Iparretarrak

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(eu) Iparretarrak
IK
Idéologie Autonomiste, marxiste
Objectifs Autonomie du Pays basque nord[réf. nécessaire]
Statut Inactif
Fondation
Date de formation 1973
Fondé par Philippe Bidart
Pays d'origine Drapeau de la France France
Actions
Victimes (morts, blessés) membres : 6
Gendarmes, policiers : 3 ou 5
Zone d'opération Flag of the Basque Country.svg Pays basque nord
Organisation
Chefs principaux Philippe Bidart
Financement Autofinancement[réf. nécessaire]
Conflit basque

Iparretarrak (IK), ceux du nord en langue basque, est une organisation clandestine armée qui lutte pour l'indépendance du Pays basque. Elle fut fondée au début des années 1970 dans le Pays basque français par quelques militants dont Filipe Bidart. Elle a fait sa première apparition le 11 décembre 1973. Elle intensifie ses actions dans les années 1980, notamment en utilisant les explosifs. Dans les années 1980, plusieurs membres d'Iparretarrak deviennent clandestins, dont Filipe Bidart. Iparretarrak revendique l'autonomie du Pays basque français.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Fin 1977 : première arrestation d'un militant d'IK : Xan Marguirault. Cette arrestation donne naissance à des comités de soutien. Il est finalement libéré en août 1978. Les "comités Xan" constituent une étape indiscutable du regroupement des composantes "radicales" du mouvement "abertzale" ("patriote" ou "nationaliste" en langue basque) du "Pays Basque Nord".
  • 18 mars 1980 : deux militants d'IK sont tués par l'explosion accidentelle d'une bombe. La date marque un saut qualitatif dans l'activité d'IK.
  • 26 mars 1981 : "nuit bleue" d'IK (6 attentats à l'explosif).
  • avril 1981 : après sa "nuit bleue", IK revendique deux autres attentats : contre une agence de travail temporaire à Bayonne, et contre l'hélicoptère d'un industriel à Mauléon (Soule, Pyrénées-Atlantiques).
  • 1er mai 1981 : IK s'attaque à deux agences de travail intérimaire à Hendaye (Pyrénées-Atlantiques).
  • 19 mars 1982 : attentat à Baigorri, deux CRS, Jackie Bouyer et Bernard Roussarie, sont tués[1]. La police porte ses soupçons sur IK et plus particulièrement sur Filipe Bidart, passé clandestin en 1981, après un braquage dans les Landes. IK démentira toute responsabilité dans cette action.
  • Premier semestre 1983 : IK revendique deux attentats : locaux du Conseil général, et agence de travail temporaire "Ecco" à Bayonne.
  • juin 1983 : Xabier Manterola (détenu depuis fin 1981) et Filipe Bidart (recherché) sont jugés par la Cour d'assises de Poitiers (braquage des Landes). Xabier Manterola est condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis.
  • 7 août 1983 : à Léon (Landes), un gendarme est tué et un autre blessé lors d'une fusillade avec des militants d'IK. Disparition d'un militant d'IK, Jean-Louis Larre (dit "Popo"), lors de cet affrontement. IK accuse les forces de police de l'avoir assassiné.
  • 10 janvier 1984 : tentative avortée de conférence de presse et arrestation de Betti Bidart (frère de Filipe Bidart), Joanes Borda, Xan Coscarat et Alain Matéo.
  • juin 1984 : Gabi Mouesca est condamné à 30 mois d'emprisonnement pour "participation à association de malfaiteurs".
  • novembre 1984 : mitraillage de cars de CRS à Anglet (Pyrénées-Atlantiques), attentat contre le syndicat d'initiative de Saint-Jean-Pied-de-Port (Basse-Navarre, Pyrénées-Atlantiques) et contre l'office de tourisme de Saint-Jean-de-Luz (64), destruction de la gendarmerie en construction à Lecumberry (Basse-Navarre, Pyrénées-Atlantiques) et de la résidence secondaire d'un patron souletin.
  • 1985 : IK revendique une série d'attentats : voiture du procureur Mignonat (Bayonne), gendarmeries (Mauléon, Saint-Jean-de-Luz), capitainerie du port de plaisance (Anglet), hôtel "Moderne" de Saint-Jean-de-Luz, palais de justice (Bayonne), boulangerie du sénateur et président du comité de tourisme départemental Althapé à Lanne (Béarn), commissariat de la police judiciaire (Bayonne), village vacance (Souraïde).
  • mars 1986 : nouveau procès pour Gabi Mouesca, pour des faits remontant à 1981. Il est cette fois condamné à 3 mois de prison avec sursis. Procès également de Panpi Sainte-Marie pour l'action contre la gendarmerie de Lekunberri, incarcéré depuis janvier 1985, et déjà condamné à 4 ans de prison pour l'attentat contre la gendarmerie de Mauléon. Il est condamné à 5 ans de prison.
  • 3 mars 1986 : "nuit bleue" avec cinq attentats ; explosion du véhicule d'un indicateur de police à Chéraute.
  • mai 1986 : Maddi Héguy est condamnée à 4 ans de prison.
  • juillet 1986 : arrestation de Pipo Eyherabide, Filipe Arruti et Jean Lopez pour "association de malfaiteurs".
  • 13 décembre 1986 : un commando d'IK entre dans la prison de Pau, et libère deux militants incarcérés : Maddi Heguy et Gabi Mouesca.
  • mars 1987 : incarcération de Pantxoa Angevin et Xan Ansalas (rédacteur d'Ekaitza).
