Safari (logiciel)

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Safari
Image illustrative de l'article Safari (logiciel)
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Développeur Apple
Dernière version 7.0.6 (13 août 2014) [+/-]
Version avancée 7.0 (22 octobre 2013) [+/-]
Écrit en C++, Objective-C
Environnement OS X (10.4.11 ou ultérieur),
iOS,
Windows (jusqu'à la version 5.1.7)
Langue Multilingue
Type Navigateur web
Licence Propriétaire (KHTML sous licence LGPL)
Site web www.apple.fr/safari

Safari est un navigateur web pour Mac, Windows et iOS développé par Apple, dont le moteur de rendu HTML WebKit est fondé sur KHTML.

Il est téléchargeable gratuitement depuis le 7 janvier 2003, soit depuis Mac OS X v10.2. Le 8 juin 2009 la version 4.0 est sortie pour les plateformes Mac OS X v10.4 (ou ultérieur), Windows XP et Vista (ou ultérieur). Ce navigateur est celui installé par défaut sur tous les ordinateurs Mac depuis Mac OS X v10.3. Pour le fonctionnement de Safari 4.0, il faut que Quartz Extrême soit pris en charge par la carte graphique. La version pour Windows a été abandonnée : la dernière, Safari 5.1.7, est sortie en mai 2012.

Historique du développement[modifier | modifier le code]

Dans les premières versions de Mac OS X, Apple distribuait le navigateur de Microsoft : Internet Explorer. La guerre des navigateurs finie, Microsoft délaissa progressivement le support Internet Explorer pour Mac. La constatation de cette stagnation par Apple l'a donc incité à écrire son propre navigateur. Microsoft mit fin au développement de son navigateur le 13 juin 2003 et cessa tout support à partir de 2006 conseillant la mise à jour vers Safari.

Apple adapta le moteur de rendu libre KHTML (produit par le projet KDE) en sa version spécifique qu'elle a nommée WebCore. Ce moteur bénéficiait déjà d'une certaine maturité et offrait une bonne prise en charge des standards du W3C ainsi qu'une bonne tolérance aux erreurs de syntaxe courantes des pages existantes. Apple y apportera des modifications comme le blocage des pop-up et la gestion de certaines extensions d'Internet Explorer. À l'occasion du test Acid2 posé en défi aux concepteurs de navigateurs Web, David Hyatt d'Apple s'illustrera en étant le premier à passer ce test dans la version beta de WebCore/Safari. La version 2.0.2 sortie en novembre 2005 avec Mac OS X 10.4.3 passe désormais le test Acid2. Souvent mise en avant comme preuve de la bienveillance d'Apple envers le logiciel libre, la collaboration entre Safari et le projet KDE semble néanmoins avoir connu des hauts et des bas[1].

Safari

De même que le moteur KHTML de KDE sur lequel il est fondé, le moteur WebCore est distribué sous licence libre, et à ce titre réutilisable par n'importe quelle autre application. Apple met même à disposition un ensemble d'API appelé WebKit qui permet d'intégrer en quelques lignes un navigateur de base à toute application. Ainsi, quelques navigateurs tels que Shiira ou Sunrise Browser s'en sont servis pour proposer une alternative à Safari. Le navigateur OmniWeb réutilise lui directement WebCore sans utiliser l'API WebKit, de manière à pouvoir intégrer certaines fonctionnalités évoluées.

Sur le plan de l'interface, Safari a innové par sa gestion des signets à la iTunes, ainsi que la fonction Snap-back qui permet de revenir en un clic à la page de départ de la navigation, c'est-à-dire à la dernière page accédée directement (c'est-à-dire saisie manuellement ou via un signet et non via un lien hypertexte).

La version 2.0 apporte des améliorations comme la navigation privée, un mode qui permet de ne laisser aucune trace de son activité sur Internet (l'historique et le remplissage automatique des formulaires, par exemple, sont désactivés) ou encore la compatibilité avec les flux RSS. On peut par exemple en regrouper plusieurs dans un seul dossier, et indiquer à Safari qu'il faudra qu'il se manifeste dès qu'un mot ou une expression (définissable par l'utilisateur) seront contenus dans l'un de ces flux. Utile pour ceux qui souhaitent suivre automatiquement un thème précis sur des sites précis.

