Monistrol-d'Allier

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Monistrol-d'Allier
Image illustrative de l'article Monistrol-d'Allier
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Haute-Loire
Arrondissement Puy-en-Velay
Canton Saugues
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saugues
Maire
Mandat
Pierre Coupelon
2014-2020
Code postal 43580
Code commune 43136
Démographie
Population
municipale
219 hab. (2011)
Densité 8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 58′ 09″ N 3° 38′ 39″ E / 44.9691666667, 3.64416666667 ()44° 58′ 09″ Nord 3° 38′ 39″ Est / 44.9691666667, 3.64416666667 ()  
Altitude Min. 551 m – Max. 1 074 m
Superficie 27,32 km2
Localisation

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Monistrol-d'Allier

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Monistrol-d'Allier

Monistrol-d'Allier est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Deux gorges aux roches basaltiques convergent vers le site encaissé de Monistrol d'Allier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les inventaires des biens de l'Église, réalisés à la suite de la Loi de séparation des Églises et de l'État du 9 décembre 1905, suscitent des résistances dans certaines régions traditionalistes et catholiques, notamment une partie du Massif central. Des manifestations s'y opposent, tandis qu'une circulaire du ministère des finances du 2 janvier 1906 stipule que « les agents chargés de l’inventaire demanderont l'ouverture des tabernacles », suscitant l'émotion des catholiques.

Le 27 février 1906 dans le village de Champels, a lieu l'inventaire de la Chapelle Notre-Dame-d'Estours[1]. Quelque 150 manifestants, armés de bâtons, de fourches, et pour certains de barres de fer, se ruent sur le receveur de l'enregistrement qui est accompagné de trois gendarmes; le receveur de l'enregistrement est molesté, les gendarmes ripostent, la « fusillade » fait quatre blessés légers chez les manifestants[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Monistrol-d’Allier
Blason de Monistrol-d’Allier Blason D'azur à un monastère de quatre arches perroné de deux degrés, sommé à dextre d'un clocher et à senestre d'une croix latine, le tout d'argent maçonné de sable et ouvert de gueules, soutenu d'un cygne nageant sur une rivière mouvant de la pointe, le tout d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2002 mars 2008 Raymond Ravat DVD  
mars 2008   Raymond Ravat DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 219 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
800 800 833 919 908 882 968 1 060 1 060
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 056 1 022 1 441 1 218 1 173 1 129 1 126 1 082 1 048
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 017 1 077 974 1 211 1 088 901 884 726 631
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
557 490 395 340 312 256 222 219 219
2011 - - - - - - - -
219 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Sur la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
On vient de Saint-Privat-d'Allier, la prochaine commune est Saugues avec la collégiale Saint-Médard et l'ancien hôpital Saint-Jacques.

Religieux[modifier | modifier le code]

Monistrol a pour église, et pour presbytère, un ancien prieuré roman qui dépendait de l'abbaye de la Chaise-Dieu.
Derrière le chevet, une croix gothique, des XVe ou XVIe siècle, porte, sur son fût un bourdon.
Les personnages latéraux semblent représenter saint Jacques lui-même ou l’un de ces humbles en marche vers Compostelle.

Lieu-dit de Rochegude – altitude 967 m[modifier | modifier le code]

C’est une ancienne place forte à la frontière du Velay et du Gévaudan. Tour à tour possédée par les plus puissantes familles des environs : Mercœur, Montlaur, Rochebaron.

La chapelle est dédiée à saint Jacques, et les pèlerins ne manquaient pas d'y accomplir leurs dévotions.

Le hameau d’Escluzels.[modifier | modifier le code]

La chapelle de la Madeleine.

Un texte de 1312 évoque un oratoire de la région de Monistrol, dédié à sainte Madeleine. Est-ce la grotte actuelle qui, selon certains, aurait servi d'habitation celtique, et serait la réplique de celle de la Sainte-Baume ?
Au XVIIe siècle, une façade de pierre surmontée d'un fronton vint la clore et la transformer en chapelle ; elle connut, à la fin de ce siècle, une grande célébrité.

Dans les tombeaux taillés dans le roc, à droite et à gauche de la chapelle, on a trouvé des ossements de femme et d'enfant, ainsi que des pièces de monnaie du début du XVIIe siècle. Ces sarcophages datent-ils de cette période ou furent-ils réemployés ?

Placée sur le chemin de pèlerinage, elle était une halte tout indiquée au cours d'une rude escalade.

La voie de chemin de fer[modifier | modifier le code]

La ligne des Cévennes

Images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'Illustration. N°3289 - Les Inventaires dans La Haute-Loire; Le petit journal, supplément illustré du 18 mars 1906 n° 800.
  2. Jean-Michel Duhart, la France dans la tourmente des Inventaires, Alain Sutton, 2001, p.79
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Régis Pontvianne, Notre-Dame des Tours, paroisse de Champels, C. Lacour

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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