Miniac-sous-Bécherel

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Miniac-sous-Bécherel
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Bécherel
Intercommunalité Rennes Métropole
Maire
Mandat
Daniel Monnier
2014-2020
Code postal 35190
Code commune 35180
Démographie
Gentilé Miniacois
Population
municipale
719 hab. (2011)
Densité 53 hab./km2
Population
aire urbaine
654 478 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 10″ N 1° 55′ 51″ O / 48.2861111111, -1.9308333333348° 17′ 10″ Nord 1° 55′ 51″ Ouest / 48.2861111111, -1.93083333333  
Altitude 150 m (min. : 79 m) (max. : 183 m)
Superficie 13,55 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-miniac-sous-becherel.fr

Miniac-sous-Bécherel (en breton : Minieg-Begerel et en gallo : Meinyac) est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine et de la région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sa surface est 13,55 km² (soit 1 355 hectares).

Son altitude minimum est de 79 m et son altitude maximum de 183 m. La mairie se trouve à 159 m.

Les villes et villages proches de Miniac-sous-Bécherel sont : Bécherel à 1,48 km, Longaulnay à 2,77 km, Cardroc à 3,16 km, La Baussaine à 4,03 km, Irodouër à 4,24 km.

Transport[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er janvier 2014, suite à son entrée dans Rennes Métropole, la commune est desservie par la ligne de bus 96 du réseau Service des transports en commun de l'agglomération rennaise (STAR).

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence de deux menhirs dits « les Roches du Diable » atteste d’une présence humaine au moins depuis le Néolithique sur le territoire de Miniac.

L’église Saint-Pierre de Miniac pourrait d’après Erwan Vallerie, porter le nom d’un fundus gallo-romain. La commune de Miniac est traversée par la voie romaine Rennes-Dinan, au niveu du lieu-dit l’Echaussée. La parroise de Miniac apparaît pour la première fois en 1122 et relevait de l’Abbaye Saint-Melaine de Rennes.

Durant les guerres de succession de Bretagne, les environs de Bécherel étaient occupés par les Anglais dont la place forte de Bécherel. Cette occupation donna lieu à de nombreux affrontements.

La période suivante placée sous la dynastie des Montforts amena la paix et des échanges commerciaux qui favorisent la construction de nombreux manoirs par des familles roturières nouvellement enrichies et anoblies comme celle de Jehan Laevin en 1431, Georget Mysenz, et Jouban Nysenz en 1441. Il réside sur le territoire de Miniac de nombreux manoirs dans un paysage bocage : manoirs de St Baud, de la Croix-Courte, de Lessart et du Frêne.

Le manoir de Montifault de nos jours détruit, était le siège de la juridiction de Miniac et dépendait encore à la baronnie de Bécherel en 1770. En 1448, le manoir appartenait à Jean Pied-de-Vache, ensuite passe à la famille Urvoy en 1661 et plus tard aux Lanjamet.

Du XVe au XVIIIe siècle, le pays de Bécherel était renommé grâce à sa prospérité liée à l’industrie toilière comme le témoignent les nombreuses maisons de marchands toiliers et manoirs, qui furent ensuite déclassés en fermes.

Une lettre patente de Jean V de 1535, confirme la tenue de foires à Miniac.

En 1590, durant la Ligue, les troupes du Duc de Mercœur assiègent la ville. Plus tard durant la Révolution, la chouannerie n’épargna pas la région.

Le déclin de l’industrie toilière, à la fin du XVIIIe siècle, amena la population à se tourner vers les activités agricoles et artisanales.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les dix communes du canton de Bécherel ont créé en 1990 le le Syndicat intercommunal pour le Développement du Pays de Bécherel qui s'est transformé le 1er janvier 1994 en Communauté de communes du Pays de Bécherel[1].