La version 3.0 apporte exclusivement des améliorations au niveau des performances. En effet, Safari 3 surclasse ses principaux rivaux, à savoir Internet Explorer 7, Firefox 2 et Opera 9 en vitesses d'affichage de pages HTML, de lancements d'applications et de performances JavaScript[2]. Par ailleurs, une version sous Windows est désormais disponible.

Le 24 février 2009, Apple met en ligne la première beta publique de la version 4.0 de son navigateur. Parmi les nouveautés, on retrouve un nouveau moteur JavaScript nommé Nitro qui permet d'obtenir le score maximal de 100 au test Acid3; la sortie officielle de la version 4 date du 8 juin 2009.

Le 7 juin 2010, Apple met en ligne la version 5.0 de son navigateur pour Mac OS X et Windows, principalement axé sur une plus grande rapidité d'interprétation HTML et JavaScript. Apparaît également une fonctionnalité nouvelle et propre à ce navigateur : le mode Lecteur, qui permet un affichage plus visible et épuré des articles des pages Web.

Le 20 juillet 2011, jour de la sortie de Mac OS Lion, Apple met en ligne la version 5.1 de son navigateur pour Mac OS X et Windows qui comprend une Sandbox intégrée, une plus grande rapidité (accélération graphique sur Windows et Mac) et un outil do not track améliorant le respect de la vie privée.

Le 25 juillet 2012, Apple publie la mise à jour 6.0 le même jour que celle de Mac OS X Mountain Lion. Elle inclut une nouvelle fonctionnalité appelée "onglets iCloud" qui permet de synchroniser ses différents onglets ouverts à travers ses Mac et appareils iOs.

Le 14 mars 2013, Apple publie la mise à jour 10.8.3 de Mac OS X Mountain Lion après 14 betas, celle-ci inclut Safari 6.0.3 qui apporte de nombreux correctifs de bugs, notamment un scrolling plus fluide sur Facebook (principalement pour les MacBook Pro Retina).

Extensions[modifier | modifier le code]

L'une des nouveautés de Safari 5 est l'apparition des extensions. Comme avec Firefox, ils permettent de rajouter des fonctionnalités non natives de Safari. Apple a annoncé l'ouverture à l'été 2010 d'une galerie d'extensions. Beaucoup d'entre elles sont déjà répertoriées sur le site Pimp My Safari et l'intégralité des extensions est disponible sur le site d'Apple[3].

Parts de marché[modifier | modifier le code]

En avril 2005 Safari était le troisième navigateur web le plus utilisé sur Internet, derrière Windows Internet Explorer et Firefox. Sa part de marché s'établit en mai 2008 à 6,25 %[4]. En novembre 2006 elle était de 4 %, contre 1,5 % deux ans plus tôt[5].

En octobre 2009, la part de marché atteint 4,42 %, dont 0,65 % pour les versions 3 et 3,52 % pour la version 4.0[6]. La forte montée de Google Chrome a fait passer le navigateur de la troisième place des navigateurs les plus utilisés à la quatrième place.

Les parts de marché des navigateurs Web (août 2014 - mettre à jour)
Source Chrome
Google
Internet Explorer
Microsoft
Firefox
Mozilla
Safari
Apple
Opera
Opera Software
Android
Google
Autres
StatCounter (Monde - août 2014)[7] 46,26 % 20,31 % 17,50 % 10,81 % 1,47 % 1,37 % 2,28 %
StatCounter (Europe - août 2014)[8] 41,97 % 16,11 % 23,97 % 12,19 % 2,60 % 1,81 % 1,35 %
StatCounter (France - août 2014)[9] 41,67 % 16,60 % 25,64 % 11,86 % 0,95 % 2,19 % 1,09 %
Net Marketshare (Monde - desktop - août 2014)[10] 19,61 % 58,46 % 15,23 % 5,32 % 0,96 % 0,01 % 0,41 %
Akamai (Monde - août 2014)[11] 38,7 % 18,9 % 13,2 % 18,6 % 0,4 % 7,6 % 2,6 %
AT internet (Europe - juin 2014)[12] 31,6 % 21,3 % 19,6 % 19,5 %     8,0 %
W3Counter (Monde - août 2014)[13] 38,0 % 21,1 % 15,5 % 15,5 % 3,2 % 4,0 % 2,7 %
Moyenne générale (sans Net Marketshare) 38,64 % 20,40 % 16,45 % 15,68 % 1,69 % 4,32 % 3,90 %


Anecdotes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]