Internet Explorer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Windows Internet Explorer
Image illustrative de l'article Internet Explorer
Logo

Développeur Microsoft
Dernière version 11.0.9600.17126 (10 juin 2014) [+/-]
Version avancée 11.0.9600.16384 (17 octobre 2013) [+/-]
Écrit en C++, C
Environnement Windows, Windows Phone
Langues Multilingue
Type Navigateur Web
Politique de distribution incorporé dans Windows, et téléchargement
Licence Logiciel propriétaire
Site web www.microsoft.com/ie
Versions d'Internet Explorer
IE1 · 2 · 3 · 4 · 5 · 6 · 7 · 8 · 9 · 10 · 11

Internet Explorer parfois abrégé IE, MIE ou MSIE, est le navigateur Web développé par Microsoft, installé par défaut avec Windows. Depuis qu'il a détrôné Netscape Navigator à la fin des années 1990 et jusque vers 2012, c'était le navigateur Web qui a le plus été utilisé au monde. Pourtant, en 2014, il n'est plus que deuxième en Europe et troisième en France[1]. Ses principaux concurrents sont Mozilla Firefox (depuis 2004), Google Chrome (depuis 2008) et Safari.

Les versions antérieures à la version 7 sont nommées « Microsoft Internet Explorer », tandis qu'à partir de la version 7, le logiciel est intitulé « Windows Internet Explorer ».

Internet Explorer Mobile a été développé pour les Windows Phone.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

Internet Explorer 1.0 a été créé sur la base du navigateur Spyglass Mosaic, à ne pas confondre avec NCSA Mosaic. Microsoft a bien acheté une licence NCSA Mosaic, mais ne l'a pas utilisée. À cette période, IE était diffusé sous la forme d'une option dans le premier pack plus! de Windows 95 (ce pack étant payant), pour concurrencer NCSA Mosaic et le navigateur dominant Netscape Navigator, alors payant.

Diffusée avec Windows NT 4.0 à partir de novembre 1995, la version 2.0 supporte également le système d'exploitation Mac OS. Cette version introduit le support du JavaScript, la gestion des cadres, le SSL (Secure Socket Layer), l’utilisation des cookies et le NNTP pour les newsgroups.

Livrée avec la version OSR1, et intégrée dans la version OSR2 de Windows 95 en août 1996, la version 3.0 marque l'adoption de l'icône du logiciel (le e bleu à la place de la planète Terre). Elle marque aussi de grands changements dans l'interface du logiciel (qui n'évoluera plus beaucoup dans les versions ultérieures). Enfin quelques ajouts de fonctionnalités avec le support des fichiers de type MIDI et du début des feuilles de style en cascade.

Sortie en 1997 et intégrée à Windows 98, la version 4.0 prend le pas sur les parts de marché de Netscape. Cette version introduit le support du DHTML et marque le début de l'intégration totale de l'application dans le système (gestionnaire de fichiers, bureau, barre des tâches) et est donc désormais très difficile à désinstaller.

La version 5.0 d'Internet Explorer a été un temps portée sur les UNIX Solaris et HP-UX mais a été vite abandonnée. Une version très différente, plus respectueuse des standards pour Mac OS n'est plus suivie depuis 2003 quand Apple développe son propre navigateur, Safari, livré par défaut sous OS X. En ce qui concerne les nouveautés, elle introduit le support de l’affichage du texte bi-directionnel, du XML et de l'XSL et revoit le support du CSS. C'est avec cette version que les problèmes de sécurité se font réellement ressentir[réf. nécessaire].

Livrée avec Windows Me, la version 5.5 introduit l'utilisation du cryptage SSL en 128 bits.

En 2001, la version 6.0 est livrée avec Windows XP et n'est plus compatible avec Windows 95. Elle n'a jamais évolué depuis mis à part de petites mises à jour alors que d'autres navigateurs tels que Firefox ou Opera sont en plein essor et que des problèmes de sécurité se font ressentir. L'équipe de développement a été dissoute jusqu'en 2005. Fin 2004, le SP 2 de Windows XP améliore la sécurité d'IE 6 et lui ajoute le blocage des pop-ups.

