Kim Collins

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Kim Collins Berlin 2009-2.jpg
Kim Collins lors des Championnats du monde 2009 de Berlin.
Informations
Disciplines 100 m, 200 m
Période d'activité 1995-
Nationalité Drapeau : Saint-Christophe-et-Niévès Kittittien
Naissance 5 avril 1976 (38 ans)
Lieu Saint-Peter Basseterre
Taille 1,75 m
Poids 64 kg
Entraîneur Monte Stratton
Records
6 s 49 sur 60 m (2014)
9 s 96 sur 100 m (2014)
20 s 20 sur 200 m (2001)
Palmarès
Championnats du monde 1 - 4
Champ. du monde en salle - 2 -
Jeux du Commonwealth 1 - -
Jeux panaméricains - 1 -

Kim Collins (né le 5 avril 1976 à Saint-Peter Basseterre, lieu-dit Monkey Hill) est un athlète de Saint-Christophe-et-Niévès spécialiste des courses de sprint.

Il s'est illustré en remportant la médaille d'or du 100 mètres lors des Championnats du monde d'athlétisme 2003. Déjà médaillé de bronze en 2001 sur 200 mètres, Collins est ensuite monté sur plusieurs autres podiums mondiaux, notamment en 2011 où il glane deux médailles de bronze sur 100 m et 4x100 m à l'âge de 35 ans, établissant un record du médaillé le plus âgé sur 100 m.

Ses courses se caractérisent par un cycle très rapide des membres inférieurs et un grand nombre de foulées. Sa grande vivacité lui permet de réaliser des départs très prompts qui lui ont donné les moyens de briller également sur 60 m en championnats en salle, où il a été vice-champion du monde à deux reprises.

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

Premiers succès[modifier | modifier le code]

Kim Collins fait ses débuts sur la scène internationale à l'occasion des Championnats du monde d'athlétisme 1997 d'Athènes, terminant huitième et dernier de sa série du premier tour du 100 mètres avec un temps très lent de 21 s 73. Éliminé prématurément des Mondiaux de Séville deux ans plus tard, il se révèle durant l'année 2000 en parvenant à se qualifier pour la finale du 100 m des Jeux olympiques de Sydney, course dans laquelle il se classe 7e avec le temps de 10 s 17. En revanche, il est éliminé en demi-finale du 200 mètres terminant 5e de sa course en 20 s 57. Dès l'année suivante, il obtient sa première médaille lors d'une grande compétition internationale en terminant à la troisième place du 200 m des Championnats du monde 2001 d'Edmonton en 20 s 20, derrière le Grec Konstadínos Kedéris et le Jamaïcain Christopher Williams, et à égalité avec l'Américain Shawn Crawford.

2002, l'année des chronos[modifier | modifier le code]

Il établit ses meilleures performances chronométriques sur 100 m durant l'année 2002 en descendant pour la première fois sous la barrière des 10 secondes, réalisant notamment le temps de 9 s 98 à trois reprises (27 juillet à Manchester, 16 août à Zürich, 14 septembre à Paris au Stade Charléty. Le 27 juillet 2002, Kim Collins remporte son premier grand titre majeur à l'occasion des Jeux du Commonwealth de Manchester en signant une nouvelle fois 9 s 98 sur 100 m. À l'issue de la finale, il fait l'objet d'un contrôle positif aux produits dopants, mais ne fait pas l'objet de sanctions de la part des instances internationales, la substance utilisée par le Kittittien étant prescrite dans le cadre d'un traitement de l'asthme. En fin de saison 2002, il termine deuxième du 100 m de la Coupe du monde des nations de Madrid qu'il dispute sous les couleurs des Amériques.

