Château de la Mothe-Chandeniers
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| Château de la Mothe-Chandeniers | ||
| Début construction | XIIIe siècle | |
|---|---|---|
| Fin construction | XIXe siècle | |
| Propriétaire initial | famille de Bauçay | |
| Coordonnées | ||
| Pays | ||
| Région historique | Poitou | |
| Subdivision administrative | Poitou-Charentes | |
| Département | département de la Vienne | |
| Commune | Les Trois-Moutiers | |
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Le Château de la Mothe-Chandeniers est un château dans le Loudunais, dans la commune des Trois-Moutiers au nord du département de la Vienne (86).
Histoire [modifier]
C'est au milieu d'une grande masse de bois que s'élève le château de la Motte-Chandeniers, ancien fief qui relevait du roi. Dès le XIIIe siècle cette seigneurie, alors appelée la Motte de Bauçay (ou Baussay) était possédée par l'illustre famille de Bauçay, seigneurs de Loudun. Amaury de Baussay se distingua dans les guerres anglaises. Au cours de celles-ci, la Motte de Baussay fut prise deux fois par les assiégeants.
Mais à la mort de Marie de Bauçay, le château entre dans la famille de Chaunay, seigneur de Champdenier. Il passe par la suite aux mains de Jean de Rochechouart, puis dans celles de François de Rochechouart, marquis de Chandoiseau, qui lui donne le nom de la Mothe-Champdenier. Quand François de Rochechouart fut exilé de la cour en 1650 pour avoir fait partie de la Fronde, il attira auprès de lui une véritable cour, rassemblant ainsi des noms illustres, dont le jésuite Léonard Frizon (ou Frisson) qui lui dédie un poème en 1657, Motha Candeneria, sous forme de description de l'édifice, des communs, de la chapelle et du jardin.
Mais en 1668, ruiné, à bout de ressources, François de Rochechouart abandonne La Motte à ses créanciers. Marie de Rochechouart, sa sœurs leurs rachète le domaine puis le cède à Nicolas de Lamoignon, seigneur de Basville. Son fils Guillaume Urbain de Lamoignon, comte de Courson, engagiste de Loudun, eut trois filles dont l'une épousa René Charles de Maupeou, vice-chancelier et garde des sceaux de France, à qui La Motte fut attribuée le 23 avril 1766.
Dévasté lors de la Révolution française, il est racheté en 1809 par François Hennecart, un riche homme d'affaires d'Orléans. Il entreprit de le restaurer et de lui redonner sa splendeur passée. Le domaine qui l'entoure fut aussi aménagé: il fit notamment creuser des canaux de chaque côté de l'édifice, et derrière, il fit creuser une sorte de « grand canal ». Un vignoble fut,aussi, planté. Fut élevé aussi, dans le style gothique anglais, un nouvel édifice s'inspirant des châteaux de la Loire. On en retrouve les tourelles, les clochetons, les tours d'angle, les fenêtres à meneaux. Une copie de l'escalier de l'aile François Ier du château de Blois aurait existé.
François Hennecart donna en héritage le château à sa fille Alexandrine Hennecart, qui, ayant épousé Jacques Ardoin, le transforma avec l'aide d'un architecte anglais, jusqu’en 1861, en un rêve de pierre dans le goût romantique chère à Louis II de Bavière, tout en s'inspirant des châteaux anglais du XIXe siècle. Les armes mi-parti Ardoin et d’Ornezan à l’entrée du château sont soutenues par un ange souriant, et les prénoms de leurs enfants sont inscrits sur les vitraux de la chapelle. Alexandrine n’en fit pas hériter sa fille Augustine, mais son troisième enfant, Marie Ardoin qui épousera à Paris, le 16 juin 1857, le baron baron Edgar Lejeune, écuyer de Napoléon III, fils du célèbre général d’empire et d'Amable Clary, nièce de la reine de Suède Désirée Clary.
Il fut partiellement détruit par un grand incendie le 13 mars 1932, juste après que le baron Robert Lejeune, alors propriétaire du château, ait fait installer le chauffage central. Le château demeure depuis à l'état de ruine. Seule la chapelle située derrière le château fut épargnée et existe encore de nos jours.
Aujourd'hui, le château est en ruine et abandonné. Des plantes poussent de part et d'autre, dévastant ainsi les murs et les toits déjà en piteux état, et les pierres souffrent du passage du temps. Seule la chapelle est encore en relativement bon état et rappelle, avec le pigeonnier, la puissance de l'ancien fief. Un panneau fléché indique le monument à l'entrée du chemin qui mène à celui-ci, depuis la route communale.