Pancé

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Pancé
La chapelle Saint-Melaine et son clocher tors.
La chapelle Saint-Melaine et son clocher tors.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Redon
Canton Bain-de-Bretagne
Intercommunalité communauté de communes de Moyenne Vilaine et du Semnon
Maire
Mandat
Jean-Marie Princen
2014-2020
Code postal 35320
Code commune 35212
Démographie
Gentilé Pancéen
Population
municipale
1 141 hab. (2011)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 56″ N 1° 39′ 25″ O / 47.8822222222, -1.65694444444 ()47° 52′ 56″ Nord 1° 39′ 25″ Ouest / 47.8822222222, -1.65694444444 ()  
Altitude 90 m (min. : 17 m) (max. : 105 m)
Superficie 19,33 km2
Localisation

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Liens
Site web www.pance.fr

Pancé est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Site naturel : le Tertre-Gris et le bois de la Saudrais

  • Le Tertre-Gris, appelé autrefois Mont-Alahart : son appellation provient, non pas de sa couleur, mais de sa désignation de Terre-du-Christ, puis Terre-Christ dérivé en Tertre-Gris sous le rège d'Henri IV.

20 hectares (dont 10 ha appartenant à la commune de Pancé) de pins, bruyères, asphodèles (plantes assez rares à fleurs blanches), genêts, ... Anciennes carrières de pierres. La source des pêcheurs ou source d'Uline située sur la commune de Pancé et non de Poligné : son eau serait toujours potable de nos jours.

  • Le Bois de la Saudrais :

La source du Bélier (le bélier : machine pour élever l'eau) à présent tarie, alimentait le bourg. Le château d'eau situé en bordure du bois, rue du Bélier, a été détruit au début des années 2000.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est identique à Pancey (Haute-Marne, Pancei 1284) et Pancy (Aisne, Penci 1114)[1].

Albert Dauzat et Charles Rostaing citent le nom de personne latin Pantius, suivi du suffixe -acum[2], d'origine gauloise -acon (celtique *-ākon) servant à localiser ou à désigner la propriété. En réalité, l'anthroponyme est plutôt gallo-romain, basé sur le mot gaulois panto- « souffrance » [?], attesté dans l'onomastique personnelle gauloise : Diopantus, Uerpantus[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, le roi Breton Salomon y avait une résidence.

Les archives de la commune :

  • À la mairie

NMD : de 1813 à nos jours TD : à partir de 1793

  • Aux archives départementales

BMS : 1633 à 1666, 1671 à 1792 BS : 1624 à 1632, 1667 à 1668 B : 1602 à 1623 NMD : 1793 à 1879

L'ancienne église[modifier | modifier le code]

Le 21 décembre 1619, Thomas Langouet, recteur de Pancé, Gilles de La Filochays, notable du voisinage et Robert Thomas, notaire du prieuré de Pléchâtel, affirmèrent que M. de la Marzelière, en tant que vicomte du Fretay, était fondateur et seigneur de l'église de Pancé.

De style roman, elle était construite à l'emplacement actuel de l'ancien cimetière. Le vocable de Pancé est Saint-Martin-de-Tours. Les bras de la croix ou chapelles étaient dédiés à Saint-Sébastien et Saint-Yves. On y trouvait trois autels : Notre-Dame, la Trinité et Saint-Michel.

En 1694, la chapelle Saint-Yves devint la chapelle du Rosaire.

Les prêtres de la paroisse avaient coutume de se faire inhumer devant l'autel de la Sainte-Trinité.

Plusieurs familles y possédaient leur enfeu : les seigneurs du Plessis-Godard, les seigneurs du Bois-Glaume en Poligné, les seigneurs du Fretay ...

