Fondation Carnegie pour la paix internationale

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Fondation Carnegie pour la Paix Internationale
Domaine d'activité Politique extérieure américaine
Personnes-clés Andrew Carnegie, fondateur
Orientation politique démocrate & républicain
Siège Washington, DC
Budget 16,6 millions $
Publications Foreign Policy
Site web http://www.carnegieendowment.org

La Fondation Carnegie pour la paix internationale (en anglais : Carnegie Endowment for International Peace) est une organisation non gouvernementale ainsi qu'un cercle de réflexion et d'influence global (think tank) dédiée au développement de la coopération interétatique et à la promotion des intérêts des États-Unis sur la scène internationale. Fondée en 1909 par Andrew Carnegie, l'organisation s'efforce de conserver une impartialité politique en incluant des membres démocrates et républicains[1].

À travers des recherches, des publications et des conférences, la fondation explore de nouvelles approches dans le domaine des affaires étrangères.

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis 1991 les États-Unis financent des groupes politiques pro-européens en Ukraine par l'intermédiaire d'ONG comme la fondation Carnegie[2]. La diplomate américaine Victoria Nuland, représentante du Bureau des Affaires Européennes et Eurasiennes à Washington, indique que ce financement a dépassé 5 milliards de dollars entre 1991 (date de l'indépendance de l'Ukraine) et 2013[3],[4].

En 2005, l'ambassadeur américain au Kirghizistan, Stephen Young, reconnait la responsabilité américaine au sujet de la Révolution des Tulipes qui a fait sombré le régime d'Askar Akaïev en déclarant : « Nous avons porté notre aide financière annuelle à l'opposition à 30 millions de dollars. C'est une augmentation sensible, conforme aux instructions du Département d'Etat »[5] .

Centres Carnegie[modifier | modifier le code]

À partir de 1994, la Fondation met en place une stratégie de présence de correspondants internationaux permanents, avec la création d'un bureau à Moscou, le Carnegie Moscow Center.

Suivront plus tard ceux de Pékin, Beyrouth et Bruxelles.

Liens et références externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Nouvelle Revue d'Histoire numéro 30, « Les laboratoires de la puissance américaine », Aymeric Chauprade, mai-juin 2007
  2. Article de Foxnews du 10 décembre 2004 intitulé "U.S. Spent $65M To Aid Ukrainian Groups"
  3. Département d'État des États-Unis, notice de Victoria Nuland, Assistant Secretary, Bureau of European and Eurasian Affairs (Washington, DC), du 13 décembre 2013 intitulée "Remarks at the U.S.-Ukraine Foundation Conference"
  4. Article du Guardian du 6 mars 2014 intitulé "Ukraine crisis is about Great Power oil, gas pipeline rivalry"
  5. [1] du 31 mars 2005, Les Américains ébranlent l'empire russe