En 2005, Microsoft lance le développement d'Internet Explorer 7, qui est livré dans Windows Vista, et qui est disponible pour Windows XP depuis le 18 octobre 2006. Il intègre la navigation par onglets, un agrégateur RSS, un filtre anti-hameçonnage, et des améliorations en ce qui concerne le rendu des standards (HTML 4.01/CSS 2) et d'autres, développées ci-après.

En 2008, la première version bêta d'Internet Explorer 8 est disponible au téléchargement. Comme annoncé, celle-ci passe le test Acid2 avec succès.

Le 19 mars 2009, Internet Explorer 8 est finalisé et rendu disponible au téléchargement. Il intègre la séparation des onglets en processus distincts, les accélérateurs, les Webslices, la navigation privée ainsi qu'un mode de rendu compatible IE 7 nommé « Affichage de compatibilité ».

En novembre 2009, Microsoft présente pour la première fois Internet Explorer 9[2] et rehausse ainsi sa réputation en ce qui concerne le respect des normes HTML, XHTML et CSS : auparavant, les divergences d'Internet Explorer vis-à-vis des standards devaient être contournées par les développeurs de sites Web.

En avril 2011, est présentée la version 10 du navigateur[3].

Internet Explorer à la loupe[modifier | modifier le code]

Part de marché[modifier | modifier le code]

Parts de marché d'Internet Explorer, de 1994 à 2011

Le taux d'utilisation d'IE s'apparente jusqu'au milieu des années 2000 à celui de Windows, car c'est le navigateur intégré par défaut dans ce système d'exploitation. Depuis l'intégration d'Internet Explorer 2.0 dans Windows 95 OSR 1 en 1996, et surtout depuis la sortie de la version 4.0, son adoption fut grandement accélérée : de moins de 20 % en 1996 à environ 40 % en 1998 et plus de 80 % en 2000. En 2002, Internet Explorer avait presque complètement remplacé son principal rival, Netscape.

Après avoir gagné la guerre des navigateurs de la fin des années 1990, IE atteignit un pic d'utilisation de 95 % en 2002 et 2003.

Depuis, ses parts de marché diminuent de façon régulière, principalement en faveur de Firefox et surtout de Google Chrome. Cette diminution est surtout marquée en Océanie et en Europe, où son taux d'utilisation est, en avril 2009, à 63,6 %[4]. Sa part de marché mondial atteint 64,64 % en octobre 2009, dont 23,30 points pour la version 6. Cette version 6 devient alors moins utilisée que Firefox[5]. IE reste cependant le navigateur le plus utilisé en 2009.

Une grande partie de son utilisation vient de son nom et de l’amalgame fait avec Internet. Ainsi, une personne débutante sur un ordinateur se penchera préférentiellement[réf. souhaitée] vers un logiciel portant le nom du domaine vers lequel elle souhaite se rendre plutôt qu'un logiciel non pré-installé qui n'a pas le nom Internet[évasif].

Le 5 mai 2010, IE passe sous la barre des 60 % des parts de marché[6].

Désormais en 2011, ce navigateur est passé en dessous de la barre des 50 % de part de marché, tandis que Google Chrome a gagné 10 % en deux ans.

Les parts de marché des navigateurs Web toutes plateformes confondues (décembre 2014 - mettre à jour)
Source Chrome
Google
Safari
Apple
Internet Explorer
Microsoft
Firefox
Mozilla
Android
Google
Opera
Opera Software
Autres
StatCounter (Monde - décembre 2014)[7] 41,22 % 14,96 % 15,19 % 11,25 % 7,18 % 3,67 % 6,53 %
Net Marketshare (Monde - desktop - novembre 2014)[8] 20,57 % 5,90 % 58,94 % 13,26 % 0,00 % 0,88 % 0,45 %
Akamai (Monde - décembre 2014)[9] 36,0 % 22,0 % 17,0 % 11,2 % 9,3 % 1,9 % 2,6 %
AT Internet (Europe - octobre 2014)[10] 33,9 % 19,8 % 19,9 % 18,9 %     7,5 %
W3Counter (Monde - novembre 2014)[11] 42,7 % 15,0 % 15,8 % 16,4 % 3,8 % 3,3 % 3,0 %
Moyenne générale (sans Net Marketshare) 38,46 % 17,94 % 16,97 % 14,44 % 6,76 % 2,96 % 4,91 %


La version pour terminaux mobiles d'IE reste quant à elle encore timide en termes de parts de marché, même si elle commence à se faire une place parmi ses concurrents.

