Henri d'Orléans (1933)

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Henri d’Orléans

Succession

Prétendant au trône de France

Depuis le 19 juin 1999
(15 ans, 2 mois et 3 jours)

Nom revendiqué « Henri VII »
Prédécesseur Henri d’Orléans, « comte de Paris »
Biographie
Titulature « Comte de Paris »
« Duc de France »
Dynastie Maison d’Orléans
Nom de naissance Henri Philippe Pierre Marie d’Orléans
Naissance 14 juin 1933 (81 ans)
Woluwe-Saint-Pierre (Belgique)
Père Henri d’Orléans,
« comte de Paris »
Mère Isabelle d’Orléans-Bragance
Conjoints Marie-Thérèse de Wurtemberg (1957-1984)
Micaela Cousiño y Quiñones de León (depuis 1984)
Enfants Marie d’Orléans
François d’Orléans,
« comte de Clermont »
Blanche d’Orléans
Jean d’Orléans,
« duc de Vendôme »
Eudes d’Orléans,
« duc d'Angoulême »
Religion Catholicisme romain
Description de cette image, également commentée ci-après

Prétendants au trône de France

Henri Philippe Pierre Marie d’Orléans, « comte de Paris », est né le 14 juin 1933 au manoir d’Anjou, à Woluwe-Saint-Pierre (Belgique). Prétendant orléaniste au trône de France depuis le 19 juin 1999, il porte les titres de « comte de Paris » et « duc de France ». Depuis la mort de son père, il est, pour les orléanistes, le « chef de la maison de France », par sa position d’aîné des descendants en primogéniture mâle de Philippe de France (fils de France, frère de Louis XIV, duc d’Anjou puis d’Orléans, père du Régent). De jure « Henri VII » pour les orléanistes, Henri d’Orléans fait usage des pleines armes de France (« d’azur à trois fleurs de lis d’or »).

Filiation[modifier | modifier le code]

Henri d’Orléans est l’aîné des fils d’Henri d’Orléans (1908-1999), « comte de Paris », descendant de Louis XIII et de Louis-Philippe, et de son épouse Isabelle d’Orléans-Bragance, arrière-petite-fille de l’empereur Pierre II du Brésil et descendante des rois de Portugal et empereurs du Brésil. Il a grandi à l’étranger, la loi d’exil de 1886, abrogée en 1950 interdisant à l’époque l’entrée du territoire français aux chefs des maisons royales ayant régné sur la France et à leurs fils aînés.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alors que la loi d’exil n’est abolie qu’en 1950, Henri d’Orléans est autorisé à séjourner sur le territoire français pour faire ses études à Bordeaux dès 1947, par décret spécial du président Vincent Auriol. En 1953, il s’installe à Paris et poursuit durant quatre ans ses études en sciences politiques.

Quelques mois après son mariage avec la duchesse Marie-Thérèse de Wurtemberg, Henri d’Orléans combat durant la guerre d’Algérie. Il est décoré pour faits d’armes à Aïn-Mlila. Puis il signe un contrat avec l’armée pour y faire carrière. En 1959, il est chargé de mission au secrétariat général de la Défense nationale, par décision du général de Gaulle. En 1962, Henri d’Orléans est affecté au 5e Hussards en Allemagne. De 1963 à 1968, il est officier instructeur à la Légion étrangère (1er REC).

En 1974, Henri d’Orléans quitte la fonction publique et décide de s’intéresser aux PME-PMI désireuses d’exporter. En 1981, Henri d’Orléans lance une association loi 1901, le « Centre d’études et de recherches sur la France contemporaine » (C.E.R.F.C.) qu’il transforme en 1999 en « Institut de la Maison royale de France » (IMRF).

Henri d'Orléans est le président d'honneur de la Fondation Saint-Louis depuis 1999 ainsi que de la Fondation Condé qui s'occupe de personnes âgées à Chantilly.

Mariages et enfants[modifier | modifier le code]

Premier mariage

Le 5 juillet 1957, en la chapelle Saint-Louis de Dreux, Henri d’Orléans épouse Marie-Thérèse de Wurtemberg (née en 1934). Selon lui, ce mariage aurait été « arrangé » dans un contexte de réconciliation franco-allemande. Cette affirmation a été réfutée par son défunt père.[réf. nécessaire] Le couple a eu cinq enfants (trois fils et deux filles):

  1. Marie d'Orléans (1959). Épouse en 1989 le prince Gundakar de Liechtenstein (1949), d'où 5 enfants : Léopoldine, Maria-Immaculata, Johann-Wenzel, Marguerite et Gabriel.
  2. François d'Orléans (1961), titré par son père « comte de Clermont » et « dauphin de France » en 1999 (François porte le prénom de son oncle paternel mort au combat lors de la guerre d’Algérie l’année précédant sa naissance).
  3. Blanche d’Orléans (1962), titrée par son père « Mademoiselle de Valois »[réf. nécessaire] en 2000.
  4. Jean d'Orléans (1965), titré par son grand-père « duc de Vendôme » en 1987, puis « régent du dauphin » en 1999 par son père. Épouse le 19 mars (civilement) Maria-Philomena de Tornos y Steinhart (le mariage religieux a lieu le 2 mai 2009 à Senlis), d'où 3 enfants : Gaston, Antoinette et Louise-Marguerite.
  5. Eudes d'Orléans (1968), titré par son grand-père « duc d’Angoulême » en 1987. Épouse en juin 1999 à Dreux Marie-Liesse de Rohan-Chabot (1969), d'où 2 enfants : Thérèse et Pierre.