Consécration mondiale de 2003[modifier | modifier le code]

En début de saison 2003, Kim Collins monte sur la deuxième marche du podium du 60 m des Championnats du monde d'athlétisme en salle de Birmingham, terminant à 7 centièmes de secondes de l'Américain Justin Gatlin. Aligné sur 100 m aux Championnats du monde de Paris Saint-Denis, le jeune homme discret au style propre (chaussettes noires remontées jusqu'aux genoux)[1] parvient à se hisser en finale, profitant des disqualifications pour faux-départs d'Asafa Powell et de Jon Drummond, et de l'élimination du champion en titre Maurice Greene lors des tours précédents. Situé au couloir no 1, il parvient à dominer tous ses adversaires en réalisant le temps modeste de 10 s 07 (vent nul), devançant d'un centième de seconde le Trinidadien Darrel Brown et le Britannique Darren Campbell.
Monte Stratton, son entraîneur à l'Université chrétienne du Texas à Fort Worth, met en avant son efficacité et sa vélocité naturelle : dans un «monde peuplé de gnous puissants, il est une gazelle, qui court sans bruit en se déplaçant sans remuer l'air»[1].

Kim Collins parmi l'élite[modifier | modifier le code]

L'année suivante, Collins se qualifie pour sa seconde finale olympique consécutive sur 100 m à l'occasion des Jeux d'Athènes de 2004. Il prend la sixième place de la course avec le temps de 10 s 00 derrière les trois américains Justin Gatlin, Maurice Greene, Shawn Crawford, le Portugais Francis Obikwelu et Asafa Powell.
Il remporte en 2005 la médaille de bronze du 100 m des Championnats du monde d'Helsinki en 10 s 05, derrière Justin Gatlin et Michael Frater.

En 2008, Kim Collins décroche une nouvelle médaille d'argent lors des Championnats du monde en salle de Valence, réalisant avec 6 s 54 sur 60 mètres le même temps que Dwain Chambers. Le titre revient au Nigérian Olusoji Fasuba. Aligné aux Jeux olympiques d'été de Pékin pour ce qui constitue sa quatrième participation consécutive à cet évènement sportif international, Collins doit s'incliner en demi-finale du 100 m après avoir réalisé son meilleur temps de la saison en 10 s 05. Par ailleurs, il se classe huitième et dernier de la finale du 200 mètres avec 20 s 59 mais se voit reclassé à la sixième place suite aux disqualifications de Churandy Martina et de Wallace Spearmon.

Il participe aux championnats du monde 2009 à Berlin et se qualifie pour les quart de finales du 100 m. Il échoue cependant à ce stade en terminant 4e de sa très relevée série, où figuraient Asafa Powell, Darvis Patton, Marc Burns, Olusoji Fasuba et Ronald Pognon dans un temps de 10 s 20[2].
Quelques jours plus tard, il échoue à la 6e place en 20 s 84 de son quart de finale du 200 m.

Le 30 septembre 2009, Kim Collins décide de mettre un terme à sa carrière sportive à l'issue de la saison[3],[4]. Il abandonnera par la suite cette idée.

En mai 2010 à Manchester, Collins court un 200 m en ligne droite en 20 s 59 derrière Tyson Gay qui bat en 19 s 41 le vieux record du monde de Tommie Smith qui tenait depuis 1966, avec 19 s 5 sur 220 yards (201 m 17).

Huit ans après, Collins toujours médaillé[modifier | modifier le code]

Le 8 février 2011, il conclut le 60 m en salle du meeting de Liévin en 3e position avec un chrono de 6 s 61 derrière notamment Lerone Clarke (6 s 59) et Mike Rodgers (6 s 60)[5]. Quelques jours plus tard, il égale la meilleure performance mondiale de l'année sur 60 m avec un chrono de 6 s 52 lors de la réunion en salle de Düsseldorf, égalant le chrono du Jamaïcain Nesta Carter. Deux jours après, il améliore cette MPMA sur 60 m avec un chrono de 6 s 50 en séries de la réunion en salle de Karlsruhe[6]. Le 15 mai 2011, il boucle en 20 s 43 le 200 mètres des « Great City Games » à Manchester derrière Martial Mbandjock (20 s 35) mais devant Shawn Crawford (20 s 68)[7].

