Peinture de bataille

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La Bataille de San Romano : La contre-attaque de Micheletto da Cotignola (1455), Musée du Louvre, Paris
La Bataille d'Aboukir de 1799, tableau d'Antoine-Jean Gros de 1806.
Napoléon à la bataille d'Eylau, de Gros
Assaut du monastère de San Engracia, Louis-François Lejeune
Les troupes garibaldiennes à la bataille de Bezzeca
La défense de Rorke's Drift (détail) d'Alphonse-Marie-Adolphe de Neuville

La peinture de bataille est un genre pictural dont le sujet consiste à choisir de représenter des scènes, souvent historiques, de batailles, des épisodes particulièrement significatifs, en propos rapproché isolant peu de belligérants détaillés sur un espace réduit (peinture de genre), ou en donnant une vue complète du champ de l'affrontement sans permettre de distinguer les combattants en dehors des mouvements des corps d'armée (peinture d'histoire).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les peintres de l'Antiquité l'ont représentée (Bataille de Marathon par Poecile d'Athènes, des combats de cavalerie et d'autres navales par Nicias).

Pline rapporte l'existence de tableaux sur la victoire de Massala sur les Carthaginois, de Scipion sur Antiochos, la prise de Carthage...

À la Renaissance italienne, Aniello Falcone est surnommé « l'Oracle des batailles », Francesco Monti « Brescianino delle bataglie », Antonio Tempesta. Le peintre baroque Michelangelo Cerquozzi, le « Michel-Ange des batailles »

D'autres peintres sans se consacrer exclusivement au genre, peignent également des batailles : Giorgio Vasari (Le Siège de Pise, Palais Pitti), Paolo Ucello (triptyque de La Bataille de San Romano), Piero della Francesca (scènes de La Victoire de Constantin contre Maxence et La Défaite de Chosoroès du cycle de fresque de La Légende de la vraie croix), Léonard de Vinci (La bataille d'Anghiari), Michel-Ange (La Bataille de Cascina), Salvator Rosa (Bataille, musée de Naples, Combat de cavalerie, Florence), Francesco Simonini, Giulio Romano (La Victoire de Constantin contre Maxence, Vatican), ... Antonio Tempesta

Les écoles flamandes et allemande ont également leurs peintres de bataille : Jan Cornelisz Vermeyen (la Conquête de Tunis par l'armée de Charles Quint),Van de Velde, Paul Stevens, Peeter Snayers, Robert van Hoeke, Hendrik Verschuring, Van der Meulen, Jean van Hugteaburg, Johann Moritz Rugendas, Joachim Brich, ...

Au XVIIIe siècle Louis-Nicolas van Blarenberghe, Jacques Gamelin, Joseph et Charles Parrocel, Francesco Casanova ou Philippe-Jacques de Loutherbourg s'y consacrent. Certains prennent pour sujet les batailles antiques grecques et romaines (Rollin)

Quelques peintures[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léonard de Vinci, chapitre des conseils sur « la peinture de bataille » dans son Traité de la peinture (chapitre 67).
  • Jean-Marcel Humbert, Louvois et la peinture de bataille à travers le décor des réfectoires de l’Hôtel des Invalides, 1996 (texte en ligne)
  • Mémoire de master d’Erwan Porte, Représenter la guerre : la peinture de bataille au Dépôt général de la Guerre. Le cas des aquarelles de Bagetti sur la campagne d’Italie de 1796-1797, Résumé
  • Jérôme Delaplanche et Axel Sanson, Peindre la guerre, Editions Nicolas Chaudun, parution 11 mars 2009 (ISBN 978-2-35039-060-4) Notice de la Tribune de l'art
  • Laurent Gervereau, Claire Constans, Collectif : Le Musée révélé : L'histoire de France au Château de Versailles, Robert Laffont (30 septembre 2005); (ISBN 2221102959) et (ISBN 978-2286017262)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Description du Tableau et illustration
  2. Ouvrage de Jean-Marcel Humbert
  3. reproduit dans l'ouvrage de Béatrice Fontanel et Loïc Le Gall (Album - 10 mars 2006) : Le Aragon ; p. 15 (ISBN 2740419651) et (ISBN 978-2740419656)
  4. Jérémie Benoit, [1], RMN, analyse du tableau de Georges Paul Leroux, Aux Eparges, soldats enterrant leurs camarades au clair de lune. Avril 1915.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]