François et Blanche ont été victimes pendant la grossesse de leur mère de la toxoplasmose, dont ils ont gardé de graves séquelles.

Ce mariage a été déclaré nul par l’Église catholique en mars 2009 et sur le plan civil il a été dissous par divorce prononcé par le tribunal de grande instance de Paris le 3 février 1984.

Deuxième mariage
Petites armoiries personnelles du « comte de Paris »

Henri d’Orléans s’est remarié civilement à Bordeaux le 31 octobre 1984 avec Micaela Cousiño y Quiñones de León, née en 1938, divorcée de Jean-Robert Bœuf (mariage civil, dont un fils Alexis), fille naturelle reconnue de Luis Cousiño et d’Antonia Quiñones de León, 4e marquise de San Carlos. Sans postérité.

Le premier mariage du prince étant maintenant reconnu invalide par Rome, un mariage religieux a eu lieu le 26 septembre 2009, en l’église Saint-Jean-Baptiste de l’Uhabia, à Arcangues (Pyrénées-Atlantiques), petite ville du Pays basque où la « comtesse de Paris » a passé une partie de son enfance[1].

Titulature[modifier | modifier le code]

Les titres portés actuellement par les membres de la maison d’Orléans n’ont pas d’existence juridique en France et sont considérés comme des titres de courtoisie. Ils sont attribués par le chef de maison. Héritier du « comte de Paris », Henri d’Orléans porta les titres suivants:

Son père Henri d’Orléans le titre « comte de Clermont » en référence au dernier fils de saint Louis, Robert de France, ancêtre de la branche capétienne de la maison de Bourbon, dont est issue au XVIIe siècle celle d’Orléans.
Le 31 octobre 1984, en raison de son divorce, son père lui retire ce précédent titre pour lui donner celui de « comte de Mortain », dont Henri d’Orléans ne fit jamais usage.
  • 31 octobre 199019 juin 1999 : Son Altesse Royale le « dauphin de France », « comte de Clermont » : Par la suite son père le titra de nouveau « comte de Clermont » par lettre du 31 octobre 1990, rendue publique le 7 mars 1991.
  • depuis le 19 juin 1999 : Monseigneur le « comte de Paris », « duc de France »
Depuis la mort de son père, les royalistes orléanistes le considèrent comme le chef de la maison d’Orléans, de par sa position d’aîné des descendants en primogéniture mâle de Philippe de France (1640-1701) (fils de France, frère puîné de Louis XIV). Il a alors cessé d’user du prédicat d’altesse royale (comme chef de maison, pratique en vigueur depuis le comte de Chambord) et pris le titre de courtoisie de « comte de Paris » (son père ayant décidé que les chefs de sa maison porteraient tous ce titre à l’avenir) auquel il a ajouté celui de « duc de France ».

Titres de courtoisie portés[modifier | modifier le code]

Armes et nom[modifier | modifier le code]

Les membres de la maison d’Orléans, branche cadette de la maison de Bourbon, y compris le roi Louis-Philippe, ont porté, jusqu'en 1883, les armes de France avec un lambel (brisure) d’argent. Depuis la mort sans postérité du comte de Chambord, ils portent les armes pleines de France[2].

En 1987 Henri Philippe Pierre Marie d'Orléans, alors « comte de Clermont », fils ainé du « comte de Paris » a entamé une procédure[3] pour demander à la justice française d'interdire le port des armes pleines de France à Alphonse de Bourbon (1936-1989), alors chef de la branche aînée de la maison de Bourbon et père de Louis de Bourbon (1974) considéré par les légitimistes, comme l’héritier de la Couronne de France. La branche aînée de la maison de Bourbon porte à ce titre depuis 1883 les pleines armes de la maison de Bourbon (ou de France). Henri d'Orléans a été débouté de sa demande par décision du TGI Paris du 21.12.1988 et jugement de la cour d’appel de Paris du 22 novembre 1989[4] ».

Henri d'Orléans a demandé à substituer à son nom patronymique « d’Orléans »[5]celui de « de Bourbon » , il a été débouté le 29 mars 2000 de sa requête présentée devant le tribunal de grande instance de Paris[6], refus confirmé le 1er février 2001 par un arrêt de la 1re chambre de la Cour d'appel de Paris[6], arrêt entériné le 30 septembre 2003 par la Cour de cassation[6].

Querelles dynastiques françaises[modifier | modifier le code]

Henri d’Orléans est contesté dans ses droits de successeur possible des rois de France et de Navarre par les légitimistes qui, ne reconnaissant pas les traités d'Utrecht, considèrent que selon les lois fondamentales de succession « de mâle en mâle par ordre de primogéniture » et d'indisponibilité de la Couronne, l'héritier légitime au trône de France en cas de rétablissement de la monarchie est le chef de la maison de Bourbon, aîné des Capétiens.