Les parts de marché des navigateurs mobiles (décembre 2014 - mettre à jour)
Source Safari
Apple
Chrome
Google
Android
Google
Opera
Opera Software
IEMobile
Microsoft
Firefox
Mozilla
Autres
StatCounter (Monde - décembre 2014) 23,42 % 30,41 % 18,74 % 8,49 % 2,25 % 0,38 % 16,31 %
Net Marketshare (Monde - mobiles et tablettes - novembre 2014) 45,40 % 21,45 % 19,18 % 8,17 % 2,12 % 0,60 % 3,08 %
Akamai (Monde - décembre 2014) 31,2 % 19,2 % 20,0 % 14,3 % 5,3 % 2,9 % 7,1 %
Moyenne générale 33,34 % 23,69 % 19,31 % 10,32 % 3,22 % 1,29 % 8,83 %

Les Zones[modifier | modifier le code]

Internet Explorer dispose d'un modèle de sécurité pour classer les sites en 4 zones différentes : Sites sensibles, Internet, Intranet local, Sites de confiance. Cette fonctionnalité est accessible par le Menu Outils → Options Internet onglet Sécurité. Pour chaque zone, on peut ajouter des sites (bouton Sites…, excepté zone Internet), et configurer le niveau de sécurité voulu (notamment autoriser ou refuser les ActiveX). Ces zones correspondent à une méthode d'appréhension du contenu des sites visités, ainsi un site inconnu sera placé par défaut en zone Internet, zone assez restrictive.

La zone la plus restrictive est celle des Sites sensibles, contenant des sites que l'utilisateur a restreints manuellement, ou configurés là par des outils de protection externes. À l'inverse l'utilisateur peut placer un site en zone de confiance.

Les sites de la zone Intranet local ne sont pas dans la zone de confiance, et ont quelques restrictions. Toutefois ils sont moins contraints que ceux de la zone Internet car ils ont accès à des ressources partagés sur le réseau local tels les fichiers partagés ou imprimantes partagées.

Les ActiveX[modifier | modifier le code]

Depuis la mise à jour d'IE 6, l'utilisateur doit valider l'exécution d'un ActiveX si son action est considérée comme potentiellement risquée. Cette approche sécurise davantage le navigateur, et est celle adoptée par défaut depuis la version 7.

Les OS supportés[modifier | modifier le code]

Année Moteur de rendu HTML Microsoft Windows IBM OS/2 Apple Macintosh Unix (HP-UX, Solaris)
8.1, WS 2012 R2 8, WS 2012 7, WS 08 R2 Vista, WS 08 WS 03 XP Me 2000 98 NT 4.0 95 3.1/NT 3.x OS X
PPC
Mac OS 9
PPC
Mac OS 8
PPC/68k
Système 7
PPC/68k
Année - - 2013 2012 2009 2006 2003 2001 2000 2000 1998 1996 1995 1992 1988 2001 1999 1997 1991 (1990s)
IE 11 2013 Trident 7.0 Inclus Non Oui (avec SP1) Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non
IE 10 2012 Trident 6.0 Non Inclus Oui (avec SP1) Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non
IE 9 2011 Trident 5.0 Non Oui Oui Oui (avec SP2) Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non
IE 8 2009 Trident 4.0[12] Non Non Inclus Oui Oui (avec SP2) Oui (avec SP2/SP3) Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non
IE 7 2006 Trident Non Non Non Inclus Oui (avec SP1/SP2) Oui (avec SP2/SP3) Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non
IE 6 2001 Trident Non Non Non Non Inclus Inclus Abandonné
6.0 SP1
Abandonné
6.0 SP1
Abandonné
6.0 SP1
Abandonné
6.0 SP1
Non Non Non Non Non Non Non Non
IE 5.5 2000 Trident Non Non Non Non Non Non Inclus Oui Oui Oui Abandonné
< OSR 2.5
Non Non Non Non Non Non Non
IE 5.0 1999 Trident (Win)
Tasman (Mac)
Non Non Non Non Non Non Non Inclus
5.01
Inclus Oui Oui Abandonné
5.0
 ? Abandonné
5.2.3 Inclus
Abandonné
5.1.7 Inclus
Abandonné
5.1.7
Abandonné
5.01 SP1
IE 4.0 1997 Trident Non Non Non Non Inclus Inclus Oui Non Inclus Inclus Oui Oui
IE 3.0 1996 - Non Non Non Non Non Non Non Non Non Oui Inclus Oui Win 3.1 version Non Non Inclus Oui Beta
IE 2.0 1995 - Non Non Non Non Non Non Non Non Non Inclus Inclus Oui Non Non Non Oui Non
IE 1.5 1996 Spyglass Non Non Non Non Non Non Non Non Non Oui Oui Non Non Non Non Non Non Non
IE 1.0 1995 Spyglass Non Plus!