Au fur et à mesure de années, plusieurs bénédictions de cloches eurent lieu. Quelques exemples :

  • le 19 mars 1664, Laurent RONDEL, recteur, béni la grosse cloche. Le parrain fut Siméon Martin (fils aîné de Gilles et de Louise de Beaulis), sieur du Plessis-Bonabry et la marraine Anne Poussin, fille de Jean et de Jeanne Guérin, sieur et dame des Saudrays.
  • le 21 août 1678, furent baptisées la grosse cloche, Paule-Renée (parrain : écuyer Paul Martin, sieur de la Roche-Bonabry, marraine : Renée Martin) et la petite cloche, Jeanne-Louise-Françoise (parrain : Jean Du Bouëxic, seigneur du Bouëxic, marraine : Françoise Martin, dame du Plessis-Godard)
  • le 11 juin 1693, la grosse cloche fut baptisée par René Bizeul, doyen de Bain. Elle fut nommée Perrine-Renée-Elisabeth (parrain René Martin, sieur des Renardières et Elisabeth Martin, demoiselle du Plessis-Godard)
  • le 9 novembre 1712 fut bénite Françoise-Renée (parrain : écuyer Olivier Drouet : seigneur du Boisglaume, marraine : haute et puissante dame Françoise Renée Couesquen, comtesse de Mornay, marquise de la Marzelière, baronne de Poligné)

L'ancien presbytère[modifier | modifier le code]

Il est situé au coin du nord-est du cimetière. Dans les années 1689, le recteur Pierre Clouard le fit reconstruire et y fit établir un puits et un four. En 1711, le recteur Mathurin Chereil y fit construire à son tour un four et une maison.

L'actuelle église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin, vue de la rue du Tertre Gris.

Elle fut construite en style néo-gothique entre 1860 et 1865 sous la direction architecturale d’Édouard Brossay-Saint-Marc (frère de l'évêque de Rennes). Elle fut bénie en juin 1865 (abbé Richard).

Elle a été restaurée à plusieurs reprises : 1912/1913, 1964, début des années 2000 et rouverte en décembre 2005 après de nombreux mois de fermeture (fissures, chute de pierres).

Lors de la dernière restauration, les vitraux ont été vandalisés et ont fait l'objet d'une dépose afin de les restaurer. À noter que dans la nuit du 4 au 5 janvier 1872, la voûte s'était déjà effondrée.

Les chapelles de la commune[modifier | modifier le code]

  • La Chapelle Saint-Melaine :

Elle fut construite en 1729 et dédiée à la Vierge. Rebâtie en 1760 elle ne fut bénite qu'en 1769 en l'honneur de la Sainte-Vierge, Saint Joseph et Saint Fiacre. On y allait en procession lors des Rogations.

Au-dessus de la porte principale, on pouvait lire : " la présente chapelle a été rétablie l'an 1760 - Ave Maria".

On la connaît également sous le nom de chapelle Saint-Mélaine car, à l'origine, elle appartenait aux moines de ce nom.

Démolie à la fin du XIXe siècle, elle fut reconstruite en 1890/1891 par Arthur REGNAULT, originaire de Bain-de-Bretagne, (bénite le 23 juin 1891) et déplacée plus à l'ouest que sa position initiale (le cadastre napoléonien la situant plus à l'ouest que de nos jours).

  • La chapelle Sainte-Catherine-du-Fretay :

Elle avait été construite par les seigneurs du Fretay près de leur manoir.

  • La chapelle du Ménillet ou chapelle de la Chênette-Tirel :

La date de construction de cette chapelle, toujours visible dans le village du Ménillet, est totalement inconnue. Ses légendes :

Première légende : Elle aurait été construite en signe de reconnaissance par un propriétaire qui aurait découvert, non loin de là, un trésor composé de pièces d'or.

Seconde légende : Le lieu serait hanté par un poulain blanc qui se présente dès qu'un visiteur s'attarde auprès de la dite chapelle. Si le visiteur refuse de chevaucher l'animal, il se verrait séparé en deux.

Troisième légende : Un objet déposé dans un angle intérieur de l'édifice disparaîtrait en quelques instants si le dépositaire sort de la chapelle quelques instants.

Dernière légende : Un trou creusé un jour dans le sol de la chapelle se verrait systématiquement rebouché dès le lendemain.