Celle-ci a été dissoute au 1er janvier 2014 et Miniac-sous-Bécherel, ainsi que Bécherel, Langan, La Chapelle-Chaussée, Romillé ont intégré la communauté d'agglomération Rennes Métropole[2], [3].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1792 1836 Jean Collet    
1837 1843 Gabriel Boullier    
1844 1852 Mathieu André    
1853 1872 Joseph Guillot    
1873 1891 François Grosset    
1892 1919 Joseph Pestel    
1919 1941 Constant Gendrot   Agriculteur
Conseiller général
1989 2001 Marcel Renais   Agriculteur
2001 2014 Claude Pestel [4]   Chirurgien-dentiste
2014[5] en cours
(au 5 avril 2014)
Daniel Monnier DVG Retraité gendarmerie

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 719 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 070 1 075 1 180 1 102 1 174 1 096 1 050 1 065 1 165
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 095 1 081 1 085 1 047 1 052 1 002 1 006 1 013 981
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
935 923 884 789 812 811 771 720 635
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
623 612 587 527 516 560 648 673 719
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte un monument historique :

  • Les mégalithes des Roches du Diables : situés dans un bois à quelque 300 mètres du bourg, deux menhirs (un debout et un couché) attestent d'une occupation humaine depuis le Néolithique. Ils ont été classés par arrêté du 28 décembre 1960[8].

Autre monument :

  • L'église paroissiale Saint-Pierre [9] : construite aux XIIe et XVIIIe siècle
  • Fontaine Saint-Lunaire
  • De nombreux manoirs ont été construits entre le XVIe et le XVIIIe siècle : Manoir de St Baud dit Lostel de Saimbaut – le Manoir du Verger – le Manoir de Lessart.
  • Statue polychrome de Saint Lunaire (seconde moitié du XVIIe siècle)
Place Constant Gendrot

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Prud'homme : À la fin du XVIIe siècle, un certain Jean Prud'homme, né en 1680 à Miniac-sous-Béchérel en Bretagne, se marie à Marie-Anne Morin à La Pointe-aux-Trembles, Québec (Canada) en Nouvelle France en 1706 et décède le 7 novembre 1734 à L'Assomption dans la région de Lanaudière, Québec. Il était le fils de Julien Prud'homme et de Périnne Guérin, tous deux habitaient Miniac-sous-Bécherel. Un grand nombre de Prud'homme du Canada et des États-Unis les ont comme ancêtres. Parmi eux figure Gabriel Prudhomme (1791-1831) sur la concession duquel fut fondée la ville de Kansas City dans l’État du Missouri aux États-Unis d'Amérique.
  • Célestin Frin : Prêtre missionnaire (Miniac-sous-Bécherel - au village des Billettes, 3 août 1831 - La Nouvelle-Orléans, 29 novembre 1916). Fils de Charles Frin - Laboureur et d'Anne Guillemer. Après deux années de théologie au grand séminaire de Rennes, il commença son noviciat le 13 novembre 1854 à Notre Dame de l'Osier, où il fit son oblation le 14 novembre 1855. Il passa une année au scolasticat de Montolivet et fut ordonné prêtre par Mgr de Mazenod le 8 juin 1856.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La Communauté de Communes du Pays de Bécherel en quelques mots … », sur http://www.cc-paysdebecherel.fr (consulté le 24 juillet 2014)
  2. « De la communauté de communes du pays de Bécherel à Rennes Métropole », Mairie et démarches, Mairie de Romillé (consulté le 24 juillet 2014)
  3. « Cinq nouvelles communes intègrent la Métropole », Ouest-France,‎ 30 décembre 2013 (lire en ligne).
  4. « Les maires élu du 1er tour », Dimanche Ouest-France, no 534,‎ 15 mars 2008, p. 10-11 (ISSN 1285-7688)
  5. « Daniel Monnier est le nouveau maire de la commune », Ouest-France, 5 avril 2014.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. « Notice no PA00090631 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Notice no IA00007963 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]