Napuka

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Napuka
Vue satellite de la NASA
Vue satellite de la NASA
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Tuamotu
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 14° 10′ 17″ S 141° 13′ 56″ O / -14.1713746, -141.2321472 ()14° 10′ 17″ S 141° 13′ 56″ O / -14.1713746, -141.2321472 ()  
Superficie 8 km2
Point culminant non nommé (7 m)
Géologie Atoll
Administration
Collectivité d'outre-mer Polynésie française
District Tuamotu
Commune Napuka
Démographie
Population 299 hab. (2012[1])
Densité 37,38 hab./km2
Plus grande ville Tepukamaruia
Autres informations
Découverte 1765
Fuseau horaire UTC-10

Géolocalisation sur la carte : Polynésie française

(Voir situation sur carte : Polynésie française)
Napuka
Napuka
Atolls de France

Napuka est un atoll situé dans l'archipel des Tuamotu en Polynésie française dans le sous-groupe des Îles du Désappointement. Celui-ci est le chef-lieu de la commune de Napuka.

Géographie[modifier | modifier le code]

Napuka est un atoll approximativement ovale de 11 km de longueur et de 5 km de largeur maximales pour une surface de 8 km2 de terres émergées répartis sur une trentaine de motus et un lagon de 18 km2 de superficie sans passe navigable. Atoll très isolé justifiant ainsi son nom d'« île de la Désolation », il est situé à 17 km au sud-est de Tepoto Nord, la plus proche île, à 185 km au nord de Fangatau et 195 km au nord-est de Takume, ainsi qu'à 935 km au nord-est de Tahiti. Il est également l'atoll des Tuamotu le plus proche des îles Marquises sud.

La population de l'atoll est de 299 habitants permanents en 2012[1] vivant principalement dans le village de Tepukamaruia situé sur le motu ouest nommé Ogoio. L'atoll de Tepoto Nord avec lequel il forme la commune de Napuka regroupe environ 75 habitants.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention de l'atoll par les Européens est faite par l'explorateur britannique John Byron le 7 juin 1765[2],[3] qui nomme l'atoll Wytoohee Island ou île de la Désolation[4]. Il est abordé le 23 août 1839 par le navigateur américain Charles Wilkes lors de son expédition australe[2].

Vers le milieu du XIXe siècle, Napuka connut une immigration venue de l'île de Fatu Iva, dans l'archipel des Marquises, en raison d'une guerre vit s'affronter la tribu des Anainoapa d'Hanavave à celle des Tiu d'Omoa. Ces derniers, vaincus, s'enfuirent sur des radeaux de bambous, et s'installèrent à Napuka, où leurs descendants vivent toujours[5].

Au XIXe siècle, Napuka devient un territoire français peuplé alors de près de 80 habitants autochtones vers 1850[6]. Du fait de son isolement Napuka, avec Tepoto, fut l'un des derniers des Tuamotu à préserver des coutumes polynésiennes traditionnelles, des spécificités linguistiques (le paumotu parlé à Napuka et Tepoto est l'une des sept variantes de cette langue polynésienne), et à être évangélisé en 1878. Pour cette raison, ils furent de premier intérêt pour les études ethnographiques et archéologiques de la première moitié du XXe siècle avec deux missions conduites en 1929 et 1934 par KP Emory[7].

Le 1er janvier 1936, l'église du Sacré-Cœur est consacrée à Tepukamaruia[8].

Faune et flore[modifier | modifier le code]

L'atoll accueille une population endémique de Rousserolles à long bec[9]. Il est aussi un important lieu de ponte de tortues marines.

Le motu nord possède également un reliquat de la forêt originelle de l'atoll.

Économie[modifier | modifier le code]

Napuka possède depuis 1977 un aérodrome avec une piste de 900 mètres de longueur (code AITA : NAU • code OACI : NTGN) qui permet de relier l'atoll au reste des Tuamotu et de favoriser l'activité touristique.

Une jetée de 650 m de longueur relie le motu principal d'Ogoio au grand motu nord où se trouve l'exploitation des cocoteraies.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Population des communes de Polynésie française en 2012 sur le site de l'Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF).
  2. a et b Les Atolls des Tuamotu par Jacques Bonvallot, éditions de l'IRD, 1994, (ISBN 9782709911757), pp.275-282.
  3. Tahiti et ses archipels par Pierre-Yves Toullelan, éditions Karthala, 1991, (ISBN 2-86537-291-X), p.61.
  4. (en) Names of the Paumotu Islands, with the Old Names So Far As They Are Known par J.L. Young dans The Journal of the Polynesian Society, Volume 8, No. 4, December 1899, p.264-8
  5. Ève Sivadjian, Les Iles Marquises, archipel de mémoire, Paris, Autrement, coll. « Monde / HS n°16 »,‎ 1999 (ISBN 978-2-86260-898-3, LCCN 00333555), p. 67-68.
  6. Notices sur les colonies françaises, Étienne Avalle, éditions Challamel aîné, Paris, 1866, p.639.
  7. Mémoire de pierre, mémoire d'homme : Tradition et archéologie en Océanie par Michel Julien, Catherine Orliac, Michel Orliac, Presses de la Sorbonne, vol. 23, 1996, (ISBN 9782859442989) pp.75-79.
  8. Église du Sacré-Coeur de Napuka sur le site www.tahitiheritage.pf
  9. (en) Review of the protected areas system in Oceania Arthur L. Dahl, IUCN Commission on National Parks and Protected Areas, United Nations Environment Programme, éd. IUCN, 1986, (ISBN 9782880325091), p.206.