Joos van Cleve

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Autoportrait avec œillet, vers 1519, Joos van Cleve.
Lucrèce (1520-1525), Joos van Cleve.
Portrait d'Éléonore de Habsbourg, reine de France, vers 1530, Joos van Cleve. La lettre qu'elle tient dans la main contient la phrase « A la xpinisma y muy poderosa siñora la Reyna, mi syñora ».

Joos van Cleve[2], né avant 1485 à Clèves et décédé vers 1540/1541 à Anvers, est un peintre néerlandais de l'École d'Anvers.

Joos van Cleve est l'un des vingt peintres de la famille van Cleve ayant travaillé à Anvers et Gand. Il fait partie des plus connus avec Hendrik III van Cleve, Martin van Cleve et William van Cleve le Jeune[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père William van Cleve l'Ancien était membre de la guilde de Saint-Luc d'Anvers[3]

Sa première activité attestée est celle d'assistant de Jan Joest van Kalkar (1460-1519) lors de réalisation d'un maître-autel dans l'église saint Nicolas de Kalkar, achevé en 1508-1509. Ensuite, il séjourne à Bruges, puis il s'installe à Anvers[4]. Il est connu pour ses portraits et ses tableaux religieux. Il n'hésitait pas à recopier des motifs à la mode qui se vendaient bien.

Son nom apparaît pour la première fois à Anvers en 1511 dans le registre de la guilde de Saint-Luc à Anvers, où il est inscrit comme maître. Il en sera d'ailleurs par trois fois le doyen, en 1519 (l'année de son mariage avec Anna Vydts), 1520 et 1525[4]. Il compte plusieurs élèves, parmi lesquels son fils Cornelis van Cleve, surnommé Sotte Cleef né vers 1520 et décédé vers 1569.

Peu après 1530, il travailla quelque temps pour la cour de France où il réalisa, entre autres, le portrait de François Ier et celui de son épouse Éléonore de Habsbourg. Vers 1536 (?) il fit celui du roi d'Angleterre, Henri VIII [5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Portraits[modifier | modifier le code]

Autres œuvres célèbres[modifier | modifier le code]

Conservation[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carel van Mander, Le livre des peintre, vol. I, Paris, J. Rouan,‎ 1884, 911 p. (lire en ligne), p. 243.
  2. Également appelé Joos van Cleve le Jeune, Joos van Cleef, Jost van Cleve, Joos van der Beke, Josse van Cleef d' Anvers[1] ou encore le Maître de la Mort de Marie
  3. a et b (en) « Guild of saint Luc », Catholic Encyclopedia, sur Catholic Online (consulté le 2 janvier 2015).
  4. a et b (en) Suermondt-Ludwig-Museum, « Leonardo of the North : Joost van Cleve », Joost van Cleve - Exhibition -, Die Museen der Stadt Aachen,‎ 2011 (consulté le 2 janvier 2015).
  5. Jan Van der Stock, « Joos van Cleve », Dictionnaire des peintres Belges, sur http://balat.kikirpa.be/peintres/, Belgian Art Links and Tools (BALaT), KIK-IRPA, Bruxelles,‎ 1995 (consulté le 2 janvier 2015).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • P. Rombouts et T. van Lerius, Les Liggeren (...), Anvers-La Haye, 1864-1876, I, passim et II, p. 303.
  • A. Siret, « Josse van Cleve », Biographie Nationale, Tome IV, 1873, p 135-138, Académie Royale de Belgique
  • G. Hulin de Loo, « Conjecture touchant le Sotte van Cleve. Jan (Joès) van Ghinderick alias van Cleve », Petite Rev. illustrée de l'Art et de l'Archéol. en Flandre, 1903, 12-13, pp. 87-91 et 15-16, pp. 115-118.
  • V. van der Haeghen, La Corporation des Peintres et des Sculpteurs de Gand, Bruxelles, 1906, passim.

Liens externes[modifier | modifier le code]