Article détaillé : Querelles dynastiques françaises.

Décorations[modifier | modifier le code]

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Legion Honneur Chevalier ribbon.svg Croix de la Valeur Militaire ribbon.svg Croix du Combattant (1930 France) ribbon.svg Medaille commemorative des Operations de securite et de Maintien de l'ordre ribbon.svg

Décorations dynastique étrangères[modifier | modifier le code]

ME Order of Danilo I Knight Grand Cross BAR.svg
Monténégro Monténégro

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Il crée l’Institut de la maison royale de France puis succède à son père à la tête de la Fondation Saint-Louis, en tant que président d’honneur.

Actuellement, Henri d’Orléans vit à Paris (8e arrondissement) pendant l’année et l’été, dans sa propriété aux Baléares.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Henri VII, Prince de France, Prince de l’Universel, film documentaire de Marc-Laurent Turpin, mesure-6 Films, 2009[8]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henri d’Orléans, 25 ans d’attente pour un mariage à l’église lci.fr
  2. Tribunal de grande instance de Paris, 21 décembre 1988, Prince Henri d’Orléans, JCP 89.II.21213 Sur le port des armes pleines. ...qu'ainsi, les princes de la Maison d'Orléans, branche cadette des Bourbons, portaient, y compris le roi Louis-Philippe, les armes des Bourbons avec un lambel (brisure) d'argent ; Attendu que la République à nouveau instaurée, Charles de Bourbon, Duc de Madrid, faisant valoir, à la mort du Comte de Chambord, sa qualité d'aîné d'une branche aînée, s'attribua les armes pleines ; que Louis-Philippe d'Orléans, petit-fils du roi Louis-Philippe en fit alors de même, provoquant les protestations des Bourbons d'Espagne. Source : Droit héraldique français.
  3. Cour d’appel de Paris, 22 novembre 1989 : prince Henri Philippe Pierre Marie d'Orléans et autres contre prince Alphonse de Bourbon
  4. Tribunal de grande instance de Paris, 21 décembre 1988, Prince Henri d’Orléans, JCP 89.II.21213 Sur le port des armes pleines. Attendu que les armoiries sont des marques de reconnaissance accessoires du nom de famille auquel elles se rattachent indissolublement, que cette famille soit ou non d’origine noble ; qu’il s’ensuit que les armoiries sont l’attribut de toute la famille, et qu’elles jouissent de la même protection que le nom lui-même ;
    Attendu que les armes en litige, constituées de « trois fleurs de lys d’or en position deux et un sur champ d’azur » n’ont été celles de France qu’autant que régnait l’aîné de la Maison de Bourbon à laquelle elles appartiennent - qu’elles sont devenues emblèmes privés à l’avènement du roi Louis-Philippe ;
    Attendu que selon les anciennes coutumes, les armes pleines étaient réservées aux aînés, les cadets devant introduire une brisure dans leur blason ; qu’ainsi, les princes de la Maison d’Orléans, branche cadette des Bourbons, portaient, y compris le roi Louis-Philippe, les armes des Bourbons avec un lambel (brisure) d’argent ;
    ... que le port de ces armes sans brisure, qui résulte d’un usage ouvert et constant des Bourbons d’Espagne depuis plus de cent ans...
    Par ces motifs, le Tribunal, - déclare irrecevable Henri d’Orléans en ses demandes d’interdiction de port de titre et d’armoiries, ainsi que Ferdinand de Bourbon-Siciles et Sixte-Henri de Bourbon-Parme en leur intervention ; laisse au demandeur et aux intervenants la charge des dépens.
    Confirmé; D.90, I.R. 4 ; JCP 90.II.21460 ; GP 08.03.1990. Source : Droit héraldique français.
  5. Ordonnance du roi du 3 août 1830 qui détermine les noms et les titres des princes et princesses de la famille royale : Notre avènement à la couronne ayant rendu nécessaire de déterminer les noms et les titres que devront porter à l’avenir les princes et princesses nos enfants ainsi que notre bien aimée sœur, nous avons ordonné et ordonnons : Les princes et princesses nos bien aimés enfants ainsi que notre bien aimée sœur continueront à porter le nom et les armes d’Orléans. Recueil général des lois, décrets et arrêtés 1831
  6. a, b et c Patrick Van Kerrebrouck avec la collaboration de Christophe Brun (préf. Hervé Pinoteau), Nouvelle histoire généalogique de l’auguste maison de France, t. 4 : La maison de Bourbon - 1256-2004, 2e éd., vol. 2, pages 572-573, note 1, Patrick Van Kerrebrouck (auto-édition), Villeneuve d’Ascq, 2004, 518 p. (ISBN 2950150950).
  7. Le comte de Paris décoré de la Légion d’honneur à l’Élysée, site Noblesse et Royautés, 18 mai 2009
  8. Apopsix.fr