[13],[14],[15]

Versions[modifier | modifier le code]

Internet Explorer 7[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Internet Explorer 7.
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

Microsoft a mis à jour son logiciel phare avec la venue, le 18 octobre 2006, de Internet Explorer 7. Cette version est proposée en téléchargement par le biais de Windows Update comme mise à jour importante, mais peut être installée dès sa sortie sans attendre qu'il soit disponible sur Windows Update. Dans Windows Vista, IE n'est plus une application étroitement intégrée au système, et peut être désinstallée comme n'importe quel autre logiciel, ceci à des fins de sécurité et de respect de la concurrence. Cette nouvelle mouture remet en quelque sorte IE sur un pied d'égalité face à ses concurrents, bien qu'elle soit installée par défaut.

IE7 fait un pas en avant dans le respect des standards. Il corrige notamment une partie de ses défauts d'implémentation CSS2.1, et gère la transparence des PNG sans recours à un filtre propriétaire.

Microsoft s'est également attaché à améliorer la sûreté de son navigateur, grâce à un filtre anti-hameçonnage notamment, et à un système de classement des sites par Zones (voir ci-dessus).

Cette nouvelle version dispose d'une navigation par onglets. Ces onglets sont déplaçables, et modifiables entièrement dans le panneau de contrôle. On peut sauvegarder les onglets pour une utilisation ultérieure ainsi que visualiser tous les onglets ouverts en cliquant sur un seul et même bouton, pour les déplacer ou les fermer facilement en ayant un aperçu de la page active dans chacun des onglets. Les onglets sont nouveaux dans IE7, et ceux-ci permettent de n'avoir qu'une seule et même fenêtre de navigation dans sa barre des tâches.

De plus, IE7 désactive les ActiveX installés par défaut dans le navigateur pour en permettre un meilleur contrôle par l'utilisateur. Dans une version plus récente, les ActiveX sont de nouveau installés par défaut.

IE7 intègre un filtre anti-hameçonnage qui permet de vérifier instantanément (car n'étant pas un module externe indépendant) et sans ralentir la navigation, que le site visité n'appartient pas à une liste noire de sites Web falsifiés. Cette liste est mise à jour par Microsoft et les sociétés de sécurité qui surveillent ces sites.

Parmi les nouvelles avancées en ce qui concerne la sécurité de IE7 sur les versions PC, la version Windows Vista de IE7 offre une sécurité en plus dans l'utilisation du navigateur. En effet, Vista crée une zone isolée dans laquelle IE7 s'exécute. De ce fait, il est isolé du reste du système, ce qui devrait empêcher les logiciels espions ou autres logiciels malveillants d'infecter le système.

Internet Explorer 8[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Internet Explorer 8.

Le 5 mars 2008, la première version bêta (Bêta 1) de Internet Explorer 8 a été publiée pour le grand public. Elle est destinée à Windows XP SP2, Windows Server 2003 SP2, Windows XP x64, Windows Vista et Windows Server 2008 à la fois sur 32 bits, ainsi que les architectures 64 bits. Le 19 mars 2009, la version finale est disponible pour le grand public.

Le 11 juin 2009, Microsoft annonce que les versions européennes de Windows 7 ne seront pas fournies avec Internet Explorer 8, et ce pour respecter le souhait de la Commission européenne qui accuse Microsoft de vente liée[16]. Finalement, un compromis sera trouvé et le navigateur sera quand même fourni avec le système d'exploitation. C'est la dernière version d'Internet Explorer compatible avec Windows XP.

