Orgères (Ille-et-Vilaine)

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Orgères
Église Saint-Martin d'Orgères
Église Saint-Martin d'Orgères
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Bruz
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Rennes Métropole
Maire
Mandat
Daniel Dein
2014-2020
Code postal 35230
Code commune 35208
Démographie
Gentilé Orgerois
Population
municipale
3 982 hab. (2011)
Densité 244 hab./km2
Population
aire urbaine
395 710 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 56″ N 1° 40′ 06″ O / 47.9988092, -1.6682337547° 59′ 56″ Nord 1° 40′ 06″ Ouest / 47.9988092, -1.66823375  
Altitude Min. 26 m – Max. 111 m
Superficie 16,32 km2
Localisation

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Liens
Site web www.orgeres.fr

Orgères est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Orgères est située à 15 km au sud de Rennes et à 90 km au nord de Nantes.

La commune est desservie par les routes départementales 39, 41 et 286 et surtout par la route nationale à 4 voies route nationale 137 dite « Route des Estuaires » sur cette partie, mise en service en décembre 1990, et qui a considérablement raccourci le temps de trajet jusqu'à Rennes.

Un service d'autobus assure des liaisons quotidiennes avec Rennes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte d’Orgères.
Communes limitrophes de Orgères
Pont-Péan Saint-Erblon
Laillé Orgères Bourgbarré
Chanteloup

La commune d'Orgères se trouve à proximité de :

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les bus du réseau Service des Transports Agglomération Rennaise (STAR) :

  • ligne 74 Bourgbarré <> Orgères <> Rennes (Henri Fréville), du lundi au samedi ;
  • ligne 61 Bourgbarré <> Orgères <> Saint Erblon <> Noyal-Châtillon-sur-Seiche <> Rennes (Henri Fréville), les dimanches et jours fériés et les vendredis et samedis soir au départ de Rennes (République).

Le lieu-dit « L'Hermitière » ainsi que la « ZA de L'Hermitière » sont desservis par la ligne 235 Orgères (L'Hermitière Village) <> Laillé (Bout de Lande) <> Pont Péan (Mouton Blanc) en correspondance avec la ligne 79 Laillé <> Pont Péan <> Rennes (Henri Fréville) à l'arrêt Mouton Blanc à Pont Péan.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes attestées sont Orgiariae (1148)[1], Orgeria (1181), De Orgeriis (1516)[2].

La commune se nomme An Heizeg en breton[1] et s’écrit Orjèrr en gallo[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pays où l'on cultive l'orge, disent certains, ou encore pays qui contient de l'or, disent d'autres, le trésor d'Orgères est déjà, comme l'écrivait en 1882, un poète local[Qui ?], dans « le charme de sa campagne paisible et reposante ».

La paroisse semble remonter au XIe siècle. L'église a été construite aux XVe et XVIIIe siècles, sauf la tour (1844). On rapporte que les carrières d'Orgères ont fourni des matériaux pour les fortifications de Rennes au XVe siècle.

Le saint patron de la paroisse est Martin. Au pays de Bretagne, les fidèles que Martin avait convertis formèrent une pieuse colonie à l'extrémité des landes d'Orgères, la place où se dressait la cellule de saint Martin est aujourd'hui un hameau nommé « l'Hermitière », une oasis de verdure, dans lequel les arbres cachent les maisons.

Parmi les hommes célèbres de la commune figure le curé Vanneau, député des États-Généraux en 1789.

Le château d'Orgères, à 600 m au nord-ouest du bourg et à l'ouest de la route, comprenait au XVIIIe siècle une vaste construction avec un dôme central et deux pavillons, mais il a été en partie incendié au début du XIXe siècle et se compose aujourd'hui de deux bâtiments accolés d'inégale hauteur. Le moins haut est ce qui reste de l'ancien château.

La seigneurie d'Orgères fut érigée en châtellenie en 1640 et en baronnie en 1664 et 1774. Elle relevait originairement de la seigneurie de Bourgbarré, puis directement du roi depuis 1640. La tradition conserve le souvenir d'un combat livré entre les républicains et des chouans à la cour d'Orgères, près du château.

De nombreuses demeures conservent des souvenirs historiques comme l'ancien manoir de Serrière qui relevait de la seigneurie de Châteauloger en Saint-Erblon.

Du manoir du Noyer (en partie démoli en 1806), il reste une petite fenêtre à bancs et une cheminée dont le linteau de bois est sculpté d'un écusson en pointe.

L'ancien manoir de l'Ourme ; l'ancien manoir du Châtenay ; l'ancienne maison de la Guibertière ; l'ancien manoir du Plessis.

L'ancien manoir de Bouharée. Il a été restauré au XVIIIe siècle et conserve une tourelle ronde. On prétend qu'il y a eu à Bouharée une colonie romaine. L'ancienne chapelle de l'Hermitière, elle était encore desservie au XVIIIe siècle. On conserve sa cloche dans le village de l'Hermitière et on la sonne quand un des habitants vient à mourir.

Le hameau de la Douve : à l'est de celui-ci se trouve un talus circulaire appelé le château, entouré d'une douve de 3 mètres de largeur constamment remplie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie d'Orgères
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Daniel Dein DVG Directeur-adjoint
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 982 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 162 984 1 103 1 202 1 189 1 226 1 201 1 239 1 228
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 198 1 262 1 259 1 182 1 178 1 208 1 210 1 224 1 175
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 194 1 069 1 045 968 979 928 926 941 886
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
911 1 064 1 708 2 175 2 537 2 881 3 514 3 605 3 982
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin.
Collège Andrée-Récipon.

La commune ne compte aucun monument historique protégé mais dispose de plusieurs édifices d’intérêt patrimonial :

  • l’église Saint-Martin, dédiée à Martin de Tours[6],
  • le château d'Orgères[7],
  • plusieurs manoirs, fermes et maisons[8] :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]