinger.html&REFUSE_COOKIE_ERROR=SHOW_ERROR
  41. http://mondoweiss.net/2011/11/kissinger-is-there-a-more-self-serving-group-of-people-than-the-jewish-community.html
  42. (en) « Why Most Jews Don’t Vote GOP », sur The Spectator,‎ 2.17.12
  43. (en) « U.S. Presidential Elections : Jewish Voting Record », sur Jewish Virtual Library
  44. (en) « AIPAC lobbies the Reagan Administration », sur The Israel Lobby Archive
  45. (en) « 'Israel misled U.S. diplomats during Sabra and Shatila massacre' », sur Haaretz,‎ Sep. 20, 2012
  46. a, b et c « Le "massacre évitable" de Sabra et Chatila », sur Le Monde,‎ 17.09.2012
  47. « L'utilisation par Israël de bombes à fragmentation américaines dénoncée par Washington », sur Le Monde,‎ 29.01.2007
  48. (en) Agreement on the Establishment of a Free Trade Area between the Government of Israel and the Government of the United States of America, Israel Ministry of Foreign Affairs
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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