Château de la Mothe-Chandeniers

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Château de la Mothe-Chandeniers
Image illustrative de l'article Château de la Mothe-Chandeniers
Début construction XIIIe siècle
Fin construction XIXe siècle
Propriétaire initial famille de Bauçay
Coordonnées 47° 05′ 32″ N 0° 01′ 57″ E / 47.0923, 0.032547° 05′ 32″ Nord 0° 01′ 57″ Est / 47.0923, 0.0325  
Pays Drapeau de la France France
Région historique Poitou
Subdivision administrative Poitou-Charentes
Département département de la Vienne
Commune Les Trois-Moutiers

Le Château de la Mothe-Chandeniers est un château du Loudunais situé dans la commune des Trois-Moutiers, au nord du département de la Vienne (86).

Histoire[modifier | modifier le code]

Propriété de la famille de Bauçay depuis le XIIIe siècle, il fut attribué après la mort de Marie de Bauçay à Jean de Rochechouart, puis passa à François de Rochechouart.

Quand François de Rochechouart fut exilé de la cour en 1650 pour avoir fait partie de la Fronde, il attira auprès de lui une véritable cour. Mais en 1668, il dut abandonner La Motte à ses créanciers. Sa sœur Marie de Rochechouart le racheta, puis le céda à Nicolas de Lamoignon, seigneur de Basville. Le fils de celui-ci, Guillaume Urbain de Lamoignon, comte de Courson, engagiste de Loudun, eut trois filles dont l'une épousa René Charles de Maupeou, vice-chancelier et garde des sceaux de France, à qui La Motte fut attribuée le 23 avril 1766. 

François Hennecart, riche entrepreneur parisien, l'acheta en 1809 puis décida de le restaurer ainsi que ses alentours : des canaux furent creusés, des allées tracées, un vignoble planté. Hennecart a malgré tout conservé en grande partie l'édifice médiéval. Il donne le château en héritage à sa fille Alexandrine Hennecart. Ayant épousé Jacques Ardoin, elle lègue le château à sa troisième fille, Marie Ardoin, qui épouse en 1857 le baron Edgard Lejeune, écuyer de l'empereur Napoléon III. Il entreprend aux alentours de 1870 une reconstruction massive dans le goût romantique dont Louis II de Bavière a servi de modèle. Cette reconstruction métamorphose le château puisque l'architecte anglais chargé des travaux s'inspire des châteaux de la Loire. Ce qui semble étonnant. En effet, le château et désormais entouré d'eau.

Mais le dimanche 13 mars 1932, alors que le baron Robert Lejeune venait d'y faire installer le chauffage central, un violent incendie se déclare. Les pompiers, venus de toute la région, ne pourront éviter le désastre, ainsi . Seule la chapelle, les dépendances et le pigeonnier ont été épargnés. Les pertes sont considérables et se chiffrent à « plusieurs millions » d'après les journaux qui relatent le fait divers. Le Figaro, dans son édition du 14 mars, se désole des richesses détruites : « une bibliothèque contenant des livres très rares, des tapisseries des Gobelins, des meubles anciens et des tableaux de grande valeur ». En 1963, après la guerre d'Algérie, l'industriel à la retraite Jules Cavroy rachète le domaine (2.000 ha dont 1.200 en forêt et 800 en terre agricole) à la veuve du baron Lejeune. Des rapatriés d'Algérie exploitent les terres de la Mothe (550 ha autour des ruines du château), qui fait figure d'exploitation-pilote, apprend-on dans un mémoire d'histoire. Au début des années quatre-vingt, le Crédit Lyonnais rachète les bois avant de les vendre en différents lots et à plusieurs propriétaires.

Les bois voisins de la propriété vont accueillir un Center Parcs, l'ouverture de ce 5ème parc est prévu au printemps 2015, apportant son lot de nuisance sonore au lieu mais peut-être aussi lui permettre de se faire d'avantage connaitre. A suivre.

Lien externe[modifier | modifier le code]