Girl group

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Girl group

Origines stylistiques Années 1930–1968 : music hall, vaudeville, swing, jump blues, rhythm and blues, rock and roll, soul, gospel, pop traditionnelle
1968–années 2000 : disco, R&B, power pop, pop rock, EDM
Années 2000 : pop, dance-pop, teen pop, pop punk, R&B contemporain, EDM, hip-hop, indie pop, electropop, kpop
Origines culturelles Drapeau des États-Unis États-Unis, fin des années 1930
Instruments typiques Chant, échantillonneur, séquenceur, guitare électrique, guitare basse, batterie, claviers
Popularité Mondiale - populaire depuis les années 1960[1] et 1990 aux États-Unis

Un girl group (littéralement « groupe de filles ») désigne un type de groupe musical composé de plusieurs jeunes chanteuses dont les performances sont synchronisées. Le terme dénote également la première vague de ces groupes ayant émergé aux États-Unis pendant les années 1950 et années 1960, hybride de pop traditionnelle, de doo-wop et de rhythm and blues.

Les Andrews Sisters sont les premières du genre à atteindre un succès phénoménal. The Supremes atteignent le succès dans les années 1960, avec une douzaine de singles classés au Billboard Hot 100. Par la suite, les girl groups tentent de s'imposer dans les genres musicaux comme notamment le disco, le R&B contemporain, et la pop. De ces groupes, les Spice Girls et TLC sont considérées comme les meilleurs à l'échelle internationale[2] dont les albums Spice des Spice Girls, et CrazySexyCool de TLC, sont classés dans la liste des albums les plus vendus au monde.

Histoire[modifier | modifier le code]

Années 1950 et 1960[modifier | modifier le code]

The Supremes, l'un des girl groups les plus populaires des années 1960.

Les fondations du genre remontent aux années 1930. Des groupes de filles se produisaient sur les scènes de music-hall dans des numéros de vaudeville en chantant des chansons volontairement stupides, aux paroles absurdes, avec des voix burlesques. Les Boswell Sisters enregistrent leurs premiers titres en 1930 au label Brunswick Records[réf. nécessaire]. Elles se démarquent de leurs consœurs par la beauté de leurs interprétations et la qualité de leurs arrangements[réf. nécessaire], puis se séparent en 1936, mais sont remplacées l'année suivante par les Andrews Sisters. Au départ simple tribute band des Boswell, elles enregistrent une trentaine de succès jusqu'à leur séparation en 1953. Les Chordettes, autre groupe vocal de cette période, prennent la relève avec leur tube Mr. Sandman (1954). Le single Maybe des Chantels, sorti au début de l'année 1958, est le premier disque officiellement girl group de l'histoire. Dans la foulée, une myriade de 45 tours inondent le marché. C'est l'époque des one-hit-wonders (un groupe égale un succès) : Mr. Lee des Bobbettes, Born to Late des Poni-Tails, Chains des Cookies. Le 20 novembre 1960, le single des Shirelles Will You Love Me Tomorrow atteint le Billboard[3]. Il devient disque d'or l'année suivante[réf. nécessaire], tout comme Dedicated to the One I Love et Tonight's the Night, anciens singles du groupe ressortis dans la foulée. Ce succès ouvre la voie à une légion de jeunes chanteuses, en groupe ou en solo, qui adoptent ou se voient imposer l'esthétique et le son girl group. Il consacre le rôle prédominant du producteur et des auteurs compositeurs, véritables machines à tubes, sur les interprètes, souvent interchangeables, qui n'ont plus leur mot à dire et se contentent de suivre les indications[réf. nécessaire].

Plusieurs labels se centrent sur le genre. La maison d'édition fondée en 1958 par Don Kirshner et Al Nevins dispose d'une des meilleures écuries de créateurs de chansons populaires. Le Brill Building, immeuble de New York localisé au 1619 Broadway est le quartier général de duos célèbres d'auteurs et compositeurs — comme Gerry Goffin, Doc Pomus et Little Eva — ainsi que ceux des protégées de Phil Spector et des Shangri-Las de Shadow Morton. L'usine à tubes Hitsville, basée à Détroit, compte dans ses rangs : le trio d'auteurs compositeurs Holland, Dozier & Holland, Norman Whitfield, Barrett Strong, Nickolas Ashford, Valerie Simpson, Frank Wilson, et Smokey Robinson, fournisseurs des Marvelettes, Velvelettes, Martha and the Vandellas, Diana Ross & The Supremes[4], Gladys Knight & The Pips. Philles Records, un autre label du genre, est créé en 1961 par Phil Spector et Lester Sill. Dès 1962, Spector se retrouve seul à sa tête qui prendra le contrôle absolu des enregistrements et deviendra le seul dirigeant des productions. Chapel of Love des Dixie Cups, est le premier disque édité par la firme et devient numéro un[réf. nécessaire]. Des 30 singles qui sortent au cours des deux années suivantes, 11 se classent dans le top 40[réf. nécessaire].