  • mai 1987 : procès de Pipo Eyherabide et de Filipe Arruti, procès de Filipe Bidart, condamné par contumace à la réclusion à perpétuité pour la fusillade de Baigorri en mars 1982 où deux CRS ont trouvé la mort.
  • juin 1987 : incarcération de Gabriel Bidart, plus jeune frère de Filipe Bidart.
  • 21 juin 1987 : au cours d'une course-poursuite entre des militants d'IK et des agents de la Police des Airs et des Frontière, la militante Maddi Heguy et le policier Roger Latasa[2] sont tués, écrasés par un train.
  • 6 juillet 1987 : mort de Christophe Istèque, par l'explosion d'une bombe qu'il allait poser ; Patrick Lembeye est grièvement blessé. Incarcération de Jean-Marc Abadie et de Philippe Lescourgues.
  • août 1987 : mort d'un gendarme à Biscarrosse (Landes), Filipe Bidart et Lucienne Fourcade, militants d'IK, sont en fuite. Filipe Bidart devient "ennemi public n°1" et sa traque s'intensifie. Nouvelle arrestation de Gabi Mouesca, en compagnie d'Henri Perez, dans les Hautes-Pyrénées.
  • septembre 1987 : incarcération de Xabi Labéguerie.
  • novembre 1987 : arrestation de Michel Lavie.
  • décembre 1987 : incarcération de Daniel Crouspeyre et Odile Faltxa.
  • actions en 1987 : gendarmeries d'Espelette, Ustaritz et Bayonne-Marracq, syndicat d'initiative de Saint-Palais ; véhicule d'un indicateur de police à Hasparren, et celui d'un gendarme à Mauléon ; perception de Cambo-les-Bains et Iholdy. IK revendique aussi l'action contre Jean Gurruchaga (deux balles dans le genou).
  • 20 février 1988 : arrestation de Filipe Bidart et quatre autres militants d'IK, dont Ttotte Etxebeste, grièvement blessé par une balle de la gendarmerie, lors de son interpellation.
  • avril 1988 : libération de Xan Ansalas.
  • août 1988 : libération de Michel Lavie.
  • novembre 1988 : attentat contre le comité de tourisme de Biarritz.
  • mars 1989 : arrestations de Xan Coscarat, militant politique d'EMA et membre de l'équipe de l'hebdomadaire Ekaitza.
  • mai 1989 : procès de Gabriel "Babi" Bidart, condamné à 3 ans d'emprisonnement avec sursis.
  • 12 juin 1989 : libération de Ttotte Etcheveste, ensuite hospitalisé à la Salpêtrière.
  • juillet 1989 : procès de Ttotte Etcheveste, 5 ans d'emprisonnement dont 2 avec sursis.
  • 6 décembre 1989 : incarcération de Xan Ansalas et Daniel Harotzaren (militants EMA), inculpés dans le cadre de la conférence de presse clandestine d'Iparretarrak en novembre 1989.
  • événements 1989 : procès à Paris de Michel Lavie, condamné à 18 mois d'emprisonnement, dont 12 avec sursis ; procès d'Odile Faltxa (2 ans dont 1 an avec sursis), Daniel Crouspeyre (2 ans dont 1 an avec sursis), Patrick Lembeye (5 ans) et Filipe Lesgourgues (5 ans).
  • actions 1989 - IK revendique : hôtel des impôts de Bayonne, cantonnement de gendarmerie de l'autoroute de Maignon ; plasticage de la voie ferrée à Biarritz lors de la venue de Pierre Joxe, ministre de la Justice le 30 juin ; incendie des locaux de l'antenne bayonnaise de la DDE.
  • 28 avril 1997 : attentat d'IK contre l'immeuble des douanes à Saint-Jean-Pied-de-Port (64).
  • 29 mai 1997 : attentat contre le "Mac Donald's" de Saint-Jean-de-Luz[4]. Le communiqué de revendication comportait notamment ce commentaire : "Si Mme Alliot-Marie pense qu'un Mac Donald's est un exemple de développement économique, c'est que ses capacités à résoudre le chômage sont nulles. Quant au PS, s'il approuve les conditions de travail de ces établissements, qu'il le dise."
  • 1998 : après la signature des accords de Lizarra, IK déclare une trêve pour ne pas compromettre les négociations.
  • avril 2000 : IK reprend la lutte armée et revendique, auprès de l'AFP de Bayonne, un attentat à la bonbonne de gaz perpétré contre le bâtiment de l'ancienne gendarmerie de Lekunberri (64), mettant fin à une trêve de 18 mois observée depuis les accords de Lizarra (1998). Par la même occasion, IK revendique aussi la bonbonne de gaz et le dispositif de mise à feu découverte intacte devant un centre "Pierre et vacances" en construction, sur la commune d’Arcangues (10 km de Bayonne).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Page dédiée sur la base nominative et circonstanciée des policiers français victimes du devoir: http://policehommage.blogspot.fr/1982/03/jacques-bouyer-bernard-roussarie-crs-19.html
  2. Page dédiée sur la base nominative et circonstanciée des policiers français victimes du devoir: http://policehommage.blogspot.fr/1987/06/roger-latasa-paf-hendaye-64.html
  3. « Journal officiel de la République française » (consulté le 29 septembre 2010)
  4. http://www.ina.fr/economie-et-societe/justice-et-faits-divers/video/CAB97110677/explosion-mc-do-st-jean.fr.html