Depuis le 8 avril 2014, Microsoft ne supporte plus cette version de son explorateur.

Internet Explorer 9[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Internet Explorer 9.

La version finale d'Internet Explorer 9 est sortie le 14 mars 2011 aux États-Unis et le 15 mars 2011 en France à 2 heures locales. IE 9 ne fonctionne pas sous Windows XP contrairement à d'autres navigateurs de même génération tels que Mozilla Firefox et Google Chrome, qui sont même encore compatibles avec des OS antérieurs à Windows XP.

La version 8 s'étant fait largement distancer par ses concurrents aux niveaux rapidité, maîtrise des langages et interface, cette version promet, d'après son concepteur :

  • Une compatibilité avec les standards en cours d'élaboration HTML 5 et CSS 3.
  • Une vitesse d'exécution de JavaScript largement améliorée par rapport à IE 8, ce dernier étant très lent à ce sujet.
  • Un respect des standards du web amélioré par rapport aux autres versions.
  • Un affichage bien plus rapide en utilisant l'accélérateur graphique avec Direct2D (les prérequis système étant une carte graphique compatible DirectX 9 ou plus, et Windows Vista SP2 ou Windows 7, ce qui exclut Windows XP), il est programmé pour utiliser pleinement les processeurs multicœurs.

Internet Explorer 9 en version publique obtient 100 / 100 au test Acid3. IE 8 plafonne à 20 / 100.

Une première version bêta est sortie le 15 septembre 2010, suivie par une release candidate (le 10 février 2011) et par la version finale (le 15 mars 2011) qui obtient une note de 100 / 100 au test Acid3, ce qui devance le résultat de 95 de la bêta et de la RCL. L'interface s'éloigne de celle des précédentes versions et se rapproche de celle de Google Chrome.

Internet Explorer 10[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Internet Explorer 10.

La version finale d'Internet Explorer 10 est sortie le 26 octobre 2012 date de sortie de Windows 8 et Windows RT sur lequel il n'est disponible que dans un premier temps (bien qu'une préversion soit sortie sur Windows 7 en novembre 2012 en attendant la version finale). IE 10 ne fonctionne pas sous Windows XP ni Windows Vista contrairement à d'autres navigateurs de même génération tels que Mozilla Firefox et Google Chrome, qui sont même encore compatibles avec des OS antérieurs à Windows XP.

Cette version intègre 2 interfaces sur les Windows 8 et RT, une classique proche d'IE9 et une plus axée tactile reprenant les codes de Modern UI (ex-Metro).

Cette version 10 promet, d'après son concepteur :

  • Le réglage DNT (Do Not Track) activé par défaut, ce qui empêche les publicitaires de pister les utilisateurs sur tous les sites web.
  • De meilleures performances d’exécution du Javascript grâce à son nouveau moteur Chakra.
  • Une sécurité accrue via une sandbox plus strict (Enhanced Protected Mode) qui active l'High Entropy Address Space Layout Randomization (HEASLR) (adressage aléatoire sur 64 bits). Cette protection est activée par défaut sur IE 10 Modern UI (cela empêche l'utilisation de plug-in externe tels que Silverlight ou java (Flash est intégré à IE10 mais ne fonctionne que sur un mode de liste blanche))
  • Le support des technologies CSS3 : positioned floats, grid, flexbox, multi-column, regions, et hyphenation.
  • Des effets visuels CSS3 : Text Shadow, 3D Transforms, Transitions, Animations et Gradient.
  • Le support des technologies HTML5 : HTML5 Drag-drop, File Reader API, Media Query Listeners, Web Workers, les Web Sockets, Application Cache, IndexedDb ou encore le Strict mode de l’ECMAScript 5 et un premier essai sur les HTML5 Forms.
  • Une amélioration de la sécurité via l’utilisation de la Sandbox HTML5 pour l’isolation des iFrames.
  • Le support du Cross-Origin Resource Sharing (CORS) pour l’utilisation sécurisée de l’incontournable XMLHttpRequest entre plusieurs domaines.
  • Support de l’API Writer pour blobBuilder, ce qui autorise les manipulations de gros objets binaires à travers des scripts.
  • Support des tableaux typés JavaScript.
  • Support de la propriété user-select dans les CSS ce qui permet de définir comment un utilisateur sélectionne un objet dans une page.
  • Support des sous-titres dans les vidéos HTML5 avec timecode et positionnement. Le support s’étend sur plusieurs formats de fichiers.
  • Une amélioration des performances et la capacité d’utiliser plus efficacement les capacités CPU/GPU en utilisant moins la batterie de l’ordinateur portable.

