Patriarcat orthodoxe d'Antioche

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Patriarcat grec-orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient
Fondateur(s) Apôtres Pierre et Paul
Autocéphalie/Autonomie déclarée Dès les origines
Autocéphalie/Autonomie reconnue Dès les premiers siècles
Primat actuel Jean X d'Antioche
Siège Damas, Syrie
Territoire primaire Syrie, Liban, Iraq, Koweit, une partie de la Turquie et en théorie Iran et la péninsule arabique
Extension territoriale Amérique, Australie, Europe occidentale
Rite Byzantin
Langue(s) liturgique(s) grec koinè depuis l'origine, et également arabe classique à partir du IXe siècle
Tradition musicale Byzantine
Calendrier grégorien / julien révisé
Population estimée 4 millions

Le Patriarcat grec-orthodoxe d'Antioche est la juridiction autocéphale de l'Église orthodoxe en Syrie et dans tout l'Orient. Il est aussi appelé Église orthodoxe d'Antioche.

Le chef de l'Église porte le titre de « Patriarche de la grande cité de Dieu, Antioche, de Syrie, d'Arabie, de Cilicie, d'Ibérie et de Mésopotamie, et de tout l'Orient », avec résidence à Damas en Syrie. Son titulaire actuel est Jean X d'Antioche, élu le 17 décembre 2012.

Le titre de patriarche d'Antioche est également porté par quatre autres chefs d'Église : maronite, grec-catholique, syriaque-orthodoxe (jacobite) et syriaque-catholique.

Nom[modifier | modifier le code]

L'Église grecque-orthodoxe d'Antioche est également connue sous d'autres noms :

  • Église orthodoxe d'Antioche
  • Église orthodoxe romaine d'Antioche
  • Église orthodoxe melkite d'Antioche
  • Église orthodoxe antiochienne
  • Église orthodoxe melkite (mais ce dernier mot tend à être réservé aux grecs-catholiques)
  • Église orthodoxe d'Antioche
  • Église orthodoxe melkite
  • Église orthodoxe grecque melkite
  • Église orthodoxe grecque d'Antioche
  • Église antiochienne romaine

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église d'Antioche.

Anciennes juridictions :

Organisation[modifier | modifier le code]

Siège patriarcal[modifier | modifier le code]

Le primat de l'Église porte toujours le titre de patriarche d'Antioche même s'il n'y réside plus. Pendant le VIIe siècle, après la conquête arabo-musulmane, le patriarche résida à Constantinople. En 742, le calife omeyyade al-Hisham autorisa la réinstallation du patriarche à Antioche. En 1185, à l'époque des Croisades, le patriarche orthodoxe dut s'exiler à nouveau à Constantinople. Le retour d'un patriarche orthodoxe à Antioche ne sera possible qu'en 1269, après la prise de la ville par les Mamelouks égyptiens en 1268. En 1342, le patriarche s'installa à Damas. Les membres de cette Église se nomment encore « Roum » qui veut dire « Romain » en arabe à cause de l'héritage byzantin et grec de la communauté.

Organisation territoriale[modifier | modifier le code]

Cathédrale orthodoxe de Hama.
Monastère de sainte Thècle à Maaloula

L'Église est composée de plusieurs métropoles, également appelées archevêchés. Comme dans l'Église orthodoxe de Grèce, hormis pour le primat, il n'existe pas d'ordre de préséance entre les sièges. C'est l'ancienneté du sacre épiscopal qui détermine la préséance.

Syrie-Liban
  • Archevêché patriarcal d'Antioche, siège à Damas.
  • Métropole de Tripoli et du Kourah.
  • Métropole d'Héliopolis (Zahlé et Baalbek), siège à Zahlé.
  • Métropole de (Byblos et Batroun), siège à Bouroumana. Le métropolite est exarque de tout le Mont-Liban.
  • Métropole de Lattaquié.
  • Métropole de Beyrouth.
  • Métropole d'Arcadie (le Akkar), siège à Halba.
  • Métropole d'Épiphania, siège à Hama.
  • Métropole de Homs (Émèse).
  • Métropole de Sidon et de Tyr, siège à Marjayoun.
  • Métropole de Bérée et Alexandrette, siège à Alep
  • Métropole de Bosra, du Hauran et du Jabal El-Arab.
Reste du Moyen-Orient
Amérique
Europe
Océanie

Relations avec les autres Églises[modifier | modifier le code]

L'Église est membre du Conseil œcuménique des Églises ainsi que du Conseil des Églises du Moyen-Orient.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ignace Dick, Les Melkites, Brepols, coll. « Fils d'Abraham », Turnhout, 1994
  • Vahé Tachjian, La France en Cilicie et en Haute-Mésopotamie : aux confins de la Turquie, de la Syrie et de l'Irak (1919-1933), L'Harmattan, coll. « Hommes et Sociétés », Paris, 2004 (ISBN 2845864418)
  • Jean-Pierre Valognes, Vie et mort des Chrétiens d'Orient, Fayard, Paris, 1994 (ISBN 2213030642)

Liens externes[modifier | modifier le code]