Pirot

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Pirot
Пирот
Blason de Pirot
Héraldique
Drapeau de Pirot
Drapeau
Vue générale de Pirot
Vue générale de Pirot
Administration
Pays Serbie Serbie
Province Serbie centrale
Région Ponišavlje
District Pirot
Municipalité Pirot
Code postal 18 300
Démographie
Population 38 432 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 43° 09′ 11″ N 22° 35′ 10″ E / 43.1531, 22.5861 ()43° 09′ 11″ Nord 22° 35′ 10″ Est / 43.1531, 22.5861 ()  
Altitude 367 m
Localisation

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Pirot

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Pirot
Municipalité de Pirot
Administration
Maire
Mandat
Vladan Vasić (KZP)
2012-2016
Démographie
Population 57 911 hab. (2011)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Superficie 123 200 ha = 1 232 km2
Liens
Site web Site officiel

Pirot (en serbe cyrillique Пирот) est une ville et une municipalité de Serbie situées dans le district de Pirot. Au recensement de 2011, elle comptait 38 432 habitants et le territoire dont elle est le centre 57 911[1].

La ville de Pirot est le centre administratif du district de Pirot. Elle est située sur une importance voie de communication, à mi-chemin entre Niš et Sofia.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pirot est située au sud-est de la Serbie. Sur le territoire de la municipalité se trouvent des montagnes comme la Stara planina, la Vlaška Planina et la Belava. Les rivières les plus importantes du secteur sont la Nišava, la Jerma et la Rasnička reka. Le lac Zavoj (en serbe : Zavojsko jezero) est également situé sur le territoire municipal.

La municipalité de Pirot est entourée par les municipalités serbes de Dimitrovgrad, de Knjaževac, de Bela Palanka et Babušnica. Elle est également bordée sur 65 km par la frontière entre la Bulgarie et la Serbie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières mentions de cette partie centrale des Balkans remontent à la Grèce antique. Les Grecs étaient intéressés par cette région car le royaume de Macédoine, leur grand adversaire, était fréquemment en guerre avec les Triballes, une confédération de peuples illyriens, thraces et celtiques.

Vers l’an 14 avant notre ère, au début du règne d’Auguste, cette région se trouva à la limite entre les provinces romaines de Mésie et de Thrace. Par la suite, une route pavée y fut construite, reliant Singidunum (Belgrade), Naissus (Niš), Serdica (Sofia), Andrinople et Constantinople. Le long de la route, des colons commencèrent à s’installer et la romanisation commença. Sous le règne de Dioclétien (284 – 305), Pirot fut intégrée dans la province de Dacie aurélienne (ou Dacia Mediterranea).

Au cours du IVe siècle la région connut une période d’invasions, notamment de la part de tribus gothiques, puis au Ve siècle ce fut la campagne des Huns. L’empereur Justinien (527 – 565) ordonna la construction de trente forteresses dans la région allant de Niš à Sofia. Aux VIe et VIIe siècles, les Slaves s’ajoutèrent aux Thraces romanisés (« valaques ») et peuplèrent les Balkans, devenant rapidement majoritaires. De la fin du VIIIe siècle jusqu’au début du XIe siècle, la région fit partie du Premier Empire Bulgare. Reprise par les Grecs, la ville fut conquise par une armée composée de Serbes, de Valaques et de Hongrois en 1182-1183. Pour la première fois, la cité fut incluse dans un État serbe. Stefan Nemanja et l’empereur Frédéric Barberousse y passèrent et furent acclamés par la population[2]. La ville redevint bulgare après le soulèvement d’Asen et Pierre à la fin du XIIe siècle (« Regnum Bulgarorum et Valachorum ») et elle le demeura aux XIIIe et XIVe siècles. Selon certaines sources[3], le prince serbe Stefan Nemanjić aurait aussi pris possession de Pirot et de sa région en 1214-1216. Sous le règne d’Ioan Asan II (1218-1241), la région serait redevenue bulgare, puis à nouveau serbe sous le règne du roi Stefan Uroš II Milutin (1282-1321) [2].

Pirot fut prise pour la première fois par les Turcs en 1386[4], puis, après avoir plusieurs fois changé de main, elle resta sous domination ottomane du XVe siècle à la fin du XIXe siècle (décembre 1877). En 1878, Pirot fut donnée à la Bulgarie au traité de San Stefano, puis, quelques mois plus tard, donnée à la Serbie par le traité de Berlin. Elle est, depuis, une ville serbe.

Localités de la municipalité de Pirot[modifier | modifier le code]

Localisation de la Ville de Pirot en Serbie

La municipalité de Pirot compte 72 localités :

Démographie[modifier | modifier le code]

Ville[modifier | modifier le code]

Évolution historique de la population dans la ville[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1948 1953 1961 1971 1981 1991 2002 2011
11 868 13 175 18 415 29 298 36 293 40 267 40 678[5] 38 432[1]


Pyramide des âges (2002)[modifier | modifier le code]

Répartition de la population par nationalités dans la ville (2002)[modifier | modifier le code]

Municipalité[modifier | modifier le code]

Répartition de la population par nationalités dans la municipalité de Pirot (2002)[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Élections locales de 2004[modifier | modifier le code]

À la suite des élections locales de 2004, les sièges de l'assemblée municipale de Pirot se répartissaient de la manière suivante[8] :