Surcouches d'IE (IE 6 et supérieurs)[modifier | modifier le code]

Au fil des années, des logiciels dits surcouches ont fait leur apparition pour IE, afin de lui adjoindre de nouvelles fonctionnalités, telles que la fermeture des pop-ups ou encore la navigation par onglets, lorsque celles-ci n'étaient pas encore présentes dans IE. Voici une liste des surcouches les plus courantes[réf. nécessaire] :

Attention : certaines surcouches peuvent ne pas être compatibles avec la version 7 d'Internet Explorer.

Voir aussi : IE7pro, qui est un plugin.

Critiques[modifier | modifier le code]

Sécurité[modifier | modifier le code]

Pour corriger les failles importantes d'Internet Explorer 6, une importante mise à jour a été fournie aux seuls utilisateurs de Windows XP au sein du Service Pack 2 (2004) pour ce système, permettant notamment de bloquer les fenêtres intruses, et un meilleur contrôle des ActiveX.

S'il est vrai qu'IE est souvent déclaré moins sûr que Mozilla Firefox[17], il ne faut pas oublier que les crackers y cherchent plus activement des failles[réf. souhaitée] : en effet, ils peuvent alors toucher une plus grande quantité d'utilisateurs. Cependant, certains mettent en cause sa sécurité basée sur l'obscurité.

Certains sites web de sécurité proposent une liste de vulnérabilités (dites "failles") connues et toujours non corrigées dans le navigateur[18]. Toutefois, il faut prendre ces informations avec du recul. Les failles pointées n'en sont pas toujours.

La firme a publié en juillet 2009 les résultats d'une étude de sécurité concernant Internet Explorer 8. Ces résultats ont été rapidement mis en cause, l'étude ayant été directement financée par Microsoft[19].

En janvier 2010, les gouvernements allemand[20] et français[21] avaient déconseillé son usage (toutes versions confondues)[22], recommandant alors de migrer vers des navigateurs Web alternatifs (Apple Safari, Opera, Google Chrome, Mozilla Firefox...) le temps qu'une vulnérabilité soit corrigée.

Respect des standards[modifier | modifier le code]

Microsoft participe au développement des standards du Web à travers les groupes de travail du W3C, comme l'illustre le HTML Working Group (en) chargé de produire la future spécification HTML5, codirigé par Chris Wilson, responsable des programmes pour la plate-forme IE[23].

La question du manque de respect de ces standards par Internet Explorer s'est popularisée au début des années 2000 avec le succès des navigateurs alternatifs, leurs promoteurs en faisant un argument concurrentiel face à Microsoft. Dans ce contexte, elle est cependant l'objet de confusions récurrentes, et ne concerne en fait qu'un champ réduit dans l'ensemble variable des normes et standards que peut couvrir cette expression.

En premier lieu, Internet Explorer n'autorise pas le traitement de documents XHTML dotés du type de contenu spécifique application/xhtml+xml et limite l'usage d'XHTML à son mode de compatibilité HTML[24], ce qui le rend théoriquement incompatible avec XHTML 1.1[25]. En revanche, le support d'HTML4.01 et d'XHTML1.0 (en mode de compatibilité HTML) est similaire à celui des autres navigateurs.

En second lieu, avec l'adoption croissante du modèle de développement Web normalisé par le W3C au début des années 2000, le moteur de rendu Trident d'IE6 a été critiqué de plus en plus visiblement par des webmestres, à cause de son implémentation incomplète et défaillante de CSS2[26] et de la cessation de son développement après IE6[27].

Enfin, le support uniquement propriétaire[28] de l'annexe de la norme PNG concernant les images translucides a également été vu comme une faiblesse d'Internet Explorer jusqu'à sa version 6.0 incluse[29], obligeant les webmestres qui souhaitaient l'utiliser à surcharger leurs développements avec des scripts ou des feuilles de style en commentaires conditionnels[30].

