Musée des beaux-arts de Troyes

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Musée Saint-Loup
Une salle du musée
Une salle du musée
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Troyes
Adresse 4, rue Chrestien-de-Troyes
10000 Troyes
Coordonnées 48° 18′ 04″ N 4° 04′ 47″ E / 48.301033, 4.07984148° 18′ 04″ Nord 4° 04′ 47″ Est / 48.301033, 4.079841  
Informations générales
Collections Peintures, sculptures, objets d'art, mobilier, archéologie, arts graphiques.
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 17 996 (2003)
14 466 (2004)
19 984 (2005)
10 338 (2006)[1]
Site web Site officiel du musée

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Musée Saint-Loup

Le musée des beaux-arts et d'archéologie de la ville de Troyes en Champagne-Ardenne, officiellement appelé musée Saint-Loup, est le principal musée d'art et d'archéologie de la ville avec le musée d'art moderne. Le musée est abrité dans l'ancienne abbaye Saint-Loup, édifiée aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Collections[modifier | modifier le code]

Les importantes collections du musée couvrent l'évolution de différents arts appliqués jusqu'au XIXe siècle et comprennent objets d'art, pièces d'archéologie, mobilier, arts graphiques, sculptures et peintures.

Peinture[modifier | modifier le code]

Sont présentées entre autres des œuvres de Bartholomeus Spranger, Joos van Cleve, Melchior d'Hondecoeter, Jan Van Bijlert, attribué à Rubens (L'Homme au luth), de l'atelier de Van Dyck, de Pierre Mignard (notamment Saint Luc peignant la Vierge, 1695), Lubin Baugin (L'Enfance de Jupiter, l'un des rares sujets mythologiques peint par ce peintre), Charles Le Brun (Érection de la Croix), Philippe de Champaigne (Saint Paul et La réception du duc de Longueville dans l'ordre du Saint-Esprit), Jean Jouvenet, Giorgio Vasari, Francesco Albani, Giovanni Battista Crespi, Bernardo Bellotto (Ruines de Dresde), Antoine Watteau (L'Aventurière et L'Enchanteur de 1712), Hyacinthe Rigaud, François Boucher, Charles Natoire (très grande collection de plus de 20 toiles provenant de décorations de châteaux de la région troyenne, certaines commandées par l'homme d'État Philibert Orry), Jean Honoré Fragonard, François Girardon, Maurice Quentin de La Tour, Joseph-Marie Vien, Greuze, Hubert Robert, Joseph Vernet, Jacques-Louis David, Antoine-Jean Gros, Füssli, Théodore Géricault.

Archéologie[modifier | modifier le code]

Les collections d'archéologie du musée prennent place dans les caves voûtées de l'ancienne abbaye. Présentées selon un ordre à la fois thématique et chronologique, elles couvrent la période allant de la Préhistoire jusqu'à l'époque mérovingienne. Parmi les pièces exposées on distingue notamment l'Apollon de Vaupoisson, un très beau bronze gallo-romain découvert en France. Sont également présentés des objets d'archéologie classique provenant d'Égypte, de Grèce ainsi que d'Étrurie.

Le trésor de Pouan[modifier | modifier le code]

le trésor présenté en un dessin du XIXe siècle.

Le Trésor de Pouan, précédemment nommé le tombeau de Childéric[2] est une découverte archéologique qui regroupe armes et bijoux provenant d'une tombe princière du Ve siècle. Découvert le 22 août 1842 à Pouan-les-Vallées par le manouvrier Baptiste Buttat au lieu-dit Haut de Marisy[3] maintenant nommé Le Martrait. C'est un fond de cailloux alluvionnaires recouvert par une couche de terre arable. Ces pièces furent proposée à Corrard de Bréban, conservateur au musée, qui ne gardait que l'épée et le scramasaxe. Les autre objets furent acquis par un bijoutier à Troyes, objets qui furent présentés au Congrès archéologique de France du 9 juin 1853 qui avait lieu à Troyes. Le trésor fut acquis par Napoléon III en 1858 et offert au musée le 11 mars 1860.

Contenu :

  • Bijoux :
    • un torque d'or de 84g ayant une section octogonale qui se rétrécit vers les extrémités avec un système de fermoir. Trois rangs d'ocelles décorent le torque ;
    • un bracelet ouvert de 141g d'or ouvert et à tampons ;
    • deux boucles à ardillon droit de 118g et 29g d'or ;
    • une bague de 40g d'or avec HEVA gravé sur le chaton.
  • Armes :
    • une épée de 873mm par 3mm et 68mm (au maximum) faite de trois bandes damassée et soudée, la poignée est formée d'un pommeau en forme d'olive ayant à son sommet quatre grenats, deux circulaires et deux en forme de larme. La fusée est décorée de cinq nervures perpendiculaires sur une feuille d'or. La garde est une plaquette d'argent fixée sous un élément disparu (bois?) ;
    • un scramasaxe :
    • de forme longue, 602 par 30mm au maximum, de section rectangaulaire. La poignée est parée d'une feuille d'or avec des rainures transversales, la garde est faite d'une bande large d'or orné d'un quadrillage. Le pommeau est en forme de feuille orné de grenats sur un cloisonné.
  • Fermoirs :
    • un grenat cerclé d'or fixé à un anneau pouvant être attaché à du cuir ;
    • deux fermoirs, de ceinture ou d'aumonière, formé de grenats en cloisonné ;
    • une pièce d'orfèvrerie, trés abîmé et ayant perdu ses grenats (?) :
    • un fermoir de grenats en cloisonné mais de facture trés diffèrente qui fait penser qu'il ne provient pas du trésor de Pouant mais peut-être de Fontenay-le-Comte.

Selon M.Krazanski[4] c'est une tombe de la deuxième moitié du Ve siècle d'un guerrier aristocratique.

Sculptures[modifier | modifier le code]

Le musée expose notamment un buste de Louis XIV par l'un des plus grands sculpteurs du XVIIe siècle, François Girardon, maître du classicisme versaillais et natif de Troyes. Pour le XIXe siècle, on remarque notamment un précieux buste polychrome représentant une femme juive d'Alger par Charles Cordier, spécialiste de la sculpture ethnographique et de l'association de divers matériaux pour mettre en couleur ses bustes avec un effet très réaliste. Parmi les sculpteurs locaux, on peut citer Jules Édouard Valtat dont on remarque un Orestre poursuivie par les Furies après le meurtre de sa mère, bas-relief en plâtre ; Adam et Ève, groupe colossal en plâtre, ainsi que Faune et Bacchante, groupe en plâtre, grandeur naturelle, destiné à être fondu en bronze pour le Jardin d'acclimatation de Parsi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Veille Info Tourisme, p. 115
  2. Abbé Cochet : le tombeau de Childéric Ier, roi des Francs, restitué.à l'aide de l'archéologie et des découvertes faites en France ,en Belgique, en Suisse, en Allemagne et en Angleterre, Derache, Paris, 1859.
  3. Sur le cadastre de 1829
  4. Michel Krazanski, Deux riches tombes de l'époque des grandes invasions au nord de la Gaule, in Archéologie médiévale, XII, CRAAM, Caen, 1982.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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