La Croix-aux-Mines

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La Croix-aux-Mines
Le hameau du Chipal
Le hameau du Chipal
Blason de La Croix-aux-Mines
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Fraize
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Galilée
Maire
Mandat
Jean-Yves Auzène
2014-2020
Code postal 88520
Code commune 88120
Démographie
Gentilé Cruciminois
Population
municipale
552 hab. (2011)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 15″ N 7° 03′ 00″ E / 48.2208333333, 7.05 ()48° 13′ 15″ Nord 7° 03′ 00″ Est / 48.2208333333, 7.05 ()  
Altitude 525 m (min. : 460 m) (max. : 1 130 m)
Superficie 16,8 km2
Localisation

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La Croix-aux-Mines
Liens
Site web www.lacroixauxmines.fr

La Croix-aux-Mines est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Cruciminois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune occupe la haute et étroite vallée de la Morte, un affluent gauche de la Fave. Elle culmine au Rossberg. Le relief a motivé la dispersion du peuplement en plusieurs hameaux, la Behouille, le Chipal, les Grandes Gouttes et Sadey étant les principaux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le toponyme de La Croix est attesté au moins en 1471 pour désigner l'actuelle commune. Le toponyme de La Croix-aux-Mines est, quant à lui, attesté au moins en 1611.

L'origine du village remonterait à l'arrivée de Déodat dans le Val de Galilée ; il n'y eut probablement qu'une cellule bâtie par un disciple du saint homme. Le village s'éleva vraisemblablement à proximité.

Les mines d'argent, de cuivre et de mercure ont été exploitées dès le Xe siècle au bénéfice des monastères de Moyenmoutier et de Saint-Dié. Les trois principales exploitations se nommaient Saint-Nicolas, Saint-Jean et Chipal. Les mines semblent avoir été laissées plus ou moins à l'abandon après 1670, les fermiers du roi n'y trouvant plus leur compte.

La mairie de La Croix s'étendait en dehors des limites de la commune actuelle sur le territoire de Ban-de-Laveline : elle appartenait au bailliage de Saint-Dié. L'église, dédiée à saint Nicolas, était annexe de Laveline.

De 1790 à l'an IX, La Croix-aux-Mines a fait partie du canton de Laveline.

Blason Blasonnement :
Coupé : au premier d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent, au second d'argent aux deux pics de mineur de sable passés en sautoir.
Commentaires : Comme son nom l'indique la commune était célèbre par ses mines, d'où les pics en sautoir. Connues dès le XIIe siècle, les mines d'argent ont connu une grande activité au XVIe siècle. Comme elles étaient la propriété des ducs de Lorraine, on retrouve les armes ducales en chef du blason communal[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Jean-Yves Auzène    
mars 1983 mars 2008 Claude Dieudonné    
mars 1971 mars1983 Louis Girold    
octobre 1945 mars 1971 Joseph Fresse    
mai 1935 octobre 1945 Émile Marchal    
septembre 1929 mai 1935 Aimé Deparis    
mai 1905 juillet 1929 Lucien Cleuvenot    
1896 mai 1908 Gustave Marchal    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 552 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 260 1 126 1 290 1 272 1 562 1 530 1 649 1 691 1 556
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 596 1 680 1 774 1 696 1 610 1 586 1 496 1 514 1 464
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 420 1 047 1 105 1 012 970 864 765 726 696
1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 -
738 591 569 575 548 547 547 552 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Nicolas, avec son grand orgue d'Augustin Chaxel, de 1824 (transformé par Jacquot-Jeanpierre)[4] et son orgue de chœur de Roethhinger, de 1965[5].
  • Chapelle Saint-Marc au Chipal
  • Musée des mines d'argent

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nathanaël Émile Weiss, né à La Croix-aux-Mines le 27 mars 1845, pasteur réformé et théologien[6]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Bordier, Mines de La Croix en Lorraine : Histoire générale et travaux, 1949
  • Abbé Adrien Fresse, Pages d'histoire locale : la Croix-aux-Mines, 1908
  • A. Girodie, Les Mines d'argent de la Croix-aux-Mines au XVIe siècle, Nancy, édition de la Revue lorraine illustrée, 1909.
  • J. Lougnon, « Une mine d'argent célèbre : La-Croix-aux-Mines en Lorraine (France) », Chronique de la recherche minière, Paris, 1978, no 446, p. 3-21
  • Francis Pierre et Jean-Pierre Gaxatte, dessins d'’Heinrich Gross, Les dessins des mines d’'argent de la Croix, Les Éditions de la Stingelle, La Croix-aux-Mines, 2012
  • Alexandra Schmitt, Les Mines de La Croix-aux-Mines 1480-1520, Université de Nancy 2, juin 1998 (mémoire de maîtrise)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de l'UCGL
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 1991, 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 214 à 218
  5. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 1991, 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 219 à 220
  6. Franck Storne, « Weiss, Nathanaël Émile », in Jean-Marie Mayeur, Yves-Marie Hilaire et André Encrevé (dir.), Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine, vol. 5 : Les Protestants, Beauchesne, Paris, 1993, p. 507-508 (ISBN 2-7010-1261-9)