Depuis la version 7, cette translucidité est supportée par Internet Explorer sans recours à une implémentation propriétaire. Cette version améliore également le support de CSS2.1. Enfin, Microsoft a annoncé en décembre 2007 que la version en développement de IE8 s'améliorait dans le test Acid2[31], mais les progrès sont encore faibles et il faudra attendre IE9 pour véritablement arriver aux standards actuels en matière de respect des standards, comme Mozilla Firefox ou Google Chrome.

En août 2010, Microsoft encourage les utilisateurs de la webmail concurrente à Gmail : Hotmail, à migrer sous Google Chrome s'ils rencontraient des bogues sur IE. Ainsi, la dernière version d'Hotmail utilise un langage standardisé qui n'est pas totalement traduit sur le dernier navigateur Web de Microsoft, au contraire de la majorité de ses concurrents[32].

Entraves à la concurrence[modifier | modifier le code]

  • 1998 : aux États-Unis « le ministère de la Justice et vingt États ont engagé des poursuites pour violation de la loi antitrust », il est reproché à Microsoft de favoriser son logiciel Internet explorer de façon déloyale, au détriment d'autres logiciels navigateurs web[33]. Après la rupture des négociations entre le gouvernement américain et la multinationale[34], un procès eu lieu[35]. Microsoft fut condamnée à être divisée, Bill Gates fit appel[36]. En 2001, « sur les trois principaux griefs reprochés à Microsoft, les juges n'en ont retenu qu'un seul, estimant que le groupe avait usé de pratiques agressives et anticoncurrentielles pour maintenir son monopole sur le marché des systèmes d'exploitation. »[37],[38].
  • 2009 : la Commission européenne classe son enquête sur un éventuel abus de position dominante après que Microsoft a accepté d'intégrer à Windows 7 un écran multi-choix (« ballot screen »), permettant au consommateur de choisir entre Internet Explorer, Mozilla Firefox, Google Chrome, etc[39]. Voir BrowserChoice.eu.
  • 2012 : disparition (de Windows 7) durant 19 mois[40] de l'écran que « La commission Européenne avait obligé Microsoft à retourner jusqu'en 2014 le fameux « ballot screen » permettant au consommateur de choisir quel navigateur devait être installé puis configuré par défaut », Microsoft affirme qu'il s'agit d'un bug[41]. En 2013, Que choisir (magazine) informe que « La Commission européenne vient d’infliger une amende de 561 millions d’euros au géant de Redmond pour non-respect de ses engagements. »[42].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Firefox : second navigateur le plus utilisé en France derrière Google Chrome », sur AT INTERNET,‎ 13/08/2014 (consulté le 13/08/2014)
  2. http://blogs.msdn.com/ie/archive/2009/11/18/an-early-look-at-ie9-for-developers.aspx
  3. http://blogs.msdn.com/b/ie/archive/2011/04/14/ie10-platform-preview-and-css-features-for-adaptive-layouts.aspx
  4. « http://www.atinternet-institute.com/en-us/browsers-barometer/browser-barometer-april-2009/index-1-2-3-169.html » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-26
  5. October 2009 browser stats: Firefox finally passes IE6, Ars Technica, 3 novembre 2009.
  6. La part de IE passe sous les 60 % sur Gizmodo, le 5 mai 2010
  7. « Parts de marché selon StatCounter (Monde) », sur gs.statcounter.com,‎ décembre 2014
  8. « Parts de marché selon Net Marketshare (Monde - Desktop) », sur marketshare.hitslink.com,‎ novembre 2014
  9. « Parts de marché selon Akamai (Monde) », sur www.akamai.com,‎ décembre 2014
  10. « Parts de marché selon AT Internet (Europe) », sur www.atinternet.fr,‎ octobre 2014
  11. « Parts de marché selon W3Counter (Monde) », sur www.w3counter.com,‎ novembre 2014
