Rougé

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Rougé
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Blason de Rougé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant
Canton Rougé
Intercommunalité Communauté de communes du Castelbriantais
Maire
Mandat
Jeannette Boisseau
2014-2020
Code postal 44660
Code commune 44146
Démographie
Gentilé Rougéens
Population
municipale
2 240 hab. (2011)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 47′ 01″ N 1° 26′ 49″ O / 47.7836111111, -1.4469444444447° 47′ 01″ Nord 1° 26′ 49″ Ouest / 47.7836111111, -1.44694444444  
Altitude Min. 39 m – Max. 109 m
Superficie 56,32 km2
Localisation

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Liens
Site web http://mairie-rouge.fr

Rougé est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire), c'est aussi le fief originel de la famille de Rougé.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Rougé dans le département de la Loire-Atlantique

Rougé est situé à 10 kilomètres au nord-ouest de Châteaubriant.

Les communes limitrophes sont Soulvache, Fercé, Noyal-sur-Brutz, Soudan, Châteaubriant et Ruffigné en Loire-Atlantique, Teillay en Ille-et-Vilaine.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Rougé est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Châteaubriant et de l'espace urbain de Rennes (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Rougé possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Rójae (écriture ELG, prononcé [ ʁu.ʒə ])[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fief d'origine des seigneurs de Rougé. Anciennement, un château dominait la ville et ses environs, sur le lieu actuel de l'église néo-gothique de Rougé, mais ce premier château fut détruit en 1173 par des mercenaires brabançons du roi d'Angleterre. En 1619 le P. du Paz en écrivait : « Ce fort beau chasteau, chef et siège d'une belle et antique chastellenie, a esté tellement ruisné et demoly, que maintenant peut-on à grant peine en remarquer les vestiges ; car l'emplacement mesme a esté baillé à féage et peut-on en dire comme de la ville de Troye Nunc seges est ubi Troia fuit » (Histoire généalogique de plusieurs maisons de Bretagne).

La châtellenie de Rougé se composait à l'origine de trois grands fiefs : Rougé-à-Rougé, Rougé-à-Thourie et Rougé-au-Teil (Le Theil-de-Bretagne). Ces deux derniers formèrent avec le temps la vicomté de Tourie et la châtellenie du Teil. Traitons ici de Rougé-à-Rougé, châtellenie appelée aussi dans les derniers siècles Rougé-à-Soulvache, après la destruction du château de Rougé. Cette seigneurie s'étendait en 1560 dans six paroisses : Rougé, Ruffigné, Lalleu-Saint-Jouin, Ercé-en-Lamée, Soulvache et Saint-Jean de Béré (Archives du Parlement de Bretagne, 13 reg. des édits, 119) ; mais à l'origine, comme nous l'avons vu, les sires de Rougé avaient des droits de haute, moyenne et basse justice jusqu'en Le Teil, Thourie et Piré, d'un côté, — Saint-Aubin-des-Châteaux et Saint-Vincent-des-Landes, de l'autre.

Outre les châteaux de Rougé et de Soulvache, le domaine proche de la châtellenie de Rougé comprenait : la forêt Neuve, adjacente à celle de Teillay — les bois de la Garenne et du Plessix de Rougé s'entrejoignant — un moulin à vent en Rougé et le moulin à vent des Mortiers en Ruffigné.

Des nombreux vassaux des sires de Rougé, nous retiendrons les seigneuries de la Minière, d'Hugères, de Chamballan, etc.

La Châtellenie de Rougé fut possédée par d'illustres familles :

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la croix pattée alésée d'or.
Commentaires : Armes de la famille de Rougé brisées (la croix est d'or et non d'argent). Blason conçu par Louis Renaud.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Rougé : Rougé rugit mais ne rougit.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Rougé.
L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1965      
1965 1971      
1971 1977      
1977 1995 Albert Baron Divers gauche  
1995 2014 Jacques Lemaître[2] UMP agriculteur
2014 en cours Jeannette Boisseau Divers droite agricultrice
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 240 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 000 2 134 2 083 2 404 2 295 2 437 2 272 2 603 2 710
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 672 2 705 2 780 2 813 2 712 2 782 2 811 2 785 2 734
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 665 2 627 2 625 2 408 2 357 2 249 2 099 2 229 2 179
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 011 1 995 1 982 2 055 2 167 2 141 2 251 2 262 2 253
2011 - - - - - - - -
2 240 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[5], pour le recensement 2005 : base Cassini de l'EHESS)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,6 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,6 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Rougé en 2009 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,1 
7,9 
75 à 89 ans
9,9 
14,3 
60 à 74 ans
15,8 
20,8 
45 à 59 ans
20,8 
20,3 
30 à 44 ans
18,4 
15,9 
15 à 29 ans
13,8 
20,6 
0 à 14 ans
20,0 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  2. Réélu en 2001 et 2008.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. « Rougé 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  6. « Résultats du recensement de la population - Rougé - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  7. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]