  • La chapelle Solleux :

Construite en 1884 par la famille Solleux le long de la route de Pancé à Crevin, elle est dédiée à Sainte Anne, Saint Joseph et Saint Appoline. Cette dernière possède également sa légende.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792   Bertrand Choquet    
1805   René-Louis Jouon    
1813 Septembre 1821 Joseph Gendrot    
octobre 1821 1830 Pierre Massicot    
1831 1835 Joseph Gendrot    
1835 1843 René Gendrot    
1844 1859 René Massicot    
1859 1871 Jean Hamon    
1872 1873 Joseph Desbois    
1874 24 octobre 1885 René Massicot    
1886 17 juin 1900 René Martin    
26 juin 1900 1902 Charles Lorin de Branbuan    
1903   René Martin    
mars 2001 mars 2014 Laurent Kazmierczak[4]   Professeur d'EPS
mars 2014 en cours Jean-Marie Princen[5]   Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 141 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 264 760 1 254 1 320 1 363 1 296 1 285 1 456 1 365
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 358 1 337 1 359 1 352 1 371 1 360 1 405 1 426 1 347
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 303 1 256 1 201 990 997 995 979 950 879
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
781 725 689 763 794 964 1 099 1 118 1 141
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Jusqu'en 1975, la population n'a cessé de diminuer. De 1962 à 1975, la moitié de la population vit de l'agriculture. Deux autres secteurs d'activités prédominent : l'automobile (Citroën) et le bâtiment.

Les recensements anciens (données du CNRS) :

(Un feu = un foyer) 1427 - 82 feux 1667 - 800 habitants 1696 - 1182 habitants dont 70 pauvres 1739 - 324 feux dont 41 feux de valets, domestiques et servantes 1749 - 360 feux dont 37 feux de valets, domestiques et servantes, 1 noble, 4 ecclésiastiques et 32 pauvres 1760 - 393 feux dont 37 feux de valets, domestiques et servantes, 3 ecclésiastiques et 30 pauvres 1774 - 250 feux

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Certains villages ont disparu. Beaumanoir : inclus à présent dans le bourg. La Mare-au-Sable était située près de l'ex-château d'eau dans la rue du Bélier. Les Cours-Savouré. Le Haut-Morin rattaché à la commune de Poligné par ordonnance du 25 septembre 1834.

Les noms de rues (attribués en juillet 1995) :

• le passage des Asphodèles • la rue du Beaume (du nom de la fontaine) • la rue du Bélier (voir les généralités) • la rue de la Boissière (nom du terrain boisé situé au sud de la dite rue) • la rue de la Chapelle (nom dû à la présence de la Chapelle des Armées) • la rue des Charrières (rue de la côte) • le Clos-du-Chenôt • la rue de la Corderie (emplacement d'une ancienne corderie) • la rue de la Créole (du nom du château) • la rue du Doué (doué = lavoir) : elle sort du village en direction de Crevin • la rue du Fournil (emplacement de la boulangerie) • la rue de la Lande-Jamin (appellation ancienne du lieu-dit) • la rue des Papinais (nom de la fontaine du lieu dit Ker-Yvon) • le passage de la Pergola • le chemin des Petits-Champs (lieu d'un ensemble de petits champs) • la rue de la Rabine (en direction du Plessis-Godard) • la rue du Tertre-Gris (cf. le site du Tertre-Gris) • la rue du Vieux-Bourg (nous l'appelions il y a quelques dizaines d'années, la rue des Païens) : partie ancienne de l'agglomération au sud de laquelle se dressait la première église et le cimetière ancien et actuel • la rue du Vieux-Pont (le vieux pont se trouvait sur le Semnon, en dessous du village de la Roche)

Quelques brèves :

  • École privée Jean EON

1982 - 65 élèves 1983 - 72 élèves 1990 - 81 élèves

  • Entreprises

1984 - 7 entreprises sont implantées sur la commune.

  • Attribution du nom des rues.

Elle a lieu en juillet 1995.

  • Monument aux morts

1921 - Le devis de Léon GAIGEOT, dont l'entreprise était située à Pancé, s'élevait à 2389, 95 Frs.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 517a
  2. Ibidem
  3. Xavier Delamarre : Dictionnaire de la langue gauloise, Paris (éditions errance) 2001. ISBN 978-2-87772-198-1, p. 245.
  4. « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Ille-et-Vilaine), no 535,‎ 23 mars 2008, p. 10-13 (ISSN 1285-7688)
  5. « L'annuaire des élus 2014 d'Ille-et-Vilaine », Dimanche Ouest-France, 20 avril 2014
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]