Grégoire III Laham

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Grégoire III
Image illustrative de l'article Grégoire III Laham
Sa Béatitude Grégoire III
Biographie
Naissance 13 décembre 1933 (81 ans)
à Daraya (Syrie)
Ordination sacerdotale 15 février 1959
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 27 novembre 1981 par le
patriarche Maxime V
Dernier titre ou fonction Patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, d'Alexandrie et de Jérusalem des Melkites
Patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, d'Alexandrie et de Jérusalem des Melkites
Depuis le 29 novembre 2000
Précédent Maxime V Hakim
Archevêque titulaire de Tarse des grecs melkites
9 septembre 1981 – 1992
Précédent Athanasios Toutoungi Joseph Absi Suivant
Autres fonctions
Fonction religieuse

Ornements extérieurs Patriarches et Primats.svg
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« Veillez et marchez dans l'amour[1] »
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Grégoire III Laham, en arabe : غريغوريوس الثالث لحام, né Loufti Laham à Darayya, connu comme lieu de la conversion de Saint Paul, près de Damas, en Syrie, le 13 décembre 1933, est le patriarche actuel de l'Église catholique melkite[2], avec le titre de patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, d'Alexandrie et de Jérusalem des melkites.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le jeune Loutfi (qui signifie « gentil ») fut accepté, en 1943, au séminaire des Pères Salvatoriens, au Monastère du Saint Sauveur près de Saida (au Liban-sud) où il termina ses études philosophiques et théologiques. Il prononça ses vœux temporaires le 15 août 1949 et les voeux solennels le 20 janvier 1952. Ses supérieurs décidèrent de l’envoyer en 1956 à Rome pour pousser ses études théologiques. En 1961, il reçut le titre de Docteur en Sciences Ecclésiastiques Orientales de l’Institut pontifical oriental, dirigé par les Pères Jésuites. Là, il fut ordonné prêtre en 1959 au monastère de Grottaferrata près de Rome.

Rentré au Liban après avoir terminé son doctorat en 1961, il est nommé supérieur du Grand Séminaire de son Ordre à Jeita (près de Beyrouth), charge qu’il maintient jusqu’à la fin de 1969. Il enseigna pendant ce temps, Théologie et Liturgie à l’Université du Saint Esprit de Kaslik (près de Beyrouth).

Poussé par l’Esprit pour le travail de l’Unité de l’Eglise, il fonda en 1962 la Revue « Unité dans la foi. » Ce fut la première revue arabe qui traitait des questions œcuméniques. Ainsi, le Saint Synode de l’Eglise Melkite Catholique le nomma Secrétaire de la Commission œcuménique et liturgique. Il put, par après, préparer en 1972 à Beyrouth le premier congrès liturgique entre les deux Eglises soeurs du Patriarcat d’Antioche, et continua avec zèle et persévérance à travailler pour le dialogue entre les deux Eglises. Ainsi il devint membre de l'ATIME. Il a été par la suite invité à donner des conférences et à participer à différents congrès soit en Allemagne, en Italie, à Londres, etc.

Ces charges n’ont pas pu arrêter le dynamique prêtre à servir plusieurs paroisses en Syrie et au Liban, où il s’est dévoué à l’enseignement et à la prédication. Ainsi il entama le travail sur le plan social en fondant le « Foyer de la jeune fille » avec plusieurs sections dans divers villages du diocèse de Saida au Liban-Sud. Puis en collaboration avec les Pères Georges Kwaiter, Salim Ghazal et l’aide de certains amis allemands, il érigea le « Foyer de la providence » en 1966 à Salhieh, dans les hauteurs à l’Est de Saida. Ce dernier projet social, formé d’une maison qui peut contenir 100 jeunes garçons, fut dédié à l’enseignement technique. Ce foyer comprenait aussi un centre pour les jeunes qui voulaient se consacrer aux activités sociales, paroissiales et religieuses. Ainsi, en 1971 l’idée d’un centre pour les « Études Religieuses pour adultes » prit naissance.

En 1974, après l’arrêt de l'archevêque Hilarion Capucci par les Autorités israéliennes, Sa Béatitude le Patriarche Maximos V Hakim le nomma Administrateur Patriarcal, puis Vicaire patriarcal de Jérusalem. Pendant les années 1974-75, il termina les projets en cours à Jérusalem, dont la restauration de la résidence patriarcale et l’équipement du foyer pour pèlerins y attenant; de même que la décoration de l’église-cathédrale de Jérusalem.

Il se dévoua pour autant à créer en 1976 un centre d'Études Religieuses Orientales, avec une bibliothèque en plusieurs langues, devenu aujourd'hui une branche adjointe de l’Université de Bethléem. En 1977, il se consacra aussi au service social et institua la « Caisse financière commune » dans le but d’aider les étudiants besogneux de Jérusalem à poursuivre leurs études universitaires.

Le Saint Synode, dans sa réunion du 9 septembre 1981, l’a élu à la dignité épiscopale. Il fut sacré à Damas le 27 novembre de la même année par Sa Béatitude le Patriarche Maximos V, assisté de LL.EE. Saba Youakim et François Abou Mokh. Depuis lors, il initia un projet d’habitation formé de 36 appartements pour recevoir plusieurs familles besogneuses de Jérusalem, avec une église, une grande salle et un centre sanitaire. Ce projet terminé en 1983, fut suivi de plusieurs constructions d‘habitations, d’écoles, de centres sanitaires, et de restauration d’églises paroissiales... En 1986, le Saint Synode le nomma à la tête de la Commission liturgique patriarcale et synodale. Il y travailla et continue à le faire avec zèle. En effet, avec l’aide de la Commission Liturgique, il termina en 1921 le livre de la « Divine Liturgie », ajoutant à l’ancienne édition différentes introductions et variantes. Il travaille aussi à compléter le livre des « Prières Liturgiques » en quatre volumes, qui rendent notre Église fière de sa tradition byzantine.

En plus de tout cela, Sa Béatitude est prolifique. Il a notamment publié une « Introduction aux rites liturgiques et à leurs symboles dans l’Église orientale », « Voix du Pasteur », « Germanos Adam », « Histoire de l’Eglise Melkite », « L’Eglise Melkite au concile Vatican II », etc.

En Juin 2000, il invita tous les évêques catholiques de tradition byzantine au monde à un congrès dans la résidence patriarcale de Jérusalem. Ils ont pu étudier ensemble les problèmes communs à leurs églises. C’était la première fois qu’une telle réunion prenait place parmi les églises byzantines variées. Quand Sa Béatitude Maximos Hakim donna sa démission comme Patriarche de l’Église grecque-catholique melkite pour raison de santé, le Saint Synode, réuni à Raboueh, le 22 novembre 2000, accepta la démission du patriarche. Ainsi, de nouveau réuni le 29 suivant, le Synode élut Son Excellence l’Archevêque Loutfi comme Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem. Il prit alors le nom de Grégoire III, qui signifie le « Veilleur ».

À la fin de 2014, il fonde l'organisme représentant en France l'Ordre patriarcal de la Sainte-Croix de Jérusalem, institution melkite catholique qui aide moralement et financièrement les Chrétiens de Terre-Sainte.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Adresse du patriarche Grégoire III au pape Benoît XVI », sur catholique.org,‎ 8 mai 2008 (consulté le 31 juillet 2013)
  2. grecque non pas relativement à l'État moderne de Grèce, mais parce que sa langue liturgique est, en plus de l'arabe, le koinè

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]