Charles III de Créquy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Charles III de Blanchefort-Créquy
Marquis de Créquy, prince puis duc de Poix
Naissance 1623
Décès (à 64 ans)
13 février 1687
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Grade Lieutenant-général des armées du Roi
Conflits Guerre de Trente Ans
Faits d'armes Siège d'Orbitello (1646)
Distinctions Chevalier des Ordres du Roi
Pair de France
Autres fonctions Premier gentilhomme de la Chambre du Roi
Gouverneur de Paris
Ambassadeur à Rome
Famille Blason Charles III de Créqui.svg Famille de Créquy

Charles III de Blanchefort-Créquy, né en 1623 et mort le 13 février 1687, chevalier, marquis de Créquy, prince puis duc de Poix et Pair de France, surnommé le « duc de Créquy », est un aristocrate, militaire et diplomate français du XVIIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles III de Créquy était le fils aîné de Charles de Créqui (mort en 1630) et petit-fils du maréchal Charles II de Blanchefort-Créquy (v. 1575-1638) et arrière-petit-fils du maréchal François de Bonne de Lesdiguières (1543-1626), dernier connétable de France. Charles servit dans les armées royales pendant la guerre de Trente Ans de 1642 à 1645 et en Catalogne en 1649. Après le siège d'Orbitello (1646), il fut nommé lieutenant-général des armées du roi.

Pour le remercier de ses bons et loyaux services pendant la minorité du roi, la reine Anne d'Autriche et le cardinal Mazarin le firent comte de Créquy et l'élevèrent à la dignité de pair de France en 1652.

Par la suite, ce fut en faveur de Charles III que le roi Louis XIV érigea la terre de Poix en duché-pairie, par lettres patentes données à Melun au mois de juin 1662, enregistrées au Parlement de Paris, le 15 décembre 1663, en vertu des lettres de surannation, du 11 du même mois, et en la chambre des comptes, le 12 avril 1677.

Cette pairie fut éteinte après la mort de sa fille unique Madeleine de Créquy qui avait épousé Charles Belgique Hollande de La Trémoille. Le duché-pairie comprenait la ville de Poix, la vicomté d'Esquennes, la châtellenie d'Agnières, les terres et seigneuries d'Arnehou, Blangy, Cempuis, Croixrault, Eramecourt, Escantu, Essilières, Frettemolle, Hélincourt. la Rue Notre-Dame, Saint-Clair et Vandricourt

Il était ambassadeur à Rome en 1662. Il y fut insulté par la garde corse du pape Alexandre VII (issu du parti pro-autrichien), celle-ci tirant sur son hôtel, tout en blessant les gens et valets de la duchesse de Créquy (duchesse de Poix), un des pages de l’ambassadeur fut également tué. Louis XIV exigea que le gouverneur de Rome, neveu du pape, vînt en personne lui faire des excuses pour cette insulte et qu'une pyramide fût élevée à Rome en souvenir de la réparation.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.