Taenga

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Taenga
Photo satellite de la NASA
Photo satellite de la NASA
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Tuamotu
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 16° 22′ S 143° 07′ O / -16.36, -143.12 ()16° 22′ S 143° 07′ O / -16.36, -143.12 ()  
Superficie 20 km2
Géologie Atoll
Administration
Collectivité d'outre-mer Polynésie française
District Tuamotu
Commune Makemo
Démographie
Population 124 hab. (2012[1])
Densité 6,2 hab./km2
Autres informations
Découverte 1803
Fuseau horaire UTC-10

Géolocalisation sur la carte : Polynésie française

(Voir situation sur carte : Polynésie française)
Taenga
Taenga
Atolls de France

Taenga ou Taunga-hara[2], est un atoll situé dans l'archipel des Tuamotu en Polynésie française.

Géographie[modifier | modifier le code]

Taenga est un atoll triangulaire de 27 km de base et 11 km de côtés pour une surface de terres émergées de 20 km2 et avec un lagon 140 km2. Il est situé à 27 km au nord-ouest de Nihiru qui est l'atoll le plus proche, et est administrativement rattaché à la commune de Makemo située 32 km à l'est.

D'un point de vue géologique, l'atoll est la très fine excroissance corallienne (de seulement quelques mètres) du sommet du mont volcanique sous-marin homonyme, qui mesure 2 355 mètres depuis le plancher océanique, formé entre 47,7 et 49,2 millions d'années[3].

En 2012, l'atoll est habité par 124 personnes[1] qui ont la particularité d'appartenir à la communauté mormone implantée dans l'atoll dès 1845[4]. Ils vivent principalement dans le village de Henuparea et pratiquent la culture perlière et l'exploitation du coprah.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention de l'atoll a été faite par les navigateurs et marchands anglais John Turnbull et John Buyers (en) le 10 mars 1803[5],[6] qui l'appellent « Holt's Island »[2]. Il a été découvert le même jour que Makemo. Le 14 juillet 1820, l'explorateur russe Fabian Gottlieb von Bellingshausen l'aborde et le baptise Yermolov[7], nom sous lequel il continue d'apparaître sur certaines cartes.

Au XIXe siècle, Taenga devient un territoire français peuplé alors de près de 75 habitants autochtones vers 1850[8]. Le 1er mai 1845 Benjamin Grouard, un missionnaire mormon envoyé en Polynésie française, arrive sur l'atoll voisin d'Anaa et sur une période de cinq mois réalise un grand nombre de baptêmes (environ 600). Il aborde également Taenga et converti les indigènes locaux[4]. En 1852, le gouvernement français interdit le prosélytisme dans les Tuamotu mais la communauté mormone de Taenga continuera la transmission locale de manière autonome de sa foi. Une petite église est construite en 1931.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

L'atoll accueille une population endémique de Chevaliers des Tuamotu[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Population des communes de Polynésie française en 2012 sur le site de l'Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF).
  2. a et b Names of the Paumotu Islands, with the Old Names So Far As They Are Known par J.L. Young dans The Journal of the Polynesian Society, Volume 8, No. 4, December 1899, p.264-8
  3. (en) Taenga Seamount sur le catalogue Seamount de earthref.org
  4. a et b (en) The Lost Island of Saints par Yves et Kathleen Perrin, Ensign, Juin 1986, 39.
  5. (en) All the Voyages round the World: from the First by Magellan, in 1520, to That of Krusenstern in 1807 par John Galt, éd. W. Lewis & Co. pour Sir R. Phillips and co., 1820, pp. 590.
  6. Tahiti et ses archipels par Pierre-Yves Toullelan, éditions Karthala, 1991, (ISBN 2-86537-291-X), p.61.
  7. Les Atolls des Tuamotu par Jacques Bonvallot, éditions de l'IRD, 1994, (ISBN 9782709911757), pp.275-282.
  8. Notices sur les colonies françaises, Étienne Avalle, éditions Challamel aîné, Paris, 1866, p.638.
  9. (en) Review of the protected areas system in Oceania Arthur L. Dahl, IUCN Commission on National Parks and Protected Areas, United Nations Environment Programme, éd. IUCN, 1986, (ISBN 9782880325091), p.208.