Les Crystals, Darlene Love, les Ronettes portent l'empreinte de son mur de son). Les girl groups sont pour lui un moyen d'élaborer de véritables mini-symphonies pop. Ses chansons spectaculaires, aux climats wagnériens, trouveront un écho dans toute la production moderne - à commencer par les Beach Boys et les Rolling Stones (à travers Jack Nitzsche). Les Shangri Las jouent à fond la carte du mélodrame. Leurs productions intègrent des éléments de musique classique et de musique concrète (sons de moto ou de locomotive, cris de mouettes)[réf. nécessaire].

Années 1970 et 1980[modifier | modifier le code]

De 1971 à 1974, les deux titres à succès interprétés par des girl groups ayant atteint le top 10 incluent Want Ads de Honey Cone et When Will I See You Again de The Three Degrees (en)[5]. Patti LaBelle et The Bluebelles état un group girl américain des années 1960 dont l'image de Vicki Wickham, leur manager, a aidé le groupe à revivre dans les années 1970, bers une direction plus axée glam rock[6]. Labelle était le premier girl group à porter des tenues identiques et sobres, plutôt que des tenues extravagantes et des perruques à plumes[7],[8]. Par la suite, avec l'ère du disco, les girl groups de l'époque impliquaient notamment Silver Convention (en), Hot, The Emotions, High Inergy (en), Odyssey, Sister Sledge, Belle Époque, Frantique (en), Luv' et Baccara.

Fin des années 1980 et 1990[modifier | modifier le code]

Les Spice Girls sont devenues le meilleur girl group de tous les temps.

En 1996, la scène girl group américaine est largement dominée par les Spice Girls, dont les singles atteignent la première place aux États-Unis et au Royaume-Uni[9]. Avec des concerts à guichet fermé, les nombreuses publicités, le merchandising à succès et un film, les Spice Girls deviennent le groupe le plus populaire après les Beatles[10],[11]. Il s'agit de l'un des groupes les plus populaires des années 1990 et le plus rentable dans l'histoire de la musique contemporaine[12]. Leur premier album, Spice, est le mieux vendu par un groupe féminin, avec 28 millions d'exemplaires dans le monde[13],[14],[15]. Au total, les ventes d'albums Spice Girls atteignent les 80 millions à l'international[12],[16],[17]. Selon le chroniqueur David Sinclair de The Times et BBC News, il s'agit du girl group le plus populaire de tous les temps[18],[19],[20].

En 2012, l'Official Charts Company révèle son classement de singles vendus dans les marchés britanniques avec les Spice Girls positionnées à la 20e place (avec 8 millions), seul groupe féminin de la liste[21],[22]. De son côté, à la fin des années 1990, le girl group japonais Speed vend un total de 20 millions d'exemplaires en trois ans[23].

Années 2000[modifier | modifier le code]

Au Royaume-Uni, les girl groups sont populaires pendant les années 2000. Atomic Kitten se popularise grâce à des singles tels que Whole Again en 2000. Sugababes et Girls Aloud se popularisent également au début des années 2000. Sound of the Underground de Girls Aloud et Round Round des Sugababes sont catégorisés comme les « deux plus énormes titres à succès[24],[25]. » Sugababes atteignent six fois la première place, quatorze singles classés au top 10, quatre albums de platine[26], faisant de ce groupe le meilleur groupe féminin du XXIe siècle selon les British Hit Singles & Albums. Girls Aloud atteignent douze fois consécutives les charts au Royaume-Uni. Leur cinq albums studio ont été certifiées disques de platine[26] et leur album The Sound of Girls Aloud s'est vendu à un million d'exemplaires[27]. Ces deux groupes sont nominés à deux reprises aux BRIT Awards, avec Sugababes récompensé dans la catégorie « Meilleur groupe de danse » en 2003, et Girls Aloud du meilleur single pour le titre The Promise en 2009. En 2008, le groupe pop anglo-irlandais The Saturdays se popularise en tournée avec Girls Aloud. Elles atteignent quatre fois les Top Ten UK Albums et 13 Top Ten Singles. Stooshe est un girl group, ou trio, de R&B originaire de Londres. Elles sont nominées au classement Sound of 2012 de la BBC[28] et atteignent deux fois le top 5 singles.

