Garde républicaine (Syrie)

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Garde républicaine
Image illustrative de l'article Garde républicaine (Syrie)

Période 1976 – présent
Pays Drapeau de la Syrie Syrie
Allégeance Armée syrienne
Type Garde prétorienne
Effectif 10 000 personnes
Garnison Damas
Guerres Guerre civile syrienne
Commandant Maher el-Assad

La garde républicaine syrienne est une composante de la force terrestre syrienne, elle est commandée par Maher el-Assad, le frère de Bachar el-Assad. Son effectif est estimé à 10 000 hommes. Lors de la révolte syrienne de 2011-2012, la garde républicaine syrienne fait partie des unités combattant la rébellion à Damas. La garde républicaine est chargée de protéger la capitale Damas de toute invasion extérieure[1].

Formée en 1976, pour contrer des attaques lancées par les groupes palestiniens sur la Syrie, la garde républicaine est chargée de protéger la capitale Damas et les hauts fonctionnaires du gouvernement syrien de toutes menaces[2]. Formant une division blindée légère, elle est la seule unité militaire syrienne a y être autorisée. Beaucoup de membres de la famille Al-Assad y ont servi. Bachar el-Assad y a été colonel, et eut le commandement d'une brigade. Son plus jeune frère, Maher, est également colonel dans la garde républicaine[3]. La garde républicaine a mené beaucoup d'action contre des groupes islamistes ces dernières années.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Les origines de sa création viennent du fait que les groupes palestiniens basés au Liban après avoir été chassés de Jordanie lancent des raids sur la Syrie. Ainsi pour contrer ces attaques devenus trop courantes, la Syrie décida de créer une unité pour contrer les raids palestiniens. La création de cette unité a eu lieu en pleine guerre civile au Liban. Les attaques des palestiniens sur les troupes syriennes et sur la Syrie étaient dues au fait que l'armée syrienne était engagée aux côtés des troupes du front libanais et de l'armée du Liban Sud. Mais c'est seulement après l’opération lancée par les troupes israéliennes sur le Liban que la Syrie change de côté pour rejoindre les troupes musulmanes composées d'organisations chiites, druzes, sunnites et palestiniennes.

Rôle dans la guerre civile syrienne[modifier | modifier le code]

Durant l'insurrection, la garde républicaine est tenue à l'écart du conflit, laissant ainsi seulement l'armée régulière et les forces spéciales combattre les rebelles. Mais à partir de juin 2012, la garde républicaine a été appelée à se battre aux alentours de Damas contre les rebelles. Et en juillet, elle combat, aux côtés des pro-Assad les rebelles de l'ASL après que ceux-ci soient entrés dans la capitale syrienne. La garde républicaine combattit jusqu'au 29 juillet les rebelles après une victoire décisive en chassant les rebelles de Damas. Bien que quelques combats aient lieu dans les alentours de Damas, la garde républicaine combat toujours quelques groupes rebelles.

Manaf Tlass, un général de la garde républicaine, commandant d'une brigade fait défection et se réfugie en Turquie. Sa défection est un coup dur pour le régime de Bachar el-Assad puisque Manaf Tlass est le fils de l'ancien premier ministre Mustapha Tlass. Il commandait, selon plusieurs sources, la 105e brigade; celle-ci ayant été commandée par Bachar el-Assad avant qu'il ne devienne président et également par son frère Bassel el-Assad jusqu'à sa mort en 1994[4], mais selon une source sécuritaire syrienne, Manaf Tlass aurait été relevé de son commandement lors du siège de Homs.

Composition[modifier | modifier le code]

La républicaine est composée de trois brigades blindées, d'une brigade mécanisée et d'un régiment d'artillerie. Son effectif total est de 10 000 soldats et la garde républicaine fait partie des troupes d’élite du régime.

  • 3 brigades blindées
  • 1 brigade mécanisée
  • 1 régiment d'artillerie

Armement[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) James A. Paul, Human Rights in Syria, Human Rights Watch, 1990, 254 pages, (ISBN 0929692691) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Batatu Hanna, Syria's peasantry, the descendants of its lesser rural notables, and their politics, Princeton, NJ: Princeton Univ. Press, 1999, 414 pages, (ISBN 0691002541) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) MEIB (August 2000), "Syria's Praetorian Guards: A Primer", Middle East Intelligence Bulletin, consulté le 23 juillet 2012
  2. James A. Paul, page 50
  3. Batatu Hanna, page 237
  4. (en) Nour Malas, « Defected Syrian General Heads to Paris as Diplomats Meet », The Wall Street Journal,‎ 6 juillet 2012 (lire en ligne)