Lors des Championnats du monde de Daegu à l'été 2011, il se qualifie aisément pour la finale en remportant sa demi-finale et obtient une médaille de bronze, la 4e médaille de sa carrière lors de mondiaux, en 10 s 09 malgré un vent défavorable de -1,4 m/s. En finale, il se classe en effet troisième derrière Yohan Blake (9 s 92) et Walter Dix (10 s 08) et devient ainsi le médaillé sur 100 m le plus âgé lors de championnats du monde (35 ans). Il confirme ensuite avec l'équipe de Saint-Christophe-et-Niévès remportant une deuxième médaille de bronze derrière la Jamaïque et la France. En battant à nouveau le record de son pays en demi-finale, il remporte, une première absolue pour cette nation insulaire, sa première médaille mondiale en relais. Il se hisse également en demi-finales du 200 m. Il y prend la 4e place en 20 s 64 derrière les deux qualifiés pour la finale Christophe Lemaitre et Nickel Ashmeade et le jeune athlète qatari Femi Ogunode.

En septembre, il réalise à deux reprises (lors du meeting de Berlin et au meeting de Zagreb) 10 s 01 (+0,1 m/s) sur 100 m, son meilleur chrono depuis juillet 2005, à trois centièmes de son record personnel réalisé neuf ans plus tôt[8][9]. Il améliorera encore ce temps en lui retranchant une seconde au Mexique un mois plus tard.

Le 25 mai 2012, lors du Golden Spike Ostrava, il termine 2e en 10 s 19 derrière Usain Bolt (10 s 04) et devant Darvis Patton (10 s 22)[10]. Une semaine plus tard, lors du meeting de la Ligue de diamant de Rome, il réalise sa meilleure course de la saison en plein air (10 s 04), devancé par Bolt (9 s 76), meilleure performance mondiale de l'année, Asafa Powell (9 s 91) et Christophe Lemaitre (10 s 04)[11]. Le 10 juillet, il remporte le 100 m du Meeting international d'athlétisme de Sotteville-lès-Rouen en 10 s 11.

Le 4 août 2012, Kim Collins annonce qu'il ne pourra pas courir le 100 m des Jeux olympiques de Londres, sa propre délégation nationale l'ayant exclu avec comme motif qu'il a rendu visite à sa femme et à ses enfants la veille[12].

Record personnel et national battu à 37 ans[modifier | modifier le code]

Onze années après ses 9 s 98 sur 100 mètres qui constituaient son record personnel et le record national de Saint-Christophe-et-Niévès depuis 2002, il améliore ce chrono et ses records avec 9 s 97 (+2,0 m/s) le 4 juillet 2013 lors du meeting de Lausanne comptant pour la ligue de diamant où il est devancé par Tyson Gay, Asafa Powell et Mike Rodgers. À 37 ans, ses 9 s 97 égalent le record du monde des plus de 34 ans détenus par Linford Christie, qui avait alors 35 ans lors de l'établissement de ce chrono le 23 septembre 1995 à Johannesburg en altitude (+0,1 m/s). Quelques jours plus tard à Budapest, il remporte le 100 mètres du meeting de Budapest (Istvan Gyulai Memorial) en 9 s 99 devançant les Jamaïcains Kemar Bailey Cole (10 s 07) et Jacques Harvey (10 s 18)[13]. Il n'est cependant pas sélectionné pour représenter sa fédération aux Championnats du monde d'athlétisme IAAF de 2013 à Moscou suite à des différents avec sa fédération nationale (SKNAAA). Il n'a ainsi par exemple pas participé aux championnats nationaux qualificatifs 2013 (SKNAAA National Championships) ni n'a reçu de dispense de la part de sa fédération[14].

Notoriété et distinctions[modifier | modifier le code]

En 2010, le gouvernement de Saint-Christophe-et-Niévès décrète que le 25 août serait désormais « Jour Kim Collins », en hommage à sa victoire sur 100 m lors des Championnats du monde 2003[15].

Records personnels[modifier | modifier le code]

En extérieur
Épreuve Performance Date Lieu
100 m 9 s 96 20 juillet 2014 Londres
200 m 20 s 20 9 août 2001 Edmonton
En salle
Épreuve Performance Date Lieu
50 m 5 s 79 10 février 2009 Liévin
55 m 6 s 24 24 février 2001 Reno
60 m 6 s 49 25 février 2014 Praha
150 m 15 s 84 25 janvier 2014 Glasgow
200 m 20 s 52 10 mars 2000 Fayetteville