Parti Sièges
Coalition « Pour Pirot » 10
Parti radical serbe 9
Parti socialiste de Serbie 7
G17 Plus 6
Mouvement serbe du renouveau 6
Liste « Ensemble pour Pirot » 6
Parti démocratique de Serbie 5
Parti social-démocrate 4
Parti socialiste populaire 3

Élections locales de 2008[modifier | modifier le code]

À la suite des élections locales serbes de 2008, les 56 sièges de l'assemblée municipale de Pirot se répartissaient de la manière suivante[9] :

Parti Sièges
Coalition pour Pirot 26
Parti radical serbe 16
Parti démocratique 9
Parti socialiste de Serbie - Parti des retraités unis de Serbie - Serbie unie 5

Vladan Vasić a été élu président (maire) de la municipalité ; il était à la tête de la Coalition pour Pirot, composée du parti G17 Plus et du Mouvement serbe du renouveau[9].

Culture[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

Deux édifices de Pirot sont placées sous la protection de l'État : le konak de la famille Hristić, construit en 1848 et également connue sous le nom de « Konak Malog Riste », et la maison de la famille Panajotović, construite dans les années 1860, également connue sous le nom de « maison du chat blanc ».

Sport[modifier | modifier le code]

Pirot possède un club de football, le FK Radnički Pirot et un important complexe omnisports, le Hal Kej, inauguré le 28 août 2006.

Éducation[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Pirot possède une chaîne de télévision, TV Pirot[10], et un journal quotidien appelé Sloboda[11].

Économie[modifier | modifier le code]

Un kilim de Pirot, avec une décoration Rašićeva ploča

À l'époque ottomane, Pirot était un important centre marchand sur la route de Belgrade à Istanbul. La ville était un centre fabrication des kilims et les kilims de Pirot, les plus parfaits du point de vue de L'art et de la technique dans cette partie des Balkans, rayonnaient sur les centres de tissage de kilims plus ou moins éloignés et constituaient une marchandise très précieuse et recherchée dans l'Empire ottoman où ils se sont conservés jusqu'à nos jours[12].

Aujourd'hui, l’entreprise la plus importante de la région est la société Tigar, spécialisée dans la fabrication de produits liés au caoutchouc, notamment des pneus et des chaussures en caoutchouc ; elle propose également des produits chimiques, peintures, vernis et colles[13]. Par l'intermédiaire de ses filiales, elle offre des produits diversifiés : Tigar-Tours d.o.o. propose divers produits touristiques et Tigar Inter Risk d.o.o. des assurances ; Tigar Business Service travaille dans l'ingénierie civile, Tigar-Incan, dans l'ingénierie et le conseil etc[13]. Tigar Pirot entre dans la composition du BELEX15, l'indice principal de la Bourse de Belgrade[14].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Pirot est situé sur la route européenne E80, entre Niš et Dimitrovgrad.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Pirot est la ville natale du musicien Vojislav Vučković.

Coopération internationale[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (sr)(en)[PDF] « Recensement de la population, des ménages et des logements dans la République de Serbie 2011 », sur http://webrzs.stat.gov.rs, Site de l'Institut de statistiques de la République de Serbie,‎ 10 novembre 2011 (consulté le 6 avril 2013)
  2. a et b (sr) « Kratka istorija Pirota », sur http://pirot.org.yu, Site officiel de la municipalité de Pirot (consulté le 25 janvier 2008)
  3. (sr) Новаковић, Р. О Неким питањима границе Србиjе краjем ХІІ и почетком ХІІІ века. Зборник Филозофског факултета, књ. ХІ-1, 1967, с. 197, 207
  4. (bg) История на България, т. ІІІ, Издателство на БАН, София 1982, с. 358- 359
  5. (sr) Livre 9, Population, analyse comparative de la population en 1948, 1953, 1961, 1971, 1981, 1991 et 2002, données par localités, Institut de statistique de la République de Serbie, Belgrade, mai 2004 (ISBN 86-84433-14-9)
  6. (sr) Livre 2, Population, sexe et âge, données par localités, Institut de statistique de la République de Serbie, Belgrade, février 2003 (ISBN 86-84433-01-7)
  7. a et b (sr) Livre 1, Population, origine nationale ou ethnique, données par localités, Institut de statistique de la République de Serbie, Belgrade, février 2003 (ISBN 86-84433-00-9)
  8. (sr) « Opština Pirot », Lokalni izbori u Srbiji - 2004, sur http://www.cesid.org (consulté le 25 janvier 2008) - Indisponible au 16 septembre 2009
  9. a et b (sr) « Pregled funkcionera za opštinu Pirot (Lokalni 2008) », sur http://direktorijum.cesid.org, Site du CeSID (consulté le 16 septembre 2009)
  10. (sr) « TV Pirot » (consulté le 25 janvier 2008)
  11. (sr) « Sloboda » (consulté le 25 janvier 2008)
  12. Milena Vitković-Žikić, Les kilims de Pirot, Musée des Arts décoratifs, Narodna biblioteka Srbije, Belgrade, 2001 (ISBN 86-7415-068-3)
  13. a et b (en) « Tigar a.d. Pirot », sur http://finance.google.com, Google finance (consulté le 8 novembre 2011)
  14. (en) « BELEX15 - Index Basket », sur http://www.belex.rs, Site officiel de la Bourse de Belgrade,‎ 30 septembre 2011 (consulté le 8 novembre 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]