Rouge, un girl group brésilien.

En Asie, les girl groups sont très populaires. La hallyu (vague coréenne) et le K-pop sont les principaux genres locaux influençables qui ont émergés d'abord sur le continent asiatique, puis en Amérique[29] et en Europe[30]. Les girl groups sont reconnus dans la vague hallyu. 2NE1 et Girls' Generation (connu sous l'acronyme SNSD) sont les groupes les plus connus en Corée du Sud. D'autres groupes du genre incluent T-ara, f(x), 4minute, miss A et After School[31].

Des groupes japonais de J-pop tels que Speed, Morning Musume, AKB48 et SKE48 se sont popularisés. Morning Musume est l'un des des girl groups les plus reconnus, le second groupe de filles rentable en matière de singles au Oricon en février 2012. Avec plus de 60 membres, AKB48 est reconnu dans le Livre Guinness des records comme le groupe comptant le plus de membres à son actif[32]. AKB48 tient le record du groupe le plus rentable au Japon selon les statistiques de l'Oricon avec environ 22 millions d'exemplaires de lerus singles vendus en mai 2013[33].

Années 2010[modifier | modifier le code]

Au Japon, Momoiro Clover Z est un groupe connu pour ses prestations innovantes[34].

Au Japon, les girl groups restent parmi les plus populaires, et atteignant le classement Oricon 16 fois en 52 semaines en 2011, 16 fois en 53 semaines en 2012, et 19 fois en 50 semaines en 2013. Momoiro Clover Z est le girl group le plus populaire. Le groupe est connu pour ses prestations énergiques, incorporant éléments de ballet, gymnastique, et de films d'action[35]. Un sondage effectué en 2013 montrent que ces spectacles attirent un grand intérêt des idoles japonaises[36]. D'un autre côté, les 7 meilleurs singles sur 10 au Japon en 2013 sont liés à AKB48, 2 à SKE48, 1 à NMB48[37].