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès international
Date Compétition Lieu Résultat Épreuve
1999 Championnats d'Amérique centrale et des Caraïbes Bridgetown 2e 100 m
2e 4 × 100 m
2000 Jeux olympiques Sydney 7e 100 m
2001 Championnats d'Amérique centrale et des Caraïbes Guatemala 1re 100 m
1re 200 m
Championnats du monde Edmonton 5e 100 m
3e 200 m
2002 Jeux du Commonwealth Manchester 1re 100 m
Coupe du monde des nations Madrid 2e 100 m
2e 4 × 100 m
2003 Championnats du monde en salle Birmingham 2e 60 m
Championnats d'Amérique centrale et des Caraïbes Saint-Georges 1re 100 m
Championnats du monde Paris 1re 100 m
2004 Jeux olympiques Athènes 6e 100 m
2005 Championnats du monde Helsinki 3e 100 m
2007 Jeux panaméricains Rio de Janeiro 5e 100 m
8e 4 × 100 m
2008 Championnats du monde en salle Valence 2e 60 m
Jeux olympiques Pékin 6e 200 m
2011 Championnats d'Amérique centrale et des Caraïbes Saint-Georges 3e 4 × 100 m
Championnats du monde Daegu 3e 100 m
3e 4 × 100 m
Jeux panaméricains Guadalajara 2e 100 m

Meilleures performances par année[modifier | modifier le code]

100 m
Année Temps Vent Date Lieu Rang de la course
1998 10 s 18 +0,5 16 mai 1998 Edwardsville -
1999 10 s 21 -0,1 10 avril 1999 Tempe -
2000 10 s 13 +0,6 20 mai 2000 El Paso -
2001 10 s 04 -0,2 20 juillet 2001 Ciudad de Guatemala -
2002 9 s 98 +0,2 27 juillet 2002 Manchester -
+1,6 16 août 2002 Zurich -
+2,0 14 septembre 2002 Paris au Stade Charléty -
2003 9 s 99 +1,3 15 août 2003 Zurich -
2004 10 s 00 +0,6 22 août 2004 Athènes -
2005 10 s 00 +1,0 22 juillet 2005 Londres -
2006 10 s 33 +0,1 9 juin 2006 Villeneuve-d'Ascq -
2007 10 s 14 +1,7 9 septembre 2007 Rieti -
2008 10 s 05 -0,1 16 août 2008 Pékin -
2009 10 s 15 +0,6 21 juin 2009 Basseterre
2010 10 s 20 +0,4 26 juin 2010 Bochum
2011 10 s 00 +0,4 24 octobre 2011 Guadalajara
2012 10 s 01 +1,4 30 août 2012 Zurich au Stade du Letzigrund
2013 9 s 97 +2,0 4 juillet 2013 Lausanne 4e
2013 9 s 96 20 juillet 2014 Londres 2e

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) Biographie de Kim Collins, www.athletesmondiaux.com, consulté le 8 septembre 2010
  2. (fr) Résultats des Championnats du Monde Berlin, l'Équipe.fr, Consulté le 25 août 2010
  3. (fr) Kim Collins se retire, l'Équipe.fr, mis en ligne le 30 septembre 2009
  4. (en) Collins, 2003 World 100m champion, retires. IAAF. Consulté le 28 septembre 2009.
  5. (fr) MPM sans les 18 m pour Tamgho, L'Équipe, le 8 février 2011
  6. MPM sur 60m pour Collins, Eurosport, le 13 février 2011
  7. (en) ELITE ATHLETES, www.greatcitygames.org, 15 mai 2011
  8. (fr) Blake : «Courir en 97, facile», L'Équipe, 11 septembre 2011
  9. (fr) MEETING DE ZAGREB COURSES HOMMES, L'Équipe, 13 septembre 2011
  10. (fr) Ostrava : Bolt gagne en 10.04, www.eurosport.fr
  11. (fr) MPM de Bolt sur 100m en 9"76, www.eurosport.fr
  12. Kim Collins exclu du départ du 100 m aux Jeux Olympiques de Londres.
  13. (en) Sprinter Kim Collins takes gold in Hungary, Zeenews, 11 juillet 2013
  14. (en) Kim Collins not eligible to represent SKN at World Championships, www.sknvibes.com, 11 juillet 2013
  15. (en) Kim Collins Day Celebrated on August 25, The St Kitts-Nevis observer, mis en ligne le 25 août 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]

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