  12. (en) « The Internet Explorer 8 User-Agent String », MSDN,‎ 2009-01-09 (consulté le 2009-03-22)
  13. (en) « Internet Explorer system requirements », Microsoft,‎ 2014-08-13 (consulté le 2014-08-13)
  14. « Internet Explorer for Macintosh or Windows 3.1 » (consulté le 2007-03-01)
  15. « Download Netscape 4.7x & 4.8 » (consulté le 2007-03-01)
  16. Internet Explorer absent du futur Windows Sept sur lefigaro.fr
  17. Le gouvernement déconseille Internet Explorer, Microsoft nuance - Nouvelobs.com
  18. Liste des failles connues d'IE 7 sur le site Secunia
  19. Lire la section « Sécurité » de l'article détaillé Internet Explorer 8.
  20. https://www.bsi.bund.de/cln_183/ContentBSI/presse/Pressemitteilungen/Sicherheitsluecke_IE_150110.html
  21. La France déconseille l’utilisation d’Internet Explorer, 18 janvier 2010, silicon.fr
  22. Faille dans IE : le CERTA "recommande l'utilisation d'un navigateur alternatif", 16 janvier 2010, Numerama
  23. (en) HTML Working Group Charter, W3C
  24. (en) HTML and XHTML Frequently Answered Questions, Does Microsoft Internet Explorer accept the media type application/xhtml+xml? W3C.
  25. XHTML1.1 se différencie d'XHTML1.0 strict par sa nature modulaire qui conduit, sauf exception justifiée par ailleurs, à le servir aux navigateurs en tant que type de contenu application/xhtml+xml, par l'absence de support de l'attribut lang, l'absence d'attribut name sur les éléments a et map et surtout l'ajout de l'élément ruby, lequel est implémenté par ailleurs dans Internet explorer en tant qu'élément HTML propriétaire. Voir (en) Ruby in HTML, Anne van Kesteren, 29 janvier 2006, (en) Ruby Annotation, W3C et (en) XHTML 1.1 - Module-based XHTML, W3C
  26. (en) « Web browser standards support », Web Devout
  27. Håkon Wium Lie, Cascading Style Sheets, Thesis submitted for the degree of Doctor Philosophiœ, Faculty of Mathematics and Natural Sciences, University of Oslo, Norway, 2005, http://people.opera.com/howcome/2006/phd/#h-339 (en)
  28. AlphaImageLoader Filter
  29. (en) « Dave Massy's WebLog : Transparent PNG Support », Dave Massy (Program Manager d'Internet Explorer),‎ 05/08/2004
  30. (en) « About Conditional Comments » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-26
  31. (en) Internet Explorer 8 and Acid2: A Milestone
  32. Hotmail: Chrome lui convient mieux qu’Internet Explorer, ITespresso, 13 août 2010
  33. (fr) « Bill Gates accusé de faire main basse sur Internet », L'Humanité,‎ 13 Août 1998 (consulté le 7 septembre 2012)
  34. (fr) « Microsoft veut tout Internet », L'Humanité,‎ 18 Mai 1998 (consulté le 6 septembre 2012)
  35. (fr) « Microsoft pris dans la toile de la justice américaine », L'Humanité,‎ 20 Octobre 1998 (consulté le 6 septembre 2012)
  36. (fr) « La multinationale Microsoft a été condamnée, mercredi, à être divisée. Son patron fait appel. », L'Humanité,‎ 9 Juin 2000 (consulté le 6 septembre 2012)
  37. (fr) « Microsoft gagne en appel. », L'Humanité,‎ 30 Juin 2001 (consulté le 7 septembre 2012)
  38. (fr) « Procès Microsoft : les leçons de l'arrêt d'appel. », ZDNet,‎ 29 juin 2001 (consulté le 7 septembre 2012)
  39. (fr) « Microsoft se frottera à la concurrence », Que choisir (magazine),‎ 20 décembre 2009 (consulté le 6 septembre 2012)
  40. (fr) « Microsoft corrige le bug d'écran d'installation des navigateurs », Clubic,‎ 6 septembre 2012 (consulté le 6 septembre 2012)
  41. (fr) « Microsoft vs Bruxelles : un bug dans l'écran d'installation des navigateurs », Clubic,‎ 17 Juillet 2012 (consulté le 6 septembre 2012)
  42. Internet Explorer. Microsoft condamné Que choisir (magazine) 9 mars 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]