Hao

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Hao
Photo satellite de la NASA
Photo satellite de la NASA
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Tuamotu
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 18° 04′ 31″ S 140° 56′ 43″ O / -18.075278, -140.945283 ()18° 04′ 31″ S 140° 56′ 43″ O / -18.075278, -140.945283 ()  
Superficie 47 km2
Côtes 130 km
Point culminant non nommé (3 m)
Géologie Atoll
Administration
Collectivité d'outre-mer Polynésie française
District Tuamotu
Démographie
Population 1 066 hab. (2012[1])
Densité 22,68 hab./km2
Autres informations
Découverte 1606
Fuseau horaire UTC-10

Géolocalisation sur la carte : Polynésie française

(Voir situation sur carte : Polynésie française)
Hao
Hao
Atolls de France

Hao, dite « île de l’Arc » ou « île de la Harpe » est un atoll situé au centre-est de l'archipel des Tuamotu en Polynésie française, 920 km à l'est de Tahiti. Il constitue le 4e plus grand atoll de Polynésie, après Rangiroa, Fakarava et Makemo. Son lagon couvre une surface de 720 km².

Celui-ci est le chef-lieu de la commune de Hao et est desservi par l'aérodrome de Hao.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte des Tuamotu.

Hao est un atoll de 50 km de longueur et de 14 km de large, pour une surface totale de 47 km2 et une altitude maximale de 3 m. Son lagon de 720 km2 est l'un des plus grands de Polynésie, ouvert sur l'océan par une seule passe (passe Kaki), où sont générés de violents courants pouvant atteindre 20 nœuds aux mascarets[réf. nécessaire].

D'un point de vue géologique, l'atoll est l'excroissance corallienne (de quelques mètres) du sommet d'un important mont volcanique sous-marin homonyme (de 11 089 km3), qui mesure 3 190 mètres depuis le plancher océanique, formé il y a entre 41,3 et 46,3 millions d'années[2].

Le climat est maritime, avec une température qui oscille entre 23 et 32 °C tout au long de l'année. L'absence de relief fait que les alizés éloignent les nuages, et, par conséquent, les précipitations sont relativement modérées.

La ville principale est Otepa.

Histoire[modifier | modifier le code]

Première carte publiée en 1768 de Hao (île de la Harpe) établie par Bougainville lors de son passage les 23 et 24 mars 1768.

La première mention de l'atoll par un Européen est faite en 1606 par Pedro Fernández de Quirós[3] qui lui a donné le nom de Conversion de Saint-Paul (Conversion de San Pablo). L'explorateur français Louis Antoine de Bougainville en prend possession le 23 et et le nomme île de la Harpe[4],[5]. Le 5 avril 1769, le navigateur britannique James Cook aborde l'atoll qu'il nomme île de l'Arc (Bow Island[5]). Le 28 avril 1823, le navigateur français Louis Isidore Duperrey, à bord de son navire La Coquille, y fait relâche une journée, puis c'est au tour de Frederick William Beechey de le visiter le 16 février 1826 durant cinq jours et Edward Belcher à partir du 5 mars 1837 durant près d'un mois[4].

Au XIXe siècle, Hao devient un territoire français peuplé alors de près de 400 habitants autochtones vers 1850, en faisant l'un des plus peuplés des Tuamotu[6].

En 1903, Hao est touché par un important cyclone[7].

À Hao fut établie la base avancée du Centre d'expérimentation du Pacifique (CEP) pour les essais nucléaires français. Entre 1963 et 1965, on a construit la base aérienne 185 qui servait de pont aérien et maritime pour le matériel à destination des atolls de Moruroa et de Fangataufa. Le 30 juin 2000, les forces armées se sont retirées de l'atoll, rétrocédant les infrastructures au gouvernement territorial, qui souhaitait les utiliser pour développer le tourisme devant l'incertitude de l'avenir économique de l'atoll. En 2009 l'armée va entreprendre un chantier de grande envergure afin de pratiquer au démantèlement de ses anciennes installations. Ce chantier devrait durer six ans et coûter sept milliards de francs CFP.

Administration[modifier | modifier le code]

Vue du cimetière

Hao est la ville principale d'une commune qui inclut les communes associées d'Amanu et d'Hereheretue, ainsi que divers atolls dispersés dépeuplés ou sans population stable.

Atoll Habitants (2002) Superficie (km²)
Hao 1222 50
Amanu 163 28
Hereheretue 57 1
Tauere 0 2
Nengo Nengo 0 9
Manuhangi 0 1
Anuanuraro (îles du Duc de Gloucester) 0 18
Anuanurunga (Iles du Duc de Gloucester) 0 7
Nukutepipi (Iles du Duc de Gloucester) 0 1
Ahunui 0 3
Rekareka 0 2
Paraoa 0 4
Total 1836 126

Économie[modifier | modifier le code]

Durant les années 1960, la base du Centre d'expérimentation du Pacifique (CEP) pour les essais nucléaires français fut établie à Otepa (ce qui entraina un fort accroissement démographique passant de 194 habitants en 1962 à 1 582 en 1996) générant l'essentiel de l'activité économique de l'atoll. Les infrastructures construites durant ces années furent importantes : un aéroport avec une piste de 3 380 m (classée par la NASA comme piste d'atterrissage d'urgence en cas de problème technique de la navette spatiale Columbia), un port de charge, une route de 15 km, des unités de désalinisation, des générateurs électriques et un hôpital.

Depuis 2000, les activités du secteur privé de l'atoll sont principalement liées à la perliculture. La commune accueille également un collège qui regroupe les enfants des atolls du sud des Tuamotu et des Gambier. Les professeurs viennent en majorité de métropole pour une durée de deux ou quatre ans. Une compagnie du GSMA est encore présente jusqu'en 2010, date prévue de son retrait.

La commune s'est dotée d'une usine de désalinisation moderne en 2005. L'électricité est fournie 24h sur 24 par des groupes électrogènes (EDT - ELECTRA). En 2006, la commune s'est doté d'un éclairage public alimenté par deux éoliennes et des panneaux solaires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Population des communes de Polynésie française en 2012 sur le site de l'Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF).
  2. (en) Hao Seamount sur le catalogue Seamount de earthref.org
  3. Tahiti et ses archipels par Pierre-Yves Toullelan, éditions Karthala, 1991, (ISBN 2-86537-291-X), p.61.
  4. a et b Les Atolls des Tuamotu par Jacques Bonvallot, éditions de l'IRD, 1994, (ISBN 9782709911757), pp.275-282.
  5. a et b (en) Names of the Paumotu Islands, with the Old Names So Far As They Are Known par J.L. Young dans The Journal of the Polynesian Society, Volume 8, No. 4, December 1899, p.264-8
  6. Notices sur les colonies françaises, Étienne Avalle, éditions Challamel aîné, Paris, 1866, p.640.
  7. (en) Review of the protected areas system in Oceania Arthur L. Dahl, IUCN Commission on National Parks and Protected Areas, United Nations Environment Programme, éd. IUCN, 1986, (ISBN 9782880325091), p.207.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]