Sizerin flammé

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Carduelis flammea

Le Sizerin flammé (Carduelis flammea) est une espèce de passereaux appartenant à la famille des Fringillidae. Il est essentiellement granivore et insectivore. Il est originaire de la Toundra septentrionale, d'Asie et d'Amérique du Nord. Certaines variétés sont considérées comme domestiques en droit français.

Historique et dénomination[modifier | modifier le code]

L'espèce Carduelis flammea a été décrite par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758, sous le nom initial de Fringilla flammea[1].

Synonymie[modifier | modifier le code]

  • Fringilla flammea Linné, 1758 Protonyme
  • Acanthis flammea

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

  • Sizerin boréal
  • Sizerin flammé
  • Sizerin cabaret pour Carduelis flammea cabaret

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Sous-espèces[2]
  • Carduelis flammea flammea (Linné, 1758) : Eurasie jusqu’à Sakhaline, Japon, îles Kouriles et Kamtchatka, îles Aléoutiennes puis Alaska, Canada, États-Unis ;
  • Carduelis flammea rostrata (Coues, 1862) : Groënland ;
  • Carduelis flammea cabaret (Statius Müller, 1776) : Iles Britanniques, sud de la Norvège, Danemark, Allemagne, Tchécoslovaquie, Belgique, France et Suisse (Alpes) ; sa taille est inférieure à celle de la sous-espèce type (11,5 cm au lieu de 13 à 15 cm), sa couleur générale plus sombre avec des stries brunes légèrement plus foncées et des barres alaires moins claires et moins visibles et la tache du dos moins claire également.

La sous-espèce Carduelis flammea islandica n'est plus reconnue par les principales autorités taxinomiques.

Description[modifier | modifier le code]

Le Sizerin flammé mesure de 11,5 à 15 centimètres. Les parties supérieures sont d'un brun grisâtre rayé de noir, la gorge et le haut de la poitrine sont rosés, les flancs rose jaunâtre avec des raies noires, le ventre est de couleur blanchâtre. Le front et le sommet du crâne sont rouge, avec une tache plus vive sur la tête. Des taches noires sont présentes au-dessus et au-dessous du bec.

Dickcissel d'Amérique mâle perché sur un poteau métallique, chantant cou tendu et bec ouvert.

Chants et appels

Fichiers multimédia sur Commons :
Enregistrement 1 :

Écouter le Sizerin flammé
sur xeno-canto

Distribution[modifier | modifier le code]

Cet oiseau est nicheur en Eurasie (dans la ceinture de la taïga, visiteur d’été au nord et migrateur ou invasif au sud), en Amérique du Nord, dans le sud de l’Alaska, le nord-ouest et le nord-est du Canada (visiteur d’été au nord et migrateur ou irruptif au sud), dans le sud du Canada et jusqu'aux deux-tiers environ des États-Unis et sur la côte sud du Groenland et de l’Islande.

Habitat[modifier | modifier le code]

En Europe, le sizerin flammé est inféodé aux forêts de bouleaux et de conifères de montagne ainsi qu’aux jeunes conifères, secondairement aux bosquets de saules et autres feuillus et, dans les Alpes, aux forêts dominées par les mélèzes, au-dessus de 1400 m.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Elle consiste en bourgeons puis en graines d’arbres feuillus et de conifères avec une nette préférence pour les graines des différentes espèces de bouleaux (Betula) avec un complément d’insectes pour les adultes eux-mêmes et pour les jeunes en été.

Comportement alimentaire[modifier | modifier le code]

Le Sizerin flammé déploie la même agilité que le Tarin des aulnes à se suspendre aux rameaux verticaux et retombants des arbres pour atteindre les graines, parfois dans des positions acrobatiques avec la tête complètement en bas. Dans d’autres cas, il s’agrippe aux tiges verticales ou directement aux fructifications des plantes herbacées pour accéder également aux graines.

Mœurs[modifier | modifier le code]

Furness (1987) a découvert un comportement assez singulier chez le sizerin flammé près de Moriah, dans la région du mont Essex dans le Wyoming. Il a observé des sizerins en train de prendre un « bain de neige » et d’autres, à la tombée de la nuit, commencer à creuser, avec le bec et les pattes, une cavité dans la neige pour y passer la nuit et digérer des graines stockées dans des poches alimentaires. Une séquence vidéo, extraite du site Internet Bird Collection et tournée par Eric Roualet en janvier 2006 à Oslo en Norvège, montre justement un sizerin flammé posté à l’abri dans un trou creusé dans la neige.

Parade nuptiale[modifier | modifier le code]

En parade nuptiale, le mâle se positionne face à la femelle, déploie sa queue et bat des ailes au-dessus du dos, abaisse la tête pour exhiber le rouge de sa couronne ou la rejette en arrière pour montrer son menton noir. En vol nuptial, il s’élève assez haut dans les airs dans un vol précipité, bondissant et saccadé, décrit de larges circuits tout en lançant des appels sonores et nasillards.

Nidification[modifier | modifier le code]

L’emplacement typique du nid est la jonction d’un tronc et d’une branche latérale de bouleau à moyenne ou grande hauteur. Le nid comprend une assise de brindilles avec une coupe interne de racines et de radicelles tapissée intérieurement de fibres végétales (souvent des aigrettes de plantes herbacées) et de laine de couleur blanche.

De quatre à six œufs blanc bleuté légèrement tachetés de brun-noir au gros pôle sont couvés par la femelle de 10 à 13 jours. Les poussins nidicoles sont nourris par les deux parents et prennent leur envol au bout de 11 à 14 jours.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Linnaeus, C. (1758). Systema Naturae per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis, Tomus I. Editio decima, reformata. Holmiæ: impensis direct. Laurentii Salvii. i–ii, 1–824 pp : page 182
  2. D'après Alan P. Peterson

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Furness, G. (1987). Common Redpolls excavating snow burrows and snow bathing. The Kingbird 37: 74-75.
  • Ottaviani, M. (2011). Monographie des Fringilles (carduélinés) – Histoire Naturelle et photographies, volume 2. Editions Prin, Ingré, France, 286 p.
  • Guide vert des Oiseaux du Monde, Solar

Liens externes[modifier | modifier le code]