Université de Grenoble (disparue)

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Cette page est consacrée à l’université de Grenoble qui a existé entre 1339 et 1793 puis entre 1879 et 1968. Pour les pages sur les universités actuelles, voir Université Grenoble I, Université Grenoble II, Université Grenoble III, Grenoble INP; pour le PRES « Université de Grenoble », voir Université de Grenoble (PRES).

Université de Grenoble
Blason de l'université de Grenoble créé en 1339
Informations
Fondation 1339
1810
Fondateur Humbert II de Viennois
Dissolution 1793
1968
Type Université historique
Localisation
Ville Grenoble
Pays Drapeau de France France

L'université de Grenoble est une université française, fondée en 1339 à Grenoble et qui a été supprimée en 1968 avec sa division en quatre universités. Elle réapparait en 2009 sous la forme d'un "PRES" regroupant Grenoble I, Grenoble II, Grenoble III, Grenoble-INP et l'Université de Savoie.

Sommaire

[modifier] Histoire

[modifier] Création

Tour de l'Isle, site originel de l'Université de Grenoble

L'Université de Grenoble fut créée en 1339 par le dauphin Humbert II et installée dans la Tour de l'Isle annexée à l'actuel musée de peinture[réf. nécessaire]. L'université de Grenoble tente dès sa naissance d'imiter la Sorbonne et de rivaliser avec sa consœur de Lyon. On y enseigne le droit canonique, le droit civil, la médecine ainsi que les arts libéraux. Les étudiants bénéficient du gîte et du couvert, privilège appréciable à l'époque.

[modifier] Une histoire à éclipses

Du XIVe au XIXe siècle elle subit une histoire à éclipses due à la concurrence tenace de l'Université de Valence créée en 1452 par Louis XI et à l'aura prestigieuse de l'université de Paris qui attire en son sein les meilleurs étudiants. Champollion, Stendhal, Berlioz, pour ne citer que les plus célèbres, feront ainsi le voyage.

Elle sera fermée une première fois en 1367. Beaucoup de tentatives de réouverture se solderont par des échecs, d'autres trouveront une issue plus positive. Jugée corporatiste et conservatrice à l'instar de ses consœurs, la Révolution la condamne à disparaître en 1793.

Au début du XIXe siècle, en 1809, Napoléon Ier publie le décret de l'Université impériale qui établit une académie dans le ressort de chaque Cour d'appel et donc à Grenoble. Joseph Fourier alors préfet de l'Isère est nommé recteur. Celui-ci y remarque Jean-François Champollion qui sera nommé à 18 ans professeur-adjoint d'histoire, grâce à l’influence de Louis de Fontanes, Grand Maître de l’Université impériale. Grenoble devient le siège d'une académie qui regroupe en 1879, place de Verdun, les facultés de Droit, Lettres et Sciences, totalement indépendantes les unes des autres et placées sous la tutelle directe d'un recteur.

[modifier] Développement des enseignements industriels

L'université de Grenoble réactivée par la IIIe République compte environ 560 étudiants à la fin du XIXe siècle. Regroupement formel de facultés, elle acquiert une dynamique certaine avec le développement d'un tissu industriel né de la découverte de la Houille Blanche par Aristide Bergès en 1869. Comme le souligne le géographe Armand Frémont « de cette époque, date la mise en place d'un système triangulaire typiquement grenoblois, associant fortement l'université, la recherche et l'industrie. La Société des Amis du laboratoire des essais mécaniques et physique (1929), qui deviendra en 1958 l'Association pour le Développement de la Recherche (ADR), en est directement issue. »

Ce système favorise l'émergence des premiers grands établissements scientifiques, comme l'École de Papeterie ou l'ex-Institut Électrotechnique devenu l'INPG puis Grenoble INP.

[modifier] Création des quatre universités de Grenoble

Par le biais de la loi Edgar Faure (1968) un nouveau type d'université voit le jour : l'Établissement Public à Caractère Scientifique, Culturel et Professionnel (EPCSCP) doté d'une autonomie affirmée. Les facultés sont supprimées et remplacées par des Unités d'Enseignement et de Recherche (UER) qui deviendront plus tard des Unités de Formation et de Recherche (UFR). L'acte de naissance des universités Grenoble I, Grenoble II, Grenoble III et l'INPG (futur Grenoble-INP) est signé en 1970. Depuis cette date, elle n'est plus administrativement considérée comme une université en France. À noter que l'important campus de Saint-Martin-d-Hères et Gières dispose de sa propre gare, la gare SNCF de Grenoble-Universités-Gières reliée par la ligne de tramways B.

[modifier] Vers un regroupement des universités ?

Article détaillé : Université de Grenoble (PRES).

En 2005, les quatre universités et l’institut d'étude politique de Grenoble mettent en place un Groupement d'intérêt public (GIP) Grenoble Universités qui fédère ces établissements d'enseignement supérieur. Dès 2006, l'ensemble universitaire grenoblois s'inscrit dans une démarche de constitution d'un Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur (PRES).

En juin 2009[1] est fondé le PRES Université de Grenoble sous forme d'Établissement public de coopération scientifique (EPCS). Le PRES rassemble les établissements universitaires de l'académie de Grenoble dans une structure unique visant à rendre plus lisible le paysage universitaire grenoblois et plus visible, notamment à l’international.

Le 16 juillet 2010, l'Université de Savoie rejoint le PRES en tant que membre fondateur[2].

[modifier] Personnalités liées

[modifier] Etudiants

[modifier] Enseignants

Catégorie:

[modifier] Notes et références

  1. http://www.grenoble-univ.fr/jsp/fiche_article.jsp?CODE=1208162235512&LANGUE=0&RH=GUGIPFR_CHIF&RF=GUGIPFR_HIST Historique de l'Université à Grenoble
  2. L'Université de Savoie devient membre fondateur du PRES Université de Grenoble, Université de Grenoble, 16 juillet 2010, consulté sur www.grenoble-univ.fr le 4 mars 2011

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Lien externe

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