Fondation pour la mémoire de la déportation

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48° 51′ 09″ N 2° 18′ 52″ E / 48.8525, 2.3145 La Fondation pour la mémoire de la déportation (FMD) est une fondation française. Elle a été reconnue d'utilité publique, par décret du Conseil d'État, le 17 octobre 1990. Elle est placée sous le haut patronage du président de la République[1].

Rôle de la fondation[modifier | modifier le code]

Par-delà l'extinction prévisible de toutes les associations de déportés et internés, et la disparition inéluctable des témoins, la Fondation pour la mémoire de la déportation participe à la défense et au développement des idéaux de paix, de liberté, de dignité de la personne humaine, de droits de l'Homme, ainsi qu'à l'élargissement du champ d'action de la médecine de catastrophe, et de ses prolongements.

La fondation mène à bien son action avec la participation de toutes les associations de déportés et internés afin d'assurer la sauvegarde les archives et les sites historiques, mémoriaux, camps et autres lieux de mémoire.

Pour cela :

  • elle poursuit les recherches, études et publications historiques et médico-sociales ;
  • elle participe à l'enseignement de la mémoire dans les milieux scolaires et universitaires ;
  • elle constitue une banque de données multimédia ;
  • elle réalise une vidéothèque de témoignages sur la déportation partie de France.

Elle este en justice afin de défendre les intérêts moraux et l'honneur des déportés, internés et résistants, de lutter contre les négationnistes et falsificateurs de l'Histoire et contre toute forme de racisme.

La fondation réalise le dossier de préparation au Concours national de la résistance et de la déportation[2].

La fondation publie une revue trimestrielle : Mémoire Vivante.

Marie-Claude Vaillant-Couturier en 1990, a été la présidente de la Fondation pour la mémoire de la déportation, puis présidente d'honneur jusqu’à son décès le 11 décembre 1996.

Aujourd’hui, la fondation est présidée par Marie-José Chombart de Lauwe[3].

Les fondateurs[modifier | modifier le code]

La Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (FNDIRP), association loi de 1901 née en octobre 1945, a été créée par les déportés et les internés. Elle regroupe toutes les catégories de victimes du nazisme et de ses complices : personnes persécutées en raison de leur appartenance raciale, déportés, résistants à l'occupation et les familles des victimes[4].

L'Union des mutuelles d’Île-de-France (UMIF) créée en 1947, nommée auparavant l'Union des mutuelles ouvrières de la région parisienne, regroupe de nombreuses mutuelles[5].

Le conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Dix-huit membres, dont cinq membres de droit représentant l’État constitue son conseil d’administration. Il effectue le bilan de l’année écoulée, et examine les projets de l’année suivante lors de l’une de ses deux réunions annuelles.

Budget[modifier | modifier le code]

En 2006, son budget représentait 664 132 euros (25 % étaient utilisés pour des travaux de mémoire, 27 % pour la transmission de la mémoire, 7 % soutenait des projets).

Les commissions[modifier | modifier le code]

Régulièrement et aussi souvent qu’elle l’estime utile, la fondation crée des instances consultatives permanentes ou temporaires, composées de personnalités extérieures ou appartenant au monde de la Déportation, reconnues pour leur compétence dans des domaines particuliers. Ces commissions animent, orientent et contrôlent certains secteurs d’activité ou d’étude, propres à la fondation.

Actuellement les commissions actives sont :

  • Audiothèque ;
  • Cédérom ;
  • Internement ;
  • Livre Mémorial ;
  • Médico-sociale ;
  • Mémoire Vivante ;
  • Vidéothèque.

L'action et la diffusion[modifier | modifier le code]

Le développement et la réalisation des objectifs de la fondation sont réalisés par l'Association des amis de la Fondation pour la mémoire de la déportation (AFMD)[6]. Elle regroupe toutes les personnes physiques et morales qui souhaitent agir pour : « la pérennité, l'enrichissement et la transmission de la mémoire de la déportation et de l'internement […][6] ».

En 2004 La Fondation a édité un livre mémorial qui recense les déportés partis de France par mesure de répression : résistants, politiques, raflés, otages, et parfois droit commun, quelle que soit leur nationalité. Ce document se présente sous la forme de quatre volumes reprenant chaque convoi parti de France.

L'ensemble de ces données sont mise en ligne sur une banque de données multimédia.

Mémoire vivante[modifier | modifier le code]

Mémoire vivante est la publication trimestrielle de la Fondation pour la mémoire de la déportation[7]. Le premier numéro date de 1993. L'acquisition n'est possible que par abonnement auprès de la fondation. Mémoire vivante présente des informations sur la spécificité du nazisme, le système concentrationnaire, etc. Les dernières pages abordent la vie de la fondation, les actions de ses partenaires et présente des ouvrages.

À partir de 2001, la Fondation pour la mémoire de la déportation édite dans chaque numéro une étude sur les différents camps de concentration et d'extermination nazis et les camps de concentration japonais[8] :

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. defense.gouv.fr, Site du ministère de la Défense, « Fondation pour la mémoire de la Déportation » : « La Fondation pour la mémoire de la déportation (FMD) a été reconnue d'utilité publique par décret du 17 octobre 1990. Elle est placée sous le haut patronage du Président de la République. La dernière modification des statuts a été approuvée en date du 26 octobre 2000 par arrêté du ministre de l'intérieur. »
  2. fmd.asso.fr, Fondation pour la Mémoire de la Déportation, « les domaines d'action »
  3. [PDF] afmd.asso.fr, Marie-José Chombart de Lauwe, Libération des camps et découverte de l'univers concentrationnaire, 1945 crime contre l'humanité et génocide
  4. fndirp.asso.fr, Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes
  5. umif.fr, Union des mutuelles de l'Île de France
  6. a et b afmd.asso.fr, Amis de la Fondation pour la mémoire de la déportation
  7. [PDF] concours-resistance.org, Mémoire vivante, « Numéro spécial concours national de la Résistance et de la Déportation », 2004-2005, no 43, octobre 2004
  8. « Fondation pour la mémoire de la déportation, derniers numéros », sur le site fmd.asso.fr, consulté le 9 novembre 2011.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-José Chombart de Lauwe, Toute une vie de résistance, Éd. Graphein/FNDIRP, 1998
  • Marie -José Chombart de Lauwe, Réhabilitations du nazisme… Attention danger !, Éd. FNDIRP, 2006 [présentation en ligne]

Liens externes[modifier | modifier le code]