Rougnac

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Rougnac
Mairie de Rougnac
Mairie de Rougnac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Villebois-Lavalette
Intercommunalité Communauté de communes d'Horte et Lavalette
Maire
Mandat
Marylise Vella-Frugier
2014-2020
Code postal 16320
Code commune 16285
Démographie
Gentilé Rougnacois
Population
municipale
434 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 13″ N 0° 21′ 33″ E / 45.5369, 0.3592 ()45° 32′ 13″ Nord 0° 21′ 33″ Est / 45.5369, 0.3592 ()  
Altitude Min. 105 m – Max. 221 m
Superficie 29,88 km2
Localisation

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Liens
Site web www.rougnac16.fr

Rougnac (Ronhac en limousin, dialecte occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Rougnac est commune du sud-est du département de la Charente, non loin de celui de la Dordogne. Cette commune du Pays d'Horte et Tardoire est située à 9 km au nord-est de Villebois-Lavalette et 20 km au sud-est d'Angoulême.

Rougnac est aussi à 7 km au sud-est de Dignac, 11 km au sud-ouest de Marthon, 18 km au sud-ouest de Montbron, 24 km à l'ouest de Nontron[1].

La commune est principalement desservie par la D 16, route départementale de Montmoreau à Confolens, qui passe par Villebois-Lavalette, Marthon et Montbron. La D 41 la relie aussi à Dignac, et la D 87 vers Angoulême. La D 939, route d'Angoulême à Périgueux, passe au sud-ouest de la commune[2].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreux hameaux : la Peige au nord, le Texier surplombant le bourg et Tillet à son pied, ainsi que Chante Grelet près de l'ancienne gare, Clédou à l'est qui a donné son nom à la forêt, la Pouyade et la Martinie au sud, le Châtenet, le château de Montchoix, Mas Millaguet, Cussac à l'ouest, etc[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rougnac
Sers Grassac
Dignac Rougnac Charras
Gardes-le-Pontaroux Édon Combiers

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune occupe un terrain calcaire datant du Crétacé, qui s'étage du Coniacien au nord, au Santonien au sud.

Ce plateau est toutefois recouvert sur une grande moitié nord de la commune par des dépôts du Tertiaire, sous forme de sable argileux, galets quartzeux, silex. Ces zones pauvres sont situées en hauteur et souvent boisées en pin maritime et châtaignier. Les flancs des vallées (Manore) sont couverts par endroits de colluvions formés de la décomposition du calcaire[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau boisé d'une altitude dépassant parfois les 200 m. Le point culminant est à une altitude de 221 m, situé à l'ouest. Le point le plus bas est à 105 m, situé le long de la Manore en limite sud. Le bourg d'étage entre 150 et 217 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Manore au pied du bourg
La forêt d'Horte entre Beaulieu et la D 87

La commune est traversée par la Manore, descendant vers le sud et affluent de la Lizonne près de La Rochebeaucourt.

La quasi-totalité de la commune est dans le bassin versant de la Dordogne, et la ligne de partage des eaux avec le bassin de la Charente passe dans le nord de la commune; c'est à peu près la D 34.

On trouve quelques retenues d'eau en amont du Repaire, comme l'étang Dudo, ou l'étang de Montchoix. Quelques fontaines sont à signaler, comme celles de la Bourgne et du Pinier au sud-ouest, celles des Pâtureaux, du Perry et de la Catie au sud-est, ou la fontaine de Lignauté au nord-ouest, ou du Bois de la Légère à l'ouest[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

La commune est boisée dans sa quasi-totalité par la forêt d'Horte. Seuls le bourg et la vallée de la Manore sont dégagés, ainsi que quelques clairières (Clédou, Montchoix, Mas Millaguet).

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant la première moitié du XXe siècle, Rougnac possédait une gare sur la voie ferrée Angoulême-Périgueux par Ribérac aujourd'hui disparue, qui empruntait la vallée de la Manore.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1794 nov. 1830 François Vignaud    
Fin 1830 1831 Michel Vergnaud (intérim)    
1831 1852 Jean Forestas    
1852 1869 Ernest Agard-Durantière    
1869 1871 Pierre Gouguet    
1871 1874 François Gouguet    
1874 1882 René Jacques    
1882 1883 Isidore Forestier    
1883 1891 Pierre Auguste Lémerie    
1891 avr. 1895 Guillaume Forestier    
1895 1900 Jean Dereix    
1900 1935 Albert Mothe    
1935 1940 Clément Gaillard    
1940 1947 Henri Léger    
1947 1956 Henri Chaumette    
1956 1970 Lucien Dufraisse    
1970 oct. 1989 Henri Laforge    
1989 1995 Fred Gélineau    
1995 2008 Dany Glangetas    
2008 2014 Pierre-Henri Auxire SE Directeur des ventes
2014 en cours Marylise Vella-Frugier SE Directeur d'enterprise
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 434 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 003 1 060 1 077 964 1 064 1 121 1 083 1 123 1 042
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 017 1 041 932 908 822 830 786 780 709
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
708 672 670 642 620 610 676 622 467
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
392 370 437 529 547 511 521 441 434
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Rougnac en 2007 en pourcentage[8].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90  ans ou +
2,7 
12,1 
75 à 89 ans
15,1 
15,3 
60 à 74 ans
15,2 
28,0 
45 à 59 ans
26,9 
16,2 
30 à 44 ans
14,4 
13,4 
15 à 29 ans
15,2 
14,2 
0 à 14 ans
10,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[9].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Rougnac est un des derniers villages de France où s'exerce le métier de cerclier, métier d'artisanat consistant en la fabrication de cercles en bois de châtaignier pour les tonneaux[10].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école publique est un regroupement pédagogique intercommunal entre Charras, Grassac et Rougnac. Rougnac accueille l'école primaire, et Charras et Grassac les écoles élémentaires. L'école de Rougnac possède deux classes. Le secteur du collège est Villebois-Lavalette[11].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre

L'église paroissiale Saint-Pierre est un édifice d'origine pré-romane dont la nef comprend un voûtement et une travée d'avant-chœur du XIIe siècle. Vers la fin du Moyen Âge elle a été agrandie vers l'ouest puis un clocher a été construit sur le chœur, avec une voûte à quatre branches d'ogives et deux liernes chanfreinées, sans doute du XVe siècle, et restauré au XIXe siècle. Une vaste crypte de plan rectangulaire, recouverte d'un berceau surbaissé et agrandie au XVe siècle, servait de lieu de sépulture aux seigneurs du Repaire. L'église est inscrite aux monuments historiques depuis 2001[12].

Château du Repaire

Le château du Repaire dont la construction a débuté au XIIe siècle est un château médiéval dont les propriétaires sont connus depuis le règne de Louis IX. Le châtelet d'entrée et une partie du logis datent du XVe siècle, le donjon circulaire et son décor de la fin du XVIe siècle alors que le logis est du XVIIIe siècle et que les communs ont été transformés au XIXe siècle. Il a été inscrit partiellement monument historique le 14 avril 1997[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Émile Peyronnet, sculpteur charentais né à Rougnac en 1872, connu pour la réalisation de nombreux monuments aux morts. Sa fille Éva a épousé Armand Vergeaud. Mort à Angoulême en 1956.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Angoulême », sur Infoterre,‎ 1973 (consulté le 17 novembre 2011)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. « Evolution et structure de la population à Rougnac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  9. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  10. « Les cercliers », racine.free.fr,‎ 2009 (consulté le 10 octobre 2009)
  11. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 16 juillet 2012)
  12. « Église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 4 novembre 2009
  13. « Château du Repaire », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 10 octobre 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]