En Corée du Sud, les girl groups sont également très populaire. Des groupes tels que 2NE1, Girls Generation, et les Wonder Girls sont internationalement connus et font partie de la vague hallyu.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Girl Groups: Fabulous Females That Rocked the World, par John Clemente, Krause Publications, 2000.
  • (en) Always Magic in the Air: The Bomp and Brilliance of the Brill Building Era, par Ken Emerson, Viking Books, Penguin Books (reprint), 2005.
  • (en) The Original Marvelettes: Motown's Mystery Girl Group, par Marc Taylor, Aloiv Pub Co, 2004.
  • (en) Be My Baby: How I Survived Mascara, Miniskirts, and Madness, or My Life as a Fabulous Ronette, par Ronnie Spector et Vince Waldron, Onyx Books (reprint), 2004.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Robert Fontenot, « Oldies Music Encyclopedia: "Girl Group" », sur about.com (consulté le 30 avril 2014).
  2. (en) Rebecca Thomas, « TLC’s Left Eye Remembered: 10 Years Later », MTV (MTV Networks),‎ 25 avril 2012 (consulté le 23 juin 2012).
  3. (en) Simon Hoggart, « Old music: The Shirelles – Will You Love Me Tomorrow », sur The Guardian,‎ 9 décembre 2011 (consulté le 30 avril 2014).
  4. (en) Alwyn W. Turner, « Classic Girl Groups », Rough Guides, Londres,‎ 2003 (ISBN 978-1-84353-105-0), p. 426–428.
  5. (en) Joel Whitburn, The Billboard Hot 100 Charts: The Seventies (2 January 1971 through 28 December 1974), Menomonee Falls, Wisconsin, Record Research, Inc,‎ 1990 (ISBN 0-89820-076-8).
  6. (en) « New England's largest GLBT newspaper », Bay Windows,‎ 29 octobre 2008 (consulté le 11 août 2010).
  7. (en) By Dan DeLuca, « Patti LaBelle joins some old friends », San Diego Union-Tribune,‎ 10 novembre 2008 (consulté le 11 août 2010).
  8. (en) « Patti LaBelle's Back to Now », Time Out Chicago, Timeout (consulté le 11 août 2010).
  9. (en) « Spice Girls », sur Billboard (consulté le 30 avril 2014).
  10. (en) « herNew Spice Girls documentary on BBC One », BBC Press Office,‎ 19 octobre 2007 (consulté le 11 août 2010).
  11. (en) « 1998: Ginger leaves the Spice Girls », BBC News,‎ 31 mai 1998 (consulté le 2 avril 2010).
  12. a et b (en) « Spice Girls announce reunion tour », BBC News,‎ 28 juin 2007 (consulté le 2 avril 2010).
  13. (en) Biography - Spice Girls Rolling Stone; Spice selling some 23 million copies worldwide
  14. (en) Facts - Timeline Spice Girls
  15. (en) Timeline: Spice Girls. BBC News, 28 juin 2007.
  16. (en) Spice Girls' London Tickets Sell Out in 38 Seconds People, 1er octobre 2007.
  17. (en) Spice Girls announce extra concerts. Times Online, 27 juillet 2007.
  18. (en) « In pictures: Spice Girls through the years », BBC News,‎ 28 juin 2007 (consulté le 2 avril 2010).
  19. (en) « Guests - Show eight », Graham Norton's Bigger Picture, BBC,‎ 6 novembre 2006 (consulté le 11 août 2010).
  20. (en) David Sinclair, « Spice Girls review they remain consummate entertainers », Times Online,‎ 4 décembre 2007 (consulté le 2 avril 2010).
  21. (en) « The Official Top 20 biggest selling groups of all time revealed! », Officialcharts.com (consulté le 3 novembre 2012).
  22. (en) « Beatles Top All Time UK Singles Sales | Rock News | News », Planet Rock,‎ 6 juin 2012 (consulté le 16 novembre 2013).
  23. (en) Jon Herskovitz, « Top Japanese girl group Speed coming to a halt », Variety,‎ 11 octobre 1999 (consulté le 15 novembre 2008).
  24. Neil McCormick, « Xenomania: how to write a hit song », The Daily Telegraph, Telegraph Media Group, London,‎ 13 août 2009 (consulté le 24 novembre 2009).
  25. Emily MacKay, « End of Decade: Sound of the Overground », NME, IPC Media, UK,‎ Novembre 2009 (consulté le 3 décembre 2009).
  26. a et b « BPI Certified Awards », British Phonographic Industry (consulté le 27 août 2009).
  27. (en) « Take That shine among IFPI Platinum elite », Music Week, United Business Media,‎ 29 janvier 2009 (consulté le 30 janvier 2009).
  28. (en) « BBC - Sound of 2012 - Stooshe - Profile », BBC,‎ 5 décembre 2011.
  29. (en) « K-Pop takes America: how South Korea's music machine is conquering the world », The Verge,‎ 18 octobre 2012
  30. (en) « K-POP Hits the Europe », The UOS Times,‎ 31 août 2011.
  31. (en) « Dispatch ranks the Girl Groups of 2013 », sur allkpop.com,‎ 14 octobre 2013 (consulté le 30 avril 2014).
  32. (en) « J Pop - AKB48 »,‎ 18 juin 2013 (consulté le 30 avril 2014).
  33. (en) The asahi shimbun, « AKB48 becomes best-selling singles female artist ever in Japan », ajw.asahi.com, The Asahi Shimbun Company,‎ 28 mars 2013 (consulté le 3 octobre 2013).
  34. « Momoiro Clover Z dazzles audiences with shiny messages of hope », The Asahi Shimbun,‎ 29 août 2012.
  35. « 進化するアイドル ももクロが凄いワケ » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 16 décembre 2011. Consulté le 28 mars 2013
  36. « ももクロ、初のAKB超え タレントパワーランキング », Nihon Keizai Shimbun,‎ 24 juin 2013 (consulté le 26 juillet 2013).
  37. « Oricon 2013 Yearly Charts : Singles », tokyohive, 6Theory Media, LLC.,‎ 15 février 2013 (consulté le 16 février 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]