Pierre-Henri de Valenciennes

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Pierre-Henri de Valenciennes

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Pierre-Henri de Valenciennes, 1788, gravé d'après Jean-Michel Moreau.

Naissance 6 décembre 1750
Toulouse
Décès 16 février 1819
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Peintre, enseignant
Formation Académie royale de Toulouse
Maîtres Gabriel-François Doyen
Élèves Jean-Victor Bertin
Achille Etna Michallon
Vue à Nemi, vers 1780, musée du Louvre, Paris.

Pierre-Henri de Valenciennes, né à Toulouse le 6 décembre 1750, mort à Paris le 16 février 1819, est un artiste-peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre-Henri de Valenciennes étudie la peinture à l’Académie royale de Toulouse de 1770 à 1771 dans l'atelier de Gabriel-François Doyen. Il se rend en Italie une première fois en 1769, s’installe à Rome de 1777 à 1785 et revient finalement s'établir à Paris en 1785-1786 où se déroulera la plus grande partie de sa carrière. Il est admis à l'Académie de peinture en 1787. On le considère comme un des précurseurs du paysage moderne. Dans ce genre, il fut non seulement un artiste de grand talent, mais aussi un théoricien qui nota ses idées dans un ouvrage intitulé Éléments de perspective pratique à l'usage des artistes, suivis de réflexions et conseils à un élève sur la peinture et particulièrement sur le genre du paysage (1799). Il obtient en 1805 une première médaille d'or au Salon où il expose régulièrement de 1800 à 1810, puis à nouveau en 1814 et 1819. Il est décoré de la Légion d'honneur.

En Italie, Valenciennes exécute des études en plein air qui témoignent d'une sensibilité nouvelle devant la nature. S'il insiste sur l'importance du travail sur le motif, son intérêt principal reste le paysage historique, qu'il s'efforcera de faire triompher tout au long de sa carrière. Pour lui l'étude en plein air est essentielle, mais comme préalable à la réalisation, en atelier, de ces compositions historiques. Ses efforts seront couronnés par la fondation, en 1816, d’un prix du Paysage Historique à l’École royale des Beaux-Arts, prix qui sera supprimé en 1863.

Pierre-Henri de Valenciennes exerce également son influence comme théoricien et pédagogue. En Italie, il étudie la perspective. Il donne des cours de perspective à l’École polytechnique et fait paraître en 1799 ses Éléments de perspective pratique à l’usage des artistes, suivis de réflexions et Conseils à un Élève sur la Peinture et particulièrement sur le genre du Paysage. Il est nommé professeur de perspective le 14 juillet 1812, à l’École impériale des Beaux- Arts, succédant à Charles-Pierre Dandrillon. Il aura lui-même pour successeur Jean-Thomas Thibault, en 1819[1].

Il ouvre son propre atelier où, entre 1795 et 1800, il forme entre autres Jean-Victor Bertin et Achille Etna Michallon, eux-mêmes futurs maîtres de Corot, ainsi que Louis Étienne Watelet, Louis-François Lejeune et le premier peintre de panoramas français Pierre Prévost, en s'appuyant sur ses études de plein air comme base de son enseignement.

Il meurt à Paris le 16 février 1819, où il est enterré au cimetière du Père-Lachaise.

Oublié quelques décennies après sa mort, Valenciennes exercera pourtant une profonde influence sur les générations suivantes, principalement en ce qui concerne l'art du paysage qui, de genre mineur qu'il était au XVIIIe siècle, deviendra à la fin du siècle suivant le lieu d'expériences esthétiques radicales.

« il est bon de peindre la même vue à différentes heures du jour, pour observer les différences que produit la lumière sur les formes... les changements sont si sensibles que l'on ne peut plus reconnaître les objets...[réf. nécessaire] »

Salons[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l'école française au XIXe siècle, Paris, 1831.
  • Encyclopedia Universalis
  • Dictionnaire Bénézit

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Chappey, Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts, (1794-1873), dans Romantisme, 1996. N°93. pp. 95-101.